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Full text of "Memoires pour servir a l'histoire des hommes illustres dans la republique ..."

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I BEQUÏSr " 

JUNlVERSlTy «MICHIGANi 
Ifc.. C3ENERAL LIBRÀRY ^ 



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l/lL GENERAL LIBRARV 



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MEMOIRES 

A L'H I s T O I R E 

H O y M ES 

ILLUSTRES 

DANS LA REPOBLIQUE DES lETTKES. 

A l^ E C 

UNCATALOGUE RAISONNE" 

de leurs Ouvrages. 

PtirU S.P.^icEtL on , Bamat>ite, 

TOME XXXII. 



A PARIS, 

Chez BiLiAssoN , Libraire , raë S. Jacques, 

à la Science. 

M. DCC. XXXV. 

Avtc ^f[:rohalien &• fymlc^e du Ray. 












P^Hntéd In (*ranoe. 



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T A 




B L E 



A LP H ABETI Q,U E 

Des AHtenrj contenus dam les trente --dèHX Fâln- 

mes de ces Mémoires. 

Le chiffre marque le Volume. 



' Le Le6ieur ejt averti que les Tables générées det 
deux frécedens Volumes font fautives y & ont plu-- 
fiturs omifjjons ^ ona tâché dans celle-ci de remédier à 
€es défauts , & delà rendre comflette. 

Les noms qui font en italique marquent les Auteurs 
dont il eji dit feu de chofes & dont il, nejt farlé qt*t 
dans la vie des autres & non en particulier. 



A. 



16 
16 

5 
6. 



G. Abbot, 

R, Abbot. 

P. Ahdsitâ. 

N, P. d'AblanCourt. 

& 10 
L. d'Acheri, 
]i Acofla. 
£,. Ajddilbn* 
J. Addifbti. 
C* Adrichoffiius. 
K. Agricola. 
H.* C. Agrippa. 17, & lo 
J. S. d'Aguure, 3 



13- 



5* 



6 



£1 

3' 

£8 

^3 



L. Alatnanni. 
L. Aiberti, 
A, Alcyat.^ 
P. Alcyonlus. 
J. Alcandrc Tandcn. £4 
J. Alcandrc le jeune. £4 
Alexandre âé Aiexandro.6 
N. Alexandm. 3. & 10 
L. Allatîiis. . 8; & 10 
P. AI{>im. £!• âc 2o. 
J; Amalthée. 31 

R. Aniafeo. 3* 

Ambroife Catnaldule. i^ 
S, Ammirato. 4. & xo 



TABLE ALP 

G. Amontons. 13. & 20 

J. Amyot. 4 

C. AncîUon. 7 

D. Ancîlion. 7 

B. Aneau. it 
D. de Angelîs. ly 

M. Angriani^ f 

Annius de Vitcrbe. 1 1^ 

& zo 

J. Antclmi. 5 

P. d'Apono. z6 

A. Aprofîo. z4 

C. Arctûi. 25 
J. Aretin. 25 
1. Aretin, 2 ç 
J. rArgcntier. 28 

B. Arias Montanus. 28 
£. Ashmole. 22 
M. Afpilcueta. 5 
L. D. d'Atticbî, 24 

A. Aubery. 12 
T. A. d' Aubigné. 20 
J. Aubrey. - 4 
J. d*Aubri. 22 
G. Audebert. 24 

B. Averani. 2 

A. Auguftfn. 9 
V. Auria. 3 
G. des Autels. 30 
P. Ayrault. 17 

B. 

B. BacchitiK 11. & 20 
A. Baillet. 3. & 10 
G. de Baîilou* 22 
J.Balefdens, 21 
£. Baluze. i. & 10 



HABETICLUE ^ 
J. L, G. de. Balzac. 23 
R. Baranzan. 3 ' 

£. Barbare. 14. & 20 
J. Baibier d'Aucour. 13» 

& 20 
G. Barclay. 17 

J. Barclay. . 17. & 20 
G. Barlette. 3- 

C. Baronius. 17 

J. de Barros. 12. & 20 
G. Barchius. 7. & 10 
G. Banholin. 6, Se 10 
T. BarthoiiD. ^. & la 
£. Bartholin. 32 

J. Bafnage. ' 4. 8c ïq 
H. Bafnage du BàuvaL ^2. 

&IQ 

M. Battaglini. i> 

C. C. Baudelot de Dak- 

val. 12 

F. Baudoin. 28 
J. Baudoin. 12. & 26 
M. A. Baudran. % 

G. Bauhin. . 17 
J, Bauhin. -17 
P. Bayle. 4. Sera 
C* Beauregacd; 3 1 
J. Begat. .<f 
L.Beger. .4 
B. Bekker. , 31 
K.BeUarmin. 31 
J, du Bellay» ,: 16. Se zo 
R. Beileau. 31 
F. de Beileforeft. ii* 6c 20 
L. Bellinî. f 
P.Belon. . t4 



DES AUTEURS. 



P.Bembo.ii.Sc zo 

I. de Benferade. 14 

N. Befgkr* ^. & 10 

C. Bernard. i8 

£• Bernard. 30 

J. Bernard. i.& 10 

M» Betnegger. 17 

F. Bemîer. 23 

J. Bemîer. 23 

J. Bemouili. 2. & 10 

P. Beroalde. 25 
P. Beroalde le jeime. 25 

P. Berdus. • 31 

Befl^rion. 21 

J. Benerovîctas. 9 

A.Beverland. 14* & 20 

F. Bxanchim. 2^ 

G. Bidloo. 7. & 10 
M. delaBigne 32 
J. Bîgnoo* _23 
£. Bigot. 8. & 10 
G.deBilly. 22 
J. de Bill/. 22 
Je de Billy. 22 
F.Biondp. i^.&2o 
A. Blacved* 22 
G. Blanchard. i 
D.Blondel. S.&io 
H. Biount. 25 
S. Boccooi. 2. & 10 
S. Bocbarr. 27 
L. A.BaoqiiiIlot. 8. & 10 
J« Bodin.- 17 
G. Boileau. 24 
]. Boiieaù. 12. & 20 
N. Boileau DeQ>reaux. 24 



16 



£• du Boif. 
G. du Bots. 

J. du Bois. 16 

P. du Bois. 16. 

P. G. du Bois. j6. & 20 
J.B. Boifot. s 

P. de BotiTat. 13. 8c 20 
D. de Salvaing de Boif- 
fieu. 13 

J. Boivîn. 16 

L. Boivin. 21 

J. Bona. 3. & 10 

M. A. BonciarF. 32 

T. Bonet. j. & 10 

B. Bonifacxo. 16. & 20 
J. A.Borelli. 1% 

0. Borrichius. 19 
J, Bofcager. 1$ 
J. Bofcan. 13 
F. Bofquet. I tt 
R. le Boifu. 6 
J. B. BofTuet. 2« & 10 
M. Boffus. zt 
J. Botero. 24 
J.. Boucher. 27 
Z. Boverius. 2f 
D. Bouhours. 2. & ïo 

1. Boulliaud. i. & 10 
N. Bourbon l'ancien. i6 
N. Bourbon le jeune. z6 
C. Bourdelin; 7 
C. Bourdelin le fils. .7 
F. Bourdelin. . 7 
E.^Bourfault. 14. & 20 
A. de Bourzeys. 24 
M.Z. Boxhornius. 4. &10 

^1^ • • • 

* llj 



TABLE ALP 

J. Braoellî. 7 

T. Brahé. i$ 

J. A. Braflîcanus. 3 2 

£• Brerewood. 22 

B. Briffon. 9 

P. BrifTot. j6 

T. Bxoekhuîzen. 18 

J. la Bro^e* zs 
T. Browne le Théolo- 
gien. 23 
T.Brovvne le Médecin. 2 3 

P. le Bmn. 11 

J. Brunus. • 17 

D. A. Brticyp. 3^ 

J. de la Bruyère. 1 9 

G. Buchanari. 7 • Se 10 

J, F. Buddeus. 2 1 

G. Budé. 8 
J. Bugenhagen. 14. & 20 

^ G. Bull. ï 

H. BuIIinger. 28 
L Bulteau. ii. & 20 

£. Buonanni. 30 

K..Burhil. 22i 

G. Burnet. 6. 8c 16 

G. Button. 18 

A.G. de Busbeq. 22 

H. Bufchîus. 2^ 

S. Butler. 9 

J. Buxtorf- 3 1 

I. Buxcorflefils. 31 

A, Bynasus. 7 

A« Bzovius. 27 

c. 

^ c. Cajetaiî. 25 

]• C?a\ts» ii.&z.o^ 



HABETIQiUE 

C. Calcagnini. -zT 

D. Calderinî. 30. 
N. Calliachi. 8 
P.ÇallimacoEfpei:îentc,(î> 
G. Camden. 231 
J. Caniieranus. i^ 
T. Campaaella. 7* £t 10 
J« A. Campanî, 2^. de 10' 
J* G. de Canipîftron. 2f 
N* Çamufàt. 39 
C. du Cange. 8. & 10 
G. Canter. 2^, 
G. Caourfîfi. . 1 5> âE' 20, 
J» Cappel. 2^ 
L. Cappel. 2%: 
L . Cappel le jeune* 2 1 
M. A. Cappelli. 23. 
J.Cara^Tiuel Lobkotritzu- 

J. Cardan. .14. &2d 
F. Cardan, 14. 

J*B. Cardan, 14, 

B* Carranza. 4* & 10 
L. Carré. , * 141 
S« Carteromaco* 22^. 

}m de la Cafa. xx. & 10 
P. Cafàti. • i:. & 10 
L Cafaubon. . j 8. & 20 
M. Cafàubon. . 18 

P. deCafeneuve* 1 9 

J, CaiTagne. 22 

J* D. Caffini. 7, & 10 
L. Cailelvetro. ^^ & 101 
B. Caftiglîone; i^ 

G.deCatel. 2^ 

N. CacheriDot* 3» 



D E s À U 

JJ; Caviceo* • 24 

Cecco d'AfeoH. 30 

C Cellarius» 5 

C. Celtes Protucius. 16 
H, Ccftoni. 15 

M. Cureau de la Cham- 
bre, ly 
P.Cureau delaChambrc. 

2.7 
A. de Chanclieâ. 22 

S«Chanîpîcr. 31 

J, Chapcauviile. 17 

J.Chardin. i6 

G. Charlton. 18 

F. Charpentier. 21 

P. Charron. i4 

B.dcChAlTeneuz. 3. & 10 
J.Chcke, iii & lô 

E. S. Cheron. 14 

A, du'Chefne. 7. & 10 
A. R. le Chevalier. 28 
U. Chevreau. 11. & 20 
S. Chiaramomi. -30 
•J. Jacq.Chifflct, 2j 
J.Chffflft. 25 

f. Chiffltt. 25 

H. T. Chiffltt, 25 

c Chiffiif, ' ry 

R ChifHet. • 25 

P. F. Chifflet, 25 

<3uili. Chillingworth. 3 
«J. J. Ciampirii. 4 

N. Cifiier. 22 

J. Claude. - 4. &'io 
p. le Clerc. II 

<2. Clufius. 30 



TEURS. 

P. Ciuvîer. îi 

H. de Coccejî. > 

J. Cocceius. S 

A. U. Codrur. 4 
N. iCoèfFeteâu. 3 
C le Cointe. 4.^ ïo 
•P. Collet. 3. & lô 
P. Colomiés. 7. & ^o 
J. Colonna. ' la 
F.Coiom/i. tt 

F. Combcfis. 1% 
F: Commandino. 6 
N. le Comte. ^2^ 
H. Conringius. i$ti^ 10 
II. Conflantin. 27 
<}. Contarinî. 2t 
J. Corjs. • 13. & 2,0 
J. de Cordes, ip. & 20 

B. Corio. 7- & JO 
H. L. Cornara Pi'copia. 
* ip. & 20 • 

P. Corneille. ij.& 10 

T. Corneille. 23 

'Q. M. Corrado. 19 

S. Corrado. 19 

G. Corrozcc. 24 
J. Cofîn. î 
A. di Coftanzo. 11 . & lo 
H. deCofte. . tj 
J. B. Cotelier: 4. & 10 
G. S. dos Courtils.2,& 10 
G. Couiin. 24 
L. Cou/in. 17. J& 20 
D. de Couto, iz 
Ji B. Couture. 17 
A. Covley. li. 

-■^ • • • • 

* iiij 



- TABLE ALPHABETIQ^UE 

T. Creech. 31 J. Devaux. . 1 2. & 2a 



R. Creyghton. " 23 
J. M, Crefcimbenî. 3 1 
V. Crefper. i^ 

J. B. Crifpo. 27 

, G. Croëfe, ^. 8c 10 

r. de fa Croix-du-Mainc. 



M. Cruiîus. 


U 


J. Cujas. 8. 


&10 


R. Cumberianil. 


5 


P. Cuneus. 


6 


G. Cuper. 6. 


& 10 


C. S. Curion, 


2! 


C. H, Curion, 


21 


C Ji* Curion. 


21 


D. 




A. Dacier. 


3 


J.Daillé. 3- 


&10 


F. C. d'Ancourt, 


16 


X. Daneau. 


17 


P. Danes. 


19 


L. C. de Dangeau. 


M 


J. Dartis, 


30 


C . Dati. 


14 


F. Davenne;. 


î7 


C. Davcnport» 


13 


C. Daumius. 


30 


J. Dec. 


I 


P. Delfinï. 


15 


G.Delifle. i 


, &10 


M. A. Delrio. 


22 


T.Dempfter. 


• 28 


R, Defcartes, 


31 


J. Deflyons. 11. 


. & 20 



Ç. s. R. Defmarais. 5 



A. Deu£ng2us« 
J. Dez. 
!• de Dieu* 
H. Dodwel. 
L. Dolcer 
E. Dolct. 
J, Donne. 
J. Dorât. 
J. Doujat. 
J. Doufà. 
J.Doufa le fils, 
G. Doufit. 
C. Drelincoiirt, 
J. Drexelius.' 
J. Drufîu". 
A. Dudith. 

C. R. Dufreny. 
G. Dugdale. 
S. Duplcix. 
L. Duret. 

E. 
U. Emmius. 
30* H.Fobanus. 
S. EpifcopîuF. 

D. I Ermite. 
T. Erpenîus. 
C.d'Efpence. 
J. Efprit. 
G. Eftiu?. 
J. Eveiilon. 
N. Everard, 

F. 
R. Fabretti. 
G. Fabrice. 
C. A. Fabrot* 



2,. 

I 

3x 
21 

8 

i6 
16 
18 
18 
18 

22 
22 

17 

17 

i^ 
1. &10 



3 



13 



21 

8c IQ 

^9 

S 

&20 

ij 
14 
1^ 

4 

3i 
19 



D E s À tJ 

B.Facfo. 11 

G. Faëmo. 1 3 

G. de la Faille. 4 

G. Fallope. 4, & 10 

M. A. Fardelh. 1 1 

N. Faret. 23 

T. Farnabc* i^ 

C. Fanchet. iç 

V. Favorino. ii 

A. Fai?rc. 19 
C. FavredeVaugelas. ly 

C. Fcdele. 8 

A. Felibîen. 2. & 10 

M. Felibîen. 2 S 

J. F. Feller. 19 

£. Ferditiandi. 21 

L. Fciirand. i. & 10 

¥* B. Ferrari. tS 

O, Ferrari. f. & 10 

O. Ferrari. 5 

£. Ferreti. $ 

C. dcFesriere. 11 

jF. Férus. i6 

N. leFevre. 7 

T.IcFevre, 3.& 10 

A. le Fevre. 3 . & 1 o 

C. Fevret, 2. & 10 

M. Ficift» 5, & 10 

T; Fiomis. 2. & 10 

V. de Flljcaîa. i 
M. Flacius Illyrîcu?. 24 

E.Fiechîer. . i.& iô> 

C* Fleury. 8. & 10 

Tk FolengOi. 8. & 10 

¥L Folîeta. . ^ 2 1 

J.delaFoiUaine.. 18 



TE U R S. 

J. P.Forefta. l7'Bcl^ 

M. Fofcàrini. . i* 

P. S. du Four* té. & 20 

J. Fracaftor. 17 

C. F. Fraguier. 1 8 

P».Francius* 12. & 20 

A. H. FrancKC. 14 
M* Freher. 21 
C.A.du Frelhoy. 14 
F.Frezzi. 7. & 10 
N. Frifcblin, i^ 
J. Fronteau. - 21 
L. Fuch/ius« 18 

B. Fulgofê. p. & 10 
A. Fumano^ 12 

G, 

A* Galateo . 11 

A. Gajland. é,Scio 

J. Gallois. 8. & 10 

F. Garafle. 31 
R. Garnier. - xi 
T. Gataker- 8 
P. Gaudenxio* 30 
L. Gauric. 31 
T. Gaza. ^ 30 
J. Gazoia. 9 
J. Gelida. 22 
J. B. Gelli. 18 

G. Genebrard. 22 
F. Genêt. 15. & 20 
A. Gentîlis. i f » & 2a 
S. Gentilis. i f 
J. Gerbais. 14. & 20 
£. Gerlach. t6 

C. Ge^ncr. 17 
P. Gilles* 23 



TABLÎ ALPHABETIQJJE 

V.Giordanî. 3 M. Gudîus. . %^ 

f.B. Giraldi Cinthio. 2i> D- Guglielmmi- i.& lO 
1. G. Giraldi- . ^9 F. Giiichardm. i7.&i« 

S. Girauld. ^6 * JL. Guîchardm. 17 

p. le Givre^ ^9 S. Guicbenon, 31 



R. Glaber. 28 

A. Godeau. . 18. & 20 
'^D. Godefroy le Jurifconfi 

17. & 20 
D. Godefroy THifto- 

riogr. 17 ' 
J. Godefroy. 
'f . Godefroy. 

F. Godwin. 
D. de Goés. 

G. H. Gactrc. 
M. H. GoUaft. . 
S. Goulart^ 
M. de Jars deGolirnay. 1 6 
J. dcGorris: 32 
J. Gouffet: :%. & 10 
J. G. Grasvius. *• & 10 



17 
17 

2^ 

29 



J,le Grand. 
G. Gratarolc. ' 
J. V. Gravina. 
J. Gravîus. 
J, Gretfer. 
J. Grevîn. ^ 
J. Gronovîtis. 
H. Grotiitis. 
K. Grudius. 
J.Grutcr. 
C. Gryphîus. 
P. GuadagnoH. 
B. Guarini» 
G. Gaarinû 



16 
31 

Z9 

S 

zB 

lé 

2. 81 10 

19. & 20 

Î6,BC 20 
2. & 10 

7 

25 
2^ 



A. Guidi. 27 
J. Guîdiccîone. î* 
M. GuilandÎD. . rj 
Guillaume k Breton. 2S 
Guill. de Nantis. ïB 
P. Guilkfeaud. i>> 
J. Guinricr. 12. & 20 
N, J. . Gundlingius. 21 

H. 
B.deGîrard duHailIan.14 
J. Haies. . ati 

P.Haiic. 3-&IO 

J. B. du Hamcl. I.& 10 
'N. Hanfoeker, 8 

F. Hedelin d'Aubignac 

4.&10 
J. H. Heidegger. i^ 

F. Hemmeriin. 2I. 
N. Heririom ' iz 

B. d'Herbelot. 4 
E.Herbert. i^ 
J, Herbinius. . 2f 

G. Hcrmant. > J 
G.Hervct. I7.&20 
P.Heylîn. 1.6c i^ 
P.delaHite* J.&.io 
T. Hobbes. ♦ 
D. Hoëfcbelius. i8 



M. Hoffinan.. 
J, M. HofFman. 
L. Holfiénius.. 



3t 



J. H. Hottinger. 
P. d'Hoxier, 



"^ DES AU 

G, Homberg. 14 

M. de THopital. ? i 

• F. Hotman. « 11.&20 

8 

J. Hudfon. 5 

P. D.Huet. i.&io 

L«Humphrey. 12 

U. deHutten. . 15. & 20 

C, Huygens. 19 

M. Hylaret. iS 

r. 

0, Jacobasus. i. & 10 
T. James. i^ 
F. M Janiçon. 17 

1. Jaqudot. 6 ' 
A, Inveges. 11 
J. Jocondc. 30 

E. JodeUe. 28 
C. Joly.- * p.&io 
P. Jove. ^25 
T. Ittfgîus. ' 2^ 

A. Junius. - 7 

F. Junius. 1$ 
Fifrjunîus le fils. 

B. Juftiniani. 7^ 
K 



A. Kircher. 




17 


E. Kœmpfcr. 




19 


G. M. Kœnig. 


1 


12 


C. Kortholt. 




31 


1. Kuhnius. 


4. 


& 10 


l. 






J. de Labadie. 


18. 


& 2Ô^ 


P: Labbe, 


• 


aÇ 


L. Labc. 




»? 



TEURS. 

J. le Laboureur. 14 

L. /tf Laboureur. 1 4. e^ 20 
C. /e Lahaureur. i4 

P. Lambedus. 3^ 

B. Lamy. «. & 10 
F.Lamy. . 3. &10 

i.M. Lancifi. i» 

[. Languet. 3 

I.dcLariey. i. &10 

M. de Larroque. 2 1 

P. La-Sena. if 

F. de Laiinay. i j 
J. de-La«înoy- 3 a 
W. Lazius* 3 1 
J. Le<a. 30 

G. G. de Leîbnîts.2. &i o 
J. Leiand. 28 
N. Lemery. 4. & lo 
J. Lenfant. ^. & lo 
G. Leti. 2. & 10 
J. Leùnclavius. itf 
J. JL^ufden. ^9 
F. Licet!.^ 27 
J. Lightfoot. 6 
P. de Limborch. lï 
T. Ltnaoer* 4. & i^ 
J. A. van-der Lindcn. { 
M. Lipenius. ip 
J. Liçfe, . 24 
A. Lîttieton. 25 
N. Lloyd. %l 
J. LocKC. I. &: 10 
A. Xoifel. 32. 
J. le Long. I. & 10 

C. Longomontan. 18 
C. de Longueil. 17* ^ 2.» 



TA b'l:e alp 

A. Parent. 1 1 

P. Paruta. 1 1 

X:. Pafchal. 17 

G. Pa(chîus. 7 

J. Parferat. 2. & 10 

C. Patin. 2.&10 

P. Patrix. 24 

A. Patrizî. 7 

O. Patru. 6 

E. Pavillon. 2 5 
S. Paulli. Ti.Bcio 
J. le Paumîer de Grcnte- 

ménil. 8. & 10 

J. Peletier. 21 

C. Pellican. ip 
P. PellifTon Fontanicr,- z. 

&lp' 

J. PerinsRÎoId» i 

3. Perizonius. j.Sciô 

N. Perot. ^ 

C. PerJbna. 15. & 16 

G. Perfbna. i 5 

P. Petit. II. & 20 

F. Pétrarque. 28 
S. Petrî, 30 

G. Peucer. z6 
C. PeutJnger. 13. & 20 
I.IaPeyrere, 12. & 20 
P. Pezron. i 
F. Philckhe. ^ é.&io 
A. Pfccolominî. 23 
F. Piccolomîni. 23 
J. Piccolomîni. z^ 
B.Piàet. ^ i.&io 
Im Pignorîa. 21 
/• Pilarîno» 15 



HABETIQU E 

R. de Piles. it 
L. E. du Pin. 2. & 10 

G. du Pineau. 14 

S. Pineau. 18 

F. PiniTon. 22 
B. Pirckheiraer. 18 
P. Pithou. • s 
J.Pitfeus. iç 
V.Placcius. T 
J. la Placctte. li 

B. Platifîc. 8, & 1 G 
C.PlIniusSecundus. 7 
M. Poccianti. 18 

E. Pocock. 11 

C. Pocquet deLîvonnic-j»^ ^ 
re. 17* 

Poggio Bracciolini. 9, & 

10 
P. Poiret. 4. & 10 

M. Pôle. 24 

M. Polonus. 14 

P. Pomponace. 1 5 

J. Pomponius Lxtus. 7. 

&10 
A. de Pontac. 22 

J. J. Pontamis. 8. & to 
J. J. Pontanus. 3 2 

L. Pontico'Virunîo, 8. Se 

10 
P- des Portes. 2^ 

A. Poflevin. 22 

G. Poftel.^ '8. & 10 

F. Poupart. 1 1 
M. Pozzo. 17 
J, Priée. -23 
S. de Pufcndorf. iS 



DES AU 

£. Puteanus. 17 

0- - 

S. Quattromani. ii 

J. Quôtif- 24 

C. QuîUct. 28 

Î,F. Quintianus Stoa.27 
• A. Quenftedt. 3 2. 

R. 

F. Kabdais. ,^z 

P.Rabnffon. , i 
H. de Beiiil de Racan, 24 

J. Racine. 18. & 20 

B. Ramazzîni, 6 

P.Ramus. 13. & ^o 

K. Rapîn. z$ 
P. deRapihdeThoiras.i 

K. Rapin. 32. 

£. Raflicod. 8 

J. Rauixn. 11 

T. Kaynaud. 26 

F. Redî. 3. & 10 

P. Regîs. 7 

P. S. Rcgis. ^ 

M, Régnier, ii.&20 

T, Reinclius. 30 

A. Relan^. i. 8c 10 

J. F. Renard. 21 

£• Renaudot» 12. & 20 

J. Reuchlio« * ^5 

J. de Rêves. 30 

N, Reufhcr. . . 17 

Q. lleuter. 24 

J.Rhcnferd, . I. & 10 

T*Khoe. 25 

A. Rîccobonî* x'^ 

£• Richer^ 27 



21 

3» 
21 



TEURS. 

G. Rîedlinus. 
N. Rigault. 
A. Riniiccini. 
C. Rictershujfius. 
A. Rocca. 
G. A. de la Roque. 21 
A. RoHotti. 25' 

L. Rotgans. 2 

J. Rotrou. i6.8c Z9 

S. Roulliard. 27 

J. Rouxel. 27 

L. le l^ôy. 2^ 

J.. iluceliaî. , I j^ 

O. RudbecK. 31 

L. A. de Ruffy. i 

T. Ruinart. % 

J. Rutgerfîus. 3 2 

P* du Ryer, ^* 

S. 
M. A, Sabeillcus.i2.&2a 
G. Sabxn. 2^ 

J. P, Saceo, 13 

P^ J. SachsLewcnheim.a 
J. Sadolet. 28 

G. Sagittarius. 4 

N. Sagundino. 21 

M. A. de Saint Ainand. 14 
C.de Saint-Evremond. 7 
M. de Saint-GeJais. 5 
P. de Sagit- Julien. 27 
C. V. de Saint-Réal. z» 

&10 
A. de Saînte-Manhe. 8 
A. de Sainte-Marthe le 

Rh. 8 
A. L. de Sainte-MarthcS 



TABLE ALP 

C.H.de Saiote-Marthe.8 
CL.de Saintc-Marthe*8. 

& 10 

P. S. de Sainte-Marthe. 8 

S. de Sainte-Marthe. 8 
S. & L. de Sainte-Mar- 
the, 8 

D. de Sainte-Marthe. 8 
A.H. deSallengre. i .acio 
D.deSallo. 9 
J. Salmon Macrin. 3 1 
H. Sanderus, i f 
N. Sandcrus. x$ 
J. Sannafar» 8 
N. Sanfon. 13 
F. Sanfovino* %i 
J,F. Sarafîn. ^. & 10 
J. Savaron* 17 
J. Savary. 9, 8c 10 
H. Savile. 16 
J. Sauveur. 4 
J. J. Sbaraglîa, 14 
F. Scacchi. 21 
B. Scala. 9 
!• C. Scalîgen ip 
J. J. Scaliger. 23 

E. Schelftrate. 2 1 
J.T.Sch^nckius. 22 
J. Schilter. 1 1 
J. A.Schmidt* 9 
S, Schtnieder. i 
M. SchoocKÎus. 12 
A. Schott. x4 

^C. S.Schurzfleisch.i&io 
M. Scot. I s 

. G, de Scudery, i S 

M.deScudery« ij 



HABETIQUE 

J. L. de Scckendorf. z9 

J, Second. i^.&20., 

P.Scgnery. i 
J. R. de Segrais. itf. & 20 

J. Selden. 5 

D.Sentiert. 14 
J. G. de Sepulveda. 23 

J. de Serres» 4. & 10 

H. Serroni. 2 

M. Server. 1 1 

C. de Seyflel. 24 

A.Sheilcy. .23 

T. Shertey. 23 

J. Simler. 28 

J. F. Simon. 13 

R. Simon. i. & 10 

J. Sirmond. 1 7 & 2^0 

A. deSolis. 9. 8c 10 

S. Sorbiere. 4. & 10 

C. Sorei. 31 

E. Spanheîm. z 

F. Spanheim. 19 
F. Spanheina le fils. %9 
B.deSpinofa. 13 
C, Spon. 2 
H. deSponde. it. & 20 
R.Stamhurft. 18 
J. Stunmus. 29 
J. M. Suarés. 22 
L. Surius* 28 
F. Sweertîus. 27 
F. Sydenham. i^. éc 20 
J. Sylvius« ^9 

T 

C. Tacite. é 

F. Taliemant. ,22 

P.Tallcmânr. 22 





DES AU 

l. TanfiUo, 1 8 

T. Taflb. 15 

F. Taubnian« 16. de 20 
A. Teiflier. 5 
E. Telefîo. 30 
•^. Tâlefia. 30 
C- Temple, ^3 

G. £. ^entzelius* 3 
J.Texçira. 5 
A. Thevet. ^3 
J^ B. Thicrs. 4« & 10 
L. TiiQinainn. 3 
J. A. de Thou. 9 
jr.M.dclaM.TilIadet,8 
S. le N. de Tillemont.i 5. 

Tite-Livc. 5 

R. Titi. 1 3 

J.Toiand. i.& 10 

J. P. Tomafîni. 19 

J. M* Tommafi. 3. & 10 

A. Torniei. 1 1 
P. délia Torrc. i. & ro 
£• Torriceili. 15 
!• P. de Toymcfort. 4, 

& 10 

J. de TourreiL t? 

L- Tozzi. 1 7 
G. de Trebizoade, 14 

J. G. Triilino. i^ 

B. Trîyifano. 1 3 
*F. Turrten. t9 
P. de Tyard. ai 

V- 

ï. J. Vaillant. 3 

J.F. F.VaiUant* ix 

S. Vaillant. 8 



TEtfRS. 

A. du Val. 3t 

J. P. de Valbonnays. z9 
J, P. Valerianus • 2^ 
A. Valerio. ^ 

J. B. de Valincourt. 14 
A, Valladier, it.Sczo 
G^ Vallée. %9 

A» Vailifmeri. 1 5. & 10 
A. de Valois. j 

H.deValeis. ^& 10 
L. Vanîni. 2^ 

P. Varignon. 11. & 20 
A. Varillas. 5, & i<3 
F. Vavaffeur, 27 

M. Vegio. ii^ 

M. Velfer. 14 

F. de la Mothele Vayer. 

19 

G. delaVega. 13 
C. Verardo. 8 
A. du Vçrdîcr. • 24 

, C. du Vcrdier. 24 

Pi Verheyeiu 4 

G. J.duVerney; 2 y 

C. de Vert. 11 

A. Vefal. -' 5. &10 
M . J. Vida. 19 
L. Videl. 1 4 
/• L. de la VieviUe de 

Freneufe. z 

B. de Vîgenere. 1^. & 20 
J. Vîgnien i.&io 
N. D. deViliegaîgnon. i z 
F. Villon. 5 
E. Vinet. -^30 
J. A. Viperani. x^ 
J, L. Vives. »i 



/ > 



TABLE ALPHAb. DES AUTEURS. 



V. Vivîanî. 
B. de Volder. 
O. Vormius. 
A, Vorftius. 
A. Vorftius. 
G. Voflius. 
G. J. Voffius. 
J, Voffius. 
H. d'Urfé. 6. 
F. Urfinus. 
J. Uflerius. 

J» C; Wagcnfcil. i. &io 

J. M. Wanflel). %6 

S. Ward. *4 

J-Ware. ig 



i4 
9 

12 
12^ 

1.5 
13 

& 10 



G. Wafer. 24 

G. W. WedeKus. 7 

J. J. Wèpfcr. 1 1 

R. Wetftein. V ^ 

h; Wharton. rj 

D. Whear. 19 

EH Whicby. it 

R. Whyte. 24 

J. Wîlkins. 4. & 10 

T.WUlis. rj 

J.Wowcr d'Anvers, if 

J.WoWcrdeHarabourg.^ 

Z 

A. C. Zaluski. 13 

J. J. ZannichellL 24 

J. Zeno. 21 



Vin de la TMe AlfhabetiqHe des Auteurs. 



TABLE PARTICULIERE 



de ce Volume. 



A. Aida t. P. 

R. Amafeo. 
fi. Bartholin. 
M* delaBîgnc. 
M. A. Boncîarî. 
J. A. Brafficanus. 
D, A, Brueys. 
S.Champien 
L. Dolce. 
G. Fabrice. 
J. de Gorrîs. 
P.d'Hozier. 
J . de Launoj. . 



312 

, I 

14^ 

^79 
161 

^34 

4î 

9 

31 

^% 
282 

84 



A.' LoiTel. 
O. Lufcinius. 
J. B. Marino. 
M« de Marolles. 
F. de Maucroix. 



^9% 

28Â 

Î87 
214 

170 



A. de Montchrétien. 5^ 
S. deMuîs. 33 z 

J. J. Pontanns. .271 
J. A. Quenfiedti i77 
F. Rabelais. 337 

R. Rapin. ifx 

C. Rittcrshufius* 69 

J. Rutgerfius. 'i 3^ 

TABLE NEC. 



TABLE NECkOLOGIQVE 
des Auteurs contenus dans ce Volume. 

LUCINIUS. ( Ottomarus ) m. en 

BR ASSIC ANUSjI|aii Alexandre ) 
m. le l^• Nov^|tfR^ 1 5 J^. 

CHAMPIER. (^phorien ) m. en 
iSi9* ou 1540. 

ALCIAT. ( André ) m. le 12. Jan- 
vier L5 50, 

AMASEO. (Romulo) m. en i$$i. 

RABELAIS. (François) m. en 15 5 3. 

DOLCE. (Louis) m. en 15^5, 

FABRICE. ( George ) m. le 13, Juil- 
let 1571. 

GORRIS. (Jean de )m. en i$yj. 

BJGNE, ( Marguerin de la ) m. le 
14. Juillet 1582. 

BARTHOLIN. ( Erafine )iri- le 5. 
Novembre 159 S. 

RITTERSHUSIUS. ( Conrad ) sa. 
le 15. May itfij. 

BONCIARL ( Marc-Antoine ) m. 
le 9. Janvier \6i6. 

LOISEL. ( Antoine ) m. le 28. Avril 
1^17. 

MONTCHRETIEN. (Antoine de ) 
m» le 7, Oâobre 1^2.1- 



TABLÉ NECROLOGIQUE- 
MARINO. ( Jean-Baptiftc ) m. le 

25. Mars KTiy. 
RUTGERSlUS.(Jean),m. le 

i€, Oâ:obre 1^25. 
PONTANUS. ( Jeanifaae) nu en 

MUÏS. ( SimeOTWç ) m. en i€^^. 
HOZIER, ( PÎci#il' ) m. le i. Dé- 
cembre \66o, 
L AUNO Y. ( Jean de ) m. le 6. Mars 

1^78. 
M AROLLES. ( Micl^el de ) m. le 6 

Mars i6i\* 
RAPIN. ( René ) m. le 27. 0(9:obre 

1^87. 
QUENSTEDT. ( Jean André ) m. 

le 22. May 1^88. 
MAUCROIX. {f rançois de ) m. le 

9. Avril 1708. 
BRUEYS. ( David Auguftin)mr le 

25. Novembie 1725. 
• ♦ - . , ■ ^ 

Fin de laTahU Necnlo^iijfte, 



MEMOIRES 



MEMOIRES 

POVR SERVIR 

A L'HISTOIRE 

r 

DES 

HOMMES 



. \ 



ILLUSTRES 

DANS LA REPVBLI^B 
des Lettres j 

Avec un Catalogue iraifonnc 
de leurs Ouvrages. 



ROMULO AMASEO. 

OMVLO Amafso na-n * 
.quitk 24, Juin 1489. à !,1^^^ 
Vdim dans le Frioul/ * 
de Grégoire Amafeo^ hom- 
me fçavant de fon temps, 
dont la famille originaire de Boh^ 
logne avoit abandonné cette ville de- 
puis 250.. ans, à caufe des guerres ci- 
TmcJÇXXll. A 




R. Xma- viles qui fa dcToloient, pour fc rcti- 

sEo. rer à Vd'tne. 

\ï fit fcs études à Padone & à P'e^ 
fiift , jÇc -âccpît une |i|i4de conîioif- 
fan ce des langues Greccjue & Lati- 
ne. 

Les guerres l'ayant obligé de cher- 
cher un IxtnAttmttk Si Boùhgni ^ 
il s^ «ina«a^& hi^nh P^tolantilla 
GuafiavilUni ^. A'wnQ faniillc ancien- 
ne d'e cette iviïle. 

Sa jçputation Je ^t.appeller en 
itjii. à fadoMé pour y «nfeigner les 
langiles Grtcque & Latine^ & il rem- 
,plit ce pofte avec un grand concours 
d'-Auditeurs ittfqu'à r^n 152,5. .qiic 
le Pape Clanem^ni.l& redemanda , 

Eour lui donner un eiiiploy fembla- 
Ic à Boulogne. Cette ville ayant alors 
connu^ks particulièrement fon mt- 
rite ^qu'elle n'avoit fait jufques-là , 
le fit fon Secrétaire , & le retablà 
dans totts lcsd#oîts^& les préroga- 
tives , <lont fa fanulle -y avoit joiii 
autrefois. 

Le Vi^Paul /// rappélla dans 
la fuite à Rome , & lui donna ^00. 
ducats d'or de pcnfion pour y pro- 
fcffer les Selles-Ltiçres. Il le cbargça 



iUs Hommes ïîluflrés. y 

4ûflî de rinftrudion ai Alexandre R, A**A— 

aRïw<ryî^fon petit-fils j qu'il a voit SEo. 
fait Cardinal. 

11 l'employa depuis i <fes chofts 
plus importantes ,&: renvoya cjn 
diffcrens temps à rEmpcrcar ^ aux 
Princes d'Allemagne ,.&aw ,Roy 4c 
Pologne, pour negotier q^el^ues 
affaires. 

Blofio PdUdio , Secrétaire iïes 
Brefs, étant mort en i j jp. Aniafio^ 
qui avoir perdu depuis peu fa feip- 
me , fut revêtu de cette Cbarge par 
h Pape Jules ril. 

M. deThoH Se ceux qui font fuî- 
vi , mettent fa mojrt en,i558. mais . 
ils fe trompent. IL mourut en 155 t. 
comme on le voit par -une lettre <ie 
Jean Antûtné Setvne, foo Jtttime'ami , 
datée du 20. OAobrc de cette an- 
née , & qtii eft inférée daiis un Rc- _ 
-cueil de Lettres Italiennes donoé 
par franfois Turchi. Aviofeo a voit 
alors 6%. ans. 

Il laiffa un fils , nommé Pmpiln 
Amafeo, qui ne dégénéra point de 
Thabilcté de fon perc,^ & qui en- 
fclgna les Belles - Lettres à Scnlqg" 
fie. 

Aij 



4 Mim. fùurfervir à PHift. 
R. Ama- Catalogue de fcs Ouvrages. 
^EO. ^* Orationum f^olumen, BomnU 

15^4. /»-4^ It. Ihid. 1580. /»-4®. 
C'cft la même édition que la précc- 
t!cntc , dont on a change la date , & 
à laquelle on a ajouté une Table fort 
ample. On trouve dans ce Recueil 
dixhuit difcours, dont il faut rap- 
porter ici les titres. 

Dt ConcordUad Adrianum VL P. 
-M. ^. I. Ce long difcours , dans le- 
quel yimafeo adrefle la paroie à A- 
arien VL & qui par oit avoir été fait 
au commencement de fon Pontifi- 
cat , c'eft-à-dirc , vers Tan 1522. tend 
à engager ce Pape à felinir tous les 
Princes Chrétiens^ pour faire la guet- 
te aux Turcs. 

De Pace Oratio, p. 74. Celui-ci eft 
adreffé à l'Empereur Charles^QHint ^ 
& tend au même but que le précè- 
dent. 

De Latine lingud ufu retinendofcho- 
la dus. p. loi. 

De ratione & ordine findiorum fcho- 
la dna. p. 147. 

De perenni Ehquentia nfu Orati$» 
p^ 187. 

Pro fe ipfi Bononia halita Oram^ 



des Hommes lllHJires^ y 

Ob amcorum duorum obitum Ingn^ « Alîc A* 
bris Oratio. p. iii.C'étoicnt deux de ^^ 
Us difciples , dont Tun étoit fon fils. . 

De Patili llL 1\ M. erga Littera^ 
tos homines Benejicemté fpe oratio. p« 
i33. Ce difcours fut fait peu de 
temps après rElediod 'de Panl IIL 
c'eft-à-dire , en 1534* 

OrMia de laHdibHsftitdiorHm Hnmt^ 
nitatis, p. 247. 

Oratio tjua jiuditores ad Elo^nen-^ 
tUftudmm hmatur. p. 2^3. 

Oratio de tardions Exordii fui can* 

Oratio qua Gregorii patris obitum 
déplorât» p. 283. 

Oratio de traducenda atate in opti^ 
matwmrartium ftiidiis, p. x^Q» 

Oratio qua exordii fui tarditatem 
ixcufat. p. 302. 

Pro fi ipfi Roma habita Oratio, p. 
310. On trouve ici quelques parti- 
cularités de fa vie. 

Oratio qua Ciceronis de Natura Deo* 
rum libros aggrejfurns divinum auxi^, 
lium implorât^ p. 322. Ileft fôcheux 
qu'on n'ait point mis de date à tou» 
CCS difcours. Us font précédés d'une 
Epitrc dedicatoire de Pompilio AnuT 

A u j 



R.. AuA^fiâx, Sisàe l'Autfcur , dater de Jhk^ 

SEo* /^»r le rfc Mars 15^4. 

1, Paufams Defiriptiâ Grméi^ £4. 
to'w, Intirfrete Rmmtla Ams/do. Flo^ 
rmU i^^i. in^fil, \t. Ba/tks 1557^ 
M^8^ le. LugtiHm i5.y8v />r-ifc Ce$; 
deux dtTnieTcs'éditioïis oat été omi- 
îts dans la Bibliofrfitque Grecque dr 
Rih^icms. ït. Grécè& Larinl^^ex ht^ 
terpretathne R. jimafei per Prid. Syl^ 
èm^inm recognita , cum ejus & GmU 
Ulmi XyUndri mtisi Franvofmi 15 8 j^. 

Francofurti Ui,^,m.%\ Cette dfer- 
were édition n'eft; que iatîne. -rfw^. 
yj<> a mis à Ja tête de- fa verfion une 
Epîtlt dèdîcatoiiïe au: Cardinal yile^ 
xandre Farmfi 'datée de Rme'le 1 5.. 
Mars 1^:^47. M. Huet dit de fes tra- 
duiflions dans fon livrt de Claris In^ 
urprttihm^^c]\x"oti les trôuvrélegan- 
tes:&p0lîes, en les çanfîdèrant feu- 
lesv mais que lorfqu'on vient à lej. 
. conférer avec les Originaux, on y. 
découvre bientôt leurs infidélités. 

3. X^ntfpimmis de Cyri Aiinoris eX" 
pedhitme^ Libri feptm , Latine verff. 



thm. Ericfc trouve dans unRecwUsEO. 

îutitvtïtrEftftotA GUrorm» P^iramm 

d/^i ( mfiroTHm - utnpmtm' fdhjH^mimk^ 
fCemtUs 15 f ^. in^Wi'& Fanif ^ j4.^ 
À'^i^.&eft datée ^Rif¥l0£i^ic z^. 
Janvier x$io^Egnace vouloit l-at» 
citet^àr Feàife\ nont y ptofeffti:*, 
mtWAfnsfeirhxi ref>OQtfrqtie:'k$biens^ 
ddttt.le SeB^.dfc Bffuiiig^fVzcotnr* 
tiéy nt lui permetciehti pas d'abasT: 
donner: cette vilfev <}u^il yt^Voieiroisr 
ans qa'il:^ sTétok engagé- à lui pot^< 
cinq annét&vqu'bxi Imdontidie troil 
cân$ écos^ d^<ââr die. gages j&, quiilt 
n'^iroir.pas^ Beaucdup- de-. peine ^fesb 
levons riti durant ^u^ùnr heure , & 
n'en;afant^ toQCr a*a plos qaa 5^0$ à 
felrc f«ir:âni 

Teippr^&c Snyïe qui i*ont copié:, fe:? 
font trompés y lorfqu'ils ont dit , 
que {es deux livres dé l'excellence 
de la langue L^ine^au-deflus del'I* 
ralicnne , n*onrpoiflfrété publiés. Ils 
Tonr été dans le\Kecucil dé fes dif- 
cours fous ce titre : De Latine lin- 
gHé ufn rttinendo fsholét duâ. En effet * 
ces deux pièces ne roulent que fur 

uij 



^ 



i Mim.fûttrferviril'^fiift. 
R. A MA- ^c ^^K* -, & il y témoigne un grani 
»fio. mépris pour la langue Italienne; 

qu'il regarde comme une corrup- 
tion Me la Latine , qui n'a été ^*a- 
bord en ufage que pour la popula- 
ce , & qu*on n'a commencé à culti- 
ver , que loïfquc l'ignorance a pré- 
valu. , 

V. Z^dine iBuftrata di Giovane Gin* 
fefpe CafodaglL p. J97. Ccft ce 
qu'on a de plus cxzâ & de plus cir- 
conftancic fur cet Auteur. Je ne fçat 
pourquoi on n'y trouve point ta da- 
te de fa mort* Les jElôges de M. dt 
Thon & Us Additions de Teiffier. loatu 
nis Antonii Bumaldi (Ovidii Montât^ 
k^ni) Bitliotbeca Sononiefjfis.Notiz.ie 
degli fsrittori Bolognefi di PellegrinQ 
jtntonio OrUndi, Bayle , DiQionnai'* 
re. Tout cela eft fu|»erâciel ^ pea^ 
cxaâ:. 



\ 





s. 



i. . 



des Hommes Illi^reK 



Mrii 



LOUIS D O L C E. 



LOVIS Dolce naquit à Fem/e L. Doi^ 
Tan 1 508. XE. 

Il reçut de la nature clés difpo- 
fitions heureufes pour les Sciences^ 
mais elle ne le fstvorifst guercs des 
biens de la fortune. Jl naquit dans 
la pauvreté ,8c il y vécut toujours. 
La Poëfie Italienne à laquelle il 
s'appliqua & dans laquelle il réuflît, 
& un grand nombre de traductions 
qu'il fit en fa langue , lui furent une 
rcflTource pour fubfîfters mais quoi- 
que CCS Ouvrages lui ayent acquis de 
fon temps de la réputation , ils fe 
rcffentent du befoin où il fe trou- 
voit, & de la hâte avec laquelle ii 
Us a compofés. 

Il eut de grandes difputes avec J^- 
rSme Rn/celU par rapport à fes obfer- 
vations fur la langue Italienne , & à 
fa tradudion d'Ovide , & racharne- 
ment avec lequel celui-ci le perfecu- 
ta^ donna quelque atteinte à la ré- 
putation de Dalct, qui ne laifla pas 
depuis en toute occafion de parkr 



^/ 



L»^ Doi- avantageufemcnt de lui. 
ci^ It'mouYiirâH cï)iïîmcntcnicnt et 

Tannée 1 51^8'. âgé de ^o. aas , & fut 
enterré dans rÉglilc de S. Luc àc 
JTenife , , datns- le mraïc tbràbcaw , où 
Rufcelli , QçcX l'avoit dcchîré inipi* 
itoyablcment )u(qu*a fomort, avoit 
été nais trois ans auparavant. 

Catalogue dic fes Ouvrages. 

I. La Poética di Oraide tradotta ds 
Lod. DoletilnFemiU ifi^. in-îK 
R. Avec li^ traduûiorrijtfit a donnée 
de quelques autres Ouvrages d'iS/û- 
race ^ en 1555^- 

!• // primo libr» di Sdcrifante* î» 
Vinct'iAv^l^. in-if^. G*cftun Pbëme* 

3. Par^frafidelUfefiafatira di GijH^ 
n^enale^.ntllk ep^^e Ji raghna dtUt wi^ 
feriedegli Vàvtini ammogliati , e V'K* 
fitalamiadi CatulU helU nozxje di Pe* 
leo è di Teti , iradotto in verfo fcioltoi 
In Fenetia i5}ï. in-i^. La parapbra- 
fo j.qui eft en profe , cft d'iin fkildr 
erès^diffus & p^eu châtié. 

4. Capitoli di Pietro. j^utiné , £a4 
dovico Dolce , Franctfcù Sanfovinf^»,, 
i d'aitri acuùjfinii ingfgni, j^^ci/n 
&^Ces Poëfies^ont été rciraprimécsî:' 
gluiieutijfois*' 



^:r ffomnttf lUt^m. rr 
jr. Il Ragazx,9- Conmedia. (en pra* , L. Dom^ 
fi) In Fenetid i;54i. 15^0. 158^. ce. 

€. H Huémerom di Giov. Boccac^ 
ch ricQmup da Loi, Dolct^ con U- 
dichiaraziom ds mti i vocahli ^ dei^ 
ti\ froverh} , . e modi di dire,. In Vene^ 
thi X54X. iw-4^, î^, Nkovameme aU»r 
fàa vera leziom ndotto , càn Allégorie^ 
nnnotAzJmi , tavoU , & indice. Jn Ve^ 
netia i j 5 z . /V/-4\ (^ in- 12.. 

7; if TT^efl^ ^ TVaffdiA di L$d\. 
Bûlce tratia dd- Sentca. In P'eneûat 
1543. &' i5^^..m-8^ En vers. 

%. VJBcHba y Tragédie ai Euripide 
nndon^i in linguA volgare. In f^ehenm 
1543^ in-V^: 

«?'. // Cafitano , Commedia. bj Vê^^ 
ff^ia ^^^. 1547. 15^0. ij^^. 1^:20^ 
iir-i iMl y a des^ éditions qui ont iu 
Ik fin Stanxje delta fkvola dt Adone ^ 
du même Auteur. 

I a. jlimrofi'Ragionnmenti , ne^ ijua^ 
Ih fi raccqnxa un compajftonevjile amo^ . 
re di due arnami y tradoiti da Lodi 
Dolce da i jrammenti d'nn anticho^ 
fçritto Greco. InVemtia \^a^6\ iti-l^l. 
Ceft la tradudion d'une partie de 
JîOuyjage à'ylchilles. Tatms ,, dcss 



1 1 Mm, ptH^rfcrvîr à ^Hiji. 
L, DoL- amours de Giuophon & de Leucippe s 
CE. , dont il a paru depuis une tradudioh 
Italienne entière : jichitle Tazjo A^ 
leffandrino dcW Amore di Clhofome è 
Leucippe , tradotto di lingua Greca in 
Tofcano da Francefco Angelo Coccie. 
In Venetia 1 5^}. in-%^. It. In Virenzjs 
1.598. & 161-7. w-8^ M. Adaffei dit 
dans fes Traduttori Italsani ^ que DoL 
ce *n'avoit traduit que les huit der- 
niers livres qu'il avoit trouves fans 
les autres , & fans le nom de l'Au- 
teur, Il n'a pas fait attention que 
rOuvrage entier n'a que huit livres. 

II. Dialogo dtlla iflitutione dette 
Donne. In Fenetia i ^^6. i 547. 15 55^ 
in- 8®. It. fous le titre à'Ammaeftra^ 
menti aile rirgini , aile Maritale & 
alleVedove. A la fuite du livre inti-i 
tulé : Le tellezze ^ le lodi , gli 'mori 
ar i coftumi délie Donne , da Agnoli 
FirenzMola , e Alejfandro Piccolomini. 
In Venetia icix. in-g"". It. traduit en 
Efpagnol : Dialogo de la dottrina de 
las Mujeres. Falladolidi^%^. in-i^. 
Cette tradudion eft de Pierre FUla^^ 
lo de SalamanejHe, 

11, Le Rime di France fco Petrarca 
eêrrette da Lod. Dclce ^ con ^Icuni at$^ 



I 

des Hmmts IBufires. i j 
^ertimenti di GMio Cammillo. In Ve- l Dol-* 
mtia 1547. 1 jjy. 1559. in^xt. ce- 

1 }. // Dialogo delV Oratore di Ci- 
cérone tradottoda Lod. DoLce. In VeL 
neÙA I J47. /»-8°. It. Nn&vAmentje da 
• /«î rieorrettû , e riflampato , ro» «»^ 
uri/tf SpofizÂone nel fine. In Venetin 
1555. /;?-i 2. PaleariHS dans fon Dia- 
logue du Grammairien fait beaucoup ^ 
de cas de cette tradudrion. 

14. Didonej Tragedia. In Venetia 
1547. 15^0. 15 tf^./»- 12. 

ij. Epifiole di Plinio ^ del Petrar-^ 
€a , del Pico délia Mirandola , ed al^ 
tri eccelUmiJJîmi Vomini , tradotte dn 
Lod. DoLce. In Fenetia 1548. />/-8^ *^ 

i6.Gioca{la ^Tragedia. InVeneti^ 
1549. I5^^, /«~8®./ 

17. Fabrizia , Commedia. (eh pro- 
fe) /fï Fenetia 154^. 15^0. 1587. i^- 

1 8. L<f /^/Vrf ^/ Apollonio Tian^Q , 
fcritta da Filoftrato ^ r tradotta in lin^ 
gua volgare da Lod, Dolce. In Fenè- 
tia 1 549. /»-8°. Il pafut la même an- 
née à Florence une aucrc tradudion 
Italientie de cette vie, faite par Fratt^ 
cois Baldelli. , « 

19. OJfervazjoni nella volgar lin-i 



.^ 



:t4 ^^' f^^ fervirk mift. 
l.DoL-^»^, <*v/y<f in ^^. Uhri. In Venem 
«fei. 1550. in-V". Elles avoicnt déjà été 

imprimées âans le 3^ tome du Rc- > 
cuell intitulé: Amori del hen parîarf. 
In V^etia 1^44. i^/^- Elles, ont été 
aréimprimées pluûeùrs fois depuis^ i 
Ja }«. Edition cft de fcnifex^^^. in^ 
M. & la 8«. de l'an t^^^. dans la 
«leme ville & en la même forme. 

20. Rime diVittoriaColonna^Mar^ * 
4:hefa di Pefcara , cwntte da L. Dolce. 
InTenetia i^yi. in-ii. 

21. Stante di diverfi illuftrl Paéii 
fîUov4mente racc&tte da Lod. Dolce à 
eommado e utile degli ftitdioj! délia lin^ 

giM .Tofcana. In Venetia 1 5 5 } . m- ï 2 . 
On trouve dans cette édition p. 272. 
le rendemiatore de Louis Tanfillo^ 
Poëme extrêmement libre , qui a 
été retranché des éditions fui vantes. 
It. In Venetia 155Ô'. & 157a. in-%\ 
jintoine Terminio a donné une fccon- 
<le partie de ce Recueil à Fenife l'an 
«572. /«-8**. 

22, Le Trasformati&ni di Lod. DoU 
te. In Vinegia 1553. in-zi^. Cette tra- 
dudion des Metamorphofcsd*Oz/i!& 
cft dédiée à Antoine Perrenot de Cran- 
^elk , alors E vêquc à'^rras , & qui 



)ifS\Hifmmes Ith^s, ^ ^ 
fut depuis Cardinal , par une Epi- U.£)ot* 
tre datée de Vemfe le i. Mai ijjj.c^, 
hi^Sme Rfifocfii attaq^^a vk)iemnî€ttt - 

fct Ouvrage, auffi bieij qiuc TEdin 
iion qvic Doive ayok donnée du D.ct 
caincron de .&?ff4çe , &' fes okfefva^ 
fions, fut la langue Italienne , par un 
«cric intitule : Tre difcorfidi GirûU^ 
m9 RH/celli À Lodovlco Dolcf^ l'uni» 
imomo al Decamerme , Vdiro Me 
Ojfsrvaiimi délia, lingna volgare , e il 
4erzja alla traduzJâne di Ovidio^ In Ve^ 
netia 1553. /»-4"^ Sa Critique parut 
fi vive & fi hiç© fondée i Dolce ^ 
qu'j 1 rc t fara tous les exemplaires jqu'iî 
pût de fa.tradu^ij£)n d'Ow^< ,. & eà 
donna une nouvelle édition l!année 
Suivante 1554. zVenife ^«-.4^ après 
avoir corrigé quel(pe5-unes des tau« 
tes -que Rufcdli a voit cenfiirées, ne 
•voulant point les corriger toutes en 
«ncme temps, pour ne lui point don- 
ner trop d'avantage fur lui. Il Us 
corrigea peu à peu dans les nouvelr 
les éditions qu'il ed -donna dans la 
fuite. Peut-ctre quelques vues à'in-^ 
uterêt eurent^elies part à ^ette con- 
duite , & voulut-il procurer \m 
>0ieilleu£ débit ù. ces nouvelles é^t^ 



ilÇ Mhn. fourfervirà VHifl. 

l Dm -^^^"^* ^" refervant toujours dcquoi 
lies corriger & les rendre plus par- 
faites. La troifiénic parut en 1555. 
à Fenife in-j^. La 4^ en 1557. &cli 
y. en 1558. dans la même ville 8ç 
en la mcme forme. La é^. a pour ti- 
rre : Le Tràsformatwm di M, Lodo^ 
vicoDdlcein (jHeflafefla iwprejjlone d4 
ini in rnolti luoghi amfliate ^ con U 
giunta degli j^rgomenti , & ailegorit 
4I principio e al fine di ^iafinn cantâ. 
In Vinegia, 15^1. m-4**. François San- 
fovino en donna une feptièniç l'an 
^5^8. après la mort de Dolce.Toa* 
tes les éditions ont des figures en 
bois àlTez bien faiifes à chaque hi^ 
ftoiîc, 

23. Lettere di diverfi Ecvellemijjîmi 
Vomini. In Femii^i 1554. & 155^* 

24. VArcadia di Jacofyo S^rmafa" 
ro ritofvata alla faa vera Le^ione dét 
Lod. Dolce. In F'enetia 155^. iti-iz, 

25. Rime di diverfi ^ ed Eccellemif- 
fimi Aiitori ^ raccolu da lihri altre 
^olte fi^mpati , tra le (jtiali fe ne Ug" 
gono moite non pin vedute. In f^enefia 

. 155^. /»-I2. 

z6^ Di^Ugo deia Pittur^^ intitoU^ 

t0 



des Hmmes llluflres. ty 

to V^retim , nel (fuale fi ragîona delU L. D»-- 
dignita M ejfa. In Vtnetia, 1557. in^c^ 

17. / MUttevdi Sermam , altrim^n^ 
te Satire , e le ntorali Epiftole dHora^ 
ùo , infisme con la Poëtiea. In Fenetid 

_ 28. Profs di Pietro Betnh , rivedu-^ 
te da Lad. Dolce. In Fenetta ïjj^> 
in-ii. C'eft 1^ 4e. Edition de ces Oa-^ 
vrages de i?r«2^<?. Celle qui s'eft îû. 
te à Fenife en i58(r. />f-i2. cft con* 
forme à çellc-çi, 

vili de' Romani di jlpfiano jllefan^ 
drino.^ tradotta da AUfandro Braccig 
Fioremino ^ e rivedata e corretta da 
Lùd. Dolce. In Vtnetia 155^, /Vif. 
trois vol. 

. }0, Le Tragédie di Seneca tradotta 
da Lod. Dolçe, In Venetia 15^0. /Vii^ 
Cette traduélian cft en veis. 

j r. // Marito , Commxdia. In f% 
> tfegiai^éo.&i^S6.'in'iz. \ 

}2. // Rê^ano ^ Conmedia^ traita 
dal Rudeme di Planta. In Finegm 
15^0. 1587.1^30. in-\%. 

3 3. Compendio diSeftoRuffo, con ta 
, Croniea di Cajfiodoro de' fgtti de' E^ 

Tome XXXI L B 



■^ 



t. TioVr ^^^^ y^^^'^ dignita de' Gorffolt edègH^* 

OS, Imper^m^^e dcW accrefàmfm del< 

Imperh ^ da Lod, Doke tradotto (St 

3^i f^îM-diCarUP^^Jmpieratwe^ Inr 
^ertftm v^u in^.^. It. Avec TOuvTa^ 
gc fui van t. It. Ihid. i$^j:.rn'^?^.^^eo: 
D/rnmrtalkadi Cârla F., 

^p Le vin di mai gli lûtperatori i 
€p9Kp9fiei d^ Pittm Meffih , (e^dM Liad^.. 
Xffiilcêirad$ur& amfli^tir, A^um^ 
wM t^ta Ai €drh f^.\ ifr ^uefta za* £« 
dix^ipne. In Vèmtié i^^uin^/^, It. Con • 
V^^iuHtïkdéU^'Vitrdi'FiriUnando // 
€tjiSp^^iiimr H. di CirtdM0 Birdii , 

i^JTinftiaii^y^: /«p-4^ . 

^S^iUCorieggiamf^df Baldajfé&'Câ^ 

J^glme^ y;tim^ é^\ Lad, . Doice, té c 

Lmeijèuin-^iii 

y'jf£fin^^tme^ B'^^am'Erizz^j 

Mlie tfT Carmimi di francrfcd Petrar^ 

€a ', çhiamau Ir Pt fifeUe.^ mandata im / 

l)i9e^i^.,D9Uc. InFcnttia.i^€i.. 

li.DlaUgti^', ntllppiédk pfragnna dit 
W^di aacreft^^^ , c cmfi^mt^ là -Aftw - 
mQria, Jn FiH$tia\ i jf z. C5* i y8 ^ i» 

i^yOfert Mardi, diM^rmaSi. 



€mM\^cm de^t V0!i^ deW Amm- j ^ • 
:iiik'\ dittk; recchtex.ta , i Paradofi ^ ^^' ^ 
tradbttt dk Federico P^èrtdrdmim^ allé* 
qnMi fii^aggtwn&il fo^o diScipimr; . 
nmvamente' rivedmet, r corrâtfâ- dk 
Lod. Dûlte. Ih f^enetia i(€ j \ /V8**ï 
Cette ttaduaion' avoitdcja été hn-' 
primée à ^w^/i en ifii.Sc m i^^èi 
tkns ïtaam' âvi Tratîu<Seun 
• 40. Biftitrt def gran Aiahumvt^ m 
Imfrer. àe*^ Tiêrchi^ fcritte if dhcrfii 
Ke'^ Prmelpi\ Signori , e-Riptbliche , 
fW It nffûjlè Imr , rithtie^neUa volgar 
lingua da Lod. Dolce > if^émt àvn fi 
huer^itFakridt^Tirarmûd^glîA' 
ff^igentlnr, traimedid Çreco id Me^ 
iffimùï ïn]^ihegfiniyei.ifr-iK* 

4ï. IJfàrrit di Oi(n;amiJ ZonarAj. 
ait cominciamtnto ^' Métiik^ injft^' 
ali* Jm/^eradon At^jjti Corfwtno , rf/^ 
^fe mtft Jf^rti^ & tradàtte f^rLoiii' 

42. Modj a^iirati], t^otic^ei' 
ètegant'r dijfk' i/ol^ar , liffgm > ^ (^* nn - 
d/fcirrf(rfSinratmmamnîi t diverft'or^ 
namenti iilï^ Ariofitf. A^f^tnetU i^f^^ 

43,. I3}ahg(f ^ nef (^aWjif'ràgiùnà^ 
dfslic fj^ini f/0pri€tÀ à^^ frml c9hrT%* 



20* Mim.pottrfervirkPUifi^ 
L. DoL- In rinsgia i^€$. in'%\ 
CH. 44^ Livri tri ^ ne i ifuédi fi traits 

délie diverje forti di Gemme cbe pro^ 
duce la naîHra , délia qualité ^gran^ 
dez,ZA , bellezxa , e virta laro. In Ve^. 
netia 15^^. /»-4'*. 

4j. La Matianna.^ Trag^dia di 

Lod. Dolce , recitata in Fimgia neL 

- fatatzo del Duca di Ferrara^ con aU 

cune Rime e Verfi del detto. In f^ine^ 

gia 15^5. C^. 1593. iVi-8^ 

4^« Rime Scelte di nuovo correttè e 
• riflampate. In Venetia . 1 5V5. '»- 12: 

deux tomes. 

47. Ifigenia in Aulide , Tragedia 
d^ Euripide , tradotfa dal Dolce. In Ve^ 
netia 1 5 Ci. & 15 97- in- ti\. En. vcts* 
48^ La Medea , Tragedia di Lod.. 
Dolce. In Fenetia i ^C6. in-^i^. Ma^ 
tins dans fa DrammatHrgia met deux 
''^ éditions précédentes de 1557. & 

1558. dans la même ville & en k 
mêine forme. 

49. Immortalita di Carlo V. tradot'- 
ta in volgare dal Latino di Anatolia 
Dti'Barra. In F'enetia 15 ^"7. in^/^^ 
Le livre Latin eft de Tan 1^59- 

jo* Le fiigiomaîe di SeK Erizx» 
mandate in Ime da Lod^ Ddcc tn Vâi!^ 



des Hbmms Itliéflref. % % 

51. Jjhriedi Nketa , U ^ukti co^^ L. Dot^ 
minciano daW imptrio S Gia^anmct. 
Commno , dove lafeia il Zonara , c 
fe^uonofina allaprefa di Confiamim^ 
foli , ebefn l*anno 1445. tradmte fer 
Lod.Dolce. InVtnetia 15^9, /V-4*» 
Dolce étant mort avaat que de pou- 
voir publier cette traduaiw, Ah^ 
gMflin Ferremilli prit foin de la re- 
voir , & de Ja dormer au public. 

%uLe Trojant^ TragedUdi Lodo^ 
vico Daice , reciiata in renetia î^atino' 
\%66. In Venetia 15^7. & i j^j. in^ 

$i.Le Tragédie de A4. Lod.Dot^ - 
ce : Cioè Giacafla , Mcdea , Diione ^ 
Ifigenia , Thiejie , Hetuba. Inf^eneti^ 
1^66. in^i"". La pièce précédente 
n*eft point dans ce Recueil , parce 
qu'elle n'étCMt pas encore faite» 

54. 1/lorie di Nicefom Gregora, chet * 

figHiilNiceUi,finoéiUafined€ttIml 
perio dr Andronieo^ tradoite ia Lod^ 
Dolee , e rifeomrate cv^ tefii Greci ^ e. 
tnigliorate da jigoftinû Fernntilli. fn 
F'enetia i^^^.in-^^^ 

ff. Deit Officia del Cot^gUen^^ 
fradotto di Spagnolo di Fu^io Ceriat» 
ial Dolce. lu Vcactia î^^q. i«*&% ^ 



È Dû $^:teprintt irf>frtfeâelCom^O>' 

^^' IhnJ^. IhFennia ly?!, w-4*^: Uy à- 

eu apparemment une édition préeci- 
àcïttpc. ©tï en a* une tradudion Ef*. 
J)agnole îtXtt 1^^ Pierre Eop^ Htr^ 
riqmz: dt CalktéHHà 9t imprimée à' 

FàOaiMid' en 1585 . & r 5^94- '''-4** 
^j. S^mma àèMaFilùfofia d^Jrifii'^ 

nie , e frima àella Di^eÊlica , raccoU^- 

t4 ù Loi* Dàicr. In Femiia in-%^.- 

ftms dizte: 

5 8V I/V divirtu CimmeJia di Borne, . 
eonfrùntam dkl'Dol'ceciyn un Maniée 
firitto cofriato da cfuellù di Mano Sun 
figliâ di Dante. IhPlsnetia 151^5. /W 
1 2; Cette édnîan- eft^wpportée pat 
Hajm dans (iNotixia^ de- lihi rarh 
J'en trouve une autnr intitulée : iîr' 
élhina Comnfe^dia- di 'Banw^ conta 
diehiaratiom de" f^ocaholi fin imp9r^ 
è»mi ^ nfati dal Poëta ^ di Lod. Dolce^- 
ifi Veneiiai.^rj%. in-j^: 

55. Datis-ufrc EditioTï itVO^an^ 
4o jptriofi- di^ Mtj^r Eod. Atiojk. Ik 
MrenzÀ r5'44". /»^4?^ il y a dés AUe^ 
fprie in ciafcun Ganto di Lod. Dolce ; , 
^u'un a fiiW entrer^ dans pjufici»s 
éb fui vantes. 



ifé^» dom c^r teffin4»^ phtflàvi» dell* t. Dojte^- 
Itlade^d^Homerfit^ k^cjutlh ddl'Enel^ cev. 
de di P'irgilUy, amiftdue ha^ divina^ 
meme^ ndçttt- in Qnat^a rim'a cvtt arp^- 
nami & "alUgorii fer ogm Came , ,e le- 

é*!; Wlîffè tratt$ daW Qdifféttd'O^- _ 
f»€¥V'^^ conlalMtPagiU de iTcpi.^er 
délie Rane catpata da Orner» ^ e ridoni- 
in Oiiava rima dà Eod. Holcei In^ Fi^^- 
netia l'j^i^.jy ip-^j^?^ 

f-Zi Tkue le Qifuxjùm di- Cicérone * 
tradotte dà Lod,.Deke yÇtm la' decl4^ 
màzàene^ d incerf oin nome di SaUufiio^^ 
e.fna rifpofln. In Venetia- lyfu in^^?":. 
ttcAs- tomesi L'Edition' cft (on }kU 
le 5 maislàtmluôion efepeUîCxaAc?^» 
& il^Y' a lderï> des fautes» . 

é^3. îf^prefemhili & ingeniofé dldl'^- 
nftrJî^Princi^ , e-d-àltrtperfinnagi, iU 
lù^ mW Vfrwe- e-nelU Leitere ^s^on^ U^ 
dithiar^tiom in verfi], &:con4e' J^itm - 
/* Fenetia 1 578» in^/^^r. 

éi^\.Ragionaimemo fafra-VJn^efeT 

militari J& amorofe\ Lione 1 5^74. i»-*^. , ^ 

^^^^GiornaleÂlle Hifièrie ddMom 
de deité cefi degnt di merhoria' d& 
ghmo im giorno^ oecerfe dal^princiè^ 
ffo.isl Monie^fymi^ Jmi temfij.^^Mi 



14 Mim. poitrfervir i FHifl. 
L* DoL-Xorf. Dolce ; corretio & ampliato da 

CE. GHglUtmo Rinaldini. In 157Z. in-^^m 

Dolcé avait commencé ce Joarnàl 
& Tavoit laiflTé imparfait •> Rinaldifii 
i'a achevé , ^ l*a clonné au Public 
dans l'état où il eft. Rien n'cft plus 
fuperficiel, 

^ \ 66. Le Hijtùrie Venetlmt di Mar-^ 

$9 Antonio Sahllieô'tradoite dal Lod» 
Dolce. In Venttia I5J4. 1544. 1554- 
/Vî-4*'. & plusieurs autres fois. 
"^ 6j. Scelta de* Molù , btirle , facétie 

di diverjs y raccolta da Lod. Dolce, /r- 
tri fei ^ con l'agginma del fettimo //- 
hro. In FirenzA 1^66. inS^. 

tf 8. Opinione intomo alla lingna Tof- 
cana. Dans le premier volume du 
Recueil des Antori del hen parlarti 
In P^enetia i6j^^. in-j^^» 

6$. Dialogo piacevole di Lod. Dolce^ 
nelcftiale Fietro Aretino parla in dife-^ 
fa di nude aventurât i mariti. f^enetia 
X542. in-i^. 

70. Primateont ridotto in Ottava 
rif^a dà Lod, Dolce. In f^enetia 1 j 97. 

îfe-4^ 

'ji. La Fiammetta^ e*l Corhacchio 
del Boccacsîo , corretti da Lod. Dolce,, 
InVmegta ïjji.i»-ir. 



iii ffommes lîtujitrs, . zj 
y ^Crefcmbeni ,, Iftoria delUtVêlgar 
Toëjia. 



JEAN DE GORRIS. 

JEAN de Gorrls^ C4:\ l^tin Got^ J. Dl 
racus, naquit l'an, 150^. à P^r» GoRRi«^ 
de Pierre de Gorris ^ Médecin natif 
de Bourges , dont on a les deux Ou- 
vrages fui vans, « . 

Praxis Medicitkt, V^netiis i^^y& 
^arif. 1555. ift'ié. . 

Formulée Remediornm quihus Atedi'^ 
H:i vulgo ummur. Pari fi 15^0. in^ié^ 
& quelques autres fois depuis. 

Le Père étoit âflez habile dans fa 
J>rofeffion i mais fon fils le furpafla 
de beaucoup & devint un des plus 
fameux Médecins de fon temps. 

Il cntendpit parfaitement les lan*- 
gues Grecque 6c Latine , ccrivoit, 
avec bea^coi^p de polirefle en grofe 
& en . vers , ayoit une grande con-, 
iioilTance des fccrets de la nature , St. 
traitoit les Malades avec beaucoup 
de bonheur. -Tout cela lui acquit 
une grande réputation. v 

George Abraham Mercklinnsl s' cOk, 

TmeXXXIL C ' 



it^ Ji^m.fêHrftrvirkVfiift 
X B E trompe «n dîfaiît dan« fon Lindenim 
C0JUBIIS. renovams , qu'il a voit été Profcffeur 
Royal en Médecine ^ car il 41'a jamai$ 
«u cette qualité. 

Dh BoHlay nous apprend dans le 
^. tome de fon Hifioire de l^Vriiver-- 
jf&é^qtfil avoit été en 1537* Proca- 
feur de la Nation de France daiw 
l*Univerfitc de Paris ; que s'étani 
f ait Calvinifte , la faculté de Médc- 
îCinc le retrancîia de fon corps , avec 
•quelques autres Médecins qui en 
Avoient fait de même ; que irx d'en- 
tre eux 5 parmi iefquels étoit de Gôr' 
' rii fureiît tetatlis pat ordre de Char- 
le IX. cti 15 ér3 . & qu*ayant été chaf- 
le de nouveau quelque temps après ^ 
H fut encore rétabli par le même 
Rt>i par des Lettres dti 17. Mai 1571. 

Comme il ailoit lan jour voir 
Cmllanme Vitde , E vcque de Féiris ^ 

rî êtoit malade , il fut faifi d*une 
grainde frayeur à la vue de quel- 
ques S^gcns , qni fc trouvèrent au- 
près de la litière, où il étoit, & qu'il 
prit pour des affaffins ^ qui venoienc 
l'attaquer , que tant qu'il vécut de- 
puis , il fat entièrement différent de 
#ç qu'il éis)it siuparavant, & qu'oa 



le vk biiffeï iii(en(îi>iein.eiit |. »3r 

Il moartit en i$77* %è iie 71. GoJiiuJk 
ans , & laA&iM i^eux 6ls , Vun jiom*- 
mê Xm^ 9 Avocat au Parlement, & 
Vsuttc appdiLé Jaean^ qiti ^ Mc^«! 
<:in. 

Catalogue éc tes Ouvrages. 

î . In Hippocraûs Hbrutn de Mtiij* 
V0 AnttQtêimes & SçhûiéU £arif, 
1543. /»-8^ , 

2. Hippûcratis TMU ds<fmt Latîrtt 
vtrfi^ cnm éttmowimHms^ P^f, 15 44^ 

3.. Hippncratis de Gmitutra & fMtM^ 
TdfHeri UMIhs Crétci i^ Lâtim. Ac^ 
cjsjfimnt qufiicm Intfirpmis Mtnmatia^ 
ncs ^ in quibm iota ttmffaram parienS 
ratio apcftijfmt cxpUcautr. Pat^, 154^ 
«f^4^ pp. 85. 

4. Nicandri Alexiphamaca\ Gm^ 
-€€ & Latine ^ et veffiane MttriM^fJr 
^um annotatiombus Joannk Qorrai.P^ 
rif. Va^cofan. .1 5 49. in-^^. 

y 4SalenLin Prcgnoftica Hipfôcta^ 
^is lihrifex , Jeanne Gorréo interfrcH* 
léfêgduni ijyz.in'iz^ 

é. Nicandri Theriaca & Alexis 
fharmaca^ Graci & La$inè^ Inter» 
jprete Jeanne G4^rr49jcum^em(iisScb^^ 

Cij 



2 8 ^ Mm,fmrferviriVf}iJl. 
J. D JE ' //// Grétcis , & ejufdem Gorrai Anmià-^ 
Gx>RaiS* tionibus. Accedit in fine ejitfdein de Le- 
fore Mdrino ad Guilielmum Rondele- 
sinm jlfologia. Parif. MoreL 1557* 
4n^^^. La veifion en vers Latins des 
4leux Poèmes de Nicander faite par 
de Gorris , eft cftimée pour fon Ele- 
ganre. Léger du Chêne les a fait en- 
trer dans un Recueil de Ppëfies cju'ii 
a donné en 1 5^0. in- 1 6. 

7. Definitiofium Aiedicarum Uhri 
24. litteris Grdcis diftinElL Pa^if. 15 ^4^ 
in-foLlt* Francofurti ipi, & lèqi, 
w-foL De Gorris a traduit en Fran- 
çois la Préface ,<]u'ii a mife à la tête 
de cet Ouvrage , & cette tradudion 
a ete imprimée a Farts en 15^4- 
comme nous, l'apprenons de la Bi- 
hliothe^ue Franfoife de la Croix du 
JUaine. 

8. Joannis Gorrai Opéra, Definitio-- 
nwn Medicarum Uhri 24. 4 Johanne 
Corrao filio Ucufletaù ^ & accejjîone 
magna adauSi, Nicandri Theriaca 
0* Alexipharmaça , cum Interprétatif- 
ne & Scholiis ejnfdem, Hippocratis li* 
MU de genitura ^ & natura pueri ^ 
jHSjurahdum , de Ayie , de prifca Me^ 
Mcina , de Mtdico ^ eoi^m Interprète^ 



Jtcf H'onrmeflUHflref.'. %^ 

€nin annotatiombus ^ & adjeSh htû^ J, rvi: 
çuiijue libelh hnvihm Scholm, For- GbURl^'^ 
viuU Remedhrùin^ <jmhus A^âdiçi vut-^ 
go HtuntHr j j^utwç Peirà Gorrao ^ B'h- 
tUricenfi. Panf.\6iir in-fol. 
. Jean de Gorris le fils , cjui st don- 
né ecuc-4dition des Ouvrages de fôi> ' 
père , a augmenté fes définitions dq 
Médecine prefq,ue au double , ayain 
travaillé pendant lo. ms à fupploes 
à ce qui y manquoit, Il a publio 
outre cek quelques Ouvrag?*^ entre 
îMJtres celui-ci^ 

Difcours de VOrigim ^ des mœurf^^ 
fraudes ,. & impoflurès des Charlatans^. 
Paris 1611. in-V. 

Lindemus a mis fort mal à prp>* 
pos parmi les Ouvrages de nôtre 
i^utcur, k fuivant. 

Joannis Gbrrai , DoBoris Parifien" 
fis , & Mèdki Regii OpH/cnla cjita^ 
^aor, Qudfiidnes dkd CardinalUik Ma-» 
tHtinis difpHtatiombiis ad difcHtiendmÀ 
fropopîA in Scholis Medicorum P^ari^ 
fienjivm. 1. An Medicorum Parifien" 
fium frejnentes^ Phl'ebotomia jnre an in*' 
juria accufentwr t lî. An Méthodus 
Medendi MeMcorufn Parifisnjtumom* 

ninm Saluhcrrima ? Quaftionis utrinf^: 

G» • • • 

uj 



€ô&ki< ^Mrrath Hippocratis & QaUni Ucis^ 
hem de nfu Ktrté SeBimisadciiran-* 
do$ mnrhos fecundâ^ coghaûones. NiC 
nm brevh AJimadverJk in lihelltmk 

' Ji^han0is Landi , Chirurgi Togafi Pa* 

^Jienfis , qm jiphorifmos Mippâcratip 
m mvHin ordinâm digeffit. Partf. 1660^ 
kh^.pp. ic^^. H eft fecilc de voit- 
ijût ctci eft d^Uft autre Jtan de Gar^ 
m; cependanr k&uce de Lindcninic 
è été Copiée par Teiffier dans fes ad- 
ditions aux Eloges de M. ^^ IhoH*. 
P^tin iùt îtïQnt\t>ti àt ccluî<i dançr 
plufieursde fes lettres, entre autrel 
dans une du 5. Oâ:obré 1^55. à* 
ChaHés Spèn , oiï ii parle fort mal^ 
àthAy commt îl avoit coutume de 
faire à Tégaird de ceux qu*il n'aimoit. 
pas* 
^ V. SiCétVQla Samanham Elogiorujpr 

hbef têrtm. tes ÈUges de M, de Thou^ 
& les Additions de TeiJfieK 



dtf Homma Stn/htS'. ifp 



GEORGE F A B H I G E. - 

GiEORGE Fabrice fîa<|uk le 24* G.fj^ 
' Avril 151^» à Ghemnit^^ ville uj^^icB^ 
de Mifnie, de (7eorj;tP Fabrhê^ appela 
lé en Alkmand Goldfilmià^ Oife- 
vie de ce lieu» 

Son père le d^flinok à & profdr^ 
£00 ^ mais mftimt pj» J^id» Scalm ^ 
un de: fes premiers Mat<res ^des-dtf^ 
poiitiods^ heuseutes qu'il »voit poim 
les £dcn£tSr y il changea^ cette: ijttà^ 
nation. 

Le jeune Fabrice fit donc JÊt ctii* 
d^es ^ d'abord dan^ (à patrie ^ & en>- 
fiiite à Fj(fberg^,Sc ï Leiffie ^ le tut 
enfuitc Précepteur é^ trois Êrercs^ 
WolfgMg , PÙlifp^ ,. & Antêim Wer^ 

HT. 

Il fit le Voyage dTtatie avec 
Wolfgang ^ & employa la meilleure 
partie des années i }^4i. & 1545* ^ 
en vifirer les^ vilks les plus confide*- 
cables. Celle de Padoué fut cfcUc oh 
il fit un plus long féjour > car id y 
fuivit pendant quelque temps le$* 
Profelteusl qui y cn&igtuMcnt ^..ess^ 

iiij 



5«t Mein.foHrjennr2trWfii. 
G. Fà- tre autres Laz^^n Bonamice. 
ïîiiCB» De retoux en Allemagne , il alla:: 

vîfîter fés parens, & fc rendît en- 
fuite près de fcs difciples, qu'il nic- 
fiaen 1544. à Strasl^onrg ^ ou ils. dc'- 
: meurerenc quelques années , occu- 
pés de kurs études. 

' Jean Rhius , Dire(îtcur du Collè- 
ge de yl/^/^» étant mort le i.Jan-: 
vier 1553. Fabrice , qui avoit étudié 
ibusJui à Friberg^&c qu'il avoit re- 
commandé , avant que de mourir , 
pour remplir fa place , fut chôiff 
pour lui fucceder dans ce Pôfte ; & 
il y cofeigna les Humanités jufqu'à 
fa mort. 

- Il s'étoit adonné de bonne heure 
à la PoëficLatinc, & il l'a cultivée 
toute» fa vie avec fùccès. li fc fit mê- 
me par là une fi grande réputation , 
que l'Empereur Maximilien II. lui. 
donna la Couronne Poétique peu de. 
temps avant fa mort , c'eft-à-dire , le 
7. Décembre 1 570. & lui accorda de 
plus des lettres de noblefle. 

Il mourut d'Apoplexie à j^tf/^»^^^ 
k 13. Juillet 1571. âgé de 55. ans, 

11 avoit épouîe Marie Madeleine: 
Saujf^ dont il eut 002c cnfans.. 



/" 



y 



On remarque dans toutes fes Poe- g^ p^^ 
Ses beaucoup de pureté & de "f tte- ^^^^^^^ 
té : fon ftik cil fimplc & court fans 
être obfcur. Il s'eft appliqiaé^ partb- . 
cufieremcnt au choix de fes mots ^ 
& la pieté lui a jfait pouffer le fcru- 
pule h loin , qu'il n'en a voulu em- 
ployer dans fes Pbëmes lactés aucun; 
qui fcntît tant fbit peu le I^ganif- ^ 
me ; il alloit même jufqu'à biâmet 
ceux qui avoient recours au» Divi- 
nités Paycnnes, & aux Fables de 
?Antiqtiitê , pour orn^r leurs vers t 
mais fon zèle en ce point ne lu:i zn 
procuré aucun Scdtatcur. 

Catalogue de fes Ouvrages. 

r. DiftichAikJHifforicisé'Chrom^ 
grafhkh Girmanicis. Item deujuihHf^ 
ditm Muficis^ & feptem GrétcU fa^ 
fientibus , de quatuor t^tatibus , de- 
quatuor Ftrtutibus. ^rgsntorati 154^;. 
7«-8^. Une partie de ces diftiques-fc 
trouve dans les Recueils fuivans t- 
Poéta^ Bifloriei\ item Germani ati^ 
fuot célèbres ^finffitis difiiohis defcrif;^ 
ù , ^H^oribits Gerardo Fanfio ^ 6eor* 
gio Fabricio, Eobam Heff^^ Antonh^ 
Carchefio , Antonio Vice domino, Ar- 
ffntorati t^^* in-j^\ Poéta Germani^ 



y 



f4 Mèn.pttrfèrvirktffi^. 

G. Fa- & Exteri > Hiftorici Rerum G^rmani^ 

MKiKii^ cMriém > Jhrifconfultl recentiores i Mc-^ 

àkipngfiVu dijiichis^ defiripii y droer:^ 

fa AntoriBus ^ k Martim Jléylio cot'^ 

UQuGorlicii 1573. ^ ïi74* ^^-8°- 

1:. De ^Synuxi fartium Oratknià 
ûpàd Gr^cos liber. Argçntorati i }4^« 
»i*8*. le VrÂtifiAviés if4^r in-^. It» 
Argent. I55Î- â»-»°. It. ParifFeder^ 
M^illus £55^1 /;^&^ le Colonid; 

3 . liinera^ Romanum primitm, Ned-* 
folUdtffim yiKMUMHm ficundum y Pa^ 
tévhmm , ChimfiUinfe , Argemoràten^ 
fi y carminé dejmfta. Liffid i$\j*^ 
in-/^^. It. Avec hReméU Bé^ed 1550.- 
& 1587. i»-&*** It:^I>ans k Recucit 
èit Nicolas Rester ,ïnM\jif: ; Hadt^ 
poricantm Hbri fèptem* B^fatA i jgo% 
«/-S''. lir. Dans le 3;^ tome des D^//-t 
W# Pmarum Germanorum. 

4, Pc Teremii Afri CmkoUiét fex ,. 
tfiiffi Cafiiigatiom dtiùliei Joa^inis Ri^- 
vii y & Georgii Fabricii. Argentoratk 
1548. /»-8®. \u Joachimo Camerario^ 
Cutante. Lipju 1574, /»-8^ Ce qu'oiv 
wouve de Fsbrice dans ces deux édi- 
tdons^ a^ été infcré dans une autre àw 

, mtmc Autfiur^deanée gas Philip fr 



Farem. Nèspoli Nemettm igij. in^ G. Fa^-: 

f. E^ithdlâmhriim Met' umu\ Liff:^ 

' 6. ÂntùjmtMi alitfHoi Menimenté^ 
€X être , Atdtrmoriihs , Mtmbramfve' 
Vêttrihus coHeQék. Argem^rati i^/^^i 
m^t^. It. Mid$is decéffiâftihiis AtêUh^i- 
Pd , avec i*Ottvtagc fiitvâoe. 

7. Giorffi Félmcii Rmna. Ejitfdem 
Itinerum Liber unus^ AntiifHhAtis Mo^\ 
vumenfa infignU fer ennâUm eoUeSa ;. 
& mdgnn acceffione fom éUêUiors. Bd* 
files i|.5a 1V8®. It. AuRier. Bétfieé^ 

1 587. in-S^. La defcriptton de Rome- 
ftndc:;^rre & modbrnc, qui fait kf^ 
pîemiere pièce de col Recueil a été: 
inférée dans la Roma itUtfirdta AHt., 
ThyjU. Amfiel9cLaHi lé^j* in*\i. fui- 
Tant 1^ première édition* Gnevius Tâi 
fiiit entrer depuis dans le 3. volume 
de fes Amit/mtei Raimainei ^ P' 3^5*- 
avec les addition! de TEdi^ion de: 

1587. 

8. ConfiUtio età FaleminHtH Gnt^ 
vmm de morte Melens Hxaris, Ltfjkt^ 

5. Elegamiarum FheticdTHm ex O* 
«/Wib , Tibulk ^Properth lib^r uruts >, 



y^ Jl4ifn.fmrferviral*BiJf. 
G, Fa- cum libello dt Syllaharum ^antltate^ 
»iuc£» Formulamm loifHendi ad nfum Sermoi* 
nis commHnis & (jmtid'tani ex Planta 
& Terentiolihriduo. Sememia JMimh 
fimiles ex Poïtis- antHjuis , Latinis & 
GràKts colleEiét^ & exfofiu. Lifjî^ 
15 yo. & 15^7. /«-8^ Fabrice en pu*- 
Wiant ces fcntences a ajouté à celles 
de PuhiiHS^ qu'on avoit déjà , vingc 
lîouveHcs, qui n'avoienr point en- 
core été publiées. 

loi Elegia ad Philippptm Melanch^ 
thonem de infante , (jm cjmnqHe ame 
fartum dk plaravù in^ Hiero^ Âiaterhoi 
Lipfia i55*K 

II. FUvii Sdipatri C^arijÇi yîrtfT 
Grammatlca lihri v; cnm pr^atione G^ 
Fatrieii, Bafilea 1551. m-8*^. 

ri .F'trgiUm cum Commentariis Servit 
& Tihrii Claudii DoTtati^ex recenfione 
Georgii Fahricii^additis Joannis Harr 
tufigi in 9y£neidem annotationihus.Bapi^ 
Ua I j çu in- fil. Fabrice a. mis à la tête 
une Table des Auteurs cités par Se/f- 
vim. On a fuivi cette édition dans 
celles qui ont paru avec les notes 
de divers Sçavans TuBaJîecvi %^éi^ 
t^7S* T$i6. 1^13. in- fol, 

U3^ Firgilii Opéra 4. G. Fabriciê 



des Hùnmts Illujlres. 57 
cafligata, Lipjiét 15 51. i59i,m-8^ G. Fa- 

14. Odarum ad Deum omnipoten- BKicn. 
^em Ubri ires. Adduntwr M, Àntonn 
Fiaminli de Rehus divinis carmina , 

CHtn Pétri ViElorii Efifiola ad Regind- 
dum Polum ^ & Reginaldi Poli ad Pe^ 
trum ViBorÏHm^ Bafilett 1551. in-%^, 

1 5, f^tElorUrum Cœleftium liber , in 
^uibffs yingslici , Heràici ^ & Hofliles 
Triumphi ex Veferi Teflamenio defum- 
ptis hiftoriis defcrihuntur, Lipjtai^^z. 
/»-^*, En vers Elegia-ques. 

lé. De Hi/foria & Méditât ione 
VîOrtisChrifli ^.& de ufitatis E^clefs 
Chrijliarta Feflis Hymnorum lihri due. 
hem Pietatis puéril is lihr imus. Bafi^ 

li^ 1553. /»-S^ 

17. Q^Horatii T lacet Opéra ilUt" 
firata Commernariis Helenii Acronis , 
Porphyrionis^ Caii ^milii , Jnlii Mfi- 
dejli ^Teremii Scauri , hhannis Har- . 
Utngi , & Diomedis. Cum Prafationg 
G, Fahricii. Saftlea 1555. in-foL II 
s'cfl: fait depuis d*autres éditions 
^Horace fans ces Commentaires ^ 
mais fui van t les corr estions de fa^ 
brice ^^ Leipjîc en 1571* 1578. i€Q$i 

xi. Poèmatum SacrorUm Ubri %^» 



3^ Mhn. fmrfcTvir i VHifl. 
<î. Fa- BaJUed 15^0. /»-ï^.C'cft«n Rcpueî! 
HRiCB. de toutes les Poeiîes qu'il a voit pu- 
bliées jufq ues à ce temps-là, 

15. PartionHmCrammaticaTHm T*- 
iulis delimatarum lihri ires, BaJUeét 
1^60. in-foL 

zo. 3oannis Rivii vita defcrhpta k 
Ceorgio FairicU. A la tête Au Re- 
cueil des Oeuvres -de ce Théologien 
luthérien, imprimées à BaJIe Vin 

21. P4tanum Angelicùïwn lihri tm, 
Lip/iéttin-^^. 

22. Poetarum Feterwn EccUJtajficO" 
Titm Opéra Chrifiiana , & Oper^tm re^ 
ii^uU ac fragmenta , recenfita ^ & no^ 
4is UlHflrata à <7. Fabricio^ BafiUa 

2}. ViroTHm Ûlt^riMm Veteris 7ïr- - 
fiamehti ^feu Hifi^ia facra lihri ix^ 
Lipjîa 15^4. w-8**. It. Accedit Uher 
X. keffim Àfinanaaritm & Idumaorum 
uf^ue ad devaflationem tJriis, Lipfia 
i^yi.in- 8^. It. Lihri x. cfpn nous joh^ 
■Sehafi. Mittemachts . Jena 16 ^i. ifi-i\ 
& isera iiS€% in-%\ 

24. Schola ptierilis lihri xi. Nem^ 
fe Ele^antiarum sx M. 7*. Ciceronii 
EpiJhUs i/irJ ires^ El^jgamiarHm tx 



'des fl(fmmes ÎHt^s. 39 

TUntï & Terentii Cpm^edih libri dm. G* f A- 
I^MiiAiimorum &fentenûarHm€xf'oi' Bmcfi. 
Jjfw antitjuis tiher ,u Dt Re Paética lihri 
j^.De Sjmaxi fartium Oratianis afud 
tjriecos lihr t. Xenophanth loci è prima 
libro de vit a & difciflina Cyri ^ Per^ 
farum Regîs , Analyfis Grammmca^ 
BaJtUét 15^4. î»-8°. 

z 5. Antique SchoU Chriflian$tfHe^ 
rilis libri duo, BafileA 1 5<^5. tip-i"^. 

lé. De Vit a ^ Morte & Mentis le- 
fu-Chrifli Pdanes^ LipJiiA 15^5. n7-8*. 

27. De Metatlicis Rehm ac Nomi^ 
fiibtis ohfirvationes varid ex Schedis t7* 
Fabricii. Dans un Recueil ^c Conrad 
Gefner public fous ce titre:* De omni 
rervm joffilium génère Itbri alitpeot^ 77- 
gnri 1 5^5. /V^8^. It, Avec Georgii A- 
gricoU de fubterraneis libri ix, de Fo/1 
^libHs & Metallis libri ynu UTttieber^ 
£S 1611. in'î\ ^ 

,28. Seàeca Tragœdid emendatiores ^ 
AdjeBo ùfHfado de omnibus Carminnm 
Apud ipjîiin generihas. Liffu 1 jtftf. in^ , 
:?'*. Cet opufcule fc trouve auDG dans 
î'édition de Sene^ue donnée par Scri^ ^ . 
veriusz Leyde en i£n* in-i^. StC dans 
quelques autres. 

zp.De Re Poitica tihri iv. Item 



jp Mém. pûHrférvir k l\Hifi. 
^ P Lâtinorum Poftarum comparationest^ 
' JhIH CdfarisScàligtri Poitica defumf- 

Sét, Amuerpk l^éé» iV;-8°* It. Lil^rJ 
vi.i. Lipjiie i578.7'»-B**. Parif. 1584. 
i«-i2. & Lipjîd 158p. /»-i 2. It. Gi" 
nevA x^^i. in-!i\ 

30. Paëmatum S^romm lihri xxv^ 
SaJîUét ij^y./VS^. C'eft-une édition 
beaucoup plus ampk que ceJJe qu'il 
^voit donnée fept ans auparavant. 

31. Cammentarius in Planas très 
Prudentii ^ Sedulii , "& Forinnati de' 
%nta & morte Chrifii ; atcjue in kyrnnoi 
4res aliaî Prudenùi & in Romanum 
JUartyrem hrevis expofitio. Lipfta 15^8. 
j«-8^* It. Dans l'édition de Prudence 
donnée par IVeitzJus. HancviA j6i}. 

52. Rerum Mi fine arum lihri feptem^ 
quorum priores dm EleElornm SaxoniA 
fiatim ah exordio illius conjlitutionis ab 
Othone IIJ, Imper, confirmât a ^ (T 
Afarchionum Mifitid à Timone L crû 
ginem ducentium vit as qtiamhreviffime 
comprehenfas ^ comprehendnnt, Tresfe^ 
fuentes Annales Vrhis MifiîA ^om- 
^ ffleRuntur. Dho pojleriores vero Sifridi 
éjHondamMsfitenJîs Preshyteri Epitomen 
kreayem^ non samen ineruditam exhi-' 

hem^ 



dis Hommes lUit^esi 41' 

ient. Bis auBarii-loco accejfit lie Mi- ^Q\ Fa- 
Jenomm origine , rehm geflis . mutât io-^-BKict. 
mhs^ varii^^, dominationihus & adl^ 
vemu eorumdem irPGermamam , è Geri- 
fnam Reinerii Reineccii in Latimm 
t9^arjjlatus commentarius ; ma cum altisi- 
^/>/Î4J 15^/. m-40. ft. Dans les Rc-^ 
cucils fuivans. 

3 ^ Georgii Fi^ricii Originim Itln^ 
finjfma Stirpfs Saxonica Ltbrifeptem^^ 
Icônes Re^m^ Imperattyrum ac Prin- 
eipum Saxoniét ^ unà eam etrmndmg^ 
Elogtis Nicolai Renfneri , item Sterne 
mate Witichindeo , amtinente Gènea^ 
loglam inclyta prafapia Ducsm Saxa^ 
nia , & annexa eorumdem Principwtf 
finghlari Stemmatùgraphia ^ ex recog^ 
nitione Nic.Reufiieri,E}Hfdem Operum^ 
Catalogus. Ejujdem Rerum Mifnica^ 
rum lihri fepiem. Rtineri Rein^€ciiy 
€ommemariHs de^ Mifnofum Origmr 
&c. Philippi Jlielanchthonis oratiê^d&r 
g^nte & regione Myfonem, Pétri Jiki^ 
ni Oratiode familia Saxonica ami^ul^ 
^atthns , incréments , & ornamemisl. 
Fragment um de Migrât ionibus & Mti^^ 
tÀtionibHS^eniimn inOccidentisk tm^ 
perio; five Oraiio de Gemihts^.^ 
imperinm Romaham inOccidemt la^ 
Time XXXII.. I^ 



^z Mim. four firviri r Hifl. 
G. V A^ cerarum r publice râcitata U^itfehergé* 
^Rici^ a Joh. Buginhagio. G, Fahricii H$rtm 
Mifmnps. lAfjU ij^y* in-fd. It. Jr- 

34. SaxonU ilkfiraté libri t%. éjhU^ 
bus NàtionU S'axomca origines & in^ 
cremekta , gjufjM Primifum fi^mma^ 
ta , & res hllo paceve pracUre g^fi^ 
accUratâ expiicantHr. Jnfertâ^ qmtjHe- 
$fi prdciptMrfim ali^Hùt Italie ^ Galiié^- 
Sahstédiét, Angli^ y Suevié \^ BavS" 
ria^ Càrinthiét&c. fântiliarHin ^ ([H^\ 
ex hae protUeriMt copicfa enarraiià., 
^ OpHS olim ab Antort incredibili Ubo* 
ro colhSiêm , & nnnc duohus pofterio^ 
rUfHS libris À) Nktù Chfiflo ad armnm. 
x6o6* ferpetua prit tontinuatmi a Ja* 
mbû Fahiciou^, Anfùris jUio. Liffi^: 
x^o^.in-frl. 

j|, Rerum Gêrmania Magna ^ &' 
iioxQniamfivtrfa AitmorabUiMim voÏh»^ 
mina duo. Lipfia lét^^.sn^fak Le k^ 
€oft<l'Voluroc cduricm THiftoirç de. 
Mtfnie , éont j'ai parlé au W* ix^, 
lom et que Fabrice a fait fur l*hi^ . 
Hoire de fen p»ys^ eft f^lcin de gran*? 
dts^techerches , cxaâj & eftimé*.. 
^^tâ Jas^ws F^briee ^ ion fils 5 qui 



fr 



des Hommes lîlitffres;' 4J' 
ît quelques siugmencations; ' G. FÀÇ 

j6, Grammaticorum veterwn t'édîi ^^i^^^, 
âe proprie(4t9 & differemiis Serments 
Latini. hem de vfthis apud Terentium 
in nrtHfn coUetlis, Liffi^t^é^.in-'i^.. 

37. Stemmé Evangeliorum Domini^^ v 

cdinm & FefthâUtm a Joh. Papp^^^* 
editét, jirgemorati 1583. & i6ou in^ 
t^. Ir, Nancil Jâanne Nicolao Prank^^ 
idifé. Unes 1 70 j^ in- 8*. 

j8. CimmenUrim inO&neJm ^ piir- 
frecibus & icmihm ornMus , addito iri* 
pté çarfnint & epitaphio^ in otitum Fa- r 
tricii, am Préfatione Joh\ Pappt. Ar^- 
gentor4tit^î^, tn^^. It.Lif^i^lâ^;,. 
ri^i,\^^€\in^%\ 

j9. Lihri dno de Spiftotix adfiUaf^ " 
Ctceronis imifationem confcribendis, 0"' 
dé intremime & difpefmtme Rhetorica.. 
Wittehergd i593,/»-8®. 

40. tVolfgangi Drechfetii Chronicom • 
, SarétcenicHm &THrcicitm emendatum^ 

&^ anStHmcHm Appendice Georgii fa*- . 
hricii ; cm fecunÂam appendicem' ad^- 
, feci$ Joan. ReiskinuLip^* ift-^* if^ 

*^ 

41. Odé ^Ujjmt' Anii-THnicé^ l^r^ 
414 Sa^tiémm jhtttcarttm Mi^^^ 



.^sSJ 



WIÇJB. 



44 Aiim, pourfervir à t^Hiji. 
C Fa- ^'^ 5 (in^io }ac, Fabricii filii édité-;, 
Erancofurti i (^ 1 1 . /«- 8 **. 

43. Precés juculatarU^ ^uiht^fvis m 
f^rowptH JHgitsr hahendd^ vtrjibus fiic^ 
cMiJfmis ex ipfis SS, Lmerarufn^ 
nec non ditomm piorum hominim Ado^ 
tinmemis expreffk^ Francofurti 16 ij*. 
in-i''. 

j\^,Jean Godefroy OUarius a inféré 
quelques-unes des Lettres de Fabrice, 
dans fan Scrinium Amiejuarinm.H^^ 
U 1^7 u in-%9,pp, 13J.& fuiv. 

On lui a attribué dans la Table 
des Antiquités Grecques dcGronoviiis 
un Ôuyrage qui fc trouve à la p. 
1^94. du 8. vol. fous ce titre D^ For 
kularnip y Lt^domm^ Theàtromm ^ Sce- 
n^rum ac Scenicorum anti^ua confue*- 
taditteMellus > mats il.n'eft point de 

V* Henrici Pantaïeonis Pyofopegr^ 
phi et pars 3. p, jo4é Adelchioris Adét-r , 
tni^ viu Germanarnm Fhilo/hphorfirih 
,Lg s Eloges de Mm de Thon & les addi^ 
ÙQm..i^ TeiJJler, M^n. HanckiHs de 
RpmanarHm Sérum Scriptoribus, Joath 
nk Eetri.Lotichii Bihli^thtos P^ètic4i\ 
f^rs ji p^ ^,^, Joannis Alberti Fabri^ - 

ciii dmitria, Fiakticktm fç/iptis Cla^- 



dès Jfmmes Itlitffrtsu j^f, 

TâTHm p. 14, Fita Georgii Fahieii dct^ 
firipta flkîio Joanms I>avidiS' Schre^ 
beri, Lipfid ^717* '^-8**» Je ne con* 
r\ois cet dernier Ouvrage quepax le 
Journal d^iWpjîa 



DAVID AUGUSTIN BRUEYS. 

DyiFlD Aupifiin Bruejs n^^uit jjj p^; 
à AixYdLn 1(^40. d!une f^n^ii-BRUEYS. 
le ancienne , originaire du Diocèfc 
d'Ufez 3 & qui defcendoit de l^ierrs 
de Br-Heys , annobli par des Lettres de 
LoÀis XI. du 3. Septembre 148 1*. 

Son perc, quf profeflToit Ja ReJi^ 
gîon P. Reformée 3 Tilevadans ksr 
mêmes principes. Il le ât étudieir^ 
Atx , & l'y fit recevoir Avocat. Ce 
fiit à peu- près dans le même temps 
qu'il le maria ^ plus par inclination^ 
que par raifon.. 

Soit qu'il n'eût point de goût pou* 
le Barreau ^ foit que les difpofîtions 
lui manquaflent^ il abandonna bien^ 
tôt la Jurifpïudencepour fe livrer à 
rétude de la Théologie & des&U 
lcs-Lettres»^l réuflît fi bien dans Ui 
grenxiçre de ces Sciences ^qu'U.des- 



4^ Mém.frofirfirvirirffiflt 
©î A. vifit en peu <ie temps un des prr^- 
Biiufi^Ys, miars & des plus fçavans du Con-^ 
fiiftôire de Montpellier. 

Il compofa alors plu&euts Ouvra'- 
gcs en faveur du Calvinifitic y maiS' 
H fe defabufa peu après des idées- 
qui rattachdient à rerreur , & em^ 
ËratTam i^&2*laRtligiâMi Catholw 
que; 

M. .ai;^^ , qui a voit contribué à.: 
fà convcrfion , le prefenta au Roi ^ 
qui le reçut avec bonté, & voulutr 
qu'il demeurât à Paris ^^om y tra.^ 
varller à ramener dans lefein de PE^ 
^life fes fïercs errans. 

Bmeys , qui fc dtfpofoir alors i re- 
icmrner dans fa patrie , ie conforma ; 
*ux volontés de ce Prince , & fe lu 
t^a entièrement à la Cômrovcrfe. 

La more dé fa feinme , arrivée 
quelque temps auparavant , lui laif^ 
fant la liberté de difpofei de lui^ 
même , il refolut d'entrer dans Wtat 
Eeclefiaftique , comble le plus cô n** 
▼enable au travail dont le Roi f a*- 
^oit chargé , & il reçut k Tonfur et 
des mains de M . l'Evêque dtMea»x, , 
dans le Séminaire de cette vilk . cii t 



dis tîôwnéi Itlkfif^ê: . 47- 
lïc Ckrgé àt France , en confide* D. A_ 
ftttiondes Ouvrages qu'il compora6B.VËYfifi 
cR faveur de la Religion CAlioHque^ 
Jbi accorda une penfîon ; & le Roi y 
€i\ joignit une autre dé 500. livres. 

Son cfptit vif & enjoué ne lui per- 
mit pas long-temps, de fe hornet 
dans fes Ouvrages à des fujets au(H i 
graves & auflî ièricux^ que ceux qui ". 
Qonctmtîït la Religion :- il prît dti: 
goût pour la Poëfie & pour Us piCr 
CCS d« Théâtre, & compofa Gabi* 
nie , Tragédie Sainte^ qui fut fuivie: 
de quelques autres^ * 

L^amitié particulière , qui k lioic; 
»vee Palaprat ^ qui avoir le même, 
j^nehant qae lai pour le Thi â)tre », 
rnengagcd auâî àxompofer con join* 
tement avec loi quelques Gome- 
die^i II ie détermina d'autam ptus% 
volofitîeri^^ à travailler ttt focictfc 
latc lui, qu'il .fte potivoit fc livret 
publiquement au pentihant qn^ii^ 
ftfoit pout 1er. pièces de Théâtre, ^ 
|»rce que i;e nivail s'acc«doit pe»* 
arvec (a qualité de nottveau Conver- 
ti, en faveui de fequelk on lui a voit 
ttcordé des peniîons, qtfil écottr 
iké^é de ie intfragef, comme \xs^ 



4^ Mim, jrourfirvir k VMiJti 
D Av. ï^^^o^^c^s les plus ITircs qu'il pur 
BrÛfys *^^^'3 ^ encore moins avec cello 
d^Ecclciîaftique & de Controverfi- 
ûe.. 

Ce qu^on dit dans le Mercure* , 

pour le juftifiçr , qu'il à fait (es pie- ' 

„ ces de Théâtre dans fa jeunelTe , & 

qu'il ne les a. regardées que comme 

un delaffement d'cfprit ,. porte à 

' faux : Car il avoir déjà 41. ans y lor£f 

qu'il vint 2, Paris en 1^82. & ce ne 

fut que quelque temps après, qu'il 

^commença.à.travailleif pour le Théa-r 

trc. 

Aurefte c'étoit un homme d^ûn 
eommerce agréable^ qui fçavoit fe 
proportionner au génie de toutes 
icrtes de perfonncs. Comme iLavoic 
la vue extrêmement balTe , il por- 
toit prefque toujours des lunettes > 
éc même dans fes repas. Son ami P^- 
Uprat , avec lequel il a demeure 
quelque temps , n'a voit guercs la 
v-ûe plus étendue que lui. On dit, 
que comme ils prenoient du Thé 
tous les matins ,. ils étoient obligés 
quelquefois d'attendre fur 1 cfcalier^ 
[ue quelqu'un pa(ïat , pour le prier 
voix , fi l'eau qu'ils avoicnt mifc 

devant: 



t 



■N 



i 



dts Hommes Illuffres, 4^ 

.devant Je feu , bouilloit , afin d'y tn A ■ 

;etterleThc. g^^^^^. 

. Brueys le retira trois ou quatre 

axis avant fa mort à Montpellier ^ où 

il avok demeuré pkifieurs années 

avant qu'il vînt à Paris , & qu'il re- 

gardoit comme fa patrie , parce que 

ç*étbit celle ^c fon pcre. Il y reprit 

les raêraes travaux qui Ta voient oc- 

cupé pendant fon fcjour à Paris ,^ 

confcrvant jufqu*à la fin de fa vie 

le feu , l'imagination vive , & le ju- 
gement folide y <ju'on lui a toujours 

connu. ^ 

Il mourut dans cette ville le 25. 

Novembre 172}. âgé de 83, ans, 

laiflant quelques cnfaas -dans une 

médiocrité de fortune , que fa pro- 
bité & fon definterei&ment n'ont 

jamais cherché à augmenter. 

Catalogue de fes Ouvrages. » 

^ I. Réponfe au livre de M^ de Con^^ 

dom , intitulé: Expofition de la Doc- 
trine Catholique , fur les Matières 

de Contr ovcrfc. Genève i ^ 8 1 . /»- 1 2 . 

It. La Haye 16% i. in-ii. Brueys vou^ • 

lut fe faire un honneur dans fon par^ 

ti , en attaquant le livre de M. Bof- - 
5 Juet i jnais il parla un langage bien - 
t Tome XXXIU E 






jo Mm. peur f^rvir a l^Hift. 
•^ A différent dans l'Ouvrage fuivant 
B&pey;. ^"Jl publia pour renare compte des 
raiiaos , qu il avoit eues demofaiier 
la Religion Catholique. 

2. Examen des Raifons^ qui ont don^ 
ni lieu à la fe far mon des Proteftam ^ 
fait fans prévention fur le Concile de 
Trente , fur la Confeffon de Foy des 
Mglifes Protefiames , èrfur l* Ecriture 
Sainte. Paris 1^83. in-iz. 

î . Defenfe du Culte extérieur de l"E^ 
glife Catholique ^ oh l^o» montre aujfi 
les défauts qui fe trouvent dans le fer- 
vice public de la Religion P. Reformiez 
avec la Réfutation de deux Réponfes 
faites à l*Examen des raifons , qui 
pnc donné lieu à la feparation des 
Pf oteftans ^ ou Von repond principale^ 
mem à ce que M» Jurieu a allégué con^ 
" tre l*adoration du S, Sacrement de l'Eu^ 
fihanfiie, pour fervir dUnfirutlion aux 
Proiefians , & aux nouîteuux Conver^ 
$is. Paris iSié* in-iz. Le livre pré- 
cèdent n'eut pas plutôt paru _, qu'il 
fut attaqué par trois Auteurs difTe- 
rexis^ qui ne fe nooimerent point 
dans les Ouvrages , qu'ils piû>lie^ 
rent pour l&reftiicer. Le premier fut 
Phrrf hrien , <jui dpc^a Ufukç df$ 



des Hopmes IJlnfires, ï^ . 

^refirvatif contre U changement de Re- D. A,^ 
iigion^ où Réflexions fitrVadaHci£è'Bv(.VEY%i^ 
ment des dogmes & des cultes de VEgU" 
Je Romaine , propofi ftar Af. BrueyK 
La Haye r^^^Jn-ii. Le &cond cft 
X>aniel de Larroefue , qui ne fe fit 
Gonnaître , que par les Lettres ini* 
tiales, D, L. dansim livre intitulé i 
Le Prafelyte abufé ^ ou fauffès n^ués de 
Af, Brueys dans l'examen de lafepa^ 
TÀtian de4 Pronfians, Rvtterdam 1^84; . 
Jn-ii. Le troifième Ja^fues Lenfane^ 
i\\x\ pctblift poiH ùm coup d*e(!ay <les 
<^onfiderations générales fur te livre de 
jM, Brueyj ^ iisr///ii//,.*. Examen ile^ 
Raifons qui ont donné Jieu à U 
feparation des Proteftans , & par «r- 
cÀfionfHrceux de même caraSere. Rot» 
4erdam 1^84. in-^z. Brneys ne s'cft 
yropofé dans le livre , qui fait le fu- 
fet de cet article, que 4c réfuter deux 
ilc CCS Auteurs , le tToifiémc lui 
4yant été apparemment inconnu. 

4, Répon/e aux plaintes des Protêt, 
flans , contre les moyens fjuê l'on em^ 
jfloye en Pra/nce pour les réunir k l'£^ 
glife ; où l'on réfute les calomnies , qm 
font consenties dam le livre intitulé : 
La Politiqjue d:tt Cle^igé de France; 

Eij 



fi Mm. fourfervirat^Hifl. 
d! A. ^ ^^^^ ^^^ autres libelles de cette na^ 

lî^UEYS. ^^^^* ^^^^^ 1^8^. /»-I2. 

^.Traité de l'Eucharifiie en forme 
'~ d^ Entretiens , <7À^ y^»/ entrer dans la 
controverfe , on prouve la Realité par 
des vérités avouées de part & d* autre. 
Taris \6%€. in-ii, It. fous cet autre 
titre: Entretiens pacifiques de deuxt 
Nouveaux Catholiques. Strasbourg 
i^S6. in-ii, 

6. Traité de VEglife en forme dfEn-^ 
tretiens y ou Fon montre que les princir 
pes des Calviniftes fe contre difent : ce 
qui fert de réfutation aux derniers li^ 
vres de MM. Claude & Jurieu. Paris 
i6^^. in-ii. 

7. Hiftoire du Fanatifme de notre 
temps ^ & le dejfein que Ton avoit en 
France de foulever les mecontens des- 

- Calviniftes. Paris 1^92. /;7- 12. Cette 
hiftoire contient l'origine des Fana- 
tiques, les troubles qu'ils ont exci- 
té en France , & ce qui s*eft paffé de 
plus confiderable à leur oceafion de» 
puis l'année i(»8y. jùfqu'en i6^^.\ 

8. Suite de l' Hiftoire du Fanatifme 
de notre temps , oh l'on voit les derniers 
f roubles des Cevennes. Paris 170^, pp, 
}Si, Quand Brueys public ce ppuv.cs^ 



âés tlàmmi llln/lrèf: |j 

Volume, il fçavoit bien qu'il avoit D. A' 
paru une autre hiftoirc fur le même Bicuiys^ 
lajet , intitulée : Le fanatifme renon- 
^ellé ^ par Jean Bapt, Lonvrebeil^ 
Prêtre de la DoElrine Chrétienne. A^ 
xignon 1704. m- II. quatre volume'^. 
» Mais comme c*eft l^uvrage d'un 
» bon Curé , qui a écrit avec plus de 
» zcle que de capacité , & qui d*ail- 
« leurs s'eft hâté d'écrire fur desMé-* 
» moires peu fidèles, je n'ai pas cru^' - 
» dit-il dans fa Préface, qu'il nie dût 
» empêcher de reprendre mon tra- 
» vail., & de donner au Public U 
» fuite d'une hiftoirc ^ dont je ki 
» avois donné le commencemeuÊ 
Cet endroit à choqué l'Auteur di:i 
Fanattfme renouvelle ^ qui y a repotv 
du auflkôt dans une lettre de huit 
pages i;7-4**. Briéeys a depuis fait inn- 
primer deux nouveaux volumes de 
ion hiftoire à Montpellier en 171 3,- ^ s , 

5. Traité de la Sainte Mejfe. Paris 
1700. /»-8\ 

10. Traité de PObéiJfance des Çhré^ 
tiens aux Fmjjfances temporelles , ok 
Von montre par l'Ecriture Sainte , & 
par VHifioire de l*Eglife en ^Hoi les 
Chrétiens doivent obéir à lenrs Souve-^. 

E iij . 



V 



74 '^2téën.fourferviràVWJf. 
©. A. rains de contraire Religion ^ emfUùiilf^ 
IiRuiYS. doivent refùfer de leur obéir ^ & (jnelle 
conduite ils doivent tenir dam leurre^ 
fins, Paris 1710» in^ i !• 

1 1 . Traité du légitime ufage de U^ 
Raifin , frincipaUment fur les objets 
de la Foy^oh l'on démontre que les He- 
reticfues , les j4thées , & les Libertins 
ne font point le légitime ufage que les- 
hommes font obligés défaire de leur Rai^ 
fon^fur Içs objets de la Foy. Paris 1727.. 
tn-ié.pp. t6f>. Cet Ouvrage a été 
^nné au Public après la mort de: 
i' Auteur, par les foins: de M. Sido^ 
bre , fameux Médecin , fon neveu ;; 
aenais iin'y avoit pas mis la dernière 
main , ce qui fait qu'il eft dans Mît 
état aflfez im parfait. 

Ce font là tous les Ouvrages que 

^ "Brueys à cqmpofés fur des matières 

de Religion : venons maintenant aur 

autres , qui concernent la Poëfie & 

le Théâtre. 

1 2. Paraphrafe de VArt Poétique 
tt Horace , avec le Latin a coté, Paris 

^S ttou- ?^^''^^'^^'^^^^ Paraphrafe a été 
^e a Paris ^"^^^^e à la fin- du 3*. volume dcs> 
chez Briaf- Oe^'^^^s de Théâtre de Brueys ^ inigrl- 
fion. mes à Paris en 17} 5.. in^ vu, t 



des Himmês Itluflfeil , 5 j 

1 J . Gabinie, Tragédie . Paris 1 ér9 9 . Ï5. A# 
/»-i2. Cette Pièce fut rçprcfentéeBjLV£YS# 
pour la ptcmicre fais le 2. Avril 
id'5^9. & plufieufs autres fois depuis 
avec fuccès. 

14. -Hfi^4 5 Tragédie. Dâtis le pre- 
mier volume du Recueil de fcs Oeu* 
vrcs de Théâtre. Erneysh compoft 
à AdontfeUier ^ Se l'envoya en 1722: 
à Paris ^ où sïlc fut prefentéc ^ut 
Comédiens , qui la reçurent à con- 
-dition de faire quelque changement 
dans la conduite , & de retoucher k 
vcrûftcation. Brneys fe mit en devoir 
de les contenter, maisfâ mort arrî>« 
Yce l'année fqivatnte l'en empêcha. 

I j. Lifimachm ^ Tragédie. Dans hf 
f remier volume de fes œuvres dcr 
Théâtre. Il ne paroît pas qu'il ait ja- 
mais eu intention de faire reprefcn-^ 
ter cette pièce qu'il avoit compo- 
iee avant celle à*^sia, 

I ^. L'Opiniâtre , Comédie en vers^ 
& en trois Ades , reprefentée pour 
la première fois le i^. Mai 1722. If 
avoit d'abord compofé cette pièce* 
en cinq Aâcs, 6c il la mit enfulrb 
en trois. - 

17. Le Gronde fit ^ Comédie en troii^ 

v^ • • • * 

E IHJ, 



ïfS* Mem.feterferviraVHtff. 
■ D. A. Ades & en Profe , reprefentéé pouf 
«RUEvs, k première fois au mois dé Janvier 

ï^9i. Bmeji l'avoit compoféc en c; 

Aftes 5 mais Pdaprat la rcduifiç cri 

foh abfencccn 3. Ades pour fatis- 

faire ks Comédiens. Son' fort fut 
bizarre. Elle fut fifflée à Ja première 
«prefentarion , les fifflets fe turent 
a la féconde j on commença enïuite 
a la goûter, & le fuccè/alia tou- 
jours en augmentaht } de minicre 
qu'au)ourd'bui elle eft regardée côm- 
me une des meilleures pièces à Ga- 
ladere , qui ait été donnée depuis 
JMolure. ^ 

iZ.LeMm^ Çmedie capiok 
& en. cinq Ades, reprefentéé pour 
la première fois le it. Juin i^j^,, 
compofee en Société avec PaUpr^t. 

19. L^Importam^ Comédie tn trois 
Adtes , - en profe , reprefentéé pour 
la première fois le 16. Dècembie 
J ^93 . Cette pièce , qui eft de Bme^ 
Icul , a eu un fuccès favorable. 

20. Le Concert Ridicule , Comdie 

, en un Adê^Sc en Profe ; compbfée 

avec P^W, parmi les œuvres du- 

que dk fe trouve. Cette pièce cil 

«« 1 an I ^99, 



âês flommes ïllù/lref. ^7 
il. Le Secret révélé j Comédie en ï), /[» 
(in Ade & en profe ; compofee avec Brueys^ 
Palaprat^Sc qui fe trouve parmi: fcs 
œuvres. -^ 

11, Les Empiriques ^ Comédie, en 
trois A<5tes & en profe \ reprefentéç 
pour la première fois en 1^98. Bmeys 
en eft le feu! Auteur. 

23. Pat et in. Comédie^ compoût 
en trois^ Ades en profe y avec un 
Prologue & trois Intcrmedes^, mêlés 
de déclamations, de Chants & die 
Danfes $ reprefentéc pour la premie- 
îc fois fans Prologue &: fans Intef- 
mcdes le 4. Juin 170^. Cette Comé- 
die , qui eft de Bmeys feul ^ a voit 
été fait en 1700. pour être reprefen- 
tée devant le Roi, par les pjfinci^ 
paux Seigneurs de la Cour , dans 
l'appartement de Madame de Main^ 
tenon : mais la guerre , qui furvint à 
l'occafion de la mort du Roi d'Ef- 
pagne , en empêcha l'exécution , & 
ee ne fut que fix ans après qu'elle fut 
jouée fur le Théâtre François. Elle 
eft tirée d'une ancienne farcie , com« 
pôfee vers l'an 1470. fous le titre dfe 
V avocat Patelin , que Brueys n'a fait 
que reformer tant par rapport aulanr 



jg Mim.fonrfcrviràtHijt. 
D.^A. gage , que par rapport à certaines itf^ 
Brueys. trigacs. 

24. La force du fang , oh le foi ton^ 
jours fo$^ Comédie en trois Aâts & en 
profe 5 rcprefentée peut la première 
fois en même temps aux Théâtres 
françois & Italien , aufquels elle 

' avoitcté dqnnée par difFerentes per- 

fonnes,le 21. Avril 172 1. Elle cft de 
Brueys feul. Elle n'a été jouée que 
trois fois aux Théâtre Italien , Sc 
deux foi? au François. 

25. Les Qmfroijuo , Comédie en un 
!Aâ:c , en prcïe. Cette pièce ^ qui eft 
de Brueys fcul, n'a point été rcpre- 
fentée. 

zC. Lef Embarras du denkre dn 
Théâtre^ Comédie en un A£te, en pro- 
ie. Ce n'eft proprement qu'une idée 
de pièce , ou un certain nombre de 
Scènes détachées , que Brueys a rat^ 
femblées fous un même titre , & 
dont il avpit delTein de faire quel- 
que chofe de meilleur. 

27. Les Oeuvres de Théâtre de Jil^ 
de Brueys. farts. Briaffbn. vj^f^/mii^ 
trois volumes. Le premier contient 
Gahinie , Asba , Lifimachus , Tragé- 
die» y ôc l'Opiniâtre^ Comédie, le 



ehs Hommes Ittujtres. y^ 

tt' renferme le Grondeur^ le Muet ^ D. R. 
Se l'Important^ Comédies. Ontr6uvcBRyiEV&» 
dans le j^. tes Empiriques , Patelin ^ 
la Force dn Sang , les QMJpYoco , Ut 
embarras du derrière dn Théâtre , Co- 
médies , & la Parafhrtife de l'Are 
Pitetiqne d'Horace. 

V. Le Théâtre François *de M. Tt^ 
ton du Tillet. La Préface du Traité- J^ 
Légitime ufage de la raifon. Le Mer- 
eure du mois de Décembre lyzj. fin 
Eloge k la tête défis Oeuvres de Théâ- 
tre. J*ay fuivt cet Eloge prcferable- 
menc aux autres qui ont païlé dé- 
lai. 



JINTOINE DE MONTCHRES- 

T I E N, 

ANTOINE de Montchrefiiende A. dv 
f^atteville naquit à Falaifi cfl Mont-- 
Normandic d'ua Apoticaire de cette chues*- 
ville, dont le. véritable nom étpit tien. 
Mauchrefiien , que (on fils changea 
ch celui de Montchre/lien^ où Mone~ 
sreflieni car il Ta écrit de ces deux 
diÂfetentes manières. ^ 

Ayant pexdu ion père dans fa pre<: 



^6 Ment.pdurferviràVhifi. 
A. D E miere jeunefTe , & n'ayant point à€ 
Mont- parcns à Falaife ^ il fut mis fous fe 
** cHRÉs- tutele du fîeur àt Saim-^rrdré Ber-^ 
tiEN. nier , qui en qualité de proche voi- 
fin fut eondamné en Juftice à s'en 
charger. Mais comme le père avôtt 
latffé peu de bien ^ il ne fit aucun 
inventaire , & ne prit aucune des 
précautions necelfaîres en ces occa* 
fions s ce-qui lui caufa quelque em-; 
barrai dans la fuite. 

Montchreflien fut mis de bor^rtc. 
heure auprès des fleurs de Tonmehu 
& Pes B farts , frères ^ pour les fui- 
vre au Collège, & les fervirj & il- 
profita de cette occafion pour étu- 
dier lui-même. Il s'appliqua fur tout 
à la Poefie Françoifc , qu'il a cuhi^ 
vce toute fa vie. 

A rage de 20. ans , it fit tes exer-? 
eiccs avec fes Maîtres , Se apprit à 
faire des armes , & à monter à ch^i 
val. 

Il commença alors à fe livrer à 
fon humeur querelleufc , & chercha 
à fe faire de la réputation par des 
Duels. Ayant ^n une occafion prfs 
querelle avec k Baron de Goh^'UU ^ 
^«i étoit accompagné d'un de fes- 



des Hommes Illnfires: éx 
"beau^-freres & d'un Soldat, il mit A. d^ 
répée à la main contre eux , mais Mont^ 
n'étant pas afiez fortppurfe défcn-^HREs^ 
dre contré trois perfonnes , il fut tien. 
laifle pour mort. Il en revint ce- 
pendant , & ayant' porté fa plainte . 
contre eux ,' il tira du Baron & ds 
fonbeau-frere plus de doijze mille 
livres, qui le mirent un peu au lar- 
ge, & lui donnèrent occafion de 
faire l'homme d'importance. 

. Ce fut vers ce temps-là que pour 
fe donner un relief, il ajouta à fon 
nom de Jldqntchreftien , celui de î^at^ 
ievJUe , pour fiire croijre qu'il avoit 
q^uelque terre ou fief, ainfi appelle, 
La réuflîte que fon affaire contre, 
le Baron de Gouville siwoit eûç en Ju- 
ftice, lui infpira du goût pour lachi- 
<:.an€. Il attaqua fon Tujteuir , lui de- 
manda compte, & le tourmenta tel^ 
lement par fès procédures , qu*il fut 
contraint de s'accommoder avec lui, 
& de lui donner mille Francs , pour 
fortir d'affaire. 

Il fe rendit enfuite Je foUiciteur 
d'un j>roccs , qu-'uiie Dame de bon- 
ne maifon avoit contre fon mari , - 
flui étoit un Gentilhpmii^ic fprf ùz 



ifi Ji^m. four fervir k V Hifl. 

A. Dfi chc , mais jmbecille de corps & il'ef- 

Moi4T- prit; & cpoufà cette Dame clan<le-.' 

CHRES- ftittemerit Uprès ic decès-du Mali; 

TIEN, mais ce mariage lui fut difputé après 

la mort de la femme. 

Ayant depuis été accirfe 4*avoîf 
tué en trahifoîî le fils du fieur d« 
Crichy'Aioynnesipxhs de Baytnx ^ en 
feignant de lui demander la vie , il 
«'enfuit en Angleterre , & y demeu- 
ra jufqu'à ce cjue le R©t de la Gran- 
de-Bretagne , à c[îîi il dédia fa Tra^ 
'gedie de rEcolToife , eutol>tenii fa 
grâce du Koi Henri IV. 

Revenu en France, après avoir 
eflayé <le plufieurs profeflîons, qui 
ne pouvoient fixer fon humeur lé- 
gère & inconftante ^ iljTc retira vers 
la forêt ètÔAemt , & enfuite à Chk-> 
tlllon fur Loire , où il travailla à fai- 
re de l'acier , & en fit faire des lan- 
cettes , à^^ couteaux , des canifs & 
autres inftrumens femblables , qu'il 
vint vendre à P^ris , fc logeant pour 
^cla dans la rue de la Harpe chez 
un Taillandier. Il s'occupa quelques 
années de ce métier;, foupçonné vjo*- 
lemment pen<lant tout ce temps-U 
- iic fairjc de la f^ulfe mpnnoyp. 



V 



des Hommes Iltufires. ^^ 

îl fe mit depuis à caballer parmi A. de 
les Eglifes de* Huguenots des Pro^ Mont- 
vinces d'Orléans, du Gaflimis , & chres- 
<îu Berry^ic eut entrée à leurs Af- tien. 
femblces à la recommandation d'un 
Miniftte de Nornïandie. ^ 

En 1^19. voulant faire un em- 
barquement , il eut un procès à 
Rouen contre le iîeur de Pom-Pierre 
pour un Navire. 

En 1^2 1. il ftttchoifi par les Egli- 
fes P. Reformées pour aller aufe- 
cours de Gergeau^ âffiegé par le Com- 
te de Saint Paul , mais il ne pût em- 
pêcher lAredditio» de cette place. 

Il fe jetta après cela dans Sancerre 
avec 400*' hommes \ mais M* le Prin- 
ce, c|ui Taffiegeoit, le détermina, 
en lui donnant fix mille livres , à 
en fortir, & fe rendit ainfi Maître 
de la yille^ 

Mùntchrefiien retourna alors en 
Normandie , dans le deflein de s*y 
faire déclarer Lieutenant de Pro- 
vince pour TAffemblée de la Ror 
chelle. Il paffa pour cela au mois de 
Juillet de la même année 1611. à (a 
Rochelle, où il demeura quinze jours. 
Comme U étoit beau pai:kur^ Si 



^4 Mim. fourfervira VlMfl. 

A, D£ qu'il fromettoit merveilles , il gA- 

Mo>iT- gna les Membres de T Aflemblée , & 

CHRES-on lui délivra plus de cent comraif- 

jiEjfcï, fions , avec de Targent^Sc des lettres 

de change, pour lever des Regi- 

mens de Cavallerie & d*Infanteric 

<la«s les Provinces du Maine, & de 

Norm^uidie , & d^ns lès circonvoU 

finc5U 

Montchrefilen délivra auflîtât après 
les commiflîons à pluficurs Gentils- 
bommes de c^s Provinces, afin d'aC- 
fembler des troupes, & courut dans 
tout le pays , poux fe faire ^ts partie 
fans.. Il arriva le 7. Odobre fur leis 
neuf à dix heures du foir au bourg: 
.des ToHrailUs^ diftant de ci|iq lieues 
de Falaife & de Domfrom , accomr 
pagné feulement de fix Capitaines , 
& de fon valet de Chambre. L'Hôte 
perfuadc fur quelques indices , que 
c ctoit Montchreflien ^ dont on par- 
loit beaucoup dans le pay«^ crut der 
voir en avertir le Seigneur de Toh^ 
railles^ qu'il fçavqij: être foxtaffecr 
tionné au fervicc du Roi. 

Ce Gentilhomme ayant fait auflî.' . 
*pt part de cette nouvelle à queU. 
.<jue5-uns de fes yojifiçs , fe rendit 

-aye^ç 



des Hommes Illuflrei. 'è$ 

avec eux ; fes domcftiqucs & quel- j\, ^if 
qucs foldats, tous au nombre dej^oNT*- 
vingt , à THôtellcrie qu'ils cntôur- chres, 
xerent \ Montchrejlien , qui entendit jh^k;^ 
du bruit , fortit avec^fon monde , Sc 
tua deux Gentilshommes & un Sol- 
dat -, mais il fut peu après tué lui mê- 
me de pluGeurs coups de piAolet 5c 
de pertuifane. 

M. de Matignon ayant eu avis de 
cette mort, fit tranfporter le corps 
à Domfrom , où les Jugés du lieu le 
condamnèrent à être traîné fur la- 
clayc , a avoir les membres rompus; 
& à être cnfuite jette au f5su & re»- 
duit en cendres : ce qui fut exècu^' 
té le même jour du Jugement, c'cfb- 
à-dire , le ii. Odobre. Le Parle- 
ment de Ronin avoit ordonne U 
veille que le corps feroit tranfporté- 
à Roiién i mais fon* Arrêt ne put être 
exécuté , n'ayant été fignifié quV 
près Texecution du Jugement de- 
Domfronu 

Catalogue de fes Ouvrages. 

r . Tragédies & autres œuvres dt A w^ 
toine de Momehreflien. tn-î^, pp;^o&:^ 
Je ne fçai de quelle année eft ce Re- 
cueil , auquel je n*ai point vu de tfe 

TomeXXXlL 5 



ê^ Mêm. pourfervir a^THifil 
'A. D£ trc gênerai ,. mais qui a feuIemenC: 
Mont- deux Privilèges pour les Tragédies ,, 
CHRBs- Poèmes , Pafiirales , & autres diver- 
,xi£N. Jes Coejtes d*Ant. de MontcrefHsn fiewr - 
de f^atteville , l'irn du 12. Decembrc 
i^ooi & ràutrc du t^. Janvier ï^oi.- 
Les pièces* qui y font contenues ,. 
ibnt lés fuivantcs. 

VEfcoJJoife y OH le defa/ire. Trage^ 
'^ie ytn cinq Aâçs , en vers, com^ 
me toutes les furvantes. Les a<Stes: 
ne font point diftingués par Scènes;, 
<|uclquciois- une feule perfonnc y 
pirkr d*autrcfoiB ce font deux oui 
trois qui s'y entretiennent r^quclque^ 
ftris auflS il y vient dififcrcnsperfon*. 
nages. Us font tous fuivîs d^un^ 
chœur , qui eft fouvent auffi long 
que VAQx mcmç. L'Auteur paroît 
avoir fuivi la méthode de Seneépte 
Ife Tragique. Au reftc il n'y a point 
dintrigucs v ce n'êft proprement^ 
qu'ùnt; hiftoire par dialogues. Ton* 
tes fes autres Tragédies font dans le 
même goût. 

La CArthagininfé y9Hlû Llb^i^i 
^Sragedie. 



fi! ' 



> • 



des ffmmes ntufikil ey^ 

îiavid , OH fjidùltere i Tragédie. A. D£ 
Aman , oh la T^ariité , Tragédie. Mont- 
Sufanne ^ ou la Chafleti. Poërae chres--- 
Hiftorique en quatre livres. L*Au- tien^- 
teur de la Bitlipthefue des Théâtres 
s*cft trompe , lorfqu il a donné à ce 
Poëme le titre de Tragédie. 

Le tefte de ce volume depuis la 
p. 555. jufqu'à la p. 400. font diffé- 
rentes pièces de Montchreftien ^ tant 
en vers qu'en profe fqr la mort de 
diverfes perfonnes de coniideration 
de Rouen. 

2. Bergerie^ par Ant. de Montçref^ " 
rien, in-i^. pp. ié. fans date. On voir 
ici d'abord dix Sonnets^ qui font fui"' 
vis de la Bergerie ^ pièce en 5. Aâes^ 
en profe ^ avec des vers de temps en< 
ttmps. C'eft une efpece de Paftoral©.' 
aflez mauvaife. 

3. Les Tragtdies ifAhthoine ar 
Montchreftieu' ^ Jieur de Vatteville ^ 
dernière édition , tevite & augmentée- 
far V Auteur^ Njort 1606. in-iz, ff^^ 
J94. On voit ici les cinq Tragédies,; 
dont fai parlé ci-dcfTus, avec le Poë*-- 
me de Sufanne , & à la tête du Re-^ 
eueil une autre pièce nouvelle inâ-r 
t«lce*- 



V 



'0 Jt'f&Ti.-^pouyfervlrkVMifl. 
A. DE HeElor ^ Tragédie en 5 . A (îles y cré 
^ONT- vers. Elle eft femblable aux autres. - 
CHRES- Il y a quelques autres éditions des^ 
TIEN, Poëfies de Montchreflien , que je n'ai 
point v^es , comme celle de Rouen ^ 
1^04. in-ii. & une autre faite dans 
la même ville en 1 ^17. /;/-8°. 

4, Traité de VOeconomie Politise ;» 
dédié an Roi & À la Reine' Ttd ère dnf 
Roi y par Antoine de A^onuhreftien ^ 
penr dé VattevilUàn- 4*^. fans date pp. 
402. It.- Rouen 1^1 j. in-/^^. Cet Ou- 
vrage efï divifé en quatre livres^ qui 
. traitent, le premier des Manufadu- 
res *, le z^. du Commerce y le 3^ dc^ 
la Navigation ; le 4®. de Tcxemple 
& des foins principaux des Princes. 
L'Auteur parle fort au long dans le 
3^ des voyages faits a:ux^ Indes. 

Il avoit traduit en vers François 
fcs Pfcaumes de David , & travaille 
fur THiftoirc de Normandie. Mais' 
cela n*a pas été imprimé. 

V. Lei^ Mefthrc François tom.. 7. ^l 
814. 



dès Hommes Ulufirei. éf 



CONRAD RITTERSHUSIUS. 



CONRAD RitttrshuJiHf naquit à 
'Brun/vie , le 25. Septembre 



C. Rrr^ 

-15^0. comme il k marque lui même sius* 
clans la Préface de fon TubtUns . de . 
Balthafar Rittershiifins ^ J'urifconfulte 
Je cette vilJe^ qui mourut le ^. Août 
î6o'U 8c de Marguerite Berg. 

Il fit fes premières études dans 
PEcole de fa patrie , dont Matthias 
Berg^ fon oncle maternel ^étoit alor« 
RcAeur. 

On l'envoya eniuite en 1580. à^ 
Helmflad^ où il s'appliqua à la Ju^ 
ïifprudence, fans négliger cepen-! 
dànt les Belles-Lettres , qu'il a cul- 
tivées toute fa vie. Il mt attaqué 
ectte même année de la pefte , qui 
affligeoît ctitc ville , mais il en gue^" 
lit heurcufcment- ' 

La réputation des Prôfefleurs en 
Droit de rUniverfité à'Altorfh der 
termina à s*y rendt e en 1 5 84. & il "^ 
^'attacha principalement à y fuivrc- 
les leçons à'Huhrt Giphanius , pot» 
lequel il conçut une telle eftimc;; 



'7» Mim. fùurferviral'Hlff. 
C RfT- ^l^c lorfque ce Profcffeur paflfa à tn'-^ 
TBKsnV'i^^fi^^^ > il voulut i-y accompagner,; 
91115, Se demeurer encore un an auprès dç 

lui. 

Il fongca à^ voyager en r587,Il' 
parcourut une partie dt l'Allema- 
gne, & alla juf qu'en Bohême. Etant 
cnfuitc aile sl Béjte , il y prit le de- 
gré de Dofteur en Droit le ^. Sep-- 
ttmbrc 1592. 

Orné de ce jtitrc , il retourna à 
AUorf\ pour s'y établir , & remplir 
' une chaire de E>roit , que les Cura- 
tueurs dé cette Académie lui avoient 
donnée quelque temps auparavant^ 

Il fe maria DÎentôr après, & épou- 
fa le 14. Novembre de la même att^ 
née i^^u Hélène Staudner^gi^ic aloiç- 
db 23, ans , dont il eut neuf enfans ,. 
entre autres Geirge , qui a écrit fi 
vie 3 & Nicolas ^ dont on a quelques- 
Ouvrages. / 

Il mt Profeflcur àts Inftitutes^ 
pendant pluiîeurs années , après le£- 

Îuelles il paflfa à une chaire dt$ Van^ 
eâres, & dans l'un & l'autre poftc' 
il fe fit beaucoup d'honneur & dé 
Aputation. 

AyuLt getd4i £1 première femme ;, 



^i mourut le jo- Juin 1^07. il' fe^. ^ ., 
«emaria deux ans après , & époufa le '^ 

v^. Mvi 1^09. Catherine Hd^^chmhJ^V^"^ 
clont il eut dieux cnfansv, qai mouru*^^^' 
rcnt dans le berceau. 
t On fit en dîffercns temps dés ten- 
t?atives pour l'attirer en quelques; 
Univerfitcs d'Allemagne & de Hol- 
lande \ mais fon attachement pour 
ceiie èiAltorfTit Jui permit point dé 
«pondre à leurs invitations. 

Il mourut dans cette ville le 25;. 
JMai rdi5. dans^fa 53P, année. 

Il poiïèdojt païfaitemcnt les lanv 
gués Latine, 62: Grecque, & éroit 
tellement vcrfc dans la ledure des^ 
.meilleurs Auteurs, qui ont éctit en^ 
<5es deux langues , principalementr 
4ans celte à*Bsfiods , & à'Umere ,, 
4JUÏ1 it% fçavoit par Cûeur , & qu'uo' 
|Dur dans- un entretien qii'il eut avec 
Jindri^ Dinner^ jeune homme très- 
Babile dans la limgue Grecque, ili 
Jie fe fervtt pour exprimer tout ce 
^«'ii votiluc <lice <pie des vers à'Hù^ 
mère. 

nétoitâuâi Bon Gmique , 8c h^ 
plupart des chofes qu'il a faites tti 
«é genre, ont mérité les toiianges^ 
«tes fça vans. . 



C. Rit- Catalogue de fes Ouvrages. 
T E Rs H u . I . DifpHtationes ad Inftitmionei lus- 
»i us* . fiittiani, Noribergdb \ 5 80. in- 4°. It. Sub 
difputationls incadem fsvocatA à Pau^ 

1.^ Di/pHfatio de aEHonihus empù & 
venditi, Ingoîjiadii ijSi. in-^^* • 

3. ]ulii PauU Receptarum fententia*'* 
rum libri v. ci4m interpretatione An'iA^ 
ni ^ emcndati , auBi ,. & illuftrati à 
Conr. Riitershn/ïo, Ad4ita qmqHt Z^/- 
i:a Pauli, Norimhergd, 1584. /«-S®. 

4. Phiedri AHgu(li Liherti^ FahuUù 
mm t/£fopic4rHm lihri v^ nuper à Pi^ 
thao primum editi ^ & fam emendatty 
atfue ilhtftrati mtif à Cunrado Ritters^ 
hujio, Accejfere in eafdem fabuUiJpi^ 
fdfgÎHm Cafpari Scioppil& alia plfù- 
rima. Lugd, Bat. ijS^.i^-^S^ Ir. £•• 
dente Joanne Meurjjo , . qui fuas ani^, 
madverfiones & varia, adjecit, Lngd* 
Bat, r^i®. in^%^. 

5. O ratio de fide cuivis homini ex 
fwre Gentium fervanda^ Item de Za^ 
leuco & Charonda. Altdorfii i^^iJn^ 



4" 



S. Vi/pHtatio de EmphjHufi. Attfirf. 

7. Amores clarijfmorum Pmarum 

^logiis» 



\ 



^es Hommes niuflns. ^ j^ 
^^ïogm celebrati AUôrfit ly^ j. /^^.go ^ ^^^ 

8. PUmi (^HerolHs ^ five ^Hlnla. j^i^sHu- 
rta^ adCameram Cwdicem veuremsivs 
denm coUata. Eadcm à FitaU BUfenfi 
SUgiaco carminé reddita, & nmc pVi, 
mum ^Micata. Addiu D. ^. Danie^ 
Us , RittershHju , & Jani Gmeri ml 
U. jifud Commelimm. i^^<. in^ 

9' De P ignore Dijpmatio. Norim:: 
èergA\^^CAn'A,\ ' 

10. De operis novi nunciatione difL 
pHtatio.^ Altoffii X j 9^. in, go^ 

1 1 . Oppiani , Poeu Cilicis , de i^e^ 
ùatime iibri jv. de Pifcatu lihri y. cum 
Interpretatione Latina , Commmtariis 
& Indice , confeSis fludio & ^perâ 
Conr. Riitershhju. Lugd. Bat. i^^j, 
i;»-8°. M. Bigot a jugé peu favorable- 
ment de cette traduâ-jon , & en a 
pris mal "à propos occafîon de me- 
|)rifer fon Auteur , lorfqu'iJ a écrit 
a Ménage: Ce n^efl pas un fi gr^nd 

' Pio»nage que je croyais i c*eft un vrai 
Allemand , labweiix , mais fans fa^ 
gaciU. Sa traduction efltrop affeElée & 
il prend ptaifir 'de chercher des mots 
hors du commun, Qefi un vice ^u^n 
^^t éviter i il faut fe rendre intelUoi^ 
Tome XXXI L G 



74 Mém. pourfervirk PHifl^. 
C RiT-^'^ > quand $n écrit, Menagiana. coY«; 

sius 12. I>^ InJHrin dtffHtatto. Nortm^ 

bergA 1 597. /«-4**. 

i}.De AHionihHS finicndis & tolr 
tendis. NorimhergA 15^7. in-j^'^m 

14. Dtf t^y«w, Norimb. i^^jAni 

'4 • 

15. Vavidis Hifloria per Benedic-^ 

' tum yiriam Montanwn , édita à Conn 
RittershHjio, Francpfitrfi' i^^j, in-^^. 
lé.Cnnradi Rittershnju ad Ludo-^ 
vicum Joachimi F, Joach, N. Camem^ 
. rftimiv<p>ifjLU , cnm in yîcademia Bafi-^ 
leenfi HtriufjHe Juris doQor rennnctar 
remr die 28. Julii 1S97. £afile4 1597, 

i»-4^ 

17. Guntheri Poïta Ligurinns , fm 
de rébus geftis Imperatoris Frederici^L 
cognomento t/£nobardi five Barbarojfe, 
libri decem. Conrad. RittershHfius rf- 
cenfmt , mendas [ufinlit , & mus illn^i 
Jlravit. Tubinga i J98. /«-8^. 

i8. PauU Jovti Vite. Vriderici t/dEr 

nobardi brevis defcripio , çum Ani-^ 

vtadverfionis Conr. Ritterhujîi. Tubing^ 

1598. /«-8®. A la fuite de TOuvrage 

•précèdent. 

i^. De Fidejujforibus di/putatiûi 



Jtes Hommes Illujlres: 75 
^Norimhrga 1598. /»-4**. ' C Rix-^ 

10. De Tutelis, Ihid, i^^i, /»-4*^.tershu- 
zi. DeVfiicapionibus & prafcrîp^ siv$^ 
iiombus. Ihid. i598./»-4*^. 

22. Joarmis Sleidani Oyationes dut s 
una ad Carolum V. Cdfarem i altéra 
ad Oermania Principes > jiudio Conr^ 
RittershfifiL Helmftadii 155-8. /«-g**. 

23. Progymnafmata Jnris. Norim^ 
bergA IJ98. /«-S^ 

24. De PaSis, Ibid, 1599. in-j^m 

25. Oraîio de Militia Chrifiiana: 
Nortbergét, 1^99. in-^/ 

16. MHximi MargHnii , Epifcopi 
Cytherorum , Hyrnni Anacréontici , 
G race ^ Latine , Interprète Conr. Rit-i 
tershufio. AHguftd.iéoi.in' 8^ 

27. Photii , Patriarche Conflantino-^, 
polit ani ^ de Confolatione adEnfebiam 
lihellHS ^ Grâce editus,^ cumlnterpre^ 
tatione Latina & emendationibus Conr^ 
JUttershupi. Acceffemnt ejufdem & A^ 
mïcBTHm Carrnina canfolatoria adiU. 
Baronetn D. Hertduicum Zeydlicium. 
Noribergë^ 1^01. /»-8®. 

28. Antï-ltircica Sctpionis GmiUt 
& Conr. Rittershufii , fcripta editaque 
boni ominis ergo initie anni 1601. Hei-* 
delbergA i^ox. i«-8\ 



/ 



-/é* Mem. pour fervîr a VHifl. ^^ 
za.DeConfolationePhilofophiaBoe^ 

C. RiT-^^^.. i^j^^^ ^^ p^y. Conr. RUtershhfium 

TERSHu- ^gç^^„ifi^ LHglBat.i6oi.in-ii. 

^^^^' 30. Orationes duét de Jiidiciis. Item 

Philonis lihellHS aureolUs de Jndice , 

Gr^cè & Latine ; cum ^Hdjihne > an 

fasfit Chrifttano Judiciis uti. Franco-^ 

furti 1601. & i^io- ^'»-^*'- , 
.31. ConfdU Mtorphina. HanovtA 

32. £>:etjHU BaHmgartneriana dt^ 
\verforHm Autotum , ediu à Conr. Rit- 
UrshHfto. NorihergA 1^05. ^'»V- . 
35. Partitiones Juris PeudaUs libns 
duol^HSi cum Prdfatione Huberti Gi- 
phanii.H^novUiéoi.in^^''' It. Mar- 
purgi 161$. //^-8°. It. Argentomt 1^59. 

3 4. Zacharias Propheta Metaphra- 
ftPoetïca iUHftratHS. Norimberga 1^03. 

in-ii. 

3 5 . Michas , Provheta , metaphrdp 

- . P^iViV^ illnfiratus. Ibid. 1^03 . i»-i 2. 
3 ^. ^J FatidicuSyfive dmdccîm Prâ- 
pheu Minores Latina Metaphrafi Poé^ 
tica expofiti, AmbergéR 1604* ^'«-^^ 
^ Des tradudions en vers Latins 3es 

douze petits Prophètes , qu'on voit 
ici, fix font de Jacques AugHJle dâ 



Aûéjiùmmet lU^tf. 77 . 

7Tw« , & les fîx autres de notre Au- C. Rit- 

Ceun TERSHU- 

37. Argumenta GrAca XII. Prophe^ sius» 
tarum Minorum ex Gracis Hefychii , 

,& aliorum veterum Latine reddita. 
jimhergdt 1^04. m- 8°. Avec TOuvra- 
ge précèdent. 

38. ReliejuiA conjeBtirarum in Pa* 
ftegyrkos vetetes, A la fuite de Para^ 
neticomm Veterum Pan 1^ cum notis 
Melchioiis Haim* Gotdafii, InfuU ad 
Lacum Acronium. 16^04.^-4®. . 

59. S. IJidori Pelufîoîét de Imerpre* 
tatione divina fcfifturét Epifiolarum 
bhri IV. Quorum très priores cum La^ - 
tiita interpretatione^ CL V. Jacobi Bile 
m Prundi primum ame annps^x. Pa^ 
rifiis prùdiefé > jam verofub prédùm re^ 
vocati 3 AiSS. Cod, Bavar, ope , plu^ ^ 

rimis in locis inpgniter autli yfuppleu, 
correBi funt: Quartus nunc primum ^ 
exit novus , ex eodem Cod, Bavar, cui 
Venetus in Bihliotheca S. Marci re^ 
fpondet ^ defcfiptus & Latinus faSlux 
À CotiY. Rittershufio J. C. eftii & notas 
hhef tores , & fpimmas , &, Indices, ad* 
Jeclt. Ex Ojjîcinà Commeliniana. 1^0 c^ 
in-fol, André Schot sl depuis trouvé 
dans la Bibliotheq^uc du Vatican un ^ 

• eiij 



7? Mi^. pour fervlr à l^HlJi. 
C. Rit- 5c. livre , qu'il a irait d'abord iniprî-i' 
tershu- mer féparcment avec (a vcrfion & 
jius. fes notes , & qui a été depuis joint 

aux quatre premiers , dans des édi- 
tions données à Francfort en i6i^^ 
& à Paris en 1^30. in-foL 

40. De TranfaBionihus. Ambergd' 
1^05. /»-4*. 

41. Afotheofis Janl Doaza Patriri. 
NdrihergA t6o$. /«-S"*. 

42. F'ita & Mors ElU Putfchii ^ 
Jintfierpiam , defcrifta. Hambinr^ 
1^08. irt'â^. 

43. Optinjus Princeps Trajanus in 
tncem reproduEtus ; Jïve de Imperatore 
Trajanà ex Plinio &c. cHtn nùtis^ jlm* 
berga 1^08. in-î^. 

44. Conmentarius in Epiftotas Pli'* 
nii & Trajani. Ambergét 1^08. /»-8**. 
Les Lettres qu'on voit ici , font le 
dernier des dix livres de celles de 
Pline le jeune. 

45. JnbiUus Cnnradi Xittershujn. 
f^o^. m-8^. pp» 32. Après une lon- 
gue Préface de RittershHJius , où il 
rapporte plufieurs particularités de 
fa vie ; on voit ici les pièces fui van • 
tes. I®. Hymnus Ecclefiafticus ^ Te 
Deum Laudamus ^ tergemina parais 



phrafi Pnïtica expofitus : Nempe.La^ C. Rit- 
tinét D. Philippi Menzjelii Medici : r^KSHu^ 
Grdco Carminé Hexam^tro Conr. Riu sius. 
tershujîi , & Grdça Ehgia M^ Geor--. 
gii f^alcarti; nec non Aldi J^unnùi, 
Romani Gr^ca Verfime. z\ Conr. Rit* 
^tershufii Natalis ^uinqHagefimHS , ip^ 
fim & Amicorum quommdam verfihns^ 
cflebratêês. 3*^. I^lwi 131. Paraphra», 
fif> y AfUore Conr. Rittershufio, ^. Por. 
rapbrajis Qra$ionis Dominiez ^ eodem 
jfiHtore, Ces Paraphrafesfont en vers. 

4^. Malchns de vita , Pythagors ^ 
nupc primum ex MS, in Imem e dit us 
4.Çonr. Rittei'jhfffio ^ cupt ejiifdem no- 
tf^ r4Uqrfii^ i^ïcu //î-12. RifterfhnfiHS. 
a donné cette vie en Grec feulement; 
(sus le nom de Mdchus , qu'il a 
prouve . à la tète de fon Manufciit 'y 
niais elle eft de Porphyre. Ludol/Ka*^ 
fie^r l'a fait réimprimer avec les no* 
tc^^de Rittershn/ias à Amflerdam l'an 
1707. />-4^ à la fuite de la vie du 
xnème Pyfhagorc pat Jamklique. Les 
notes font fort amples* 

47. PythagoricArum fententiarum Vu 
heUns ^ CaUeSiore Conr. Rinershafia. 
Altorfii 1610. in- 8°. A la fuite de TOu- 
yxage. précèdent. 

Gui) 



ta 'Mifn.pHrfervira\rWlf: 
C. Rit- 48. Epica Pfdmi Davidici 107* - 
TERSHU- Paraphrafis , f^am Scipio Gentilis mi^ ■ 
UmSk iar ftremt toco mifit Cl. V. Conr. KitA' 
iershnfio anno^ léTio. Norihrgt itfioJ* 
tVS**: pp, i€. RifttrshuJiHs ^ qui a pu- . 
bliê eette traduction de Gentilis y y 
a joint quelc^ues PiE^ëfiés faîntcs de fa: 
fiîçom 

- 49. Commentarius de vita d'i/crip» 
th Bdiialdi Pirckheimerii A là tête dtr 
Recueil de fes » œuvres dbnnè par 
J^ekhior Goidaft à Trancfprt , V'zvt. 

jéiQ. i^-fil. 

• j o . Nota in Peironium. Dairs les: 
crditions de cet Auteur publiées He^ 
knàpoti itfro. fn-d^* ^' Francùfitrti 

jt/. ComntemariHS' in Sahianurfk 
^ Majfilienftm. Âhdorfii léii. in-î^. 

deux vol. L^Editcur a mis une vie. 
de Salvien à la tête. It. Editio fecun-^ 
da, Acceprunt Nota^Joannis Weizit^ 
Yohi'£' j^dami ^ Theodori Sitzjnanni ^ 
ér Jitannis Alexandri Rrajficéini. Nô^^ 
rimbergtt 1^23. m-S"*. 

52. S. Athanafii fiypomnematum' 
five Scholiomm in Pfalmos DavJdtS'^, 
me dum editomm.j fed ex BihUatheçuu 
jiHgufl, edendornm /pecimen.> Cni'acfm. 



'^des Hcmna Ult^ef. Si ^ 

ujfermt Téraphrajis Epica Pfalmi ^ 2 . C. Rir* 
;AHUùrt Scipione Gcntili» & JVrr/f4 tersmw- 
Thhid Adami t^ijfk ad Conr. Mitters^ sius* ^ 
bufinm Kalendis Januar. AufpiciK 
'Anni i^ii. Altorfii i»-8^ pp. 1^. 
RittershuJtHS a publié ceci avec une 
Epitrt àcàic^toïtc 2. David H^ejche- 
tins , & quelques vers de fa façon. 

53. Speculnm Frinciph CivHiUr 
bonL Lipjid 1611. in-iz, 

^j^. Novettéi ConjtitHtiones Impira:'^ 
. iorum ]ttfHmana ameriomm , Ht Thea*: \ 

dtrfii , Valentiniani ^ Martiam , Ma^ 
^foriani , Severiani , Leonh , Anthemii^ ^ 

prirmtn in itnnm corp»r cvlie{léy&' 
junSim ediUy ^x nova retrenfam &^ 
tmendatkm Conr. RiîtershHjîi J^ C: 
€um ejufdem nous, Francofurti 161^4^ 
in-î^. Les notes font un peu trop 
fvipefficielles^ 

j j . Joannis Antiijui Glojfatom /itm* 
ma in Novellas Jiifiiniani Imperatf- 
rir^ cum additionihus Avcttrfii, Acc^f- 
ferum Francifci Batdftini prétheoria ,. 
Scholia & Commentarii in ali^uot rtf- 
khriores Novellas, Ex Bihliotheca & 
recenfione Conr. Riitershufii. FrancO'- 
fiifii 1^15. /V8°. 
* ^6. Jus Jhfiinianeum , fiv9 Nimér 



84 Mim. pâurfirvir H*Hi/f. 
C. Rit- jour, yita Cftnradi RittershHjîi defcrip^ 
^EUSHu- u à Georgio RlttershHjîo F. Dans la 
siw«. féconde édition de Salvien ^ avec 
les Commentaires de Conrad Ritters* 
hufius. Noribergd 1^23 . /»-8°, & dans 
les' MemoriA Jurifconfultorum Hen^ 
ningi UP'itten. C'eft ce que nous avons 
de plus certain & de plus exaft , il 
cft étonnant que Melchiar Adam 
ne Tait pas fuivie. RauU Freheri 
TTheatrum yirornm DoElomm ^.^^4. 
Cet Auteur à copié Melchior Adam^ 



JEAN DE LAUNOY. 

-t ^^ .T EAN de Launoy naquit à Plaide-' 

Lau'noy. J^"^ > village de la Baflc Norman- 
die daps le Dioccfe de Comance ^ Sc 
non point à Valogne , comme quel- 
ques Auteurs l'ont prétendu , le 11; 
Décembre ié^o3. àe Pierre de Lan» 
' noy & de Miche/le Jean. . 
. Après avoir fait fes premières étu- 
des à CoHtnnce , où il fut élevé pax 
les foins de GuillaHme de Launoy , 
fon oncle , qui étoit Promoteur de 
.VOfficialitéjil vint à Paris ^ & y étu- 
dia eo Philofophie & en Théologie 



^ 



des Hommes Illuflrti. i^ 

Çcnclantcinq ou fix ans. J. de 

Il fit enfuite fa licence, après la- Launoy.' 
quelle il fut ordonne Prêtre, &: rc* 
çut le bonnet de Docteur en Théo- 
logie de la Maifon de Navarre en 

Il alla la même année faire un 
voyage en Italie , & il y lia un com- 
merce d'amitié avec plufieurs Sca- 
- vans, qu'il eut foin d'entretenir de- 
puis. 

De retour à Paris ^ il fe donna, 
tout entier à la Icdure des Pères & 
des Théologiens. Comme il étoit 
fort laborieux , & qu'il faifoit fon 
unique occupation de l'étude , il fie 
en peu de temps de grands recueils ' 
de paffages des Pères & des Théolo- 
giens , qu'il répandit dans la fuite 
dans fes difîerens Ouvrages. C'eft à 
cela auflfî bien qu'a la composition 
de ces Ouvrages , que s'eft paflee U 
meilleure partie de fon temps *, ainfi 
rhiftoire de fes Ouvrages eft propre- 
ment celle de f^ vie. 

Vers l'an i<^45, il fut fait Cenfeiir 
Royal des livres de Théologie; mais 
on ne fçait combien 4c temps U tXK 
fit les fondions, . 



î? Mim. pmrfervir i rHifl. 

L'approbation qu'il donna en 1^4^; 

^ •'' ^ ^ \ une Hiftoire Francoife de THôpi- 
LauNO Y. ^^^ ^^ 5^ £fp^-^ jç Montpellier , lui 

procura quelques traverfcs de la part 
de plufieurs de fcs confrères, qm 
ne l'aimoient pas. Us l'accufercnt 
outre cela d'avoir dit en converfa- 
tion devant des Bacheliers , qu*au- 
cune loi Eccléfiaftique n'obligeoic 
•le^ Clercs à la recitation du Breviai- 
, re ; enfin ils parvinrent par leurs ar- 
tifices à le faire chafler du Collège 
de Navarre. 

De Laumy fe retira alors chez M. 

l'Abbé (tEflrées^ qui demeuroit àu 

Collège de Lmn, L'Abbé de Mà^ 

*y(?//.?j rapporte ce fait à Tannée 1^44. 

Tnais il doit être de Tan 1^48. 

L'Abbé <i Ecries ayant été fait E- 
vêque de L^non en 1^53. voulut fai- 
re du bien à de Laumy , & lui don- 
pa en differcns temps deux Cano- 
nicats de fa Cathédrale \ mais il ne 
les garda que pfeu de temps , fous 
prétexte qu'il ne fçavoit pas chan- 
'Cer ,.& qu'il eft du devoir d'un Cha- 
noine de le faire. Il refufa auffi d'au- 
^rres bénéfices , n'ayant aucune am- 
bition , & fe contentarlt de ce qull 
avoit pour vivre. 



dès Hommes Hkftrès. . -^ 
Il tînt pendant longtemps che2 J. ^^ 
lui tous les Lundis de Conférences , Launoy, 
où fe trouvoient pltifîeurs Sçavans j 
inais il eut en i6'j6. ordredc la Cour 
de les difcontînuer. 

Il mourut le lo. Mars 1^78. après 
deux ou trois jours de maladie , âgé 
'de 74* ans. 

Son corps fut enterré dans TEgli* 

fe des Minimes de la Place Royale, 

•où il difoit ordinairement fa MefTe, 

fcomme il Tavoic ordonné ipar (on 

TeftaHient. 

M. le Camus , Premier Prefident 
'de la Cour des Aydes , qui avoir 
peur lui une eftime particulière , & 
qu'il avoit nommé fon exécuteur Te- 
ftamentaire , lui fit drefler par M. 
Clément^ ancien Confeiller de cette 
Cour , l'Epitaphe fui vante. 

D. O. M. 

Hic jacet Joannes Launoms Cott" 
fiamienfis , Parijiehfis TheologHs > tfui 
veritatis jûffertor perpetUHS ^ Jurinm 
EcçleJÏA & Régis acerrimus vindex , 
vitam innoxiam exegit: Opes negle-^ 
xi$ , & quantHlimcm,^ m reUHurus 



tt Mbn.feurfervirkVHifl, 

J. DE fiitis hahfiit: wnlta feripjit nnUa fie^ 

I-AUNOY. nullo timoré: Optimam famam maxi* 

mamqne venerationem apud frohos 

'^deptus. A^fium feptimum & fepîHage- 

fimHfn excejjît : Animam Chr'iflo con^: 

fignavit die lo. Martii anno i^jZ. 

Hoc mcffmmentum amico jucundtj^^ 
mo pont curàtvit Nicolans le Camus ^ 
fHpremd /nh/îdiorum CurU Trinceps, 

Cette Epitaphe fut donnée au Mi- 
nimes^ mais quelques expreflionj 9 
qu'ils y trouvèrent , fui: tout celles 
deveritatis ajfertor perpetans leur dé- 
plurent , & ils s'cxcuferent de la fai- 
re graver fur fon tombeau, fur les 
dérenfes qu'ils prétendirent en avoir 
." reçues de leur General, & enfuitc 
de la Cour. Au refte TAuteur de cet- 
te Epitaphe s'éft trompe fur fon âge. 
De Launoy laifla à ks {xcrcs Se à 
fes neveux fon^ Patrimoine , dont il 
leur avoit abandonné la joiiiflancc 
pendant fa vie -, Se donna la moitié 
de fa Bibliothèque aux Minimes, 
avec la fomme de ^oo. livres , & 
l'autre moitié au feminaire àt Laon. 
» Le grand nombre d'Ouvrages 
• ?» qu'il a faits ^ & la manière dont ils 

3» font 



lies Hommes llluflrâSi 89 
»^font cpmpofés, font afTez con- j. d^ 
?» noître combien il avoit de ledu-Lj^yNOY;- 
;* re & d'érudition^ & avec quelle 
3* affiduité & quelle facilité il tr^- 
» vailloit. Son ftile n eft ni orné ni- 
a» poli. Il fc fert de termes durs & 
a» peu ufités. 11 s'énonce d'une ma- 
» niere toute particulière ,.& donne 
» des tours firiguliers aux chofes^ 
ai' dont il traite. Il accable non feu'-f 
» Icmcnt fes adverfaires , mais ei)- 
ao^core fes LeAcurs par le grande 
31 nombre, & par la longueur des- 
» paffages , qu'il rapporte tous en- 
» tiers , & qu'il répété, continuellc- 
» ment dans fes Ouvrages rimais ^u^ 
» rcfte il eft abondant dans fes cita- 
is tions, & épuifc une matière, quand- 
a» il l'entreprend. Se« raifonnemens^ 
,» ne font pas toujours juftesi, & ili 
,» (emble quelquefois avoir eii d'au- 
ac^tres vues que celles qu'il paroît^ 
39 qu'il fe propofc dans fon Ouvra* 
30 ge. Quant a fes mœurs, il- é^oit^ 
3» fimple , bon ami,, defintereffé,, 
30 fobrc,, laborieux, ennemi du vi- 
» ce ,, fans an^bition-,. charitable. &: 
a» bicnfaifantj appliqué à fes dcvojirs,. 
,*& d*unc vie tmijours égale, jlli 



jo Mim. pmrfervîri FHiJi 

J. DE » avoît fur tout en recommandation 

Launoy. » la vérité s il ne pouvoit fouffrir les 

» fables & les fuppofitions. Il a dé-- 

» fendu avec fermeté les droits de 

» TEglife & du Roi , & attaqué avec 

9 liberté les maximes contraires des 

» Théologiens Ultramontains. Enfin 

» Ton ne peut douter que la Repu- 

3» blique des Lettres , l'Eglife de 

» France , & l'Ecole de Pans ne lui 

3» foient bien redevables des décou- 

» vertes qu'il a faites fur des points 

» d*Hiftoire & de Critique; de la 

» force avec laquelle il a foutenu 

» l'autorité des Conciles , les droits 

«des Rois & des Evêques*, de fa 

a» fagacité à découvrir la fau(Teté de 

^» quelques biftoires des Saints, & 

» la fuppofition de quantité de Pri- 

» vilcges- C'eft le jugement que M; 

Dh Pin porte 4e ce fameux Auteur, 

Ca talon; ue de fes Ouvrages. 

I. Syllahus rmonUm , ^ml?HS canfa 
Durandi 4e modo conJHnSionis concur^ 
fuHm Dei & Créature defenditur ^ & 
imfficiopi ^Horumdam Cenftira repellir 
tHr. tarif, 16^6 > /«-8^. It. dans le 
premier tome du Recueil de fcs 
Oeuvras, f.i,Dc Lénn$(y fait you 



'j 



des Hommes Itlfijirets 'ji 

îcî l qu'on ne peut condamner le J. Tf$ 
fcntiment de Durand , qui prétend Lawnoy. 

3UC ÏDieu ne concourt point îmme-' 
iatcment aux mauvaifes aâions des 
créatures libres , fans faire injure à 
Tancienne Faculté de Théologie dte 
Paris , qui n'a point crû cette opi- 
nion ccqfurable, & à pluiîeurs Thco- 
log,iens de cette Ecole, qui l'onii. 
foutenue. De Laumy renvoyé ici à 
un Ouvrage du P. Lokis de Dole ^ 
Capucin^ dont il avoiie avoir tiré 
la plus grande partie des Matériaux 
de fon livre. Cet Ouvrage eft inti- 
tulé. DifpHtatio doEliJJima quadripar" 
tita de modo conjunSlionis concHrJuum 
î)ei & Créature ad aShts liberos ordi^ 
nis natHralis , prafertim ad pravos ; 
adverfus Prétdeterminantmm & yljfcr^ 
ti^rum fcienùdt média modernorum Ofi-' 
niones. Lugdum i6j^,in'/^?. De Lau- 
noy a mis a la fin de fon Traité un 
Problème ou Cas de Confcience,' 
dans lequel après avoir rapporté la 
condamnation des livres à'Ariflotey 
faite par un Concile de Paris en 
1 205. ôc par le Pape Grégoire ^X. en 
t2^5. & la Ccnfure faite à Rome du 
ftntiment de Copernic & de Galilée 

Hi) 



^' Mim. pourférvir ài*ffijl} 
Ji BB fur le mouvement de. la Terre ;;ir 
LAPNQy..propofc cette <jueftion. à; refôudre:: 
il le jugement rendu à RùTne.contte •- 
le fentimcnt de (7^ù7^tf , qui. n'a-pa5 
été envoyé ni. notifie à rUnivçrlîté : 
d.è . Paris , lie plus les Profefleurs de 
cette Univerfité,, que la. biille de 
Grégoire. IX, contre les.' livres d'Ari^r- 
/îi/^, qui lui avoir été adreflee, 

RohertÀes Gahetz,^ Benedidin Lor*- 
rain ', a prétendu . réfuter ^e Latmoy ^ 
& renverfer;le.fentimcnt deD«r/i»^ 
dànsun £rm à M. le Cardinal de 
Rets touchant r.aSion pofitive du péché - 
du* le concours i mais comme il ne fe 
fcrt que deraifonnement Metaphy^- 
fiques^ fon Ouvrage n'attaque que 
fort; indircdement de Launoy.^ qui ^ 
n'cft point cntré.dans le. fond à\x£yrr 
ftêinè.. 

2; De re8a Nicani Canon is vi. &; 
Jfroutà Rnffino 'cxplicatur intelligi^ntia^, 
diffiprtatio. P^aris i€^o.in-%^.\t,.Edi* 
tio fecunda auÛior & correSion Paritfi ' 
1^61. in-%?, It. Dans la 2?. partie dm 
jlÇj tome de.fes-ceuvres.p; i. De Lan- ~ 
«<?7/fQutient ;ici,.que. le_^ç. Canon: 
dùiGoBcilê. de Nicée a.été.fait iroc- 
cafiônidè: Mil^ÇÇ ,, quiavoit entre?;' 



V 



dès Hommes Illuftrert ^- 
' prié' d'ordonner des Evêques^des Prê- J,. 
•très., & des Diacres dans toutes les Launovi- 
Provinces de l'Egypte îqu'il s^^y agit 
«infi principalement dii Droit de 
liOrdinatioii-j & quc,c'eft fur cela 
qjqe rEvêjquc à'Aiexandm eft com-^* 

* paré^ avec l-Evêque de Rome ^ parce ^ 
qu*il avoit le même droit fur toute 
rEgypte.y qucTEvêque. de RomeSut 
ce que ^ij/î» a appelle les Provinces 

. Suburbicaiies. . 

y. De yireopagtticis mUnini Jm^ 
dicium, Parif, i^4i, m..8°. It. iKediT 
iio correSlior & auSlior. Ibid, i6€9. 
V»-8^. Avecpluficurs autr-es Ouvra-- 

. ges fur la diftindion des SS. Denys. . 

^Iti dans la première partie du 25..ta- 

-me 4c^fcs OeuvreSi.p. 385. LeP;. 
•5z>7»^»J Jcfuite, ,cnj)ubliant en 1^29.. 
fcs . Conciles de France , . avoit fait . . 
entendre qu'jlfalloitdiftinguer deux: 

. SaiMs Denys. Cette diftinftion cho-;- 
qua: tellement ceux quiétoient ac> 
CQiTtumésà les confondre , qu'il fut: 

.obligé de mettre un Carton en cet 
endroit; Le. P. Germain Millet , Bc-- 
nediâin de la Congrégation, de S,. 
Maur l^attaqua même fur ce point., , 
çsi publiant cbntre fon Içiuinx^nc juia^ 



94 Mim.pmrfervirkl'Hifi. 
J. D I iivre intitule : Gloria EccUfid GallU, 
I«AvNaT* ^^^^ mndicata de fno Dionyfio Are^^ 
f4gita. Varif. 1^38, m-î^ 

Le P. Sirmond ayant, à ce qu'on 
prétend y reçu ordre du Roi d'éclair-; 
ctr cette queftion , publia fi Diffev^ 
tath , in qna Dionyfii Parifimfis , & 
lyionyjîi Areopagitét difcrimen oftendi'* 
mr. Parif, 1^41. w~8®. Cet Ouvrage 
trouva bientôt des ContradiiSkcurs : 
on vit dès la même année parottre 
deux écrits contre lui. 

Le premier avoit pour titre": Ctf- 
pie de la Lettre envoyée an P. Sirmond^ 
Jejiêite , fur le livret des deux Saints 
Denys , en laquelle efi montré que S. 
Denys fAreof agite ^ converti far S. 
Paul , a été le premier Evêcjue de Pa-, 
ris , & Apôtre des Gaules. Par fran-^ 
fois Gerfin , Prêtre , DoSkur en Théo- 
logie. Paris 1^41. /«-g^ Cet Auteur 
v^ut qu'il y ait eu deux SS. Deny^^ 
Evcques At Paris ^ mais il prétend 
que l'Arcopagitc cft l'Apôtre de la 
France \ fon Ouvrage, meprifablc en 
lui-même, a été attaqué par un in-* 
connu, qui s'eft caché fous le nom 
à*Agathon , dans cinq lettres affez 
aaal écrites. 



des Hammti Illtifiret: 9$ 
t'âutfe étoic intitulé : GallU Pal- x d^e 
ladium ^ Jhe D'tonjfms ^^^^f^^^*\^/y.^çy^i 
Amore Joanne Samblancato ^ Tolofate. 

Tolofe 1^41. /V 8°. On voit ^ans ce- 
lei-ci écs raifons affcz frivoles ex* 
pofèes d'un ftilc oratoire. -' 

Ce fut dans ce tcmps>là , 5c pour 
montîei le peu de fondement qu'il 
y avoit à faire fur les Areopagitiques 
A'HUdi$m^ <\wt de Lannoy compofe 

l'Ouvrage dont il s'agît » où il fart 
voir que tout ce que cet Auteur à 
rapporté fur la venue i^'^S. Denjs 
l'Areopagire en France , eft fabi*- 
leux. Il y a ajouté deux petites pièces 
qui tendent au même but •, De Hino 
mari Remenfis Ef^àla ad Carolnm 
linferatorem de Dionyjto Areof agita 
JfuliciHm. De Anafiafii BiUiothecarii 
ad Carolum Imperatorem Efifiola Jfh 

diciwn. 

4. Animadverfiones in Joannis Sam^ 
ilancatt , Tholofam , Palladinm GaU 
lidt , DiûHyJiim Areofagitam. P^^- 
1^41. iw-S*". It. EditiofecHffdaauEUèr 
t& comSior. liid, î^^o. in-i^. Avec 
d'autres Ouvrages for le même fujct. 
It, Dans la première partie du 1^. to- 
me du Recueil de fcs Oeuvres, p» 



fir XHm. fourfervîr à t'ffijt) 
J; DE 4x4. De Launcftxmz ici S ambiance 
LAUi^OY^avec beaucoup de mépris. 

5. P'ka B. Dionyfli AreopagitA^pfU: 
mi Athenienfinm Efifci^pi & ^Mmy'' 

. / ni^cx opt'mAfideifcriptofibm colhc^ 

m. B.DionyfiirParifidrtmj4poftoli& 
Martyris vita & MiracuU^ Parif^^ 
1^41 . /»-8^ It. Avec les autres Ou" 
vrages fur les deux SzimsDenys. Ibid». 
i;^^o. i;/-8°. Ir* Dans le Recueil de 
firsOeuvrcs premiers partie du i^ tOi- 
me p. 55^» Ce font là tous les Cui- 
vrages , qui parurent cette année fut- 
ce ttc matière, -^ 

6. Difirtatio de Commentittir tasia^ 
rt& Mmximini^ MagdalenA & Mar- 
thdt^inProvinciam apphlfti. Parif.i^^u , 
/^-8^, It. Edith ahem anHior & eut" 
reilior. Ibid. 1660. in-i^. Avec queU 
ques^ autres pièces fur le même fujet; 
It.Dans la première j^artie du 2^. ta^ 
me de fes Oeuvres, p. 204. De Lan* 
noy ne mit poi^nt fon nom à la pr^ 
miere édition, & n'en fit tirer qjuc- 
peu d'exemplaires , perfuadé , com- 
me il arriva efiedivement, que TÔa- 
vrage rcvolreroit ceux qui étoicnt 
attachés à l'Opinion viiigaire. Son^ 
UviÇ. fiit-çn effet attaqué par Fmn^ 



âxs.Hvfmna Illnfltp. yj 
fois Gerfan^ & par le P. Gnefray^i^' J. db . 
fuite. Launoy. 

Le premier revenant à la chargé 
for Tarticle des SS. Denys , y joignit 
la defcnfe de la venue de 5. Lazjtre^ 
£c de (es fœurs en France. Le tout 
parut fous ce tître : Sainte ^pologU 
four S, Denys /^reopagits , S, Laz^are^ 
S. Trophyme^& antres Saints Apôtres 
des Gaules: par François G erfon ^Doc- 
teur en Théologie , ancien Théologal dé 
S aint" Quentin j & Vicaire gênerai de 
Roit'én, Paris 16^1, in--%^. 

L'Ouvrage du P. Guefnay parut 

jprès : Magdalena Maffiliertfis Adve^ 

na ; (îve dftjus in Provinciam appui fn 

diJfertatioTheologico-Hifioricain Joan- 

^ mm Launoium, AuSlore Jeanne Bapti* 

fia Guefnay , e Soc^ Jefu, Lugduni 

1^43. fV7-4^. Ces deux réponses, où 

il règne plus de prévention, que de 

bonne critique , furent fuivies de 

^quelques autres, dont je parlerai plus 

ias. . . 

7« Refponfionis ad differtationem de 
duobus Dionyfiis difcuffio , in qua prô^ 
Âatum jam utriufjue difcrimen ex in^ 
veniendi ajferendique veri Ugibus de- 
fenditur. Parif. i^4z. /^-S*. It. Ediii^ 
Tmè XXXIL 1 



"^8 Afim.fùUrfefvirkVBifl. 
♦ ' altéra anEihr & correSiiffr. Ihid. U€t^ 
• * in-i^. avec les autres Ouvrages fur 

• y^ ^^ Denys. It. Dans la première 
partie du i«. tome de fe$ Oeuvres, 
p. 4J1. Ceft une réponfe à un Ou- 
vrage , qui porte le nom de Germain 
Millet^ mais que de Launoy a crû 
ctre du P. Simplicien G^dy ^ Bcne- 
didtin de Cluny \ comme il l'a mar- 
qué à la tête d'un exemplaire de ce 
livre , qui a pour titre : Ad dijferta^ 
tionem nuper evulgatam de dmbas Dit^ 
nyfîis Refpon/to , in tjua evidemtjfme 
dsmonflratur^ unum & eundem ejfe Dio- 
nyfium Areopagitam& Parijknjfem E- 
fifcopum. Anaore Germano Millet , 
Congreg. S. Mauri. Parif. 1^41. /«-8*. 
Le P, Millet ne répliqua point , 
mais on cnsagc4 le P. Hugues Me- 
rtàrd à le hivt pour lui. Celui-ci , 
foit qu=il fe fut porté malgré lui, &: 
contre fon fcntimcnr , à ce travail , 
foit qu'il crût qu'il n'y.avoit point 
d'honneur à acquérir dans une eau- 
fc fî defefpcrée, ne voulut point 
mettfc fon nom à fon livre , qu'il in- 
\ titula ; Pe Vnico SanB<» Dionyfio A- 
re^p agita ^ Athe^arum & férijîsrum 
B.fifcop9 , adverfm Jpannis de Launoy 



ifi ^§nm»s lUujiyes. ji^ 

êifcuJKiQmm Millctian^ Rf/pon/tonis J. ra 
Viatriba, Parif. i6^i. ift^i\ MaisLAUNor» 
comme il mourut le zj. Janrier de 
rannée fuivantc 1^44. on ôta aufli- 
tôt la première feuille de fon livre » 
& Ton y en fubftitua une autre , où 
fon mit fon nom & i'annéc i ^44^ 

S. Dtffirtatio dnplex , una de Origi^ 
fie & Cor^rmatiane privilégiai Scaw^ 
fuUris Carmelitanm, jettera df vifio- 
ne Simonis Stodiji , Prims ac Magt^ 
ftri Generdii Carmelitarum. jimare 
Jeanne dehatmoj. Lttgd. Bat^ ex effi^ 
cina Elzeviriana. 1641. /»-8°. Injch 
Antore. Voici quelle fut TOrigine de 
ce livre. Afarç Antoine Alegre de Caf 
fânate , Carme Efpagnol , fit impri- 
mtt à Lyon un Ouvrage mtitulé : 
Paradjfiês CarmeUtici decoris. 1^39. 
in^fil, qui fut d'abord mis à Rome à 
V Index, Ayant été déféré en 1^42* à 
la Faculté de Théologie de Paris , oa 
iiomma des Députés po^r l*exami- 
ner. De Launoy ^ qui eut alors ocâu- 
fion de lire ce livre, voulut à la prie^- 
^e d'un de fes amis rechercher Voûr 
gine du Scapulaire des Carmes ; tl 
confulta pour cela TOuvrage d'ua 
âtittc Carnie^ appelié Cregûre de 



i©o Mim. pourfervirk ffjiff. 
J. Dï NazJanze , où i'hiftoirc cïc.ce Sca- 
Lauhoy» pulairc étoit rapportée dans toute 
ion étendue, & il y trouva que le 
privilège du Scapulaire étoit fonde 
premièrement fur une prétendue 
bulle de Jean XXIL fecondemcnt 
fur la confirmation qu'on dit en avoir 
-été faite par Alexandre V. & fiïr la vi- 
fion de Simon Stock.En examinant ces 
trois cbofes , il fut pcrfuadé que les 
deux Bulles étoient fuppofées, ôc 
que la vilîon de Simon Stock, étoït 
fort douteufe. Il fit donc fur ce fu- 
jet deux Diflertations , pour prou- 
ver la fauffeté des Bulles, & l'incer- 
titude de la vifîon. Il les communi* 
qua aux Carmes de la Place-Mau- 
bert, & en donna une topie à un 
de fcs amis , Chanoine de Beanvais ^ 
qui la fit imprimer dans -cette ville, 
fous le nom de Leyde^ avec ces mots 
. infcio Autore , afin que les Carmes 
n'euflent point fujet de fe plaindre 
de lui. Cette édition déplut à de Lah^ 
moy , tant parce qu'il n'y avoit pas 
mis la dernière main & qu'il y avoit 
<les chofes un peu trop dures, que 
parce qu'il s*y étoit gliflc beaucoup 
<ie Ëiutes d'impreillon. Il s'en fie U 



de$ Hofnmâs îlluflrej, lat 
même année 1^42* une autre ih-^^4 J. ni 
\ Paris par \t$ foins de Toujfaint Ri- Lawnoy^ 
chard^ Çarme , mais fans nom de 
ville: Celle-ci fut f^itc uniquement 
pour lés Carmes , & ie Lannoy n'en 
put avoir aucun exemplaire^ 

UOuvrage fut attaqué dans la 
fuitç par trois Carmes* Le premier ^ 
qui parut fur \t$ rangs, fut Jean Che-^ 
ron ^ de BoHrdeanx ^A2Xi% fes PrivilC'^ 
giati Scafularis , & *ùifionis SanUi Si^ 
moms Stechii V^indicut ; Chivrasc fi 
emporte, qu'il déplut aux Carmes 
un peu fenîes. 

Il fut fuivi par Je P. Thomas d^À^ 
^mn de S. Jefeph \ Carme dechaulfà 
d'Auvergne, qui întitu'la fa defen-» 
fe : Pro Sodalitio Sacri Scafnlaris^ ad' 
verfns duplicem dijfertationem Joannis^ 
de Launoy , Differtationes dud j^poh'^ 
getica ; qHarHm altéra vlfionem Deipa-- 
ta B. Simâni Stockio^ faSlam , donum^ 
que Scapularis; altéra priifileginm Sah-- 
hatinum afferit & propHgnat^ E re na* 
ta , potijfima prafidia , è quihus idem 
Laurtotui , adverfus Lâzari & Mag^ 
dalena adventttm in G allias , ac mif^ 
fum primo Ecclefia famh DionypHm 
Fartfiorum Epifiopnm ,. pHgnavit ,. ex^ 



Jf. ©< ejus yrinàifiis convelluntHr. Tmisfm 

lAvm>Y. 1^48. />-8*. S^ jLe/iw)r s'cft piaijBt 

que ctt Auteur n'en a pas agi de bon- 

»c foy ^ & a plâtôt fongé à obfcur* 

cir la vcrit^ , qu'à la découvrit. 

Le troifiéme advcrfairc de nôtre 
Auteur îvA Philibert Fêfry , Carme 
A'Aix ,. qui oppofà à foh livre, D«- 
fltx frtvikgium Sacri StapuUris dr- 
dinis <S^ Cot^AtertHtétm gtoriofa Vhr^ 
ginîs Maria de Monte CanmeW. A^nis 
Sexriis 1^*45. ﻕ8^ Cétoit unboîi: 
ïiomme fort fimpk ^ & mauvais cri- 
tique. 

De Launoy^ fur quelque temps in- 
certain, s'it repondïoit à tous ces 
adveriàiras. Mats enfin perfuadé que 
• fâ féponfe ne les détrompcToit point,, 

ii prît le parti de rcfonarc fon pre- 
mier Ouvrage ,*& de le dîvifcr c» 
cinq diffcrtations , en y joignant les. 
nouvelles ra^ffons que les Ecrits pu 4 
bliés contre le (îen lui avoicnt four- 
nies ^ & de donner k tout fous ce 
titre. 

D^ Simçms StûçhU «w/S , de SaiHfo^ 
tind Btdtut privilégia^ & de Scapnlmt 
Carmttit^rum S9dalitatf^ Difirtationes^ 
y^EdiMtKiwr^Sti^r&miébis fsrtiz » 



dis Hommes tîluflreSé l oj 
tus 4H^ior, In ^ita pofihdpitis triwn J. tt 
Carmelitamm , Joannis Cheronii ^Thô^LAViKS^. 
mt yi^mnms^ & Philibern Fefaii crU 
min4tionibH$ , omnis ad rdiquas illo^ 
rum tergiverfationes adims tmercludU 
titr^& rerim vtrius ftahilimK Âu-^ 
tan Joanne de L^nnoy. Parif, 1^53^ 
in- 8°. It. Edith tertia multis parniné 
^ auSHoK Péri/. i66i. in^%^. Parmi Ut 
additions de cette dernière édition ^ 
il s'en trouve quelques-unes contre 
rOuvragc que le P. TheaphUe JR^y^*, 
naiêi , Jefuite ^ publia fur te fujet à 
la priierc du Procureur General des 
Carmes ^ fous le titre de Scapulare 
Mmamurn tUafiratmn & dsfenfmn^ 
Parif. i(^ J4, i«-8'. On a inferé ces 
DiflTertutians de notre Doâeur dan« 
la z^. partie du i^ tome de fes Oeu-. 

vres.p. 379- 

8. Difquifitio dipjuijitiofiis de Mag-^ 
iaUna Maffdienfi ddvena.Parif. 1^4 j^ 
in-%^. It, a*. Editio éUiSior & correc^ 
thr. Ibid. ié6o. bt"^^. Avec les autres 
Ouvrages fur le même fujct. It- 
D^ns la première partie du 2^. tome 
dç (es Oeuvres, p, 150. C'eft une Rc-^ 
ponfe à r Ouvrage du P. Guefiiay , 
dont i'ai parlé ci-deâus ar N^'. 6. 

^g • • • • 

1 iwy 



104 Mèm.fQurfirviraï'Hi^, 
X Dï iq,*Dfi ver a notione plenarii apud 
hAvpiOX, AHguflinum Concilii in caufa rehapti^ 
farîtmm , Dijfertatio. Parif. i ^44. m- 
a^ It. Il^U 1 6éi. m-S^. It. Editio 5* 
étuSlior & correBior. Farif i^6é. /»-8^. 
It. Dans la ic. partie du 1^. tome de 
les Oeuvrcs^p. 101, De Lannoy pré-* 
tend que .5. ^uguftin a parlé proba- 
blement du Concile A* Arles ; l'ufagc 
des Africains étant de donner le nom 
de Conciles Pleniers à ceux qui 
étoient compofés des Evêqucs de 
plufieurs Provinces, 

II. P^ Mente Tndentini ConciVtp 
eirca fatisfaRionem in Sacramento Pœ- 
nitentiét^ Difertâtio. Par if, 1^44. /«»- 
8^. It. Editio z\ aH3ior& comSlior. 
Parif. i<r6'4../ff-8*'. It. Dans le pre- 
mier tome de fes œuvres , p. zo8. 
' 11. Les fentimens de M^ de Laiti* 

noyfitr le livre cjue le P. Gnefnay ^ Je- 
ft4tte ^ à fait imprimer à Lyon fous /ir 
nom de Pierre Henri, intitulé Auéhia- 
rium Hiftoricum dcMagdalcnaMat 
fîlienfî adveua &cc. (Paris) 1^4^. />- 
8". It. Dans la première partie du 2«. 
tome de fes Oeuvres, p, 3^1. Ce$ 
fentimens font contenus dans une 
lettre du 1 1 . Août 1^45.. Us font ac- 



1 



àes Hmmes Ilîujires. ro j 
campagnes dans le Recueil des Oeu- Ji" ^^ 
▼rcs, de deux Lettres Francoifcs dcLA'uNOVr 
M. deLaunoy ; l*tHîe du 27. Dccem- 
fcrc 1^57. tirée du Mercure du inois 
de Novembre 1723. & l'autre du ii. 
Février 1^58. qui avoit été publiée 
«ians le. premier tome du Mercure 
de Décembre de la même année 
rjii. toutes deux traitant de lame* 
me matière. ^ 

Le titre entier de TOuvragc dœ - 
P. Guefiray eft tel : AnBuarium Hiflo-^ 
ricwn de MagdaUna Majfdiertfi ad-^ 
^ena, , fhe decrcmm SenatHs A^enfis 
& Vmverjttatit cenfttrd in tibellum 
.J^oannis Latmon ^ cni titHlmi Difqùi- 
fitio difquifitionis de Magdalena&c;- 
amm Scholiis adverfus tundem Lau^-^ 
mium. Opéra Fetri Henry. [Lugduni): 
1644. i/?-4^. On voh ici que huit 
Théologiens de la Faculté d*-^/Ar- 
confultés par le Parlement forJ'Ou^ 
vragc de de Lannoy^ avorent répon^ 
du le 3. Mars 1^44. qu'il s*y trou- 
voit des pr#politions téméraires,, 
contraires à la pieté, feditieufes,&c. 
Sur quoi le Parlement è/Aix par ui> 
Arrêt <lu 17. du niêmc mois avoit 
ordonné qu'il ieroit fupprimé. Ule^ 



I 



j jjg fie depuis plufieurs Ouvrages fuf 

Laungy. ^^^^^ «îâtiere, dont il faut dire quçU 
* que chofc. 

Ratio P^indiçatrjx calumma contre 
Negamem adventum Laz^ari ^ Mag^ 
dalem & Marthe in Provinçiam^ Ah- 
un MichaëU Jordam , Ordinis Pra* 
dieatêmm. jiquii Sextiis i ^44. in-i?^ 

Vindiciafidei & pietatis pro cah^ 
fiihus illis tHtelarihns conflituendis ; ad-, 
vcrfus hannem d» Laumy. AuBarc 
Hon^ratQ Baiàche^ DoSlorc The^lçgç* 
Aquis Sextiis 1^44. in-iK 

Le Triomphe de U Madeleine en U 
créance & la vénération de fes Saintes 
Reliâmes en Provence ; oh Réponfe à 
me Lettre intithlee ; fcntimcns de M* 
de Laumy fur le livre du P. Guefnay^ 
&c. Par Denis de ^a Sainte-Banme. 
.1^47. /»-8^ Le Père Gtfefnay s'cft 
cache fous ce nom, en revenant è 
: la charge contre de Launoy, 

i^.De vera caafa feceffm S. Brfe: 
nmis in Eremum Difertatio : fen d^^ 
fenfa Romani Breviarii cwreUio circa 
hiflariam S. Brunonis. Parif. i6i^6. inr 
8**- It. 2^ Editie^ cnra JoannisPort^ 
mri. Argemf^rm \6^€. in^S\ It 5*^ 
Edido aH(iifr& çorredior. Pé^jf 1^4 ^^ 



dts Hommes liïufires. i cj 
m-t^, Tf. 4*. Editio , ci0'a Gtorgii Str- j^ ^^^ 
fUii. Fr4ncûfkrti iyio. in^é^^. It. Dans Launot. 
la 2^ partie du 2^ tome de fcs Oea- 
▼res. De Launoy fe propofc ici de rc- 
fbter rhiftoire prétendue du Cha- 
noine , qu'on veut avoir été la caii- 
ic de la converfion de S. Brun^^ 
contre Poljtcarpe de la Rivière^ Char- 
freux , Théophile Kaynaud ^ AndH dn 
Sanfay^ Sc Sarthéld HihnfiHS ^ qui 
en avoient foutenu la vérité 5 le pre* 
«lier dans un livre intitulé : VAfu 
geli^ue , dei txceïltnces & perfeSiens 
imnjêncUes de l'Ame. Lr^m \6x6. iV»-4®- 
Le fccond dans un Antemurâle mis à 
h têrc ^e S. ]»annes BenediBus Fafter 
& Pamifix Avemone , an etiam Lteg^^ • ^ 
Ànni .^ A'trefHom 1^45. iw-8®. Li? tror- 
fiémc dans tm Traité fait exprès 
fbas ce titre : De C^ufa cênverfanh 
S. BrHftems Epijlola tùdafcalica. «C^- 
hnid irf'4y. //r-8®. It. Parif. 1^4^.^»- 
8*. Le dernier enfin dans une Let- 
tre , qu*il a mife à la tête de J;*Ou-: 
vragc précèdent, dont il avoir di-^ 
ngc l'impreffion. 

Mais les raifbns convainquantes^ • 
qu*appoTta de Launey, ne perfuadc- . 
teût point ceux qui étoient prcvc- 



ïoS Mcm.fùfirferviràPHift. 
J. PB nus en faveur du préjugé vulgaire J^ 
Laùnoy, on vit bientôt après paroîtrc contre 
lui les Ouvrages fuivans* 

HercnUs Commodianns , Joannes 

. LaartoiHS repulfas, Acjuis Sextiis 1^4^. 
1/7-8^^ Thiapbile Raynand cft l'Au- 
teur de ce livre ^ qu'il a publié fous 
le nom à'FJonoratHS Leat ardas. Oa 
n'en a point de fa façon ^ qui foie 
plus rempli d'cmportemens 8c d'in- 
jures que celui-ci •, c'cft une Satyre 

' depuis le commencement ^ufqu*à U 
>fin. L'Auteur , qui ne fçavoit point 
garder de mefures, a été jufqu'à fai- 
re douter de la légitimité de la Naif- 
fance de fon advcrfaire , fuivant e» 
cela l'exemple du R Guefnaj^ qui 
avoir parlé fur le même ton dan& 
fon Triomphe de la Madeleine. Ray^ 
nand revint à la charge dans un^ Ir- 
yre, qu*il donna l'année fuivantc 
fous le titre de Trinitas Patriarcha^ 
ri*m , S. Bruno Siyiita Adyfticus &e^ 
Lugduni 1^47. /»-8^ 

Joannis Columbi , i Sodctate Teft^ ,. 
Dijfertatio de Cartufianorum initiis, feu- 
quod Bruno adaSins fiterit in Eremum 
voeibus haminis redivivi Parifiis ^ qni 
fe accufattm ^ JfuiicaUim ^ damnattim^ 



des HonmnIllHjhres. lo^ 
ixclamabat. Lugdnni i66i. in-fol. A J, pg 
la p. I. du Recueil de fes Opufcu- Launoy. 
les. Ce fçavant Jefuite n'entreprit 
cet Ouvrage qu'à la foUicitation de 
fon Général , qui étoit bien aife d'o- 
bliger les Chartreux. ' 

14. Çonpderations de M, de Launoy 
fur le rapport fait en la Faculté de 
7%éologie le 5. Novembre 1^4^. aufn- 
jet de fon approbation touchant l^Hi^ ' 

ftoire des Hofpitaliers du S, Efprit^ 
Cette pièce a été impriniée pour la 
première fois en 1731. dans le Re- 
cueil de. fes oeuvras, p. 245. de la 
première partie du Tome 4'. L'Edi- 
teur y a joint des Remarques fur lés 
Confiderations tjfue M. de Launoy a été 
obligé de publier pour fe justifier contre , 
le rapport que M. Pereyret DoEleur en 
Théologie a fait de l'Examen de l^Hi'- 
ftoire des Hofpitaliers du 5. Efprit, Ces 
Renwirques,aont on ignore TAuteur, 
font proprement un récit de tout 
ce qui s'eft paflfé dans cette affaire. ' 
15. Duplex dijfertatio. Vna conti- 
nens judicium de auiore vita SanSi 
Maurilii ^ Andegavenfis Epifcopi , ex 
MS. Aridegavenfieruta. Altéra Rena- 
ii , Andcgavenfis Epifcopi , hiftoriam 



1 1 d Mhn. pour fervir à PJFJiJI, 
X M attingsns. Parif. iC^f. in-i^^ It. ES^ 
Launoy« tio 2^ In tfUA etiam cuidam pro eodem 
Renat0 jlfologU paffim rc/pondetar. 
Suêjidmr \Apologia pro Nefingo huJHS 
fiofAinis primo Andegavenjî Epifcopo , 
advérfiis eum , (jui jipohgiam pro S. 
JRetiAto [cripfiu hem tt/^Egidii McnAgti 
ad Gmllelmum Tratrem Epijtola, Pa^ 
rif 1^50. in-S^, It. Editio tertia auc-^ 
tior& con^Slhr. Ihid, i^^3. />/-8°. If, 
Dans la ptemicre pattiç du 1^. tome 
de fcs <Euvreç, p. 6^0. Jacques EveiU » 
. ton eft TAuteur de l'Apologie de S. 
JRcné, Sur quoi on peut voir fon ar- 
ticle tom. 14?. de ces Ménioires, p. 
302. 

lé. De veteri dhorum dileElu in y>- 
juniis Chri^ianomm , & maxime i$$ 
iluadragepma dij^rtatio, Parif, lé^^m 
in-i\ De Launoy cornpofa cet Ou- 
vrage à l'occaiion de la permifiion 
/ <juc rArchevêcjuc de Paris accorda 
cette année de manger de la viande 
en Carême » à caufe du fiege de cet- 
te ville. Quelques-uns prétend ircnc 
alori que cette permiilîoa exenip- 
toit les Pâtifiensde jeûner, perfu2« 
dés que jeûner & manger de la vian* 
4e>£toient des chofes kicompatible&i 



'iis Hommei itlt^res. in . 
Mais de Launoy entreprit de faire ^ 
voir le contraire , en montrant que ^ ^^ 
ïe jeûne pouvoit fubfifter avec Tufa-^^''^^^- 
gc de la viande. Le P. lean Nicolai^ . 
Jacobin , en feifant réimprimer en 
1^55, la Pantheologià Rainerii de Pi^ 
fis , avec quelques obfervations de . 
fa façon , fe propofa de le réfuter au . 
çiot Jynnhim, cap. ij. De Launoy 
lui répondit avec la même ^vivacité 
qu'il Tavoit attaque, dans une nou- 
vcile édition de fon Ouvrasse. Edi- 
tio i*. anUior & correSlior ; ubi de frif- 
vis Bapiifini temponbHS , & de veteri 
more haptifandi Juddos. Parif. 166}* 
i>7-8^. It. Dans la 2*. partie du 2^ to- 
me duRecueil de fes œuvres,p. ^^55, 
On peut voir dans T Article du P. 
Nicolai. eom. 14^. de ces Mémoires 
p. 28^. & fuiv. les Ouvrages qu'il 
oppofa au livre de de Lmmy & aux 
deux pièces qu'il y avoit jointes. 

17. Dl^ertatio de jiutore librorutn de 
Imitathne Chrifti. Parif. 1^49. m-8^. 
De Launoy compofa à la prière du P.' 
Robert Quatremaifes ^ Benedidin de 
la Congrégation de $. Maur ^ cet 
Ouvrage, où il prend le parti d« 
)ean GerJen^çotiXicThomas k Kem^. 



î 1 2 Mèm, fourfervir àl^NjJf, 
J. bi pis. Ce Père , à qui il le donna , le 
Laitnoy. fit imprimera fon infçu , avec TOu- 
vrage qu'il publia alors fur le même 
fujet fous €6 titre: Joannes Gsrfen^ 
Kercellenfis , Ord, S, BenediBi Abbas^ 
lihromm de Itnhatione Chrifli , contra 
Thomam à Kemph vindicatum Joan^ 
nis Fronui , Canonici Rcgularis, Auc^ 
Sor aJfertHS^ Parif, 1^49^ /»-8**. Il s'ea 
fit une féconde édition Tannée fui- 
vante par les foins de François T^al^ 
grame ^ Benedi<îlin Angiois, qui le 
joignit à fon Argumentum Chronola^ 
gicum contra Kempenfem» Parif, i^jo. 

Le P. Froniean ayant répondu par 
un Ecrit intitulé; Refutatio eorum 
fU(B contra Fjndicias Kempetifes Scrip» 
fere D. Quatremaires & D., Launoy, 
Parif, i<f> 50. i«-8^. De Launoy tetou- 
xha fon Ouvrage , & en donna une 
3^ Edition fous ce titre : Diffirtatio 
jcontinens JHdiciftm de Aui^re librorum 
de Imitât ione Çhrifli. Editio j^, auBiêr 
& correWor ^ & ^nafimul refpondetur 
iis ^ quA Joannes Fronto ^ CamnicHS 
Regularis , in refutatione adverfario:^ 
rum ThomA Kempenfis addnxit. Parif. 
%6jo.Jnr&^. It. £ditio quarta, Parif 



dèi Hommes Illnfires^ r î j* 
166^. in-Z^, It. Dans la 2^ partie du - J. db> 
4^ tome de {es Oeuvres^ p. i. Launov.- 

i8. De jinSloritai^ hegantis ArgU'* ( 

menti Dijfenatio, Parif. 1^50. in-^^. 
Ir. Edith i\ aHEHor& correBior. tbiâ\' 
i^^i. iw-8*. It. Dans la première par--* 
tic du i«. tonfie de fcs Oeuvres^ p, 
I. Comme ^tf L4«»o)f avoit fou vent ^ 
employé dans fcs Ouvrages des argu- 
mens négatifs, pour détruire des' 
traditions populaires, il fe crut obli-^ 
gc de juftifier l'autorité de cette preu- 
ve par cette diflcrtation. Elle fut at- 
taquée dix ans après , c'eft-à-dirc ,; 
en lé 60* par M. Thiers dans un écrit? 
fur, le même fujet. Cette attaque en- 
gagea de Launoy à joindre dans la fé- 
conde édition de fon Ouvrage tm« 
jiffendix pour y répondre. Thiers: 
répliqua , comme on peut le voit; 
dans fon article , ronr»^4^ de ces Mé- 
moires, p. 343. Le mal qu'il y eut? 
dins cette difputc , fut qu'oii ne s'y 
ménagea pas départ & d^autre, éc 
que les injures hc fiwcnt point épar- 
gnées.- • . ^ 

i^. Lettre fnr la Légende dtS\ Am^ 
ynfinien. Cette Lettre, qui cil de l'an^ 
1^50; a.parupQur la première fois: 

Tmc XXXIL K. 



rf 4 Mim. fourfervirk VMifl. 
J. DE ca 173 1. dans le Recueil de5 Oeu^ 
Launo Y- yres de l'Auteur , liecondc partie dtu 
4^tome, f>. îzr. 

. 20é DiprtatiûiKS tres^fftarum mn^ 
Gregvrii THremnfis de Stpicm Efifcth» 
f4>mm 4idwntH inj^^liarm aheru SuU 
fUii Severi defrimU GnUit Martyri" 
bus locHS defindmr s é" in ntraqtte di^ 
veffdrnm GMlie Eadéjùtritm erigimp 
traG^ntHr :. Tertia ifuid de frhm Cenû-^ 
manmrwn jfimifikis epocka fentien^ 
: dum fit £XflhatHr,.Féi9^ff, x6^u in^i'^^, 
It. i\ Edith aHStiâf& €arre^ûr. Ibidi, 
i6yoiia^.lt. DàBS la première par-f 
9àc dit t^. tome dt fcs oeuvres, p. iiî^ 
ii:. DJjffhrfmh dé verû AHtore iltius- 
trof^»mi$. fdei y^UÊt Pdagio , AftVro- 
n^o , & Ângi^m tribni^vedgo fikt. 
Fwif, r^jï.ic-S^ Ir. i^Mdimjmc^ 
mr'& rCorniHor.Jàid» r^^j, i^-'S^Mt;. 
Dans la 1^. pArtaedki a^^ tome de £c» 
Ocuvres^p; joar. 

'ore imkmtt: la> Conteftatioti tou*^ 
dtant l'Auteat ide llrnîtaiôon de Je- 
fiis- Chtift , rendue manifefte par 
l?ètppolîtk>Bt dk toutes lès preuves^ 
propolèes par les Benexliâjns % les. 



^ 



k 
■» \ 



des Hommes lîUêflréi, .115 
trois parties. Avec les preuves jufti-' J, ihs 
ficatives du Drpit de Thomas de Kem^ Laundy» 
pis. Parif i4ji, Ir. 2^. Bdition aug- 
mentée. i^ j j. m-%^\ ït. Dans la x^. par- 
tie du 4^ tpmc de {t% Oeuvres, pç ^ 
ji. L'Ouvxage que ^^ h^moy com* 
bat ici cft du t. Pierre de Bmjjy ^ 
Chanoine Régulier. 

2}, Df Vilhrim Efifçopo & Mar- 
tyre DiffermU. Parif. x^f^. /if-8^. Ir. 
£ditiç 2*. aiéSiùr & t^rreSior, Ibid. 
i^,^4.i/«-8**. k. I>an^ h première par-» 
fie du 2^ tome de fcs Oeuyjfçi, p.. 

24. D^fir^quentiC9nfeJJionis& Eu^ 
ehariftic4 Comnjùm$ms t^H at^ne utilà- 
t4te Uher, Parif 1,^53, /«-g'.It.Daiis 
la première piijrtie 4u premier to'r 
nie de fes Oe^iivr^j. p. ri4. 

ij. De même ConçilU Tridentini 
eirca CiMUriMMm & AttrUiûnem m 
Sacramenuf Pémtentia liben fUiffii^ 
IJcet ^Hflici TheUçg^rHm de iJ^ntrith^ 
ne & Attrition^ Qpimmi fràJHdiçium 
nulli^m fsçiffi ^ fid mr^m'^^e fçhid^ Ur 
hram reluju'ifli ^ dfiieiçvftrstHr, Parif. 

X4' De Varia Arifteteiis in Ae^i^ 
m4 Pmfienfi^t^n^^ ex^éimuhi» 

Kij, 



j inde adorrjata pra/idiis ^ Liber. Parrp: 

LaÛnoy ^^5Î' ^^' ^** ^'^'^'^' Hagét ComitHiu' 
* 1^5^. /«-4®. tt. Edims tertium. Parlf 
j66i. in %^. le. Accedit Joannis Jon~ 
fît Holfdii dç Hiftoria Peripatetica dif" 
firtatio, Joannes Herm^nnus ah Elp 
nvichedidit , & de varia jiriftotelis in 
fcholis Proteflantinm fortuna Schedia/^ 
ma frtmijît. Witteherga 1720. in- 11.. 
It. Dans la première partie du 4^ tox- 
ine de fes Oeuvres, p. 174. C'cft un- 
des plus curieux Ouvrages dr notre 
Auteur. 

27. Notationes in Cenfuram duarum 
Antonii Arnaldi PropofîtionMn^ cjHa» 

y rumuna faBi ^ altéra Juris^ appella^ 

mr.' Cet Ouvrage cft de Tan t6$€. 
mais il ne fut imprime qu'en i68j. 
si Londres in-11, avec l'Eloge de l'Au- 
teur. Quoique de Launoj eut fur la> 
Grâce des fentimens entièrement op- 
pofés à ceux de M. Amauld^ il refu^ 
fa cependant de foufcrireà lacon-^ 
damnation portée par la Faculté le 
dernier Janvier de cette année 16 5^. 
contre les deur proportions & con^* 
tre l'Auteur, prétendant qu'elle étoit 
irreguliere & injufte-, & compofa ccs^ 
SLcmarqucs ; ^ui fe trouvent dant là. 



ehs Hommes WHjfhs. riy 
.picmicre partie d\i 4e. tome de ks y ^ 

Oeuvres, p, 2 y^, L^^j^oy.. 

28. Lenre de Ai. de Launoy contre 
ta Cenfure des deux Propofitions de M\ 
Arnauld. Dans VHifloire abrégée de la^ 
vie & des Ouvrages de M. j^rnauldi 
t6^y. in-i i. It. Dans la première par-^ 
tie du 4«. tome de fcs Oeuvres^ p;; 
rgj. 

2^. Epiflola Toannis Launoït aà 
Joannem j^lbenwn Portnerum de Obi* 
tHjacobi Puteani. 16 y$. w-/^^. Avec 
une Elégie de Portner & une Lettre" 
de Boulliaud fur le même fujet. Ir; 
Dans ia i«. partie du 4^ tome de Ics^ 
Oeuvres , à TAppendix, p. 44. 

30» Intjuifitto in Chartam Immuni-^ 
tatis y quam B. Germanus farifiorum^ 
JEpffcopus fuburbano Monajierio de^ 
dijfe fertur, Parif. 16 ^j. in^%°, It. i^i 
Editio. Ibidi i6j6. in-i^. It, Dans h* 
première partie du j^. tome de Ces 
Oeuvres, p. i. De Launoy prétend 
que cette Charte cft fauffe. 

31. In^uifitio in Privilegium ^ tfuoâ 
Gregorius Papa primus Mt^nafterio S. 
JHedardi dediffe fertur. Parif, rS^ji 
iff-8^. Ir. Dans la 2^ partie du* j^. to^ 
int de*fes Ocuvies. Dt J^unoy ^tas^^ 



no Mim. fonrfervir a VHifl\ 
J- BE a pour titre : EpiftoU ai Henricum 
Laukoy. F'alefium , de tempore cjho primum ii% 
GaUiis frjcepta efl Chrifli fides. Tarifa 

3 9 . Joanms Launoii varia de Com- 
inentith Laz.an & Maximini , Adag^ 
daletJd & Marîha in Provinciam apr 
fnlfu OpHfchla. QuitfHS^ traStatus acce^ 
dit de Cura Ecclejia pro fanElis & 
fanElorHVt Relijmis , ac facris officiis-^ 
ab omni falfitate vindicandis, Farif,. 
^6^0. in- i?, k. Dans la première 
partie du i^ tome de fes Oeuvres^ 
p. 202. On trouve ici de grandes ad- 
ditions à ces Ouvrages qu'il avoit 
dcja publiés, pour répondre au» 
Critiques qu*on en avoit faites de- 
puis. 

40. f^aria de diiobus Dîonyfiis , A- 
thenienjt& Parifienfi Op^fcula , ubi e» 
eccajions multa ad Gallicane Ecclefia 
ûriginem ffeSlamia traSlantur^ j4ccejfi% 
de f^eteribus Bajilicis Parifienfibm dif*. 
juifitio. Parif 1660. i»-8®.It. Dans 
la première partie du. 2^ tome 
de fes Oeuvres. Les Ouvrages de 
notre Auteur , qui fe trouvent 
ici précédés par la Differtation du 
fi. Sirmond de dëokas Dionjffiis ^.(\\k\ 



1 



dis Hommes Illuftres. m 

j a donné occafion^ font les fuiv^ns. J* Dt 

Jie Hildnini Aiedpagiticis jHcUciumiLAVtlor* 

EptftoU Hincmari ad Carolum Impe- 

ratoretn difpunflio. De Anaflafii Bi* 

bliothecarii ad eundem Carolum Epi'- 

ftola Judicium^ jinimadverfiones in 

Joànnis Samhlancati Palladium GaU 

lia. Reffonjionis ad dijfertationem de 

duobus Dionyfiis difcu0o. Vit a B. 

Dionyfii Areopa^iia , primi Athénien- 

fiiêim Epifcopi (^ Martyris. De likris 

un infcriptis Judicitim. Vita B. Dio^ 

nyjii Parifîomm jipofioli & Martyris. 

Ltidicra & tmtbratilis Monachorum 

MonafieriiS. Dionyfii in Francia ^& 

Monachorim S. Emmeramni Ratifpo^ 

nenfis circa corpHS Areopagita excerci^ 

tationis Cenfiira, De anticfuis Bafilicis 

Tarifienfihus difijuifitio, La plupart de 

ces Ouvrages^ qui avoient déjà été 

imprimés ^ font ici fort augmentés. 

41. Recueil Chronologique de diver- 
fis Ordonnances ^ & autres A8es, Pie- 
ces , & Extraits , Concernant les Ma* 
riages Clandeftins $ divifiendeux par* 
ties. Paris i6éo. in- S^. It. Dans la zc. 
partie du premier tome de fes Oeu- 
vres. Ce Recueil a été fait par M. 
Louis Nsthli, Avocat ^ fie M. de Loh^ 

TmetXXXIL ' , t 



lit JHtm.fâHrfirvirÀfHifi. 
X OE «(^ /au rapport de M. Pinffin\ qui 

Laûkoy. Ta ainfi marque fur fon exemplaire- 

/^z. Remarques fur le Formulaire de 
ferment de Foy , ^ni fe trouve dans le 
Procès verbal du Clergé, Paris j66o* 
in^^"^. It. Dans la 2*. partie du 4*. to- 

^ me de fcs Oeuvres. Le P. Gerberate 

nous apprend dans fbn Hifloirc dm 
Janfemfine com. 2. p« 4^^. que de 
Launoy eft l'Auteur de ces Remar- 
ques^ où il défaprouve le Formulai 
re ^ & fa (îgnature. 

43* Affertio Imfmfitiimts in Monajle^ 
rit S. Medardi Sueffionenfis Privilé^ 
gium , très in fonts difiributa. In pri-r 
ma confirmatwr Inquifitïo ; & PrivilegU 
hufus actafione in feeunda , tjuanam 
fint fi^pta exetnptiones , & Privile-^ 
gia ex Romanorum Pontificum , Phtrurn 
& Coneiliorum doSrina ofienditur. In 
tenta quid valeant non fuppofita , nec. 
fiébrepta^ fi darentur, exemptiones & 
privihgia^ docetur. Parif. 16 6 1* in* 
4^. It. Dans la 1^. partie du 3^ tome 
de fcs Oeuvres, p. 1 19. C*eft une ré- 
ponfe à un Ouvrage du P. Quatre^ 
maires publié en faveur du Privilège 
de S. Adndard. Privilegium S. Medar^ 
di Sjieffionenfis propugndtm. Parif 



diS fftmmes IllufireK 1 1% 
44» inquifitto in Chartam fundaûih J. be 
mis , & frivilegia Vindmnenfis Mo* Laumot- 
méfimi. Parif. lé^é^i. in^ji.lt, Dan$ 
ia première partie du 3 ^ tome de fes 
Oeuvres, p. 310. 

45. D^ Cur^ Mcclejî^ proviiferis& 
^OHperihus liber, Secnnda Editio mcj- 
tiar & comSior. Tarif. 1^6}. /V-t^> 
It. Pans la 2^. panie <itt it^ tome de 
tes Oeuvres, p. 5^8. />tf Launoy en 
publiant en 1^49. ià dilTertaticxi ^ 
^teri âbaram dele^u 9 ajouta à la fia 
un petit écrit de iîx pages, où \\ mon- 
tre que inivant la doarine des Pè- 
res y il eft mieux <ie donner aux pau- 
vres, qu'aux Eglifes. Il augmenta, 
tiepuis cet écrit , & le mit 4ans ïktilt 
«ù il eft dans cette édition. M. Thien 
<dans fa réponfe à M^ ^ Launay fux 
TArgument négatif, a prétendu qu^il 
4ivoit pille rOuvrage intitulé : VA»'^ 
mone Chrétienne. Pans i^^jï. /«-12# 
deux vol. Mais tout ce pillage fe re- 
quit à dix pafTages/ tics Pères & des 
Conciles , dont de Lamtfp î'^fcrvî; 
4^. C en fur a Refpa^mis^ ^a Fn 
Norhenns Caillacins fe mmdams 4N 
^ue erroritus novis irreîiviu P^rif^ 
î 6^y in-t^^ U.EdkiQ xK ihid. i6y^. 



1 2.4 Mim. fonrfervirk Vfiifl. 

in-i^. It. Dans la première partie du 

J. B E ^^ ç^^ç ^ç fç3 Oeuvres, p. j 8 5. C'eft 

LAUNOY. ^^^ aéfcnfe des Ouvrages qu'il avoit 

compofés en 1^58. contre les Vtc^. 

montrés. 

47. Le moyen de reElifier lesfix Pro~ 
pêfifions, que la Faculté de Théologie 
donna au Roi l'an 166^. Cette pièce 
a paru pour la première fois en 1732.. 
dans la 2c. partie du 4^ tome de fes 
' Oeuvres, p. 12^. 

i^i. Examen de certains Privilèges ^ 

& autres pièces , four fervir au juge^ 

ment du procès , ijui eft entre M. l'Ar- 

chevelue de Paris , & les Moines de 

S. Germain des Prés. Paris isé/^. in-- 

4**, It. Seconde Edition ' augmentée de 

flufieurs remarques necejfaires. Paris 

16 ji. in-/^^. It. Dans la. première 

partie du 3^ tome de fes Oeuvres, 

p. 1^0. 

49. Confirmât io Di^rtationis é^ve^ 

ra flenarii apud yiugufiinum Concilii 
Notione. Parif. i66y. in-i^. It. Dans 
la 2«. partie du tomt,2^ de fes Oeu- 
vres, p. 131. Oeftunc Réponfeà la 
Critique que le P. Jean Nicdai , Ja- 
cobin , avoit faite de fon premier 
Ouvrage , que j'ai marque ci-deffus 

au N^^ 



des Hommes Illufiris, riy 

50. Bxamen du Bref, cfue le Pafe * 
CkmemiX. a fan contre le Nouveau r -T'^-jy! 
Tifiament imprimé d Mons. Imprimé * 

pour k première fois dans la 2^ par- 
tie du4^ tome de fes Oeuvres, p. 
95. Cet Ouvrage anecdote , qùî à 
été tiré de la Bibliothèque des Mi- 
nimes de Paris, eft de Tan \66%. 

j I, Examen dn. Bref publié & affi" 
chià Rome contre le Rituel de M. VE' 
vê(]ue dAlet. Dans la 1?. partie du 4e. 
tpme de -fes Oeuvres. Autre Ouvra* 
ge Anecdote tiré de la même Biblio- 
tlieque. 

5 z. Réponfe au Vaftum des Réguliers 
iAgen^ pour fervir au Proch^fen-' 
dont au Confeil Privé du Roi , entre 
M. V Evoque (SAgen , & lefdits Régu- 
liers. Paris 1669* in-j^. It. Ilfid.i6ji. 
in-jf^, \u Dans la première partie du 
3*. tome de fes Oeuvres, p. ^24. 

53. Confutatio Annotationum Ant, 
Dadini Alteferra^ jHrifcon/htti Tolofa- 
niy in Privilegium S» Medardi Suejpo^ 
nienjis. Parif. 1^70. i»-8°. Cette ré- 
futation a été mife depuis parmi fes 
Lettrçs , & elle fait la première du 
fepttéme livre. 

j4. De reSla Nicani Canonis VL 

• • • • 



J. B • inteiligifntU Dijfcrtationis Pnfugnâlh^ 

LAçeHQY. ^^^?/^ ï^7^' '^•*^* ^^* ^^* ^* ^*- P^^*^ 
tie du t\ tome de fes Oeuvxes^ p. 

^3. Z>< lutunoy répond ici à un Ou^ 

yjrage que le P. Nicolai , Jacobin , 

»voit publié contre la DifTertaticxi:: 

qii*il avoit donnée fur cette matière 

en 1^40* Il feroit à fouhaitter que 

de Lâumy eût fçu-fe modeler dans 

ce qu'il a écrit contre ce Père ; qu4i: 

n*eût pas fuivi le mauvais exemple 

Su'fl lui avoit donné en l'accablant 
'injures ^ & que £1 bile ne fe fut pa$ 
répandue A» tout l'Ordre de S..Do>^ 
minique», 

55^ Reméireims fwrU Diffirtmiony oh 
Von montre en fnel temps ^ & pourtjHel'* 
ks raifi^s VEglife HniverfeUè confeWtt 
àrepfvoirU Baptême des HemitjHes ^ 
& pAT OH l*on decowvre ce (jtéi a donné 
occafion ati»: Auteurs , qui ont traité df 
Mte maùere ^de s* être égarés dans U- 
recherche: fu'ils cm faite die ConciU- 
plenier^ fni termina^fuivant S^ AugU" 
fiin^cette comejtation^ V^arif. 1^71. in^ 
%^i It* af. Edition. lUd. 1^:75, m-8^ 
M« David ayant mis à la fin de fon 
Traité des Jugemens Canoniques des 
Mvêques une diflertation Françoifc 



des Hwimes Itlufhet. tiy 
fût k queftion du Batême des Hère- J. i>e 
tiques^ dans laquelle il foutenoit^ Laukoy< 
que quoique le Concile de Nicée ne 
l^cot point définie, cependant S, j^h* 
fftftin l'avoit allégué , parce que c*c- 
toit une créance commune dans l'Er 
glife Latine qu'il Vavoit fait, de Lau- 
noj ne fe contenta pas de faire ces 
Remarques fur fa Diflertation \ il 
compo/a encore l'Ouvrage que j'in^ 
diquerai plus bas au N®, ^i. 

5^. Remarques fur le fécond Inven^ 
faire de ProduSlion des Prevofiy Doyetty 
& Chanoines de P'Eglife Cathédrale de 
Sùif/ins ^ fourfervir de FaHum à M. 
VEveque de SoiJJons^ en Plnfianee fen-^ 
dante au Confeil dn Roy. Taris i^yr. 
in-^. It. Dans la première partie da 
jf . tome de fes Oeuvres. 

57, De Controverfia fuper exfcriben^ 
db Parîfîenfls Ecclejta Martjrologio 
exorta Judicium. Landuni 1^70. ifh 
&®. It. Édiîia 2.^. au6lior. Tarif: xCjU 
in^i^. It. Dans la première partie du 
1^. tome de fes Oeuvres, p. 44. On 
peut voir dans l'article de Claude 
/tf/y tom. 5. de ces Mémoires p* 112» 
ce qui a donné occafioh à cet Oa* 
vrage , de même qu'au fuivant. 

mm • • • • 

L uy 



tit Mim.pmrfervîriVmft 
3. Dt 58. Diverfi generis Erratorum ijH£ 
Laonoy. '^ V'indiciis Parthenicis Nicolai Lad-' 
'vocati Bilialdi extant , fpecimen, Pa~^ 
rif. 1^71. ini^. It. Dans la prcmicrc 
partie du 1'. tome de fcs Oeuvres^ p# 

59, Expltcata EcclefU traditio cir'» 
ea Camnem^ Omnis utriufque fexns. 
tarif. 1^72. />7-8^ It. Dans Ja prc- 
miete partie du i'. tome defes Oeu- 
vres, p. 244. Ceft un de' fcs meil- 
leurs Ouvrages, 

^o. De Scholis celebrioribus , feu à 
Carolo Magno , fen pofl eundem Caro» 
Inm fer Oi^cidemem infiaHratis , lihen 
Parif wji, inS^. It. Avec Joaft. Ata- 
billonii lier Gennanicum ^ par les foins 
de Jean Albert Pabricius. Hamburgi 
1717. //;-4''. It. Dans la première par- 
tic du 4^ tome de fes Oeuvres, p, i. 
61. Réflexions fur la Procédure des 
Doyen , Chanoines , & Chapitre de Ve^ 
zjlay\ pour fervir de Eaflum à M. 
PEvê^ue d^Autun , en l'injîance pen* 
dame au Confeil Privé du Roi, Contre 
lefdits Doyen , Chanoines & Chapitre 
deFez^elay. Paris 1^71. in-^^. It. Dans 
la première partie du 3^ tome de fes 
Oeuvres, p. é^jS. 



Jes Tiùfimes Itlùfiresl tx^ 

€1. Examen de la Préface & de U J, m 
Report fe de M. D^vidaux Remarques \^)jj^q^; 
frr U diprtation du Concile plenier , 
é/enf a parle S. Augu^in en difpHtant 
contre les Donatifies, Paris îéyi. in-%^. 
It. Dans la i^ parrtie du l^ tome dé 
fcs Ocuvrcs.Ceft la Réfutation d'une 
Réponfe que M. David avoit faite à 
fes Remarques^ que j'ai marquées au 
N. 54. 

éj. De 3acramento VnElionis infir^ 
momm liber j ubi Graci & Latini ru 
tus prima, média & poflrema atatis 
rtferumur& explicaninr, Deinde no» 
tàtur ifuamdiii Vrj£lionem fiibfecfttum 
efl Fiaticum, Tnm referturflatm Mo^ 
fientium in cinere & cilicio, Parif. 
1^73. /»-8®. It. Datis la première 
partie du i*. tome de fes Oeuvres^ 
p. 441. 

^4. RemarijHes fnr les deux preten' 
dus Privilèges JVrbain V. defcjHels 
les Religieux du Monaflere de S, f^ic» 
tor de MarfeiUe fe fervent pour s'exemp- 
ter de la jurifdiàian de VBvêque du 
lieu. Paris 1^73. /»-4^ It. Dans la 
première partie du j^. tome de fes 
Oeuvres, p. 410. 

gj. Réglé in MatTsmomum Pofcê^ 



1 



rjo Mim.pwrf€roiTktHiJt. 
J« DE tas ; vcl Traèlatus de Jure Séodarium 
t-AuNOY. Prineipwn ChrifUmomm in fancieft^^ 
dis imfedimentis ^atrimoriiHm diri'^ 
memibns. Farif 1^74. m-4^. It. Dans z 

la t^. partie an i'; tome de fes Oeu* 
▼rcs, p. I. Cet Ouvrage , ou di Laiê- 
noy foutient que les Princes peuvenr 
mettre des empêchement dirimans 
au mariage 3 fut attaqué par Domi'^ 
nique Galefiàzm un livre intitulé; 
Ecelefiaflica in Matrimûnium fotefias 
Dominici Galejii jép9l(fgemay contrit 
Jà, Laumii dû^inum. Romd.xé'ji.in* 
4**. & par Jacques Leullier dans utt- 
écrit anonyme , qu*îl intitula : Im^ 
Uhrum Magiflri Joannis Launoii fui 
infcribimr Regia in Matrimonium 
fptcita^s ûl>fervati0nes^ jlsitore Theolom 
ff rarijknji. Lovanii, {Parif) x6ji^ 
in-^. De Laumy thi^onàit au pre- 
mier, qui parut de fon vivant jj^Gomi^ 
me on le verra plus bas* 

66. Veneranda Romane Ecclefia cir^ 
ca Simetniam tradiùo, Barif. 1^75. in^ 
8^ It. Dans la 2^ partie du i«. tome 
de fes Oeuvres, p. 45 1. 

6j. Lettre d*un Théologien afin ami 
fur lefujet de Vufure. Imprimée poitt 
ta première fois dans la 2?. partie du 



des Hmimcs Illufim- ti f 

ze.. tome dç fcs Oeuvres, p. $€i. J. db 
L'Auteur prétend faire voir qu'il y a L aunot^ 
une i^ure permifc, 
6i* Ohfervations fur PjiSe de Vif'^ 
' feries diM. Leullier^ Licentii en Thh- 
Içgie y qui a été foiêtem Van x6'j6. U 
8. Juin. Imptimèes poux la première 
fois dans H i^ partie du I^tome de 
fcs Oeuvres,, p. 1005 . 

6^. Examen de certains Priviteget 
& amres Puces ^ fourfervir auJHge^ 
ment Stfroch, qui ejt fendant au FarZ 
Itment de Burii, entre M. l'jirchevS* 
qug de Tourr, & le Chapitre & Cha^ 
naines de S. Martin de 7oufs^en vertu 
du» Jppel comme d^abus int^jettéfor 
M. le Procureur Général. Tarif. 16 j 6.^ 
in-^^. It^Dans lar 25.. partie du ^\ to* 
me de fcs Oeuvres- p. i-. 

70. Prafcriftiones de Cùnceftu B,, 
Maria prirginis..Parif.i6'j6Jn-ii. It. 
jîltera editio adAutoris MSS. au3a 
& emendata. Bàrif r^yy. i»-ri. It.. 
Dans la première partie du r'. tome 
de fes Oeuvres^ p- 9. En Latin & en 
François. Cet Ouvrage a été réfuté 
par M. Trevet Curé de Gonnecourt ^ 
Diocèfe de Rouen ^ 31. ans après la 
mort de notre Auteur. Refutatim^ 



j pj d^un libelle intprimi l'an i€j6. qui s 

LauHoy, f^^^ ^^^^ * Prefrriptions touchant U' 
Conception de Notre-Damcr Rouen 
1709. />î-4**. 

-j^.. Régit Naffarra Gymnafii Pm^ 
penfis Hifloria. Tarif, xû-j-j. in-/^. 
deux tom^ It» Dans la première par- 
tie du 4*^. tome de fes OeuvrcSy p* 
28^. Cette hiftoireeft curieufe, oa 
voit dans k fécond volume its Elo- 
ges des pips fameux I>oâ:eurs de Nît- 
varre , c'eft dommage qu'il y ait tant 
de fautes d'impreffion dans les da« 
tes. 

72. Faêlnm pour les Supérieurs & 
BoHrfiers Théologiens des Collèges de 
Wniiterfiîi de Paris^ Contre les Doc^ 
teurs Profefeurs €h Théologie des CoU 
leges de Navarre & de Sorhonne. Poi* 
ris 1^77. /V4*». It. Dans la 1^. partie, 
du 4e. torae de £qs Oeuvres, p. 10 j. 
11 y a bien des perfonalitcs eutieufes 
dans ce Faâ-um. 

73. Contemoriêm in lihro]^ infirip-» 
1^ : Dominici Galefii Ecclefiaftica in 
Matrimonium poteftas , Erratarum 

. Index locupletijfimus. Par if, i^jj, in* 
.4^. It. Dans la 2*^. partie du 1*. to^ 
inc de fcs Oeuvres, p. 8 8 3> > 



des Htmmes Illnflres. ijj 

74. Super Pétri Francifci Chiffletii J, q^ 
dsjfertatione de uno Dionyfio Indicium. LaunoT.' 
Pari/. 1677. in'i°, It. Dans la pre- 
mière partie iJu z*. tome de fes Octi- 

vçes , p« d*^. L'Ouvrage de C^/^rt 
avoit paru Tannée précédente. 

75. EpiftoU. Parif. lV8^ 8. voL 
«ti differens temps. Jt. EpifloU om- 
^/ 3 c^Stf partibits comprehenf£\ nwU 
demmnfimul édité, ^cce/ferum Indi^ 
ces^HMHor^am prafatione j4potage~ 
$ica pri Refirmatione Ecclejia Angliea-^ 
fia. Cantahrigid 1^89. in-fil. L'Edi- 
tcuf eft ùuUlmme S^weli. Ces Let- 
tres remplirent les deux parties du 
5C. tome éc fcs Oeuvres. Ce font 
înoins des Lettres , que des Traites 
affez amples fur dés matières împor- 
f^antcs de Difcipline ^ ou de Criti- 
que. . " 

■- 76. Epiflola diqUêt mmc pfmïtm 
fdittt. A la fuite des précedaates dans 
la ic. partiéllu 5*. tome de fes Oeu- 
vres, p. 777. 11 y en a neuf du mcme 
t;araâere que les autres. 

77. EptftoU ad Jodftnem jUbertum 
y,orwerHni* George Serpilius les a pu- 
bliées avec la préfacé qu'il a mife a 
la tcte de l'édition de 1 Ouvrage 4e 



1 J4 Mm. fdurfervir i Pt^tfl. 

J. DE LaHnùydeverd^aHfafeeeJfHsS. Bru^ 

Launoy. wwj in Eremum , qu*il a donnée à 

Francjin Tan jjio.m-j^^. tl y en a 

fept , qui font afTez coartes. On les 

trouve dans l'Appendix xlc la i^ pai>- 

. tie du 4^. tQmc de Xes Oeuvres^ pu 

5a. 

78. Ferhdbh traditkn de PEdifi 
fkr la Predefiinaihn & la Crace. léU^ 
ge iyoa. in-ii. It, Dans la 2®. partie 
Al r«* tome de fes Ocuvrcç, p. îo^y* 
On doute fort que cet Ouvrage fok 
'de M« de Launoy ^ du moins en en-^ 
ticr. On y voit des chofes contrai'* 
tes aies fcntintens ; d'ailleurs on n'y 
trouve point fon ftilè &1& manière 
d'écrire. On peut voit fur ce fujet 
une Lettre ittferée dans le huméA 
des ScMvam du 14. Novembre 170I. 
Le P. Jacques Hyacinthe Serry , J^^- 
cobin , à défendu la Dodririe de S. 
Augu^in fur ia Prédeftinarion & 1^ 
Grâce , accufée ici de Nouveauté ^^ 
dans an livte qu'il a intitulé : Divût 
Augu^inus fammus Pradeflinationi$& 
Cratia Dc6ler à calumnia vindicatus ^ 
^dverfns 1 Bannis Laimm traditionem , 
fmtH poflhumo recens editam , & peau- 
Uari démentis XL P. M. Décrète mh 



\ 



r- 



lies Hommes lUu/fres. iir 
ferJKuftam ColonU 1704, V«-u. Le J. m 

r^n.îi"^^'"''' '/''*. '"'^ élevé LAONoy.. 
contre 1 Ouvrage prétendu àtU.dt 

Lfuney àitii hDifenfe de S. AufH- 
Jfm , contre un livre , qui fartât depuis 
feu fous le nom de M. de Launoy , ok 
ton veut faire pafer ce Saint Père pour 
mn Novateur. Paris rjoj^ in-ix. ■ - 

Le P. Serry publia qàelque temps 
après un nouvel Ouvrage fur le mê- 
me fujet, oÔ a prétendit que tout 
«c que de Lamioy avoit dit de plus 
violent contre S. ^Kgufiin , ftoittir^ 
àes Théologiens Jefuites. Il le pu- 

blia fous le nom du, même Doreur 
«C l'intitula: E»iftoU Joannis Lau- 
ttoii ex Blyfio ad Gtneralem Soc. Jef» 
Prapofùmm datai ^ conceptum ex 
Iota tnfuam de Gratta & Prad^noi- 
tione iradttionemfententiadolorem ami- 
ce fignijieai : Augtfitm ahsfe tradum 
tMpam Soeietatis Tteelogontm exem- 
plo depeOit i nihil demum toto ferme U- 
beSo fcriptum oflendit, quod ah iisfumr 
mafide non ddibarit. In Campis Bj- 
fiis 1705. in-ii. pp. 24. 

Le P. Daniel a répondu: Lettn 
m P. D.JefiùttL mt R. P.Antomn Cl»- 
fhe , General de t Ordre de S, Dmini^ 



1 3^ Mim.pâHrfervir k VWft. 
J. M ^«^ , touchant le livre du P. Strry 
Launoy- contre lefieur Lannoy , & touchant une 
Lettre imprimée contre les Jefuites ^at^ 
trihitée à ce Religieux. 1705. in-it. pp. 
39* Cette Lettre ai attire lés pièces 

fui vantes. 

Lettre du R. P. Serry au R. P. Daj^ 
niel , Je fuite , pour fer^ir de Reponfa k 
la Lettre de ce Père adrejfees au R. P. 
General de l*Ordre de S. Dominique. 
Cologne ijo$>in'i^. 

Reflexions propofées au R. P. Gene^ 
rallie l'Ordre de S. Domini(jue comr0 
le R. P. Serry. Grenoble 1705. in-ii. 

pp. 59. 

Lettrs du P. Daniel au R. P. Serry 

touchant un nouveau libelle defes Con.. 
frères contre les Jefuites, in-i 1. pp. 3 3- 
Ccft une réponfe aux Reflexipns 
précédentes. ^ 

Confutatio Refponfi Epifiolaris 4 GO- 
hriele Daniel Soc. Je/u ad Primarii 
ytcademie P^avina Theoîogi litteras, 
éjuâjingula ejufdem Refponfi capita con- 
tinuât a fer ie refelluntur. Colonia ijo^. 
i»-S^ pp. ^4. Cette réfutation du P. 
Serry a été traduite en François , & 
imprimée h même annéc.en cette 
:^ langue. 

7»^ 



des Hommes lUuflres. 137 

79, Différentes pièces fnr le Maria- J. d e 
ge. Imprimées j>our la première fois, Laui^oy» 
de même que les Ouvrages fuivants. 

Dans la 2^ partie du 4^ tome de (es 
Oeuvres, p. 152. 

80. Du Droit des Metrofolitains , k 
poccafion du Chafitre de Nevers. Ibid. 

p. 144- 

%\.De VEtole^ k Vocfapon de l'Ar^ 
chi diacre de Pinferais , a» Diocèfe de 
Chartres. îh.f. 14^. • 

82. De tapiijfance des empechemem 
du Mariage. Dans la 2^ partie du ir, 
tome de fcs Oeuvres , p. 1001. 

8j. Difenfe des fentimem de M, de 
LaHftoy toacham tes emplchemem de 
Mariage. Ih, p. 1020. 

S4. De la dtfcifline de l^Eglife^ptr 
la feparàtion du Mari etaveclafemmo 
pour caufe d*adult€re, tb. p. 1029. 

Jy. Tèftamem de M. Jean de Laur- 
hoy. Ce Tcftament, qui cft de l'an 
1^71. fc trouve à la fuite de fa vie 
dans le Recueil de fcs Oeuvres. Je ne 
fçaî oà Ménage a pris cequ'on rap- 
porte dans {ç^Menagi^na tôm. 2. p.. 
42. que dans ce Teftament après ce* 
mots ordinaires : ^u mm du Pere&c.^ 
il y a î T aurai Hentopfait , carfe n'ai 

Tome XXXIL M . 



^J. DE p^ hMHCBHp de bUm > on* n*y voit' 
Launoy, rien de femblable.C& qu'on rapporte • 
dans le même endroit ^ eft plos vraû. 
C*eft uxK ebofe fert-iétonnance ^ dic* 
©n^, que M* dg Lannoy.^ qui dctcr* 
roit u bien les ààitts de ratitiquité , . 
oublia 'Ia.;date de fon Teftament : jl 
mit bien l'année ^ mais il ne marqua.]^ 
^tk jou*. 

%€. Joannis Làê$nôii Opéra mmia , 
MdfeUjSitm ardinem revocaia ^ incditis 
JOpufiulis aliéfHQt , natis mnnidlis Do^ 
mancif^HiJifiricis & Critic'n y Aieioris. : 
^ vita , variis Monumemis tum ad Lan^ 
nçium ^ tum ad fcripta ipjtus pertinent' 
tihiês^ , Frafationibhs çmque v^olnmini • 
affixis y IndicibHS leeHpleiiffimis ^ au3a, 
& illnfitata. AcceJJU TtaHàtm de va^ 
ria Launm libronem farnuta^ Cohma-: 
jiUobrogiem 173 1. 17^1. in-fiL cincf^s 
tomes y en dix volumes. £es Ouvra- 
ges dt l'Auteur font rangés id pas 
Ofdît de matières. Les Préfaces ^ 
Uuioces font curieufes &r infiruâi^^» 
ves. A la fin de k 25, partie du 45. . 
tofne OQ^- trouve la vie de l'Auteut 
SçJlUi^Qke de fts Ouvrages fous 1er 
%i$ie^dfil lJftttiioiana« L'Edîteur 7a adP^ 
Êimcunblé k^. Eloges de tattaffr^ 



des Hommes Illufires, ji j 9 
^ui fe trou vent en difierens endroits. J. d b 
V. Joannis SannoU Elogmm. Lon* Launoy. 
dini 1^85. in-ii. Les Hemmes iUuftres 
de M. Ferrâdt. tom. 1. Sa vie dans la 
ifi. partie dtt 4«. tome de (es. Oeuvres. 
Elle a été recuciUic avec foin de fcs 
Ouvrages £c des Auteurs qui ont par- 
lé de lui. 



JEAN RUTGERSIUS. 

JEAN BMtgerpus naquh à Dor^ J. Kvr^ 
dreeht le z8. Août 158^ de f7-GEKSius. 
nand RHtgerfins &c de Comelie Mnfe 
van Holy ^ tous deux de bonnes fa- 
milles du Pays. 

Il commença fes études dans fa 
patrie-, & lorfqu'il y fut un peu avan- 
cé, on le mit four la- difcipiine dt' 
Gérard le an Woffim. 

En 1^05- on l'envoya à Leyde ^ où 
il prit des Leçons de Dominique Ban^ 
dius^ de Jofepk Scaligfr , & de pa^ 
niel Heinfius^' 

Après itbc' années de ffjout dans 
eette Univerfité y il vint Tan 1 ^i i . 
en Firance^ & y demeura deux an(, 
tant àJW//^où Federic Motel le xççutJ^ 

M ij-. 



I4Ô Mém.pOHrferviràtHiJi. 

T R T ^^^^ f ^^ ' ^"'^ Orléans , où il prit le 

**• 'degré de Licentiè en Droit , moins 

GERSiws. ^^^ inclination, que jpar compki- 

fance pour fes parcns, qui le fouhait- 
toient ainfi. , & ailleurs. 

Il perdit en fon abfcnce fa mère l 
qui mourut la veille de fon retour à 
Dordrecht^ c'eft-à-dire, le ij. Sep-, 

tcmbrc KJ13. 

S*ctant rendu auflîtôt à la Haye , 
il s'y fit recevoir Avocat , & chercha 
dans les occupations du Barreau de 
quoi adoucir le chagrin que lui caÎH 
foit la perte d'une Mcre , qu'il ai- 
xnoit beaucoup : mais le dégoût pour 
cette profeflîon fe joignit bientôt à 
fon chagrin , & le jetta dans une 
grande incertitude fur le parti qu'il 
prendroit. 

Il eh fut tiré par une occafîon qui 
fc prefenta alors. Jacques Dycl^ , Am- 
B'auadeur du Roi de Suéde auprès des 
Etats Généraux , avoit reçu ordre de 
cePrijKc , de lui amener de ces Pïo-* 
vinces quelqu'un qui pût remplir à 
fa Cour la charge de Confeillelt Ce 
Miniftre jetta les yeux fur RMgerJtHr^ 
& l'engagea à paffer avec iutcn Suc- 



des Mmma lUHflrei. 141 
lis partirent de Hollande au mois J. Rvt-? 
de Mai 1^14. & arrivèrent le moisGERSioSî- 
fuivânt à Stockplm. Comme le Roi 
étoir alors en Livonie^ à caufe de k 
guerre qu*il avoir avec les Mofcovî. 
tes , ils fe mirent en marche , pour 
ry aller trouver avec k Chancelier 
Oxenftiem.Ct Magiftrat ayant eu ôc^ 
cafion de voir fou vent iP«/f^ry&/ pen- 
dant ce voyage, le goûta extrême- 
ment & le prit en afFedion, Lorf- 
qu'ils furent arrivés à Nerva ^ il en 
dit tant de bien au Roi , de même 
que rAmSaffadeur , que ce PritKC 
le reçut le i. Août de la mêtxie an**- 
née an nombre de (es Confeillers ^ 

Îjuoiqu'il n'eût pas encore accompli 
a ijc. année. 

RutgerJtHs ^ en faifant ce voyage, 
n'avoit encore formé aucun deflein 
fixe fur le parti qu'il prendroif, mais 
il fut tellement latisfait de la récep- 
tion du Roi de Suéde /& de la ma- 
nière dont il en ufa à fon égard , 
qu'il refolut de s*attacher pour tour 
jours à fon fervice. 

Ainfi étant repaffé en Hollande; 
il y mit ordre à les affaires, & retour- 
lu l'année fui vante en Suéde exeicer 



14 1 Mim. fmtférvir i l*Hifi: 
J^ Rcrr- la charge donc il avoir été honoirè; 
Qsasws. Il^fit e& itfi^i deux voyages etr^ 
Hollande ^ & un autre Tairnée fcti'^ 
vante 11^17. pour negotîec des affaires^ 
de confequence auprès des Etats Gé- 
néîftuxi 

Le Roi de Suéde content de fc^^ 
firvices ^ crut devoir lui donner des' 
marques de foneftime^ en le met- 
tant folemnellement au nombre des- 
Nobles du Royaume , & en lui fat- 
fànt en cette occairon pre&nt d'un* 
collier d'Or^^ d'un prix confidera^ 
He. Cette Cérémonie fe fit le 21» < 
Décembre i ^15^ 

Il fut depuis employé en diUe* 
rentes afFaires pottr ks intérêts de la 
SUede 9 6c toute fa vie ne^ fut pref* 
que qu'un voyage continuel. Il palTa^i 
en Bohême e» Vio. Il alla Tannée : 
fttivante 1^1 1» enDannemarc & cn» 
âiite en Hollande. Il retourna pour?^ 
la cinquième fois dans ce demies- 
p^ys en i^ij^K' eut ordre d'y de» 
raeurer pendant quelque temps. - 

Mais ce fut là le cerme de fes cour«- 
fiif : car il mocHrut à la Haye le 2^. • 
Qélèbve 1^25. âgé feulement de 3$.- 



Jii Hènmes Ittufires, 145- 

Il avoit foin de mettre à piafic les J, Rinr* 
nomens que les affaires lui laif^ G^juit? s«^ 
fiûent li&x)ei>^ pour cultiver les ficl^ 
les-Lcrtres, qu'il aimoiravcq paffiom . 
Xi étoitbk>B critique 3 & s'il eût pu 
s'appliquer uniquemeni: à l'étude^ 
& qu^4Î eût vécu plus longrtemps^ . 
il auroitpù alkr de pait avec les plus 
grands Critiques de fon temps ^ qui 
étoi£ l'âge d'ok des Eelles^Lectres ^ 
ÀsLns les Provinces Unies. 

Catal ogue de fés -Ou vragesi^ . 

I. Notét^in H^ratiumk l^arif. i^î j... 
i2f-^^. Dans une Àcticion que S^tert* 
£tienm donna alors de ce Poëte. 

^^Jani Rutg^^t V^ariarwn IkBi$*^ 
num Uhriftx^ quibus mrmfyue^ ImffêJtr 

firantHf. JÊoêgd, Bai. Mlzepir. 1^x8»:. 
Àr^4^. Cet Ouvrage eft eftimé« Le Au- 
to en eft net & poli^ i^les penfées en 
iom;^ jttftes & fines, tt n*eft points 
cfaâcgé de citations fuperflues y il ne- 
lapporte que cellesqui font AeceflfaLs 
tes à fon fuiet. L'Auteur: a pris d'à— 
fii3cd le nom de Jéums fowc^Joénmss^^ 
laai&jl eftc revenu à la fin à. ce del^r 
nier ^^Arc*eft celui dont il s'eft fexvii 
d;aBs 11u|bdiie q^u'il nous a doxmiic 



144 J^i^' paurfervir à t'Hifl. 
j Rut ^* ^^^ '* Manialem. Li$gd. Ban 
esksiùs ^^*^' in-ii^D^xis une belle éditioîi 
de cet Auteur donnée i^iPitrre Scri^ 
vertus , €Hm notis V^ùamm^ 

4. SpkUegiMm in Apuleiêm, Fran^ 
€9fimi léii. /»-&°. Dans une édition 
de cet Auteur donnée par Gcherhard 
Elfnenhorji. 

. 5. Emendathnes in Q^ Cnninm. 
Dans une édition de cet Hiftorîen ^ 
donnée à Leydetn i6i$* in-ji. cum 
notis T. Pefmé , & Joannts Locccnii^ 
€. Fïta Jani RHtgerfii , Gufl^vi 
Msgni ^ Sueearmn Régis CanfiHarii^ & 
dd dliéfuot Principes Leg4ti; ah ipfi 
•lim confiripta , & inter Schedas eJHS 
r/perta. Lugdum Bat. iS^é. in-^^.ppi 
14. Gmllaume .Goés ^ £on neveu ^ a 
donné au public cette vie, qui va 
fufqu'à Tannée yét^. Elle £: ttouve 
âuffi avec fes Poëfîes y Se on l'a in-- 
ferée dans un Recueil intitulé ^. f^itd 
SeUGa eruiiuffimorum fTirormn. Vrii^ 
t^vij€ té 11. in^^. Elk eft écrite 
d*une.nianicïc fort riettt & fort ctf- 
conAanciée, avec toutes les dates 
itecelTaires. ' 

7. Poïmata. Lugd. JBat. 1^55. /»î 
JL.2.. la.luite de Pociijes àcNicdas 

Jficin-i 



j 



des flùtnms Illufirest jAf 
UHnJms ^ (on lievea, (àoirtle^rc J. Rct- 
IDaniel Hein/tus a voit épouféia lœ\it gersius. 
£rmegarde Rutgerjta. It. Amfielodami 

. tJ LeUhnes J^tniijiné/. UUraj$($i 
1^99. i«-i 1. Dans unMédition d*//^- 
ractAôtoïkc: par T^rre Burman, Rm* - : 
ferfius avoit rcfolu de compofer qua- 
tre livres de Leçons Venufnes , qu'il 
•nomma aînfi, parce qu'il s'y propb- 
foit d'éclaircir le^ Poëfies dW^r^ifr»; 
^ui ctoît de Venufe \ mais il eq pot 4 
peine achever uii livre. Burman a^âtit 
trouvé ce<ju'il en avoit fait, copié 
delà main de Nicûlas Heinfins^ a crû 
^devoir le donner au Public. Ces Le- 
çons font différentes des notes, qu'il 
avoit donné d'abord far Horace. 

Jofeph Scaliger a donné ibus le 
nom de J. RHrgSrfÎHs fa Confittatio fa^ 
buU Burdmam. Lngd. Bat. x^o8. ini 
II. 

Le Catalogue de fa Bibliothèque 1 
<|u'il avoit laiâe à Daniel Heinfius, 

" jTonbeau-frere, aétéimpriméàl^;rr 
^ ^ en 1^30. 

V» Sa vie far lui mime. Francifci 
SnveertJi jithena Batava. Valerii AH'^ 
àrea Bibliotheca Belgiça. Ce dernieg 
Tome XXXI L N 



14^ ' Jldèn. pkrfervir à VHift. 
Auteui s'eft trompé ea njettâîit Ik 
mort en i6^ j . 

ERASME BAR T HO LIN. 

E. Bar-XJ^^'^-^^^^'^^^^ naquir le rj; 
JHOUN, ^ Août i^ij. à Rofchildy ville du 
^ . ' Danemarc , ou fes parens s'étoient 
retirés pour éviter la pefte , qui reg- 
noît à Copenhoffi^ , ilc Cafpar Bar^ 
tbçtm - Profefleur en Médecine dans 
^ette derniçre.ville^& A-^f^ne Finck. 

Après avoir appris les éiemensdc 
la Langue Latine fous des Maîtres 
particuliers , il alla faire fes études 
dans l'Ecole à'JFJerlofiholm. 

Il fut reçu dans l'Académie, de 
Copenha^e tn 11^41. & il s'y appli- 
qua avec beaucoup d'ardeur à la Phi^ 
lofophie, & aux Mathématiques. 

Ayant pris en 1^44. le degré de 
Bachelier en Philofophie , il pafla à 
Ja, Médecine, à laquelle il donna 
deux années , au bout defqucUes il 
commença à Voyager. 

Il alîa d'abord dans les PayS-Bas, 
^ s'arrêta à L^yde , où il prit dcs_Lé- 
|ans 4ç J^n WMhs fur |a Medççi- 



dii ftcmnet tHufiref. 1 47 
ntytc ^ François van Schmm fur E. Bak^ 
la Géométrie de De^-Cartes. thqlih* 

Il fbngeoit à aller plus loin \ mais \ 

il fut rappelle rannèe fuivaotfe 1^47. 

dans fa fatrk , pour fe mettre en 

état de joUir de la penfion que le 

î?^oi de D'anemarc donne à quelques 

Etudians en Médecine , & qu'on 

avoit obtenue pour lui. Il faut pour 

cela être Maître-ès-Arts , & avoir 

fouteniï uneThcfe de Médecine, & 

BarthoUn employa trois mois à fe 

mettre en régie fur ces detix points. 

Il retourna enfuite dans les Pays-Bas^ 

d'où il pafTa en Angleterre ôc en 

France, 

11 voulut après cela voir ritalie; 
& s'arrêta fix mois^ à PadoMe y où il 
prit le degré de Doâeur en Méde- 
cine en 1^54. 

De retour en Danemarc en i ^5^. 
après avoir vifité tinc partit de TAl- ^ 

Jemagnej ilpritpoffeflîon le n. Fé- 
vrier de Tantiée lui vante 1^57. d*une 
chaire de Profeflèttr en Géométrie , ^ 
à laquelle il avoit été nommé en fon 
abfence« 

Le moi$ de. Juin luivÂnc iJr fut 
fiommé troiûéme PciD&âeur ordi^ 

Nij 



i 



Ï48 JMem.pôHrfenùràl'Hift. 
E, Bar- mire en Médecine. En lé-ji.n fut 
T^OLïN. cboifipour enfetgner les Mathéma- 
tiques au Prince George. En 1^75. u 
eut entrée au Confeil Souverain de 
Juftice. En 1^84. il fut fait Confeil- 
icr Ac Juftice , & de la Chancellerie. 
En 1^94. on l'clevA à la Charge de 
Confeiller d'Etat. 

Il mourut le 5. Novembre 1O8. 
âgé de 73. ans, laiffant de fa fem- 
me y^nfie^ fille de Jean Frédéric, 
Rea:eur de l'Ecole de RofchiU, un 
fils U une fille. 

Catalogue de fes Ouvrages. 

I* ProHetnattm Mathefe^s Tentas. 

Hafnia 1^44. in-^^. 

X. Êxercitath de Caufa efficiente. 

Ibid. 1^45. /»-4^ 

3. Dijfputatio Medico^/ldtathemat^ 

ca, Ihid. I tf 47. in-/^. 

4, Introduàio ad Methodwn Geo-i 
metria Renati DesCartes. Lugd.Bat: 
16$ I. /»-4*. It. Dans les Editions de 
la Géométrie de Des-Cartes accom- 
pagnées des remarques de François 
van Schooten , & données en 16, $9* 

j. Heliodori Larijfdi Opticorim //- 
^ri Ih Or^} & Latini , cum Mmdi 



6> Dijfertam Mathematica de ra^ tholï»* 
ùone jinalytica inveniendi cmnia Pro^ 
blcmma PrQfortionAlmméHafnUie^f* 

•7. De e/£<jHamnHm Natnra ^ con^, 
flimione dr Umitihus oftifcda duo Flo^ ^ 

rimundi de Beaune. Amftelod. \66o. 
in-^". Cette édition s'eft faite par fes 

foins# 

8 . Diorifiices, t^uationutn Metho^ 

dus prima & fecnnda, Hafnia U60. 

J66i. i»-4**» . * # t> • 

^. Panegyricm Vridenco lll. Regf 

t)an. d'iBui. Hafn'tA 1660. iij-fol 

10. Mommenfam LéttitUin Mem^ 
riam Religmis olim reflimu ,Oratio^^ 
ne jMlMexprefm. Ibid. \66o.in^. 

\i.Ve Nivis figura difertatio. Haf- 
nid 1660. m-8^ It- Avec Thoma Bar- 
Iholim , Fratris , Ohfervationes vari4 
de Nivis ufu Medico. Hafnidiéùuin^ 
%\ It. Avec Braftni BarthoUni de Na^ 
tura Mirahilihus Qjiaftiones Académie 

ea.lhid. i^74.iW'4*' . ^ 

ï I. Confideratio Aflronomtca Con^ 

funUionis^ magna Saturni & hvis anm 

ï^^ jr Hafnia i^J. '^^-4';^ ... 

- Nil) 



»;o Mêm.fomfirvirkl'mfi 

TBOiiN. md. U€j^. in-^o^ 

14. 0# Comtis Ann^ u^i,, & tu ç . 
Opufiulm ex okfervatitnibHs mfnt* 
Mm, ad^m^tm. Ibid. légy. i»,.o^ 
it. Dans h Theatrum Cmettcim Stan^ 

I^»l^i'nidLAmftélod.t6a.iH.fol.tom. 
ï. p. 41 f. 

1 5. ZXf Ports Corpcrim , ^ Cow/w- 
««a(/«r , SlMfiimes académie*. Nafm* 
16 ej. m-r. It. Dans hs QMflionet 
de NatMTé Mrahitihm , dow ie par- 
lerai plus bas. 

^.'f:.^?"*/'"".?7wV4 « Nuptiat 
Chnfitam Alberti , Dwis Holfatu & 
Fnderie* AmatU Damcét. Hafnut 
j€S%.in-foK ' •' 

17. SféàmeHreeognftitmsnuber eS- 
Umm Ohfervmomm AJlnnemUarum 

Ty^»OHts Brahé i in tjHo recenfmut 
Jifignet errores , m EdJtloms Amufia- 
rtA HifiorU Cmlefli, vtlfolo annoiUi' 
ex colUmne cwn. Autographe Biko- 
■fX P''"^* mimadverft, ijafnU 

critique, parut en itftftf. 

18. Expérimenta CryfiaUi Iflandici 
'^^'^^^oUfi ,eimbHsmira& infilitare. 
fra%o dcte^tm^. Hafim itf7o, w-^» 



des Mommes lUuJlres: îji 
tj. SeleSla Geometrica^ feU dffpti* ^ Baii- 
tatioTJCs oHo de Problematis Geometri^ _^ * ,„ 
cts. Ibid, I ^74* /«-4°. 

2 b. Ve NatHfd MiraliUhus Qud» 
fiiot§es ^càdetnicd ini. 1^ DêfigHris 
Corpomm. 1^. De figura nivis. j^ (^ 
4*. Z>^ Pms<2oiy9rum. )^, De Attrac^ 
tione. 6K De Phyfica Çane^'a. yK 
4e BxferimefUis..%K De Hypmhefihuî 
fhyi^is. f\ Çâviceatfiéâmdims.'io*, 
Ve l^atura. ii\De ftndia lingue Da^ , 
ni€4 f^ceileniii 1 1\ De Judicio & Me* 
moi^ra, i j*. 'JOte arcanis SiiemiarniH^ 
Hafnia t6y^.i»^Ju ~ 

. xi.D^ jtëne Hafnienfi.Ptmc(ffHm 

22. Dww h. 2e: Année ^es EpKç* 
merides des curieux 4e la Nature , 
1^71. on trouve deux obTervatiotii 
de fa façon, qui font la 169. & h 
fui van rc- CfjfioBus IflandicHS^ Planta 
fuhterranea ex S^apMlo* 

15. Obfervationes Phyfîcé, Me die et ^ 
& Mathetnatics ; dans les tomes i« 4, 
& 5. des AQaMed, Hafhienfia, 

V. Erafmi Vindingii Regia jicade-i 
mia Haunienfis. />. 4Z0. Alberti Bar^ 
thallni dejcnftis Danornm liber & ad 
eam Joannis Molleri JHypfnnnemata^ 

N iiij 



Notra Litteraria Maris E^Uhicit^^?^ 
p. 245. 



» X 



R E N E' R A P "I N. 

• • * 

R. Rà» Ti £^£' iï^/^/Vi naqtùt à Ti«rj l'a» 

Apfès avoir fait fcs études il entra 
chez (es Jcfuites en: i^j.^. à VSigc cie 
dix-huit ans.. . î ^ • «^ 

Il y profefla les Humanités pcn-^ 
^ant neuf années y & travailla de*- 
puis à enrichir le puUic tic plufîeurs 
Ouvrages tant, fur les fielles-Lettres^ 
que £ur la pieté. Cette variété a fait 
dire à rAbbc de la -Chambre qu'il 
fervoit Dieu & k Monde par femef-^ 
trç: mais cette plaifanterie n*ôtcrien 
au mérite des Ouvrages qu'ila com- 
pofés en l'un Se Tautrc genre , ni à 
celui de leur Auteur. . 

Il a pafifé une bonne partie de fa 
vie à Paris ^ où il s'eft fait eftimér 
de tout le monde par fa politeffe , h 
inodcftie ^ fa candeur^, & fon carac- 
tère officieux^ autant que par la de- 
licateflc de fon efprit , fon habileté,, 
^ fon érudition.. : 



'desFïûmmes Hilares. tfy 

Il mourut dans cette ville te ij^ R^ K^j 
Odobre 1687. âgé de 66. ans^ p^^. 

Catalogue de fés Ouvrages. 

I. Seren, Reipuhlica f^eneu Tro^ 
fhdHm oh debellatum Turcam , & rt^ 
fiitutam Socktatem Jefit. P4W/C i^^y;. 
w-/ô/i. Cèft une pièce de Vers; 

2.TrophétiemfiiPid£mm,Cardi/tali 
iJUdzarim. Favif. i6$j.'in-fal. Autre - 
pièce de vers , de même que k fui- 
vante* • 

3'. Lacrymdi in tamulum Alfhonji 
Mancini Nepoth Em. Card. Maxjm^ 
ni. Tarif. 1^58^ in-fnl^ 

^ De nova DoQrina dij/èrtatio , fita 
lEvangeliwnJaf^cnifiarim^arif^ ie^^\. 

- y. Eclogét Sacrd. & Dîprtatîo de 
Carminé Fa/brali: Parif. 1^59. in^j^^^ 
6* Pacit Triftmphaliia ad JitVmm 
Cardinalem MâSLarinnm^ pro pacifia 
càtùria legatione féliciter gefta i €ar^ 
men. Far if. 1660» in- fol. 

7. Fax Themidis^ cum Mufis, ad 
GuiL LamoniUm Senatus Principemi 
earmen.^ Farif 1 660. in-foK 

8. Hortorum lihri vf.jsjuihns additm 
efl difpatatio de Vnivêffa Mortenfis> 
CdtHra difeiplina. Parif f^6p «?*4**u 



154 ^i^' ptfurfervrr i Vtiijl. 
R. Ra-Ic. Édifio altéra, pari f i^éû. in-iil 
riN. L'Auteur a fait de grands cbangemcns 

dans cette féconde édirton , qui eft 
plus parfaite tjue la premieté. Ces 
changemens ne regardent cependant, 
que rexprcffiorl , & non point l'œ- 
conomie duPocmc. Il s'eft fait de- 
puis d*auttes éditions de cet Ouvra- 
. gc , tant à Paris que dans les ^pays 
étrangers , entue autrps zZ^trech ^ 
1572. in-%^. On en a même une tra^ 
duâioQ Angioife imprimée i I»o;7r 
dns en 1^73. /»-8®. Tout le monde 
connoît le talent que le P. Rafin 
avoit pour la Poëhe Latine ; mais 
quelque réputation qu'il fe foit faiè 
par les différentes pièces qu'il a com- 
pofc en ce genre , H faut reconnoî- 
tre que fon Poëmc des Jardins e£t 
Ion Chef-d^œuvre. George jibraham 
MercklifiHS ne connoiflbit point cet 
Ouvrage, lorfqu'il «'eft àyifé de le 
faire entrer dans fes additions à l'Ou- 
vrage de van dtr LintUn de fcriptis 
MeScis. Geerge Matthias Konig s'eft 
trompé encore plus lourdement dans 
h Billiatheca Vetns & Nova^ en faî- 
fant de ReniRapnwn Médecin, dont 
an a. quelques Ouvrages de Medeci* 



Wlfi Hommes llluflres. 1 5 j 
nc^ qui parurent, dit-il, en 1^72. R, Rjt-? 
& en le diftinguant d'un prétendu p|^ 
Henri Rapin ^ qui publia en 1^7 u 
quatre livres des Jardins. 

5. Régi Ludovico XIF. PacifirDeU 
fhinus. Carmen HerôicHm. tarif. 16 6 U 
in-fU, 

10. Ode ad Clementem IX. Roma 
1,6 6 j. in-ji^. 

11. Ode ad Cardinalem Bnllioneitm^: 
Xûma 166-7, in-js^. 

12. Difcowrt yicademitjHe fnr h 
eomparaifon entre Virgile & Htmere ^ 
recité le 19. j4om 1667. dans Vaffem^ 
hlie €[m fe fait chez M» le premier 
Prefident. Paris i66i. in-^. fp\ 50V 
Cette comparaifan a été traduite en 
Latin , & elle fc trouve en cette lan-^ 
gtte à la fuite de lac(À)i Palmerii k 
Grentemefnil pra Lucano Apologia. 
Lugd. Bat. 1704. />/-8**. Ménage a 
prétendu qu^ îc P. Rapin n'avoit pas 
la capacité qu'il fallojt , pour faire 
Je parallèle àt Virgile Se .aHpmere ^ 
& que M. le Fevre de Sarnnnr, qu'il 
vouloit convertir en ce temps-là, 
lui fournit Us pafTagcs Grecs qu'il 
y a cités. {Menagiana tem^ \^p. 20^.) 

13. Obfervatwns fur les Pomn 



1 5 ^ Jldim, pmrfervir à VHiJt. 
.R. Ra- cCHmere & de Firgik. Paris \6€'^l 
rïN. in- 11, 

14, Elogium Francifci Fen^n dt» 
funSli Tarif, \Cé^, in- fol. 

i^. La Comparaifon de Demdflhe^â 
& de Ciceron. Paris 1^70. w-8^. It» 
Seconde édition revke & corrigée. Ibid^ 

lè'j^-in-iu 

^ lé. La Comparaifon de Platon & 
dArifiote les fentimens des Pères fnr 
leur VoShine , & ^uel^es Refiexiom 
Chrétiennes; Paris i^ji^in-ii. Le ju- 
gement que le P. Rapin fait de ces 
deux grands hommes , eft qu'ils ont 
tous deux excellé en leur genre v que 
Platon a plus de brillant , & Aripo'-^ 
te pius de folide \ que te premier a 
plus d'imagination, & le fécond plus 
de jugement y que la doftrinc de Tun 
cft plus propre pour le Monde , & 
que celle de l'autre eit meilleure 
pouT l^s Ecolesv 

17. Reflexions fur VuTage de V'Ela^ 
efuence de ce temps. Paris 1^72. /»-ii. 
M. Gibert parle fort au long de cet 
Ouvrage , & des autres du P. Rapin 
fur TEloqucnce dans fes Jugemens des 
Sfavansftfr Us Maures de t Eloquence ^ 
& en découvre les beautés Se les de* 
Êiuts^ 



des Hommes lUufires* 157 
lî.VEfprit du Chriftianifme. Pa- ^^ j^^, 
ris 1^72. in-iz. It. i^. Edition, tbid. r,,J 
ii?74. /»-i2. It. 3^ Edition. Parts 1^8 j. 
in-ii. • 

19. L4 perfeSlion dit Chrijtîanifme. 
Paris i(^7j, i»-iz. It. 2«. Edition. 
i6-j'j, in-iz. ^ 

20. ChriflHS patiens, Carmen He^ 
roicHm. Parif. 1674^. />f-8^ 

21. Réflexions fnr la Poétique d^A^ 
riflote , C^yir /f j Ouvrages des Poètes 
anciens & modernes. Paris i ^74, /;y^ 
12. Le P. Vavajfcur ^ Jefuite, a atta- 
qué CCS Réflexions , comme on peut 
le voir au long dans fon Article^ p. 
13p. du 27. volume de ces Mémoi- 
res. 

xt. L'Importance du Salut. Paris 
1^7 j. /«-12. It. 4«. Edition. Paris 

16*^0. /»- 12. 

2 5 . Réflexions fur la Philofophie an- 
tienne & moderne , & fur l'ufage qu*m 
en doit faire pour la Religion. Paris 
1^7^. irt'ii. 

24. InflruBions pour FHiftoire. Pa^ 
ris 1^77. in-ii. » Ce livre, dit TAb- 
» bé Lenglet dans les premières édi^ 
» tions de fa Méthode pour l'Hi» 
• ftoire, qui dcvioit être appelle U 



1 5? Mim. fourfervir k rHlfi. 
R* Ra- » Rhétorique des Hiftoriens , eft 
ww. " » plein de règles înftrudives &: ju- 
» diticufes fur THiftoirc. Le ftilc 
» fimpie , lïîais exaâ; & concis, dont 
» l'Auteur (e fert, convient d'autant 
» mieux poujr inftruire , qu'il fatis- 
m fait beaucoup plus refprit que Ti- 
• 9» màgination« C'eA un traité fuivi 
» de la manière de irre l'hiftoirc , 
3» formé fur les reflexions qu'il a voit 
» faites dans la leâure des plus habi* 
» les Ecrivains. 11 a foin pour relc- 
» ver davantage la fechereffe natu- 
» relie des préceptes , de les accom- 
» pagncr de remarques curieufes fur 
» divers faits hiftoriques , & de ju- 
» gemcns folides fur les Hiftoriens 
3^ anciens & modernes. Cet Ouvrage 
a été traduit en Anglois par J. Da^ 
^ies ^ & imprimé en cette langue À 
Londres Tan 1^80- 

' i^.Lafoy des derniers JiecU s. P4-; 
ris 16 j 9. in-ii. 

16» Epiflola ad /ilderandnm Cib§ 
Cardinalcm pro pacando Regaliét Ne^ 
gotio. Parif 16^0. in-V^, It. en Fran- 
çois fous ce titre : Lettre écrite k M. 
ie Cardinal Cibo pour appaifer le Pa» 
ft Aiêfujet de la Recale, Cologne i6i^ 



des tlemmes Illtijlns. if^ 

iH'ii. Cette tradu£tiôti eft ttop m'^1" K. Ra- 
ccrite pour être attribuée au P. R^ pin. . 
fin. Ott peut voir un extrait de la 
Lettre dan^ Its ^onvelbs de la Repla^ 
Hiqne des Lettres du mois de Janvier 
1 6i^. p. 97. On peut voir auffi le 2. 
corac de \i Morale pratitjue , p. 50^ 

zy. Artifices des Herèti^nes. Paris ^ 
1^81. /»-i2. C'eft une traduâion li- 
bre , d'un livre que le P. Gilles Ef- 
trix , Jefuite , avoit public fous le 
faux nom de François Simon , & fous 
ce titre : Prancifci Simonis S, T. L. 
de Fraudihus HdreticorHm ad Orthodo^^ 
xos. 1^77. /»-8*'. 

2 8, foimata omnia in unnm cdlec-^ 
ta. Parif. 1^81. i;^-i2. deux tomes. 

.29. La Comparaifdn de Thucydide 
& de Tit^live ^& un iugement des dé^ 
fauts & des beautés de leurs Ouvrages^ 
Paris léii.in'ii, 

%o. La vie des Predeflinés dans la 
hien heure ufe éternité. Paris 1^84. in^ 

4 • 

j I . Les Cofhparaifons des grands 

hommes de l^jinti^uité^ fui ont le plus 

excellé dans les Bellef-Lettres , tom, 1 ', ^ 

Paris 1^84. />/ 4®. Ce font \ts patal- 

Jeks de Dmoflhene & à^ Çiccron^ 



1 ^o Mim. fùisr fervir k PHiJt. 
%. Ra- ^Hwnere & de Virgile , de Thncydide 
jjj^. & de Tiîe-Live , de Platon & à^Ari- 

ftote 3 qui avoient déjà paru & que le 
P. Rapin a lalTemblés icL Z>/ Refie-^^ 
jciom fur tElocfuenct , ta Poétique ^ 
l* Hifloire , & la Philo fophie , & le jf/#- 
ftment ^ue Von doit faire de leurs prin*. 
_ . icipaux Ouvrages. Tome i\ Paris \6%/^ 
in-^. Ce ièxrond volume contient 
les Ouvrages indiqués au N®. 17. ir. 
23. 24. Tous les deux ont été réim* 
primés a Am^erdam fous le titre 
aOewvres diverfes du R. P. Rapin con- 
cernant les Belles-Lettres. 16 %6. in-iu 
deux voL 

32. Du grand & du fublime dans 
les mœnrs & dans les différentes condi'r. 
tions des hommes , & queUjues oh fer va r 
fions fur VEloquence^ des Bienfiances^ 
Paris iéi6.in-\z. 

il* Le Magnanime , m V Eloge du 
Prince de Condé. Paris 1^87. //z-12. 

34. Les Oeuvres du F. Rapin. Am-^ 
fterdam 1709. irt-ii. trois vol. C'eût 
qn Recueil fort imparfait , dont les 
deux premiers volumes font fes œU'^, 
fres diverfes dont j'ai parlé au N^. 31. 
& le 3^ contient i'Efprit du Chriflia- 
nifme ^ la perffSUon du Chr/JlJanifme ; 



'Jk$ Hommei Illuffres. ter 
flmfûYfance du Salut , lafiy des der- R. Ra^ 
nurs ficçUs, ï^iH*- 

V. Simvel , Biblhtheca Scripiomm 
Svc. h fin khgedans PHifiaire des Ou- 
vrages des Sfofoam de No'Vemi. ié2j. 
f. 41 }• 



MARC-ANTOINE BONCIARI. 

MARC--ANT01NE Sowiart i^.jf;. 
naquit à jintria ^ petite ville Bonc£A>^ 
Yoifinc de PeroufeAc 5. Février 15 5 5. ri, 
àc Mariotto BoncUri , Artifan de ce 
lieu , & de Frafifoije Ataffolo.. 

A Tage de huit ans^ on le mit 
pour apprendre la langue Latine 
chez un Curé de Feroufe , qui étoic 
un homme dur & féverc, & dont les^" 
manières ne fervirent qu'à le rebu-- 
Cer. Mais iln*y demeura pas long-^ 
f emps ; car étant tombé malade^ foiti 
père le fit revenir à Antria. 

Lorfque fa fanté fe fut rétablie^ 
il longea à continuer les études, SC 
à fatismr&la paflîon qu'il avoit d'ap^ 
prendre; & voyant que la modicité: 
dés biens de fon père ne lui permet^ 
Coit pas de l'envoyer pour cela à JPh' 



•î^ — . T 



TiSz Mm. pourfhrvir k t^Hlfl. 
M^ A.: roHf€ , il s'aflT ujettit à aller tous hsh 

BoKciA- jours à une Ecole , qui étoir à une 

1LU demîc4ieuë à*Antria^ 

Il vécut ainil pendant huit mois,, 
au bout defquels le Cardinal Futvia^ 
Corneo , Evêque de Fcroufe ,V^yznt 
tencontré en allant à fa maifon de 
Canîpagne,& fe reflbuvenant de Ta- 
,Yoii: trouvé plufie«rs fois dans fo» 
chemin , lui demanda ce qu'il fài- 
foit & qui il étoît. Ce Prélat touché 
de k fâgefle de fc» réponfes , & dit 
dcfir qu'il avoit d^apprendce , lui 
propofii d'entrer dians un Seminaitè 
de Veroufi^ dcftiné à Pinftr^itaion dr 
ïa jcuneflfe/ Le jeune cnfent accepta; 
lia propofition , 8C fot reçu quelques 
pufs après dans ce lieu , on il s'ap- 
jïiqna avec beaucoup d'iardcur aus 
cravaiL 

Une incommodité fechcufe , qui» 
&ii fufvint à l'âge de quatorze ans ;, 
lui ôta prcfquc etittercment fiifage 
de £bs mains. Cinq ans après une au- 
ftcc inconunodité fcmWable ^ qui- 
et^îe une efpece dé goûte, tiftt at^ 
«aqtier fcs picdis , & fcs jambes ^ lir 
sendit boiteux , & ne loi permit plti^ 
maidier omfàvcc i^tite â: a*^ 



1 



des flommes tlïuflres. x€^ 
Couleur. Mais tout cela ne fut pas v( a^' 
capable de rallentir fa paffion Pour„ ' / 
I étude \ & il n oublia rien pour le 
i^ndre habile 4^& içs langues Latine 
& Grecque. 

Lorfiju'il eut 19. an$, le Ga^rdinal 
Corneo , (on Proteâieur, le mena à 
tome, éc le mit fous la difcipline 
de Mare^Amoint Muret. Gc grand 
homme ^ qui trouva en lui beau* 
coup de dilpofition pour l'étude , fc 
fit tm plaiitr de l^inftmire avec foin^. 
& penda^nc les deux années que Bon-- 
c/Vir/. demeura auprès de lui 9 il fit 
des progrès fî confiderables , que le 
Cardinal C^rneo , ifc pretTa de le ra- 
mener à Petoufiy&c lui donna la côn* 
duice des Bcoles du Séminaire ave^ 
de bons.appointemens. 

Il riyiîpjit ce pofte^ndant cin^ 
années ^ après kfquels fon prote^eui 
étant mort , U le quitta pour fe don* 
ner plus lihKcment à l'étude. 

il vécut pendant fept ans fan$ em^ 
pby 5 mais le Ciurdinal Antoine Ma-^ 
rie ôalU ,Evè^Vkc àe P^roiefi. k tism 
au bout de- ce temps de & retraite^ 
& Idi donna de nouveau laroonduis^ 
(C:defi Bdoles^dutScminaÂre. ; . 



A 



1*^41 Mêm.pmrfffrviràtffi/li 
]M1 A. Quelquesr mois après , c'eft-à»di^ 
BonciAp" fc^ , au mois de Novembre 1587; 
I ai*. on le fit paffèr du Séminaire au Col- 

lège de Pcronfe , pour y profefTer •,- 
1 ce quHl fit jufqu-à Tan 155^0. qu'é- 

\ tant devenu aveyglè , il fe vit obli- 

gé dt quitter cet employi 

Il fc retira alors à Amrïa ; mais i- 
peine y eut-il été trois mois , que* 
le Gardinal GaSi , nouvellement re- 
venu de Rme^^ l'engagea à revenir 
prendre le foin des Ecoles de fon Sc^ 
minaire. Son aveuglement ne l'em- 
pêcha pas de continuer à faire les* 
fondions die cet employ avec la mê- 
me adiduité $c le même fuccès qu'au^ 
paravant. Se nrême à parler fou vent 
eh public. On lui donna Seulement > 
" pour l'aider , fon frère Mario ^ qu'il» 
avoit inftruit luîr même. dans les; 
langues Latine & Grecque^ & qui y* 
étoit afTez habile , pour inftruire les 
autres, quoiqu'il n'eut aloïj^ que 
yingtans. 

li eut le plàifir de voir fon père 
même au nombre de ies difciples;> 
Cet homme ayant perdu fa femme 
ai l'âge de 47. ans, voulut fe faire 
I&fuite s mais fur ce' qu'on lui diti 



ife^ Thnmes IllHflm: iéf 
q^i'U n€ pourroir jamaiB être Prêtre ^ Kf . A.' 
parce qu'il ne fçavoit point là lani- BoKCiAr- 
gue Latiïîc, il demanda à Marc-^KU^ 
jmtçini Bifncian , fon fils , ^*il ne* 
J^ourroit point rapprendre malgré 
fon âge avancé. Son fils s*enga^e;t 
à la lui apprendifc en fix mois, s'il 
vouloit y donner Tàpplication ne- 
ceflaire. Ils mirent aumtôt la main à 
l'Ouvrage ^ & en moins de temps 
qu'ils n'àvoient crû , le père parvint 
à entendre tous les livres Ecèlefiafti'- 
qucs.. Quelque-temps après il reçut 
ies ordre Sacrés, & fut fait Guré de 
Cdlifciano^ village voifin à^-^ntria. 
Ce fur en ce lieu qu'il mourut le i; 
Mars \6oy dans fa^j^. année. 

Lorfque Marc- Antoine Bonciari 
apprit la nouvelle de fa mort , il de- 
voir prononcer lé lendemain TOrai - 
fon funèbre de Jean Pincent Qndedei; 
mais fon chagrin ne Tempécha pas 
At for lit de cette aâion aveclefuc^ 
ces qui lui étoit ordinaire- 

La réputation qu'il s'étoit acquife 
par fon éloquence , le fitlrechercher 
parle ScmtAé Botàogne^ pour rem- 

{|lir une Chaire de Rhétorique dan^; 
lUniverfîté de cette viil&y pat là^ 



r 



M,. A. vilk de Pife pour un pofte fcmM»^ 
BoN€iA- ble y & par l'Archevêque de Milan^ 
%!U Fndieric Borromée y pour avoir Vin^ 

jfjpcdion de h Bibliothèque Ambro-^ 
nenne ; mais- fon incommodité ne 
lui peroik pas d'accepter aucune ^ 
ces places. 

11 mourut d*hydropifie le 9» Ja» 
^ier 1616. âgé de ^i. ans. 

La nature ne l'avoit point favori- 
fé du côté du corps ( car outre qu'if 
ctoif manchot , boiteux -^ & aveugle,, 
la laideur étoit extra;ordinaire ^ & il 
nous apprend lui-même que le fen«r 
timent du toucher étoit fi fbibie en- 
Itii^ que fes mains & fes pieds ne pou^ 
voient diftinguer l'eau rroide d'âvec 
la chaude. 

II. avoit été reçu en 1552. dan^ 
ï'Academie des Infenfitti de Peroufi. 
La Lettre qu'il écrivit au Prine€;^c 
cet Académie, pour demander à y 
avoir entrée ; eft fingulierfc s il y fait 
»n long détdl de fes infirmités & d# 
fes maux *y elle eft dir %. Septembre 
de cctt« 'année* 

Catalogue de fes Ouvrages^ 

I. Hieropylus ^ Carmen de Sacm 
fir'dm k démente VIIL pmfaOii, 
P^ftfie 1600, ith/^K 



I . Vorarn Deifar^ F^irgini ^à S^^ M. PL 
€ram Domum La(tretanam. Perk/faBoncth^ 
i6o$. in-^. Ccft une autre pièce de ru 
▼ers. 

Editio 2*. Maffurgi 1^04. /»-8°. pp^ 
417. Cette édition cft divifée em 
quatre paxties. ît. Epijhtarum vola* 
mèn frmnm , lihri x r r. Perufut 1^14.. 
in'l\ pf, 783. CtHQ nouvelle édi- 
lâon donnée par BoncUri cft fort aug- 
mentée. It a mis dans le titre , que 
c'eft le premier volume , parce qu'il 
avoit dcflcin d'en donner un fécond;, 
fnais fa mort arrivée quelque temps; 
après ne lui en a pas larffé le loiftr. 
Il y a à la tête de chaque Lettre un^ 
Sommaire de la façon de Fioramon*^ 

4. IdjUliâ & SeîeBarum Epiflolot' 
rum Cenmrm nova , cwn dtcftriisjifia* 
ius , ^ efi^culis dtcem varii ^rgfimeîp- 
«f. ftriêJU tëaj, in-tz. Les pièces 
ajoutées ici foitt difterens Poèmes 
4c Bomiari^ à qui ces fortes d'Ou«- 
vrages ttc ctmtoîent pas gftind' cho- 
ie , 6c qui les compofoit à la prome* 
i>ade , à taJbfc ,. S^ à fes heures per^ 
^ttës,. Les Lettres Ibnt édites wtc 



%6i M§m.fourfervirkPfi(f. 
M. A. élégance , ma» elles font cmic^e- 
BoN<:rA^ ment vuidcs de chofcs ,&s il n'y ^ 
»ii- prefque rien à apprendre. 

j. Ocdipfts, fipe de Bello Liiterata^ 
rum hfus^ Graudatio extemporanea ad 
Sdv. MdobrandinHim. Silvé^ Epigram-* 
mamm. Hieropylus , Carmen de Sacris 
foribus à. Clémente VllL patefaBis^ 
Ferufiét in-i^. La première pièce de- 
ce Recueil a été réimprimée avec 
plufîeurs changemens & additions ^ 
lbu$ le titre foivant. 

€^ pAdagogomachia , five de bella. 
•* LhteratorHm lihrl OBd.M^AnteniHl 
Bonciaritis ludehat in Collegio AugnjU 
S. Bemardi per ferlas Autumnales^ 
Rem Sylva Epigrammatiém^ Veri^ié^ 
x6\\.in^%^\ 

7. M. Antonïi Sonciarii Ef(aùciês\ 
^ve de Ludicra^Poefi DialogHS. Prima- 
pars in très difisnÙa libelles. Pern/ta 
léoj. /»-8^. It. Ibid..i^iy.in'iK 
Bonciari a ajouté dans cette édition, 
jr f Ouvrage intitulé : Pra Pelmate Lu^ 
4i€r$j1polQgia,tribm.e^fofu0difjuifi^, 
fionibtês per Epi/i^lam^ C'eft.unc Rc^ 
ponfe aux critiques que Ton avoitr 
^ites de fon Poëme de belh Littera^ 

%Aiéq 



des Homvies Iltu^es. li^ 
?• AmrtliiVrfii , Maphdi Barbm- j^^ ^ • 
vi , Cl audit Conmli , Joannis Baptift4 Bon ci A.- 
Lattri^ Vincentii Palettarii ^ M, Arf^ ^^ 
tonii BmcUrii^ JicademicorHm htftn^ 
fatûrum Carminà, Ptrnfu i6i€. in^ 
i^. pp. 138. On ne voit ici de Bon-^ 
eiari , que trois Idylles, & deux Let- 
tres en profe , depuis la p. zry. juf- 
qu'à la p. 238. . 

^. Trinmphus Augkftus, five de 
SanRis Perufid tranflatis libri iv. Ptf- 
rupét i6io. in- 11, C'e(bun Poëmc. 
^ rô. Oratio in funere JoaHnisVineen- 
iii Hondeddù^ Pernfiét id'05. /w-4^ Ce 
difcours fut prononcé le 3. Mars de 
cette année 1^05. 

• ii.'Ofaiiê in^Éxèjmii P. thadJdi 
Generalis Ordinis EremitarHm S. Au-» 
'ff$fiim,PérHjt4t\66ç'm"^^. 

11. Seraphtdos libri trei ^ alia^ue 
piaPoewdta. Perufid i^o^.in-ii. Le ; 
Poëme^qull a intitulé Sefaphis^tou^, 
le fut rindulgcnce de ià Portiohcii-i 
vie. • ■ ;- ' 

1 3 • Gramfnâtieâ^ Perufiét 1 4ùô* in^ 
%^. Cette Grammaire Latine , qu'il 
compofa pour Tufage de fes difci- 
pies , a été imprimée un grand nom- 
bre de fois. - . . 

Tome XXXII. V 



J7® Mim,ftnirfervirktmfl, 

M. A. 14. Txafymenns^ five iltuflrium eêcem- 

Bon CIA* plorum DeMdcs dêut. Pemjid i^^i. in* 

RI. \^ x>z. tomus z. coniinens très alids DâM" 

dfis.lhid. 1^48. /»-i2. Cet Ouvrage 

iic parut fue long-temps après fa 

mort par les foins de Marc-Antpim 

Bonciari tfc;j.e\3nc , fon Neveu. 

V. Augufiini Oldoini Athcn^um jin- 
gHfium. Ce qu'on y trouve fur la vie 
de B^nciari tfï fort exaét \ mais le de- 
.wil de fes\Ouvragcs eft extrêmement 
cwfus. J-mi iV/c/i Erythrdi Pinacû^ 
.theca J.Ludovki JdCùiiUi Bibliotheca 
ZhnérU. 



mmm 



FRANÇOIS DE MAUCROIX. 

¥. DE ^ ^-^^C pis de M^iicrck^ nzqmt 

j^^^^ X^ à iV^gw» le 7. Janvier 15^^^ i^. 

CROIX. On renvoya de bonne heure k 

* -JParis pour y faire fçs études , & il 

.y brilla dans tout le cours de fes 

Humanités.Senfib]e dèslors ai^x char- 

tJilie^^Tla^Rfiëiie ^.iitiie «lui !^an^ua 

jpour devenir un triès^han Eocte de 

pfcrfefl[ion,,,qufi dîêtrc\né moins en* 

.oemi du travail. 

La fituàtion de fa famille Tobli- 



y 



'4e$ Hommes lîlufifes. 171 
gça , mi peu aialgcé li|i ^ à fb ûire « 
rc^voâr Avocat, & à fircqucnrcr k vi * *^ . 
Otoreau» Ii|>laidi cinq ou iîx fois ^^* 
^ViBç faccès : mais , quoiqu'il eut une ^^^^ 
grac« infinie à prier, fa tiipidicén^- 
ftfir^lip , & rtwxteur ^'il avoit j)our 
ift^hioaw k 4egoûtjBT«ît tiçûtot 4c 
cette fK^k^Vip Eftfiu aie pouvant 
refifter ;à Tacde^MCqui le ponçait yers 
les BeUes^tetflces^ il en fit ^a uni- 
que QCCupjitioQ , & fe livra tout en* 
eief au pWl«r de f*ire de vers. 

On voulut dans ce temps4à l'en- 
gager à fc marier : lujr ^çà il fit TE- 
pigranune fuivantCf 

j9mi\f0 VHS keaucâfi^ ^ iien 
J>4m U p^ f «^» nj€ fropofif 
MaisHfit^f^f 0fi préjffons jrié^ » 
Prendre femme ^Jtratjge chofi^ 
Ilf/my penfer mei^rement. 
Cens f/^s , en qui je f/^efiel 
Afont dit fue c'tfifait prudenmeni^ 
Que dyfinger tente fa vie* 

\l fe régla teilo^sient fur cette ma-^ 
X^ime^ q^io][^u'<9n s'y attendoit le 
mo\n$. Û prit ile parti <ie l'Eglife. 

Un Canonicat às^ TEgliie de Reims ^ 

Fij. 



iji Mim. pourfirvir à VHifl. 

F. DS qu*oii lui refigna alors , & qui fut 

lA AV' fuivi d'un autre bénéfice, lui fit quit- 

CROIX, ter Paris à Tâge de trente ans , pour 

fe retirer à Reims , d'où il ne fortit 

plus -y que pour un voyage qu'il fit 

en Italie , & pour venir de temps en 

' temps à Paris revoir fes anciens amis. 
Ce fut depuis fa retraite ^ qu'il 
compofa les Ouvrages que nous 
avons de lui i Ouvrages , qui égale- 
ment nombreux & utiles, font voie 
qu'il fçavoit mettre fon loifir à pro- 
fit. 

' Il mourut à Reims le 9. Avril 170S* 
dans fa ^o. année , ayant confervé 
jufqu'à fes derniers momens fa belle 
humeur & toute fa fermeté d'efprit. 
Recommandable par fon efprit &c 
fa capacité, il Tétoit encore plus par 
fa droiture , fa candeur & fa gcnero- 
tç. Quoique fon revenu fût fort modi- 
que , il ne Jaiflbit pas d'en faire part 

^ ceux de fcs amis , qui étoicnt plus 
favorifés* des Mufes , que de la fotr 
tune. { 

Son ftile eft pur & élégant , mail 
un peu Jâche > on lui reproche de 
n'avoir pas affez pris le tour des Au- 

'teurs qu'il a traduits. ^ 



des Hommes Itlu/lrâî. 173, 
Catalogue de fes Ouvrages. F. d» 

I. Homélies oh Sermons d& S. Jean M a u-, 
Chryfi/lome au f enfle itAntioche^ ira*: caôix. 
dnits en françois. Paris 1^71. in-/^^. 
On trouve ici la traduâion de 24* , 
Homélies. It. Augnentis en cette /J- 
conde édition des Homélies fur l'incom- 
frehenfibiliti deDleu^contre lafe6le des 
jtmmiens , avec les PanegyriijHes dn . 
SS. Philogene ^ Juvemin^ & Maxi^. 
me ^& de Sainte Pélagie, Paris 1^85., 
/»- 8®. Uhabile traduélcur , dit !e 
Journal des Sçavans y n'a rien oublié 
pour exprimer dignement les pen-, 
fées du plus éloquent de tous les Pe- 
ics, & pour lui prêter des paroles, 
dont la force & la beauté approchaf-^ 
fent de celles qui le firent autrefois' 
admirer par un des auditoires le plus 
délicat de l^nivers. 

2. Hifloire du Schifine d^ Angleterre 
fjir Sanderus , mi/è en François, Paris 
léyy /»-i2.It. Réimprime en Hol- 
lande en 1^83. & 1^87. /»*8®. 

3. Les Vies des Cardinaux Polus & 
Campege , mifes en François. Paris , 
1^77. in^i 2. Ces deux vies, qui font 
le fécond volume de VHijloire dsà 
Schifme (f Angleterre, ont été tradui- 

P u) 



1 74 Mhk. pùftrfirvir k rHift. ^ 
F. DB tes â\x Latin , la^prcmicre de Becatet^ 
W AU- //, Archevêque de Ravenne ^ & li 
CROIX. fcCôn^fe de Charles Sigonim. 

4. Traité de LaSlancc de la mon dh 
Perfiçntettrs de l^EgUfe^ traduit far 
M. de Maucttnx, farts î€io. in-tt^ 
It.Lyeniés^in-ti. 

$. Abrégé ChronelûfféfaeJeftftftoU 
rfVnitfei^elU du P. Petm^ Jefiûte ^ 
iffif efffran fais. Taris ui^. in^ti. 1, 
r&l. If. Érutelles i€$ù. in-tl. Mat^ 
^ croix îi*a rfen ajduté \ fbn Autcar 5, 
îl s'eâr conte rt té è*cn donner une 
iradudiion exad^e de fîdelie* 

é. Ùu*oragesde Prefe & de foefie dès 
JSettrs de JUaucrehc & delà Vontanne^ 
Paris téS^Jn-iu demrvôl. Leprre- 
jfttfer ne contient que àt$ pièces de 
la Fontaine; le fécond renferme les 
quatre Philippianes de t>emofihene, 
û quatrième harangue d& Ciceron 
contre Verres , Sc trois Dialoguer 
de Platon , traduits cû François pat 
.. Maucroix. 

7. fi^eties ^Afierim^ É^e^tteJ'A' 
Wifie ^traduites en Franfois.Paris i^pl* 
in-n. Ce fot pat le confeil de M* 
Pelliffm^ qui égaloit ces Homélies à 
tout ee que les Pcre$ Gcecs nous ont 



/ 



des tbnmes JUnflm: rjcf 
laiffé de plus achevé pour TEtoquen- p. m 
ce^ que Maucnoix antreprit de les M au^; 
traduire. cn-oix. 

^ QeHVre^ fta/ihumes Jk Âé. ât 
Idaucjfoix. ^ Faris^ 1719. /m^^. Les- cjra^ 
dudlions concemies^dans ce: vohim«^ 
£bnt celles d^uii ancien dialogue (ovki 
Oraieurf , aiciâvtté par queb]iies-um 
à) Tseiie ^ St fna dfaaitte» iQmmilienf 
ce) Je des Philifft^s <b? Demifibenr^^ 
Sort ditferentede la psemiere <]u'it 
a\Kiit donnée en^ 1^85. celle ^quet* 
^ues endroits des F'èrrinis^ de Cicâ^ 
ron, àts Caùtimme» , SrderObaifo» 
pour AAtf^Ufis^ du même Oraieupp 
enfit^lrelie de intnAb'uâion de jQW«« 
tilien fut la mamc)^ de eompofei ^ 
tirée àe fa Rhétorique , Kv. il. cbir 
5. & 4.0n«a mts-à ladite cffiq-Let^» 
1res de Màuçroix , une à l4 ÏÏomui* 
ne , un ^utxcïDrfpreiOUx ^ qui a^ été 
inférée dans les dernières édition» 
des œucvres i^ cz &meu« I^te, d£ 
trois au P. Vouhours , Jefuite. On 
trouve dans les notes de M. Broffkte 
Ibr les Oeuvres de Dtfprennx une 
pafticuiarsté touchant la; première 
des Tradudions^ qu'on voit yci, qielil 
ne Êtnr pas'omettre; M» ^ Mtmrm^ 

P iiij 



17^ J^^^pàrfarviriVHifl. 

F. DB avoit traduit la Fieilleffi , V Amitié ; 

M A u- & la première Tn/cêdane de Ciceron ^. 

«ioix. avec le Dialogue de Caufîs conuftét 
Elo(jmntià^ & voulant les faire im- 
primer enfemblc , les avoit donné, 
aux Révifeuis pour avoir Tapproba-. 
tion & le Privilège. M. dn Bois^ qui 
de Ton côte avoit traduit les Traites 
de la VieilUffe & de V Amitié^ obtint 
des Révifeurs qu'ils garderoient ua 
an le Manufcrit de M. dt MaHçroixy 
. & pendant ce temps4à fit imprimeit 
fa traduâion. M. de Maucroix après 
avoir bien grondé dans fa Province 
contre les lenteurs de Révifeurs de 
Varis , ayant enfin appris le tour <ju6 
M. d^ Bois lui avoit joué , fupprimji 
de colère fes tradiiâ-iotis -, & celle du 
Dialogue cft la feule qui ait paru 
après fa mort. Celle des Catilinaires 
& de rOraifon pour Marçdlus ^ a 
été imprimée féparément avec le tex- 
te Latin & de courtes remarques & 
côté. 

9, Poléjies diverfes. Elles n'ont point 
été imprimées toutes enfemblcs j 
Inais il s'en trouve quelques-unes 
dans le traité de Richelet fur la Ver- 
fification Fianjoifc \ & dans quel- 



des ffonmes Illnfiris. ijj 
cjuw Recueils cl*Autcurs diffcrens , 
fur tout dans celui que nous a donne 
J^wy en cinq volumes. 

V. Son Eloge dans fes Oeuvres Pof^ 
thwfnts. / 



JEAN ANDRE' aUENSTEDT' 

JEAN Andri Qwnfiedt naquit le j, /^ 
I}. Août i6rj. ïS^diimhHra en q^ens- 
Allemagne, de Ludolf Quenjied ^^^^j^ 
d'une famille noble du pays , & de 
Dorothée Gerhard. ^ 

Il eut jufqu'à l'âge de i^. ans des. 
Maîtres particuliers , & ce ne fut 
qu en lé"} 3. qu'il entra dans l'Ecole^ 
publique de Quedlimbourg , où il fe 
peifedionha dans la connoiffancc 
des langues Latine §c Çrecque , fous 
Jean Fratarins. 

.. Ilpa(r*eni<^}7. àH?/wy?4rf/, & 
il y demeura fix ans , appliqué à Té- 
tude de la Théologie* Il commença 
en ce lieu à faire des leçons fur U 
Géographie , qui lui acquirent une 
réputation ^ quoique fon livre de Pa- 
triis illufirium Firorum faffe connoî-j 
tïc qu'il n'y étoit pas fort habile j & 



j A U s'y fit rtccvoit Mâîrrc-ès-Art^ cfl 

TEDT L'année fuivanee 1^44. il alla à 

Wmmlrerg , ott iî eue k permiffion 
de foutcnir des Thcfes, & d'en-» 
feigner en particulier. Il y fur aggre- 
gé à la. Faculté de Philofophie en 

GnillaHine Ly férus , ProfelTeur en 
Théolbgîe dans cette Univer/îtéf^ 
étant mort le 8. Février 11^49. Sfi^nf^ 
uit fut choifi pour kri foeceder , & 
il prit poflcflïon de ce pofte , apfèS 
avoir pris l'année fuivantc le degré 
de Dbiîkenr en Théologie. 

Il pa(& depuis parles charge» d« 
cette feculté , 8& fut cirr^ fois Rec- 
Ceur die l'Unîvcrfité. 

I! n'eut d'îibarcf qite fequaîtté dfe 
Pjrofefleuir extraenrdinaâfe ^ arats en 
I €€0^ il devint Profeflfcur ordinaire 
& outre cela Princq^I des* Penfion- 
naires du Collège EfedoraL 

En 1^84. itfiitiïonîmc Prévôt de 
TEglife de tous fcy Saints, & Aflcf- 
feur à\x ConfiftoiTe Ecclefiaftique. 

Ilntourutlc 22^ Mai ré"»8. dans 
fa 7 m annétc. 

If avoit époufê le- 11. Janvier i4%% 



1. 



des HmmesIUnflr^f. 17^ 
2>er0thte Meva , qui mourut la me- J. A^ 
me année en couche. Il fe remaria Qvin^ 
en î^5 3 . & cpoufa Etiz^th Hahn ^ tbdt» 
qu*il perdit au mois de Mal 16$$. 
Il prit pcmr troifiênic femme \c jz. 
Août i^jtf. jfnnr S^ine Scharf ^ 
dottt il eut li. enfans*, mais quatre 
fcuicmcflt , un fib ^ & trois liUer 
lui ont fbf vécu. 

C;«ateg«c et {es Ouvrages. 

itu Jk 4(ntîéjHis rhtbm StfulchrdliBus 
Gr£emm , KwMtmrvm , Jw^rtm & 
CkrifUammn. V^k^ekergét j^j^tf.& 
lééo. fff'S*. Ir. A I2 fuite.de &s An^ 

If*. 1^88. ^ irfy4- «w-4^- rt. A la: p; 
1101. du onzième Tome des Anti- 
que Grecques de Gromuifts. 
1. }Mmns GerbaxxR Afii^rifini fnc-^. 

neniH^ frofofitiac ventilatu IVittek; 

5, De Flerafhoria Lutherma. Wit^ 

ubcrgét 1^53. i»-4^. 

4. Diatùffis de Patriis ilhfirikm 
dûSrina & firiptis rirorum , mnium 
êrdimtm mc facultattm , qui ak mitio 
Mundi fer miverfim Terrarum m^ 



1 é o Mm. pourfèrvir h VHifi. 
•* A bem ufjue ad annnm reparau Gratis 
1^ ' '^ i^oo. claruerunti exhibens fimul ple^: 
]lV . * rorumque DoSornm encomia , praciptis 
* firipta & atatcmi itemqM Regionu^ 
ac Vfbmm per Èuropam , jifiam &. 
jifricam defcriptiones. l^ittèb. . 1^54* 
& 1691. in-ji^. C*cft une cfpece d*Hi- 
ftoire Géographique & Littéraire j 
mais fort imparfaite^ pleine de fau- 
tes groffîeres tant dans la Géogra- 
phie , que dans i'hiftoire des Sça- 
^ vans V où le choix que Quenfledt y . 
fait de certains Auteurs préférable* 
ment à d'autres , n*eft pas toujours, 
fort judicieux , & où il fait voir une 
animoâté ridicule pour les Catho-, 
lîques, & une partialité aveugle pout 
les Luthériens. 

5. De Pajfione Chrifli Dijfcrtatio^^ 
fi^ittâb, i6$6.in'^^.'DiJfertatiofecHn* 
da. Ihid. 1^5 8 . in-^^. 

6. De Adifiiofte LingHarum* Genef., 
XI. 9. thidn i6$6. in-j^^. 

7. QjédjUones Politica. Jhid. 16 ^6* 

8. De S. Scripturd dhinitate. Ibid, 
16 $y. wr-4^. 

5. Dé Baptifino. JVitteberga itftfoi 
/>'^4^ 



des Hommes Illyflres. igi 
lo. Expticath Dei MémJJm y Dd^ T A^ 

^ II. Cnr Défis Homr fende Incar-^^^'^^ 
nationis câufafimli. Ibid. 1661. in^A^. 
•• 1 1 . Dtf vulneribus & fanguine Chri- 
fii.lhid. 1^6^. /«^4^. . 

1 5. De can/apeccati. Witteb. le^^. 



i»-4*» 



14. Difputationes Exegeticét in Epi^ 
fioUs adCoUfenfes. Ik. ié6j^. /«-4^ 

15» Dr Chriflo fecùndhin humanam 
tfaturam perfonaliter Dee. Ibid. 166$. 



r' 



tn-^ 



i^. De Germine Jâhovd& Davidis' 
Chrifio'Jefié , in xxi i !• j. Jeremiki 
Witteh.i666.&i'jo:).in^4^^.^ 

17. Dtf peccAtopofl Bfiptifinum ad^ 
4}HG reliquo in Rendus. Ihid. 1666. in^ 



4' 



li.De Regenerationis , jHJlificatie^ 
nis & Renovationis effenti^ & différent, 
-îia. Ibid.. 1666. tn-^"*. 

19. De pêtefiate Judiciaria S. Scrip^^ 
turét^lVitteb. \66i.in'/^. 

20. De dejîderio omniwn GemianS 
Ibid. i^tf8./»-*4®. 

11. De Decimis , in Deutèron. x . t. 
il.Ibid.Uel.in-j^. 



w M 22. îi:e Sigillo Confejftmis. IVkub; 

i^.Diffirtofh Theelogica de petU 
^^* tione Nnaouims SyrL IVittêk i6'Jq. &^ 

14. DifjHifmB Theolûgica dt die 
Pantocrhic9. Ihid, i^'jo.in-/^. 

X 5 . Exercitaîio Theolagica de Eccle- 
fid Léitins & Orientalis diffentione in 
dognatc dePwrgaierio. Ibid. léji. /«- 



4" 



2^. De certitudine faléis. Wjitteb. 

27. De Sabbatho. Ibid. léju & 
1^88. i»-4^ 

28. ExercitâMde fnriâdie fintium. 
Uebrdi rèteris , & Grdci Novi Tefiéir^ 
fnemL Ibid 1^75. /«-4*. , 

25^. Diffcnatio de defrecéiixme Cd2 
licis Chrifii^ MatthM xxv. 36'. Marci 
xïv. 32. LfiCd XXII. à^o. IJ^itubergd 

1^75. /»-4^ 

30. De leHiane fcriptur^ facrd Ldifi 
•eis cmfftdendd. Ibid. léjé. inrj^^. 

il. De AftgfU fercy^e , M^»di 
JK^ . ^ «I I . tbid. iéj4. m-4^s 

^t. De perfecHtioM ^erd jBcçJefii» 
fbid. léjCJn-^. 

$}^Dc Fulg^ya Ldiind joiiémmfm. 



des Hommes Illi/^ti xit 
Verponum éUitorJtate minime amhenti^ T ^, 
ca. Ibid. i6j6. in-i^. Avec le Traité Quens- 
de furime fontiim &c. marqué au N^ xedt. 
z8. réimprimé cette année. 

34* l>e ferfeEU Chrifli-Haminis fr9 
piccatis hominum fatisfaSionCé ïVituh. 

55. Dtf ^(f^^ri €^ Novù TeJIamema. 
dbid. 1^77. //^-4**. 

|,^. Z>^ pTétcifUQ S. Scrifttird Scopo, 
Jeju Chrifio , Exerckatio Theologica^ 
Ibid» 1^77. i«-4*^. 

37, Exercitatiênes de TTjsoloj^ià in 
génère ejnfijHe Prmcijpio S. Script wr a. 
IVitteb, 16-7 j. in-^. C'cft un Recueil 
des Diffcrtations qu'il avçrit cTéja 
publiées auparavant fur ce fujet. 

^%. De unione fidelium cum Deo 
MyfiicA. Ibid^ i6ji.& 1707. //;'4°. 

39. De Redemptione gençris humant. 
Galas, m. 13. 14. Ibid 1^78. & 
^701. />-4^. 

40. Mthica Paftorum , & InfiruBio 
Catbedralis ^ Jive Moniia omnibns ac 
Jingulis mutiks concionatmHm ambien^^ 
rSiihas^xobfiHniibHS^ çhn ^uoad vitam ^ 

(hn ^oad Condionemformanâdm^fci' 
tu & obfirvatu neceffaria. Acceditrà» x 
M ^JinMexhodus Smpt^res facros & 



y 



184 Aiém.pourfârviràtHift. 
T A Ecclefiaflicos cum fruBu legemU , ex^ 
^ ' * cerpendi & locos communes Theologieos 
^ conficiendi. IVittebergt 1^78. />/-8®. It. 

Edith tertia. Ib. 1708. i»-8®. 

41. D^ ffiritus S. Effiifione ; in 
P/atm. Lxviii. 10. Ibid. 1^7^. /»-4®. 

41. De Ecclefiaflico Ordinè veteris 
Teflamenti. Ihid.ié'j^.in-^, 

43. Defrulin verbi divini , fide & 
audim per verhum Dei^ Roman, x. 17. 

' IVitteb. 1^79. ^ 1702. m-4^. 

44. Defacris fublicis Prêter is Tefid' 

. i»^;2U. yWà. 1^80. /»-4^. 

45. Dtf y^cr^e EuchariflU ântiquis 
TÎtibus. Ibid, i^8q. //;-4**. 

4^. ZV W//^»i Baftifmalibus ^ effcn- 
tialibtis & necâffariis. IVittcb. i6ii. 
'/;?.4^ ; 

47. De partiapatiône divine natu- 
; rJt. Ele&is Deifdiis faUa , ex. \\. Pétri 

l. 4. Ibid. 1V81. /fr-4*^, 

48, DiJJirtatio de prùvidentia ffe^ 
fiiali circa Juflum in cuflodiendis ejus 
ûffibus iâd PJalm, xxxx v. 20. IVitub. 
I6ii.in^/^^ 

4^ Fftndamenttim Juris Svini ejj^ 
iwpmatimèm frinû feccMti toti generi 
hfpnano faStam. Ibid. 1^81. m-4^. 
^ jo.JDe dominatoris JHeJpa egrej/k è 

Bethle» 



4 



des Hommes Illufires. ' li^ 
SeMehem , & egreffibus ante ïnitium , J. A. 
ex Michd V. 21- Ihid. i6ii. in-â^. Quens- 

ji.De Primitiis & Decimis He^ji^iyj^ 
èrét9nm& ChriftUmrim. Ibid. 169$* 

52. Dé fiâSH EccUfU Evângslicé i 
B.JjHiheri morte fér trhinta-^ & quoâ 
txcHrrit ^ anms. iVitteb. 1^85.111-4*** < 

15. Theologia Dida^ico-Folevaic^ ; 
fivefjflem^ Theohgieum. Ibid. x6ij* 

54. Be PauUna tetri increfatione, 
Gdat. !• II. IbicL 1^87* in-j^. 

55. AntiquitéUes Biblicd & Ecole ^ 
fiajticd. jiccedk Atitoris TraBatm de 
antiquis ritibus fepulchralibus. î^inek: 
1^88. (J* 1^95. m.4^ 

5^. Numprcvûcatio hofiis ad Jêsdi" ^ 
cem fitmmum Jefiem Cbriftiem ^fenin 
FallemJûfMphasfisceftce£k.lbkii6990 . 
/»'4*. 

57. De Bibitione Chrifii ex iorren^ 
te 3 ejufqne infecma capitis tXédtMtiône, 
in Pfalm^ ex. 7, Ibid. 1^95. i»-4^*» 

^i.De aqua ex Chrij^i laiere p'O^ 
fineme^ Joan. xix. 34,^ Jbid. 1702; 
f/?-4®. 

55* D^ EUBime etd Salutem. jv 
7%ifj^/. V. 1}. Wltub. 1702. /»-4''# 

Tme XXXI L ft. ^ 



V 



it^ Mm.pûtirfirwétrHifi 
J. A. Cette pièce & tes trois ptécedentes; 
QuENs- avoient déjà été impilmées ai^ra»* 
i^DX» 'vant. 

^i«. U^ PrsJicatiâtmm feiffmdium^ 
in émicdo dt perfona ChriJH fMÛUiia^ 

tf 2v Dé Babj^me Afocdjftic^ Aéys^ 
fiica. Ihid. tC^z. m-^\ 

gj, PifirtâM di SS. JEiêcbarifiié^- 
Sacramentf. liidl i4$i.in^j^^: 

é/f. Dt Dh ^jjfifijiMi cêgnitimê. JbidL 

^6 y. De fdé jufiij^émf & fah^ét;. 
^ Aid. i6$i. in-zf^* 

€6. De jiftgeU increoio Jtfu Clm:i 

J^. AV. 11^53. i«-4®. 

^7. BnmpiitçUjm^Hrê Sacrée til^ 

69. De e^nverJSone immis cmfam 
JDi». Ikid. r^57. iVf.4*, 

6f. Ufe imocMiÊHê Sén&mm. tiidL 

yo. De Ftmdamemc & veritéit M^ 
fimSionis Chrifiû Aid.. it^j-S. in^ 



1 



éks Nônmex flkfirtf. t^ 
hregtmtkiftjpiritmdiius. lUdL i^6€. 

V. Son Programme fimeSffT dot» Ir 
Xecmil cL* H^mi fiffing , mkulérSa^ 
ter Decdium S'epumtrms , Memoriami 
Theologorwnexhibem.f. 11^/ 



mm 



JEAN -BAPTISTE MARI NO. 

JE A N^Baftifto Jléarmt^ naquit à j, g»; 
NafUs k 18.(4) enaobnc isO^MaÔiïm* 
de Jean Frdnfois Marim^ Juxifcon* 
fuite de cette Ville* ^ 

Il eut pour premier Maure dans 
la Grammaîre ^ Aifhohfc Galeota^ 
qm écoit alors très-renontme-pour 
i'inftruâton de la jeunelTe* 

Il fit fous lui de gra«idi$ prêtres §i 
Se âès Page de treize ans , on 1& )u^ 
gea capabk^ de p^lTer à Pétttde de Jb 
Jmifpr udence , à laquelle fon perer 
Toulut qu'il s'appliquât y comme è 
la fciencè h ptus propre à contribuer ^ 

à fon avancement. Mais Marânû^c^M 
avoit déjà pris du goût pour hV^oc^ 
fie , ne s'y donna qu'avec repugiutty- 
ce -, de lîmvent il v^ndoic les^ bvres 

C^) Qo^^nes^mi? diTee^ le t^- 



î U Mém. pâUrfirvir à VHijl. 
T g de Droit qUe fon père lui dônncMC^. 

Mard^o P^"^ ™ acheter de Poeûe & de Bel—. 
Icis-Lettre^ 

On s*appcrçwt' enfin atf il ncgli-i 
geoit fcs études de Juriiprudcnce ^. 
pour fe donner tout entier à la Poe- 
fie , & fon père en fiit fi irrité, qu'il 
le chaCTa de chez lui. Marino s'étoit 
cUja fait une réputation ^ qui lui 6it; 
alors utile , & plufieurs pièces de 
ven de fa Éiçon , qui comroient dé- 
jà dans le pnblic ^ lui procurerene 
des Protedéurs» 

Inici^ de Guevaréi ^ Duc de BûvU 
no , qui Tavoit psis en affeâion , le: 
retira chez lui , où il demeura envir 
ron trois an$. Au bout de ce temps* 
là MatthiM de Cafou'c , Prince de 
Coftca ,• grand Amiral du Royaume 
de Nafnes , le prit à fon fervice etr. 
qualité de Secrétaire > & il eut dans 
ce poftc oecafionde fréquenter plu**, 
fieurs perfonnes de mérite ^ qui fet«> 
^ virent à lui former le goût. 

Ayant prêté Ion fecours à un de 
fê& amii dans une intrigue amoiureu- 
iè fort délicate y il fut mis en prifon> 
afvec lui. Il en fortk au^ bout de quel- 
que -temps s mais foa ami ayant cte 



der firmes ItU^rep, it$r 

condamné à mort ^ il apprdienda J. E. 
que les tentatives qu'il avoit faites MARiti^ 
pour le fauver^ ne le fiffent' empiw 
xbnner de nouveau . & il abandon- 
nafon Patron, chez lequel il avoit 
demeucç cinq ou fixans , & f&retl» 
ta à Rûme^ 

Il y arriva malade de chagriftf 
mais il y trouva bientôt* de nou- 
veaux Proteâeurs, Cafpar Sahisml^ 
qui Ta voit connu une autre fois qalj 
ctoit allé à Rime , ayant appris foa 
arrivée 3 la fit fçavoir à JUcUhior 
Crefcetttio , Clerc de la Chambre, 
Prélat de diftinâion , qui a voit déjà 
vu des Ouvrages de Marino ^ & qui 
fouhaitoit fort le voir lui même. Ce 
Prélat l'alla auffitôt vifiter, & le con- 
duifit dans fou Palais , où il lui proi* 
cura toutes les commodités qu'it 
pouvoit delider. Marine , qui ne lui 
étoit attaché par aucun titre ^ fe trou* 
va alors en pleine liberté de s'adon- 
ner entièrement à l'étude. 

Il fit en i^oi* un voyage à Fenifi 
poux y faire imprimer quelques-unes 
de fes Poëiics, & c'cft delàqu'eûr 
datée ITpitre dedicatoiie qu'il en fif 
\ M^lçhter Crejçmio le, lo. Eévjcicjt 



j g^ t6oz. Il démettra enrîiron un an da«* 
l/T A ftv^rr. ^6ttr Villc^ & parcourot enfuite une 
partie de ntalie v apirc» qooi il tc-^ 
tonmatri Rorm chcrrCre/vemio^ 

Sa réputatîbtt, qui aùgmetïta alors^, 
engagea ic Cardinal FUm^ Aldobram 
din ^ neveu du Pape régnant, Cle^ 
ment FTiL de le ptcndre à fon fcrvi- 
cc, en qualité de Gcnrilhômme, avec 
«rne penfion de 50. é€us par fn^i?^ 
Marim , pendant fon féjout chcx 
ce Cardinal , ctaWîr une Académie 
chez Mi Ontiphrâ de SamaCroce. 

Apfès Pcléiîtiofn du Pape Paul FI. 
qui fc fit le r/s Mai 1^05 . il accom- 
pagna à ifim^/r»^ ce Cardinal qui e» 
étoit Archevêque, & y demeura avec 
lui pîufieurs années, lï le fui vit en- 
fuite à Turin , où ce Kfékt aftoit né* 
gotrer quelques affaires. 

Il fe fit beaucoup d'honneur l 
cette Cour, parle Panégyrique qu'^t 
fit du Duc Chartes Emmamtet^ & ce 
Prince lui donna pour rccompenfè 
h Croix de f Ordre de S. Maurice 
& de 5. Lazare ^8c\ç retînt auprèi 
^ lui , Ibrfquc le Cardinal MdH 
èrandin partit du Piémont, 

Caffor Mumla „ Secrétaire dt» 



A* Hommes ntkfiret. i^r 
Dw, qui cuJtivoit auffi U Poëfic, J. R. 
nr pottvaor fouffrir qa'avcc chagfinMAnm^i: 
la confidcjrarion qo'on avoit pour 
AÂtrino à la Cour de ee Prince ne 
laiïfoit pafTeraucuBe occafion de parw 
ter m^l de tui. Marine pont s'en van- 
gcr , fit un Sonrwt fort pitjiwCiît con- 
tre un Poème ^e AfsêmU impiimé 
quelque temps a«pa«avant^ ceft-à- 
éitty en j<^o^» à /hmfi fous le titre 
d7/ Ntiow JUmiU. Celui-ci outre 
du 5onRct^ y oppOÊ» une Satyre, qui 
coneenoîr en at^Fcgé i'Kiftoire medî- \ 

£inte lie k Tk de Marino^ ^ 

Marim pour toute réponfe , tus 
adrefla 81, Sonnets Etyriques , ibu» 
le titre <iç Murtoinde i auiquelsil/^r'f 
toU ne tarda pji à oppo&r fa M^i- 
neide^ Ouvrage conuftant en. }o. Son- 
nets^. Mais eeluf-ei fentant bien que 
&3 Sonnets étQient înferiemrs en wt* 
ce , auffi bîm qu'en nembiTe à ceux 
de M^nnm^ refoiut peu* finir bt - 

€{uefe)liB de tuer fon^ ennemi d\m 
coup de piftolet. Mais il manqua fon^ ' 1 

coup ; de cinq balles dont le pifto* ^ 

iet éroit cbargé , trois allèrent don»-^ 
Ber contre k porte d'une boutique ,, 
les. deux autres ayant pafle feus i& 



1 <> ^, Mm. p$urfervir à tHifi* 
J. B. bras gauche de Aiarino , bleffçrent i^ 
M ARiNO. côté de lui un de fes amis ^ qui heur 
reufemenc n'en meuf uc pas. 

MurtoU mis en prifon eût été en. 
clangei d'être féverement puni y fi 
Marina n*eut genereufement follici-: 
té fa grâce, qu'il obtint. Quelque» 
obligation quei)iif^t(»/4 lui eûtd^une 
aâion £1 noble y il conferva toûjours^^ 
au fond de fon coeur un vif reflen-; 
riment de tinjuie qu'il pirétendoit 
avoir reçue v fur quoi Von dit qu'à 
Morne ^ où il s'étoit rétif é , comme le 
Pape Paul V. lui parloic un jour de 
cette affaire 3 1 veto , dit-il, ijofdlU 
to , témoignant par-là , que c'ctoit 
moins d'avoir tenté le coup qu'il fc 
xepentoit , que de Tavoir manqué. . 
Marina avoit fait dans fa premiè- 
re jeuneflc un Poëme burlefque , in- 
titulé : La Cucagna , où il le moc- 
quoit des vices de quelques Napo- 
litains. Il communiqua cette pièce ; 
pendant fon féjour à Turin ^ à quel- 
ques-uns de fes amis , qui en firent 
part au Duc. Ce Prince, prévenu 
peut-être par des perfonnes attachées 
à Mfirtala , crut que quelques-uns 
4cs. txaits , dont elle ctoit pleine ' 

s.'adxef' 



des Honmetllinflres. 19 3 

•s'âçlrcffoient à lui \ & far cela fit ar- J. D. 
rêtcr Marino , qui quelque temps Mar^î^o* 
après obtint fa liberté à ia foUicita- 
tion du Cardinal Ferdinand de Gon^ 
zague , qui pafla alors à Turin , & 
de rAmbafladeur d'Angleterre. 

11 paffâ avec ce dernier eu France, 
où la Reine Marguerite ^ première 
femme du Roi Henri IF. l'avoir in- 
vite de fe rendre j mais il ne put 
voir cette PrincefTe , qui étpît morte ^ 
dès le 27. Mats 161 5. Il trouva en fa 
place une Proteflirice dans la perfon- 
ne de Marie de Medich , qui lui don- 
na une pcnfîon de 1506. écus. 

Il fit par reconnoiflancc. un'Pô^-. 
me intitulé: Il Tempio ^ ç[ni ta ttx 
Panégyrique de cette Princefle , ' & 
elle en fut fi contente , que dans iv 
fuite elle augmenta fa penfiou juf- 
qu'à àtvL^ mille écus. 

On prétend que pendant fort fe- 
jouï à Paris ^ il s*appliqua à laPhi- 
lofophie & à la Théologie , dont il 
fcavoit que la connôiflance eft fort 
utile à la Poëfî'e ^ qui faifoit fa prin- 
cipale occupation. 
SonAdone^ qu'il compcfa dans 

cette ville 3 augmcritft tellement ft 
Tm€ XXXIL R 



V 



1 5 4 'Méni. pour fervlr à VHifl. 
J. B. réputation , qu'avant ^qu'on le rcîm- 
MaKino. primat à Fenifi , il étaiç Ç\ recher-t 
ché^ & par-là ficher, qu'ill^n vea-i^ 
die des exemplaires jufqu'à cioqiHkfi- 
te ccuSe 

En i^zi. il envoya à Rome Frati-^ 
fm Chiaro ^ fon neveu, qui étoît 
avec lui à Paris , pour quelques af^ 
faircs qu'il y avoir , Se le chargea de 
faire dçs complimcns de fa part an. 
Cardinal Louis Lndçvifio , neveu de 
Grégoire XV. qui vcnoit d'être élA 
Pape le ?. Février de cette année. 
Ce Cardinal reçut fi bien fes corn- 
plimens , qu'il lui écrivit auilitôf; 
pour rengager à revenir à Rome. 

^aritto^ qui avoir d'ailleurs envie 
de revoir Tlcalie , répondit à fes dé-» 
fies, & quitta la France fur la find« 
l'année fui vante i^a^f * 

En paffant pa,r Têirin^ il vit U Car-» 
dînai Mmmce d$ Savons ^ fils du 
Y)\xt CharUs-r Emmanuel , qui alloic i 
RQm4 y ic qui voulat l'y meuer avcd 
lui^ 

Il arriva daas cette ville veTS la 
fin du ^ court Ponti^at d< Çregmei 
JirF. qiH maumtî te 8, Juillet 1^25, 
$^ fu( ËM \^m M^\:^ diiCaidipal^ ac 



J^%^ premier^ de la Coi»r \ mm W ft^ 3- B« 
fufa tout ce qu'on lui cffm , poitr MASti>io. 
aUcr loges chc^p Çrefffmio .Crefimti^ 
frcre de McUhifV Çpefi^ntio ^ Cicf c 
de la Chambre^ chez qui il^v^if 
dçmeuf cî (pçnd^^Qf fi^iQ prç^î^t féjour 

Son retour ca\ifa beaucoifp àt ^ 

)oyc dans cette wilki > & il fut ^uel-» 
que temps après élu Pcin« de TA-^ 
cadcmic des fJnmmfii, 

Vnbain FI IL ayftpt ^4 ^ù .Pape 
le ^. Août f^zj^l teiottfna à iVif- 
f /« , où il fut foft bien reçii du Dttc 
d'Allée ^ oui en étojt ViccToi. Les 
deux Académies 4e cette ville d\[fa* 
terent alors à qui Virait pour Prin-> 
ce , mais celle dp $. ^mmifi^e^ apt 
pellée des O/io,/? ^ H'cmpocttU 

On ne fut pas long«'t;emps fans U 
redemander avec inftance « Rtmf, de 
il étôit lefolu à y retourner» Iprfqu'it 

fut .attaqué de h m^adde^ dont il 
mourut. 

Lorfqu'il vit fa dernière li<x^r^ ftp^. 
pxocher , il voulut qu'on bruliit tovh 
tes fes poëfies liceotieipres te êmou"" 
xeufes devant lui \ SiC qdioiqiie Je9 Re- 
ligieux qui l'^ffiftokot» oiotins kxur^ 

Rij 



1 



I fé MM. pourfirvîr a VHifi. 
J. B. puieux que lui, lui diflcnt qu'il pou- 
Maaino. yoit confcrvcr les amoureufes ^ dans 
Icfquelles il n'y avoit rien de li- 
ccntieux^ il fut inexorable à cet 
égard. - • . 

Il moutHt d'une rétention d'urine 
le ly Mars. 1^25. qui étoitleMardr 
Saint 3 & le jour de TAnnonciation. 
Cette particularité rapportée par plu- 
iieurs Auteurs , fcrt à redreflcr la 
plupart de ceux qui ont écrit fa vie , 
6c qui ont mis fa mort au i^. de C6 
mois •, entre autres François Chiarê 
fon Neveu ^Nicolas Toppi , & Jero^ 
me Ghilini , qui n*ont pas fait atten- 
tion qu^ils fc contredifoient , en le 
faifant mourir le i€. $c en ajoutant 
[ue c'étoit le Mardi Saint Se le jour 
le r Annonciation,iWi8r///tf étoit alors 
âgé de 5^. ans. 

Il fut enterré dans TEglife des SS. 
Apôtres des Pcrcs Thcatins , à qui il 
avoit laiûTé fa 'Bibliothèque \ & l'A- 
cadémie des Hwnorifli \\x\ fit à Rome 
k 7^ Septembre de là même année 
des funérailles magnifiques , dont 
on voit la defcription à la fuite de fa 
yie par Jean^Baptifte Bdiâcca. 
fdmm kxs^ d'une taille qui paC< 



i 



^ ifei tionmes ÎUuftres: ' . t^f 
fôît de beaucoup rorcîinaitc. Si €on* J. g; 
verfation étoit des plus agréables, & Marïnqv 
il y difoit librement ee qu'il pen* 
foit: mm cette liberté lui fît plu* 
iîeurs ennemis. Il aimoit beaucoup 
J'ctude , . & quand il fc couchoit , il 
mettoit toujours des libres auprès de 
lui , parce qu'il ne dormoit jamais 
que deux heures : c'étoit à ce peu dc^ . . 
fommcil qu'il attribubit fa grande 
maigreur. Il fe fcvoit cependant aflcz 
tard , & travailloit dans foA lit. Sûa 
application à l'étude étoit R forte ^ 
^u'an jour étant en France , & tra- 
vaillant auprès du feu y uncharbptr; 
qiii étoit fauté fut une de fes jambes; 
y Bt y fans qu'il le fentît ^ une brû^^» 
Jure fi çonfîderablc , qtfil ïîit long-*, 
temps à la gucrir* , \ 

Il ^vpit Timaginatioti ektrême-^ 
ment vive, mais peu de jugement^ 
c'eft ce qui fit tju'abandonnant le 
ftile dçs Poètes Italiens de fon te^mps^ 
îl donna dans les Pointes & les O»* 
ceni^ &c gka pour long-temps fc goû n 
des Italiens. ... 

Catalogue de fes Ou vf âges* ' . ^ 
. \. Rime di Gioy^ Bat. Marht^ Jnt 
Vcnéfia ï6qu j^çj. 1^08. in-i€. le 

R iij , 



J. B. foui le âire de La Lira , Rimt dit 
%.A^\!(Xi. Cénvditr Marino. In f^enetia iCi$. 
in-t€. îl y a eit pluûeurs autres édi- 
tions de Ces PoeJies Icaliennes ^ iqui 
fent dîirilee» tfti deux pa^ties^dent Ift^ 
frcmicre con tient Bime Amorôfi ^ 
Maritime ^ tofchtrecc^ , Htrêicht ^ 
iMffAri^ Morali , Sacre ^ e Varie, ht 
jfecond totùftttià Madrialit Cdn^ 

t. La Lira yParte terta , divifa in* 
'Afiiûri , Lodi , Lagrim , Divm9m ^ e 
Capriçci. în Vtnetia 11^14. /»-i^. 

j. La ^aUria del jCavaliir Mari^ 
m ) difiinta in fitmre e Sculture. M 
Ji^enetia iSio. in-t6. Les Epitres de- 
dfcatoîics des deux parties îùnt da^ 
. tées de JPWm te li. Novembre lé^i^ 
La prcxnicie de ce* panies , qui eft 
ia plus longue ^ eft divifëe en Favo^ 
le , Hiflùfie ^ Rhraui , & Cafricci. Li 
fcconde Tèft en .?/4r«r , Rilievi , M9* 
delli , MedagUe ^ & Cofrim, Tout 
€ela eâr èh vers. Vaganin Gandenxi^ 
a fait à l'occafionde cet Ouvsage un 
livre qu'il a intitulé : La GaUeria 
deW inclita Marim ûenfideraia vim- 
dd faganino. In. Pifatgt^S. m-8®. Ce 

&n£ d£S addiddns y desejrpIioftciOQs^ 



diî fiinrmès Itlnjfrtsl î ^f 
6t le plus faiivent iies-corrcâîons de J. B. 
ce que Âiarino ai dit dans fes Ritratti MarinO^.' 
de plufîcars feavans, tant anciens 
qae mademes. Cet Auteur a voit , 
neuf âttft auparavant, c*eft-à-dire, en 
1^35^. fait r Apologie de la Poëfîe de 
Marim à la p. 95. de fon lrtflar\Âca^ 
demicum. 

4, Lrf Murtoleide^ Fifihiafe dtl €4- 
f^atier Marim , con la Àtanneide , tti'* 
ptte titl Murtola. In Francfort i6%^. 
in-/^''. pp. r^5. It. /» NtsTcmlergis^^^ 
in 11. On voit d'abord dans ce Re- 
cueil la Murtoleide , en îi. Sonnets^ 
aufqnels Marino a danné le nom de 

^FifchUte , ou Cou'ps de (îffiet, enfui- 
te la Màrineide de Mnrtola eh . 30. 
Sonnets , qn*il a appelles Mifate ^ oir 
Rifécs. Ce font dt picécs fatyriquei, 
dont j'ai rapporté ci-deffiis le lujct. 
Après cela viennent trois pièces de 
vers & deux de profe de Marim^im 
divets fujetsbutlerques, 

5. Il Padre Nafi det Cav4Uer Ma* 
rino , con Uftte dite Prigionie , di Na^ 
poli ^ e di TorirtOy con un Sonetto fù^ 
fra il Tebro , e trè Canzoni , cioc -?>- 
^ ^ Speranza , e Carita deU' îftejfo. Ifi 

fârigi i<:i^. /«•a4. p. 14?. ït. In tar: 

R inj 



1^ Mem. ftfftr fervir à l* Hijf* 
. J. K rigi 1^2^. i»-24. pp. 128. La prertitc- 
Mv\Ki,NO. Te pièce de ce Recueil eft unElog« 
burlefque du Nez en Profe , qui fc 
trouve aùffi parmi les Lettres de M^ 
rino ^ imprimées à Venife en 1^27. 
ini^. p. 157. La prifon de Nazies, 
cft en vers & burlefque, celle de 7îi- . 
rin eft en profe & fcrieufe. 

^. VAdom y Poema del Cavalier- 
'Marim ^ congli Argomenti del Contt 
Fortuniam Sanvitale ^ & l^ Allégorie 
di Don Lorenz.0 Scoto. In Parigi 1^1 j. 
in-fol. ini^é It. In Venetia 1^23./»- | 

4®. It. Amjierdam 16^1% in-jô. deux ; 

Yoi. It. Avec les figures de Scb, U 
Clerc, Amfterdam 16 jS. in-^i. qua- 
tre volumes. Ce font là les princi- 
pales éditions de ce Poëme , qui a 
été imprime plufieurs autres fois. On 
voit à la. tête de la première , faite à 
Taris in- fol. une Lettre oh difcoHrs de' 
M. Chapelain à M, ¥ avère au ^ Con^ 
feiller du Roy en fa Cour des Ay^deSj 
portant fon opinion fnr le Poème a Ado-* 
pis dn Chevalier Marino^ où l'Oa-. 
yrage eft extrêmement loué. 

On peut juger de Teftimc qu*ca 
fit ritalîe , par les défenfes qui paru- 
rent de tous côtes conti^Thomas Sti^ 



i 



des Hcmmes lilnfires: lot 
glUni , qui ofa l'attaquer. Il n'eft pas J, B. 
inutile de donner ici un détail abic- Makiho* 
gé de cette affaire^ 

StigUarfi /]2\o\xx àt la réputation 
de Marin9^ publiant en i^iyr la 
prehîierc partie de fon Poemç inti- 
tule : // Mond(^ ^Hovo^ y fit entrer 
quelques (lances^ où fous prétexte de 
décrire un Poiflon , appelle THodi- 
me Marin , il fit une Peinture très- 
maligne, mais très-reflcmblantc de ' 
Marina. Celui-ci lui rendit bientôt .. 
le change par certains Sonnets , qu'il 
intitula le Smorfie y les Grimaces ^ & 
par divers traits piquante qu'il ré- 
pandit dans k^ lettres, & Air tout 
dans celles qui précèdent la Sampog- 
na & U GMcrid , auiC-bien que dans 
ridylle intitulée : / Sajfiri étErga^ 
fia , & dans fon jidone. Stigliani ré- 
flcchiflTant- fur les fuites facheuics, 
qu'une difputc fi frivole pouvoic 
^ avoir ^ prit le parti d'écrire en 1^15. 
a Marim , qui étoit alors à Paris ^ 
pour fc juftifier du mauvais fens « 
qu'on avoit donné à fes ûancescon" 
tre fon intention. La Lettre à ce 
qu'on prétend fit fon effet , Marim 
s^étaut contenté de cette fàti^faâioiu 



J. B. li y en a ctpendîtnt qui veulent qtié^ 
MARiNOi^cettc lettre ne lui ait point été en- 
voyée , & que Stigliani ne la com- 
pofa qti'après fâ itiof^ Gc qui ren<î 
tettc ptrtfée a'flTex vrâifenibhblc,c*eft 
q\it Mdrin$ traita fort mal dans le 
ftctiviéifte chant de fon Adone , qu*ii 
publia en 161$. Sti^mni^ dont il y 
parle fous fàllegoric d^un Hibou. 

Quoiqu'il en fait, Stî^iam ne vou- 
lut point rattafqucr, tant qa'il fut en 
iric. Il fe contenta de tenir prête une 
Critique de VAd^ne , divifée en qua- 
tre parties 3 pour la publier dès qu*it 
feroit mortr II n*y manqua pas cfiec^ 
tivement^ mais il n^en donna que k 
quatrième partie , fous le titre a'Or- 
ihiale fipra l* Adone del Cavalier M^i- 
rino, tn Vemtia îtfa7. /Vr*i2. Cepen^ 
dant pour faire croire 3 qu'il n'aveit 
pas attendu la mort de Afarino pour 
commencer fon Ouvrage, il mit à 
Irtéce Une déclaration de neuf per- 
sonnes de Lettres , qui certifioiene 
tous avoirlû cette quatrième partie^ 
long-temps avant la mort de MarU 
09 , &même l'un d'entre eux de Je^ 
avoir lues toutci quatre.^ II eft diffi- 
mk de conjeâurcf ce q^n'il pouvoit 



des Nâmnes Ittf^s. 20 j 

y tToir dans ks trois .premicres , J. ï. 
paifqae la qaatriénve contient uncMARUiOi 
cririquc générale & panicuiiere de 
toat le Poëmc. 

Si Marim étôit alof s hors d'éta» 
de fe défendre , il trouva plufieufs 
feavatts, qui fuppléetentà fon dé* 
iaut. 

Jeramt Atiândn le jeune fut un der- 
^femiers^qui parut fur les rangs, pat 
la Difcfd diW Adone Puma del Ciê^ 
vatier Méirino^ fcrittu da GiroUmÊ^ 
jlUandrû , fer riffûfla aW Otchiale 
dtllo StiglUni. Farte iK In Venetia 
j6i^. in- 11. Farte i*. In Venet. 1^30^ 

Nicolas VHUni trouvant <\vlA^ 
kandre n'àvoit pas bien défendu 
Marinô ^ entreprit de répondre ca 
mime temps à fon adverfaire & à 
fon défenfirur dans deux volumes ,. 
q^u^il publia fous des noms emprun- 
%^ tés & foés ces titres : VccellatHra di 
P^incâmr^ Forefe ail* Qcchialc di Ta- 
mafo Stigliani , e alla dififa di Giro^ 
lamo Aleandro. In t^entùa 1^50. /'»•* 
it. Confiderationi di Miffer fagian^: 
fipra la féconda farte detl* OcchiaU - 
delU Sugliàtti ^ efofra Uficenda M^ 



1^4 Adém.foHrfervirkPti'^. , ^ 
J. B. fif^ di Girotéimo AleandrOé In FenttU ,^ 
Maaimo. i^3iv'^*ii' ^^ premier Ouvrage 
regarde hs dix premiers chants de 
V'Adone^ & le fécond \ts dix autres. 
ScipiQn Errico , Prêtre de Meffme , 
âvoit déjà publié auparavant )tOé^ 
çhiaU Appan4to , Dialogo nel quale fi 
Mfende VAdone del Cav. Gio. Banifis 
Marino contro del CavaL -F. Tomafo 
^tiglianitn Meffina \6i^.in-\x. I& 
thid. 1^41. /«-II. A la fuite de Le 
Rivolu di famaffo , Citmmedia , qui 
eft une critique fore plaifante des 
œuvres de Marino , Se particulière- 
ment de fon Adonis 

Aftguftin Lampfignani compofa 
fous un pom emprunté VAntiocchid* 
le , veto Rifpojia in difefA del Ca'&n 
Marlni intomo aW Adone , fatta da 
Bdbino Balancer. Mais cet Ouvrage 
n'a pas été imprimé, & fc conferve 
feulement en Manufcrit dans la Bi«* 
bliotheque Aprodenne^ Lémptegnani ^ 
étoit Abbé de la Congrégation du " 
• Moat-Caflîn. 

André BarbazxA , Scnateur de Boft' 
logne , qui avoit été ami de Marine^ 
fe cacha auflî fous un faux nom ^ dans 
l'Ouvrage qu'il publia en favcux à» 



.■tr 



des Hommes llluftres. 20 j 
fon ami fous ce titre : Le StriglUte À J. B. 
Tomafi Stigliani del Sigmr Robufto Pth M arpi»» 
gmmega. In Spim 1619. in- 12. 

Jean Capponi a fait Le Staffilatel 
contra VOcchiale di Tomafi StiglUm ;' 
Je ne fçai fi ce livre a été imprimé. '^ \ 

Michel j^nge Torcigliani% QomtQ" ^ * 

fé fous le nom A*Epimelio Theonfie 
une pièce dramatique intitulée l'Oc- 
chio Comieo ^ contre la Critique de 
Stigliani Je ne fçai ce que C*eft, 

Angelico Afropo^ Hermite de Tor- 
dre de S, Angtiftin fut de tous les dé- 
fcnfeurs de VAdone ^ celui qui té- 
moigna le plus de zèle Se de feu. Il 
ne fc contenta pas de compofer un . 
Ouvrage en fa faveur il en publia 
cinq , dont on peut voir les titres 
dans fon article , tome 24. de ces 
Mémoires ^ p. ^7. & les deux fui-* 
.vantes. . ^ 
^ Au rcfte le Poëme de Marino ^ 
quoique dcfen4u avec tant d*ardctïr 
par des Prêtres & des Moines, fut 
trouvé , des qu'il parut , fi rempli 
d'obfcenitcs , qu'il fut obligé de s'en 
juftifier par une Apologie, qu'il vou- 
loit faire imprimer avec fon Poème, 
mais qui n*a point été donnée au 
Public, 



Zo( Mini, fanrfcrvir k rHiji. 
J, B. 7« l*^ Sampogna dei Cavalier M^ 
li^uciKO- «»* , divi/a in Idillii Favolofi & Pa^ 
florali. In Parigi i^zo. i«-tz. L'Epia 
trc dçdicatoirc de MmnO' eft tktcc 
dç F^w Iq j j. Janvier i^ato, It. /« 
Vemm ï^zi, i«rxV*^ & ploficurs au- 
tres fois xlepuis. 

8. LaSf^rzAy invettivdi del Cw. 
Marina 4' tjHattrQ Minifiri dcll* Ini^ 
^Hit4^j;on H/ia lettera facçt^ del we^ 
defîmo. yig^mntovi un difcorfo in dife^ 
fa deW Adone. In Tarigi lel^^J. m- 8®. 
ît. In F'ençtia i6zj. in-ii. La lener4 
facetd ^ où il fait une d^fcription de$ 
coutumes de France avec des piai- 
fanteries très-fades, cft adrcfleeà 
Laurtnt Sc^tOy elle fe trouve aufli 
dans, le Kecueil de fes Lettres. Ledif- 
cours en fa^veur de V^done , eu celui 
de Chapelain , traduit en Italien par 
Philippe j4nmne Toretti, 

9. // Tenufio , PanegiricQ. In Lione 
11^15. Mf-i 2. Ceft un Panegyriquq 
en vers de Marie de Medicis. 

10. Li Epitalamii. Il Ritratto diDon 
Carlo EmanuelLo Duca di SavoLa, Pa- - 
fiegirico ai Ti^ino, R Tempio ^ Panegi^ 
rico. Il Tebro Feftiinte , Panegirieo, Ij$ 
y^cnetiaj6i€.& i6x%. in-iS.Tdppi 



ides Hcmmet ÏÏliêflrûs: 2^7 
$*cft trompe , çn faifant deux Ouvra- J. f. 
ges du Panégyrique du Duc de Sa- IAm^^^ 
voyc, i'un intitulé: // Ritram di 
D^n C^rla JSmmavutlh ^ Se l'autre à 
^ui il donne pour titre ; Panegirm 
éd Tigino. Il Tebro Fsflame çft yn Ejo- 
gc du Pape Léon Xt^ qui fut èlû le 
u Avril 1^05. & mourut le zy. du 
même mois. . 

Il, Strage degli Inmcenti ^?(fèma^ 
Con la vita delL* Autorc , defcritu da 
France fco Chiaro. In Nafoli, ;>r-8^, 
It. Con un Canto délia Gierufalemme 
^ftrmta , Quattro Canzjoni deW iflejfo ^ 
€ la vita di tut décria a da Giaa^fHO Fi* 
lippo Camola. In Roma r<Jjj./»-iz. 
Ir. Avec Inveniva contra il V^itio ne* 
fandjo. Scherzi del Cav. Marino al 
Poëtino, Rifpofla del Poëtino a gli Scher^ 
zJ del Cav. Marino, Vita di Marino 
defcritta dal Cav. Vrancefco Ferrarié 
In Venetia 1^33. in-^^. It. tn Mace^ 
rata i ^ 3 g. /»-8®. Marino faifoit plus 
de cas de fon Poème du mailàci e des 
Innocens , que de fon Adone ; mats 
le Public en a juge autrement, quoi- 
que le premier ait été traduit en La« 
lin ic en Allemand, & que l'autre 
ne Tait été eju avicwe langue. 



"loS Mém. f^urfervlr à Vffift. 
J. B. Jffeffh Prefcimom , de FrancavilU 
-Marïno. ^^ Sicile, en donna une tradué^ion 
Latine, qu'il publia fous le titre d7»- 
ftoceminm Cladis Etjuitis Joan. Bapt: 
Marini TraduUio. Panormi 16^1. in-^ 
8^. Il la fit en 38. jours , & à Tâge 
de dix-neuf ans. 

Domim^Hc Amkti , Avocat de Na^ 
fies en a depuis fait une paraphrafc 
Latine en vers examêrres, qui a été 
imprimée dans cette ville en 171 1> 

On en a auflî une tradudion en 
vers Allemands, imprimée avec l'Or 
riginal Italien , fous ce titre : Làflra" 
ge dcgli Inmcemi del C av. Marinai 
eon la verjtone in verfi Tentonici & »9- 
H di Bartûldo Henrico SroSies ; e corn 
figure. In Hamburgo 171 5. /V/-8^. 

\^t$ Scherxj del Marino al Po'étino 2 
qui fe trouvent dans l'Edition de /Tr- 
nife àt 1^35- regardent une difpiitc 
que Marino eut avec Jean-Baptifie 
Vitale^ furnommé // Po'étino. Us font 
fort piquans & fort fatyriques, de 
même que la réponfe. 

11. Marino ayant fait un Sonnet à 
la loiiange d'un Poënie Italien dé 
Raphaël Rabbiaixxi Siintc Marie E^ 

gyptieni 



étés ffùmmes lUuflriS, 209 
giyptîennc, qui fut imprimé à Bou- J-. B; 
Z/jg»^ Tair 1^14. /»-i 2. donna occa- M arino^. 
fion à plufieurs Ouvrages, par la fau- 
te qu'il y fit , d'appelier le Lion tué. 
par Hercule , la Fera magnanima^ di ^^ 
hema. Epithete qui ne peut conve- 
nir qu'à l'Hydre. Il^fauc en dire ici 
quelque chofe. Comme tout le 
monde criticjuoit cet endroit , Louw 
Tefatero en entreprît la defenfe dans- 
un livre , qu'il publia fous ce titre :• 
Ragioni del Corne Lodovico Tefauro im 
difefa d^un Sonneito del Cavalier Aia^ 
rini. In Verona 1^14. wii. It. In Ma^: 
cerata 161 y in-ii\ 

Ferrante Carli , de Parme fit auflîn 
rôt une Critique de cette défcnfe ;. ' 

dans laquelle il fe cacha feus le nom* 
à^Anctti dall' j4rca:JEfamina del Con** 
te j^ndrea daW Arca' intamo aile rd^ 
gjùni del Conte Lodovicù Tefauro im 
difefa Jtim Sonetio del Cavalier Mari^ 
ni. In Bologna 1^14. in-^j^. 

François Dolci répondit à* ce dc^ 
nier Ouvrage par un écrit qu'il inti- 
tula : Giudizâo di Francefco Doleida'^ 
Spoleto intorno aile Ragioni del Cpnte: 
léodùvicQ' Tefauro in difefa ^wf 5^*.- 
mm dJd Cam. Maxim, ^ ér a^EfamUrs ^ 

JomeXXXIL & «^ 



J. B; m dtl C^mé Andrtà dëâl* Are^ ïn rif^ 
IAajb^hq, pofta di fHelh. In BaUgné Ui'4. i/r-rr. 
On vit f aroître dans k même temps, 
ks^ Ecrits CuiYâtif. 

LiU^r^dH SignôrQirpUimClavi^ 
gsr0 pritia ad nn Jm amCo i BdifgM- 
in mMirU dei' Bp^imiÀd Gonu Am- 
dreadkW'Arça iniôrn^ aile ragi^i dit' 
enttâ Lodavicp Ttfaur^ in dififi ctt» 
Sonâtto dd Ga^imlier M^rim, Im B9^ 
bffta 1^14^ Mr-ilv Jtm €affom cft: 
FAtttcuc de cette Lutte , où i\ s'e(i 
ca^é ibtts\ k Hdmdç lirame davi^ 

Letteradet'SigmrSidfitioTànAgli» 

dr$d i^df Atn imornû éiBe ragkm d^l 
êàinM I^dè^ica Tefm^ in dipfa im^ 
SMeUùdel Cm^. Mur'mo. M Bêlogia. 
jié^.in^iuTamt^i4 ii'cft aucte que 
Stéa/Hen Fàmgmfrra , de PiflM , ^uk 
SMèft caché finu oe inftii|oe* 

Parère ddl' MJhéiie Atmdmtc^' 
IbûOrniMUi , imHm*ad ima fafiiUa dètf 
Cerne Andtet^ detl* Atoa , tomra um' 
pàKimlbt i che traita deBà Pâtura^ mU 
k ragiom dei C^me L»lawv9 Tefmn^. 
im^diftfk d'mnSifmmMid Cap^Mati^ 






âts Hdvmfs lU^îrts. ixt 
iz cette pièce cft Um Louis P'a^fio ^ J, g,^ 
Pcintfc & Poctc de Bouleffie. M Aamoi 

AnmtwOfMî di Loi. Tefawù imâmo 
êW Efmmnà di Ftrrante Carii fmhélU 
€Ata fitto il nnHt dit Conu ^ndfrA 
daW Are^^ In Torim \€\i^, in- \ 2* 

Alétim fit auffi une réponfe à CAf^ 
li y comme 11 paroH^ pôf ùs Jettre$ j 
mais elle n'a pas été apparemment 
imprimée. Au /efte k choft ne vâl- 
Jôit pal là peine , que tous ces Ecrh* 
Taiti« ont prifc >& il ne peut gueres^ 
y avok de difpute pltts ftivoie. 

ij. ErvCédliM , p virô deW Jhnéru 
& délia BflliXXM Mêdpghi HLiu d4 
€iov. Bat. Mdnfiy Mdrcbefe deUtj 
Yilla^ €M ^i argmmfi det Cm, Mà^- 
rin9. In Fenetià i^il, />-4'. 

14. Lettnr del C^v^h Mmm\ 
g^vi y «rgtat ^ fmm y t fUctvoli\r 
€on dherfe P$(^ det- mtdefimo mnfiH- 
Suanfau. InFinetU t6ty. in^%\ Je^ 
rSm StiigUa^ quiavoit été l'ami de^ 
Marim , a donné ce Recueil àt Let** 
mu après la mort de ce Poëte. k. M^ 
Vemtmu^i^. in^ti. Qn a arouté dâfl^, ■ 
cette dernière édition k$ Epkres è^ 
ibcatoires de ics diferoas OuVtfige^^, 
«qui mmqueot ibw pkâetirt e4^ 

Sip 



21 1 Mm» fpourferviràVHift. 
J, B. tions faites à Venife , & quelque» 
Mauino. ï^oëfies ^ qu'on ne fçait pas trop cer-- 
tainement être de lui. Un grand dé- 
faut dans ce Recueil de Lettres, efl> 
qu*on n'a mis de date a aucune. 

15. Tiicerié Sacre, InTorino i6i£^ 
in-^LiAt. In Veneùa i6i6. in-ii. Ce 
font des difcourrcn profe. 

V. f^ita del Cavalier Marim de^ 
firitta dal Sign. Giov. Batt. Baiacc^;. 
In Milano 1616. in-ii, Fl$a del Ade^ 
defimo defcritta dal Sign, Francefcâ- 
ChiariT^ Canonieo Napolitano^fiio Ni^-- 
f^ote. In Napoli. w-i\ L'Auteur de 
cette vie marque dans un avertifle"- 
' ment ,. qu'ayant confie cette vie en* 

Manufcrit ïJean-Baptifte Bdiaçca ^ 
Secrétaire du Cardinal de Crémone ^^ 
fon ami, pour la lire, celui-ci Ta voit 
non fcukment tranfcrite , mais Ta- 
voit encore fait imprimer fous îon^ 
propre nom \ qu'il avoit été piqué 
. au vif de fon infifdelité , mais que- 
ne l'ayant fçue qu'après fa mort , il 
en étoit demeuré- là, petfuadé qu'ont 
vcrroit bien que cette vie n% pou- 
voir venir de lui , un étranger nc^ 
pouvant être fi bien inflxuit de ce qui 
écûk: arrivé à Méirim ; qu'il, st'eft vui 



Jks Hommes Hbiflresl iry 
^obFigc par-tà de retoucher fon Ou- J. B. 
yrage & de lui donner une autre for- j^i^i^h^o^k 
me ^ pour Je faire paroître fous fon 
nom. En effet quoique les deux vies 
foient la même chofe pour le fond ^ 
il y a dans cette dcrnierç quelques 
petites additions en plufieurs en- 
droits^ fur tout dans les dates qui 
manquent entièrement dans la pre- 
mière, f^ûét- del Cav^ Atarino di Giovi 
France^fco Loredano. In VenetU léj $ . 
^-4**. It. Avec fa Lira dam l'Edition 
de 1^53. m-i2. Cette vie eft: copié© 
des précédentes , l'Auteur y a feule-» , 
ment ajouté quelques bons .mots de 
Marino. Vita del Adedefimo defcritta 
dal Cav. Francefco Ferrari» In Vene^ 
tia 1^53. i;/-4^ Avec la Sirage degli 
Jnnocenti, Vita del Medefimo defcritta 
da Giacomo Filippa Camola. In Roma ^ 
1^33. in-vi. Avec le même Poème. 
Crefcimhenl , Iftoria délia volgar Poi^ 
fia^t Commentari. Cet Auteur fe 
borne au détail des dif putes qu'il a 
eues. Relaxjon délia Pomfa funerale • 
fana daW Accadi degli Htmorifti . di 
Roma perla morte del Cav. Marinth,, 
con l^Orazàone recitata in loda di IhI 
{daGia€9mo Rocco.) in Venetiaiét^*^ 



X i^ Mm. p9Hr fcrvir -k rHlfl: 
Jf.'B; i>f-.ii. LetiiPd di Gir^Uln9 Preti sA^ 
ïAabj^îk^. Sign. CUtêidiê AMlinL Cette Lcr* 
trc ^ qui contient une Relation de la 
mort de Mmno , fe trouve à li tête 
de la vie de ce Poctsc par Jf^fH-Bafl. 
Bm^cuA ,^ dans le Recueil de ît% 
Lettres. Lf mHviéme Chant de fin A* 
dme. II y fait un aiTez long dérail de 
fa vie fous le nom de FiUne. T^ffpi 
& Nkadtm^ , Bihlioteea NafoUtana. 
Jani Nmi Mrjthréi Pinac^theca i . 
.Girâl. GhiUni^ Tedtro d^Hmmmi Let^ 
ttrati , Pane i . p. loo, Jacolfi Gdddii 
de Scrifteribus non EcclefiafiicU* tem» 



MICHEL DE MAROLL£S. 

M. DE \/[ ^CHEL de MsrUlts naquit à 

Marol- JuVjL Marelles en Touraine le 22. 

fi£s.. Juillet 1^00. de Claude de Mardlts^. 

Capitaine des Ccnt-Suiffes de la 

Garde du Roi , fort connu dans Thi^ 

ûoire par iibn combat ânguiicr avec 

i^Ifk^Marivam , & à' Agathe de ChJ^ 

tilkn ^ d'une famille m^Ie du Forez. 

Sa mcre voulut le nourrir de ton^ 

bk^S6.\k n'eut poisnt d'auscc àous^ 



«ce Cfu'çlle-,mai«comrtiôelk devint M. d& 
roffe quelque temps après, UncMAROît- 
\t que neuf mois à la mammelie. l^j. 
A fâge de deux ans ,* il eut une 
grande maladie , dont il pcnfamouî- 
rir , & qui s*ctant jette ftit fon œih 
gauche, le lui afîoiblit tellement,, 
<ja*il n'en vit jamais depuis aflcz clair 
pour ^iibecner diftiââemenc ks ob« 
jets* 

Otï le deftina 4e bonne heure k 
l*Etat Ecclcfiaftiquc , pour lequel il- 
pftfoifToit ayoiif de la difpofition, 
8c fon père obtint pour lui en 1^09.. 
Au Roi Memi Hr. l'Abbaye de BaH- 
gérais, en ToursiiM. Pour fc mettre 
tti état de la poffeder il reçut Ja ton- 
fiire au m^ de Mars de l-anfiée fui- 
¥ante 16 lù, 

îl €0#nmetica Rapprendre les prin- 
cipes de la lattgue Latine tkus la f 
Hiaifon pMemelle^ feus un Precep* 
teur particulier. Mais lorfqu'il eut 
onîie ans, c*e(t-à>-4ire , en 1^1 1. on. 
Famenaà Paris ^ & on t*y mie en pen- 
lion au Collège de Ckpmont , où del^ 
ibculiers enfesgnoknt ks Humanité!^ 
Sms la d.ir6éH4ZM des Je/ùi^es. 
, Ji ttfi deAiMni q[U4 dt^mt jpuftv 



ai? • Mm. fûurferviràrMifl. 

M. D€ en ce lieu ; car les Jefuitcs ayadt? 

Marol- alors perdu leur procès contre TU- 

£Es. niverfité, il leur fut défendu par Ar- 

rct d-cnfeigner, pu de faire cnfci- 

gnei: au Collège de Clermont^ ou dans^ 

quelque autre que ce fût dans Pa^ 

Il paflTa donc au Collège de la 
Marche , où il continua fes études 
jufqu'en kTi^. que Je Principal Je 
congédia , lorfqu'il étoit prêt à en- 
trer ^en Philofophiei parce que MV 
dcNevers SLqmJA.de Marotles {on 
percétoit attachc,s*étoitbrouillé avec 
laCpur^à la quelle on craignit de dé- 
. plaire en le gardant. 

Le jeune de MarolUs fe retira alors» 
en Touraine , & y demeura jufqu à 
l'année fuivantc qu'il revint à Paris^ 
Il fit fa Philofophie fous Janus Ce^ 
cilÎHS Frey^ qui enfeignoit au Col* 
lege de Aiontaign < & étudia enfuite 
en Théologie. 

Depuis ce temps-là il fe donna à 
la compofition de differens Ouvra- 
ges , & fur tout à des traduAions,'. 
qui étoient fes Ouvrages fa^voris,. 
quoiqu'il y réufsît fouvcnt aflèz mal. 
La.prcraiere > qiii parut de fa façon; 

fut 



*f at celle de U PhMrfMh ife Lmmn ^ M. OB 
qti'il d6ftoa eh itflj. HAft<jeL^ 

Lé Gfn<} Dctditibve t^2:^« le R6) lbs. 
iMis XIÎL le nomlnft à TAb^ni^e dft 
VilkUm en TQwakié ^ & les biiks 
en furem ej^ediies à IRJm» U. î^* ^ 
Mats de faftvt^é fuivantcf. 

Et% 1^414. il côii^rAe)K2 à fofl#M? 
tm câ3»niet^'Eftaffnpes, dont iiamaf^ 
& b* {^lisos beatjt f ecueil qU'on i\t ji»' 
mti» ^â , comme je le ^tf ai plu» M 
long , en parlant de fe$ OuvrageiJ. - 

11 mt>t!r« à fàrii le^. Î4àr* \é%U 
dans fâ 8i^ iArt^* 

Catalogiic *e fes- OûV^àgUfSi 

I . tei <)eiitvnt de hnsÂin^ ctmenâM 
tHifloire des &Htym GhHti àè?m^ 
fée & iB GéfàY ^ ^rttrf. m FréhipU < 
tfvee des Itemoi^ijHis^ Pdihis ï^ij. /ir* 
a'', n dit diftÉ M Mémdfds , (juni 

4oniii pnsfqtie à tmiiis la Coût de^ 

exefnp4afrc« dô diîte^ t#adiiâ:iôn y St 
qu'il s*en débita un fejn ttombf^j 
qu'il y a xêpefi4ant redonna depuis 
beaucoup de fkùtds, &: â efT^è de Ifi» 
^Cùtâget. U. Siiï^Hde cditie»' ti^rri^t^ 
Pémié^j. î^-8^. ïe. j^ ^^tà^(aftg-- 
attentée d'an IPàtoégj^riqtié à Hfoa, Si 
*«n Pô«Wé^ dé Pertôfttfricta gùéné 
TomeXXXlL T 



tii Mem.foHrferviriVHjffl. 
M. DE cmle) P4w 1^54, m-8^ 
M.AROI.-- • 2. BuUe du Pape Vrbain VI IL tou* 
tj^s. chant la Légation du Cardinal Fra»-^ 

fois Barherin en Trame y adrejjee aux 
Archevêques & Bvequès de l'EgUfe 
CatholiejHe , traduite en François. Cet- 
te tjraduaion, que i*Abbé de Ma* 
rolles fit à la follicitation de M. Je 
Duc de Nevers , comme il le marque 
dans Tes Mémoires p.^i . a été inférée 
dans ronziémc volume du Mercière 
François , p. 185. 

;$, V Office delà Semaine Sainte tra- 
duit en François y félon le Mijfel & h 
bréviaire Romain, Paris 1616* iri-x^^ 
Irhpriiné plufieurs autres fois depuis, 
avec plufieurs changemens, 

4. Conftitutiom de l'Ordre & RelU 
gion.de la Milice Chrétienne ^ fous, le 
titre de la Conception de la Bienheureu* 
fe Vierge Marie , érigée par le Papi 
JJriainVI/I.tradHitesparM.deMa^ 
rolles. Paris 1616, in-^i^, 

5. Les Heures Camniales traduites 
ep François. Paris 1 6 iS. in- 11. 

6m Suite de VHifioire Romaine de. 

Coéffisteau depuis V Empire, de Diode*. 

sien , juf<ju*À celui de Valens, Plus les 

: £pit9mes de M^Jfala Corvinus , Au-^ 



y 



des Hommes lllftjfresl zif 
retins ViEior ^SexturRhfiês ^ & autres^ M. fi\ 
trad. en François, Paris i ^ jo, in-foL M Aiioi.*: 

7. Epiires & Evangiles de l'yinniei^s. ^ 
& l'Ordinaire de la Mejfe trad. en 
François. Paris i€i^. in-iu 

8 . Livre des Pfeaumes & des^Canti- 
^jues tirés tam de l'ancien tjne du nou^ 
veau Teftamem^ mis en François. Pa^ - 
ris 1^44. ^ 1^4^, in^%^. Ic Ayec le 
Latin, fiid. i€$$.& t66€. in-iz. 

9. Le Nouveau Teftament traduit en 
François , dvec le Latin a cote, Paris 
1^49. w-8®. It. Ihid, 1^5}. /«-II. It. 
3«. Edition. Ibid. U^ 5. /»-8\ It. Ibtd. 
1660. in- 11. Cette traduiftion a étç 
faite fur la Vcrfion Latine à^Erafme. 
haVtcî^ct ç\\xtVAhhhdeMarolUsx 
mire à la tête a été traduite en Latin^ 
& jointe à 4in Ouvrage intitulé: 
Joannis Henrici Ottii Oratio de caufa 
JanfeniflicA , cum Scholiis & Indicé 
fraciftêorum librorum Janfinifiicorum» 
jtccedit Prêfatio MichaSèlis de,Marol»^ 
les fua verront Novi Teftamenti fra* 
miffa , Latine verfa^ cum notis. Ttguri. 

1^5}. i»-8*.s 

. lo. Les Oeuvres de Firglte traduites 
en profe. Paris 1^49. S»'fot, Avec des 
figures de Chauveau. Le Tradué^euc 

T 1} 



M. ti y *1<rint dé» inÊmAf<|ttes, & quelque» 

to fofkiktk^ de Ràée ; & 4le|^U !« 
Aborigènes & k re^ftô4e ^^«»ïW th 
itolie, jtrfqws àtit Kôis é^Aàfi avec 

«««t Abtcgé des itluftfes Romaim tîté 
«lu livré d'^«î*<?//jfA^ /^1^^*^. 

( fbiiriMm ^ CùmU de Ttmt , ^ £4. 

iin & m PrOftfM. Pam t)è$^* h- 1 z^ 

xi. LûcfiU i dt U Kktme des thsL 
fii,€ft^ l^tin & ^'- PtMfois: ÂV9C U 
jykie te Pwe. Patii %^f6. m-V. Ifc 
t*. B^i^ àiW iet Nûtefs La^ikâs d0 
€i^^MH , & la vie d*Epicifir wée <k 
Jfiif^M Làmr. Paris 1^55^ iSw-8'. 

i^j^ Les Oemres^ dt Horà€4itéi^im 

) inFmnfok.j^ôd&sllma^^h Pé^ 

fii î^5y. & W^^. i^»^ 4kï^* ^i«wj 

tj^^tet Sétfrèi de' Juvend d§ 

f^ffe , fràdimes m Prmf^às aveu di9 

Mmatqmh P^^ ^Sh '^*'*** ^^ ^^^ 

i 5. Les h'^i ACmkilef en f^a^ 
fdft e^F^OPrfeis^ 4m des Refli^ft^K 
-^4W >^|5* ï*-*^ 



t^. tes frligw d€ TiMle^^ f^ j^f Hir 

fueX Paris té 53 , in^^^. ^ £5, 

17. i^s Omvr^s di Prop£f^^ ^ en 

quel. P.ari^ 1^54, 7«r*^*, loutei^ çcar 

point prcv^wc eà feiif f^vçi^r j «^flï 
fe auc M. dcl^Mfioffg danç fo ^c|/« 

^onna occalion à c^ (^t|i cft r^f 9Cté 
4ans Je Jl^wguifa tpip. f, p. jS.^ 

» M. dç Jld4rpU<i, j dtt-w j, en fm 

» fore ç» c^UxK ^ & ^'e» pbig^t àr 
» jugé à ftofoi ^ç l'4{»9^r , .çhoi- 

a? rplUs Atfob feittB {Çi^ PÔqU^S , & k 

- prrfwtîtw émMlm y comme it 
r allait £ç ssfXtfQ à g€U0U3c poui 
» çptQinvUnkf : Mo^ikuf , W dit-il^ 
4» vo^ç âces ^ cpioit a»^t3?e mpt • jç 
9 croi^ qitie yo)i$ ^vo^ raifon $ mais, 

9t4m- J)§ U fW^ïtxfi dâot vous U 



11& 



1 1 i Mém.fourfervir i VHifl. 
T61 DE * prenez, lui répondit Vi. de Mm-^ 

Maroi- * '^^'^'^ > ^^ ^*y * P^^ moyen de m'ca 
» défendre j dlcz , M. je vous paî- 

» donne. Quelques jours après. M. 
9 de Marolles rencontrant M. de /*£! . 
^fiang , lui dit : Monficur , croyez- 
» vous en être quitte ? vous m'avez 
» ejfcroqué un pardon que je n*avois 
» pas envie de vous accorder. Mon- 
^ fieur , Monfîeur, lui répliqua M. 
a» de l^Eflang , ne faites pas tant le 
» difficile s on peut bien , quand on 
» a beibin d*un pardon gênerai , ea 
» accorder un particulier. 

i8. Les Chevilles de Mahre Adam 
B niant , Menmfier de Neifers , avef 
la Préface de /Hichet de Maroller. 
Ronén 1^54. /VS*^. 

i^, Taùleof^x du Temple des Ma-^ 
fes , tirés dti Cabinet de M, Favereati^ 
dejftnés par Diemperl^eck, & gravés par 
Bloemart , & autres excellens Maltref^ 
pour reprefenter les vertm & les vices 
fur Us plus itlujires Fables de l^Ami^ 
^uitéj (ivechs defiriptions , rentartjues 
& annotations de Michel de Marol- 
tes. Paris léss.in-fil. It. Amflerdam 
1^7^*. /»-4°. Les figures de cette édi- 
tion n'approchent en rien de la bciu- 



des Hommes llluflreSé i 1 3 
té de celles de la première. Il a pajru 1^ y^ 
à Amflerdam en 17 j j* /Vyj/, une nou- \\j^^qiJ 
vcUe édition du Temple des Mufes ^ ^ ^^ ' 
âvec des figures retouchées ou nour 
vellement inventées pzT Picard^ mais 
Içs explications font différentes de 
celles de l'Abbé de AtaroUes. 

20. Les Epigrammes de MartUl trA^ 
duites en François avec des Remarques. 
Paris 16 j^. /«-8^ deux tome». Il af- 
fure dans ies Mémoires avoir garde 
dans cette traduâion un tel tempé- 
rament , qu'il ne s'y trouve rien, q.uî 
bleffc rboilnèieté , quoiqu'il ait tout 
gardé , à la refervc de 3 6. Epigran^ 
mes. Au refte il étoit trop mauvais 
Traduâeur , pour conferver daiis Je 
François la finefîe du Latin. Ainfi (^ 
Tradudion n'a pas fait d'honneur à 
Martial j c'cft ce qui engagea Me* 
nage à mettre à la tèx^ de fon exem- 
plaire ces mots : Epigrammes contre 
Martial^ comme il eft rapporté dans 
le Carpentariana^ 

21. Les Mémoires de Michel de 
Marottes , Abhe de Vdleloin , divifes 
en trois parties , contenant ce qu*il a vi 
de plus remarqitahle en fa vie depuis 
rannée x^oo. fis entretiens avec queh^ 

T lU) 



114 JSItm. fêurfii^ir ifffifi'. 
tf • 9B ^HiSrUHs dts flm fçavans hômmis Jt 

CES. ^pi^ famitlês ciliées dans U fammt ^, 

Hfvee wiH Mi^i defiriffiojf de U 4rèhi 
ilbifiw Maijhn (U A4mt$w^& de jVSf. 
,wr/» Faris i€^6. in-fol. La pnemieft 
'jiartic , qui cemicnt les fiarcicularir 
tés dé & vie , eft cutiei^ , & rem* 
f He de cho&s finguliere^é 

22. &Hit9 dn Miniums df Michel 
dé ÂtétnHee eenten^m d»uKe Traita 
fity des Mets mrieHée. Paris i^fT, iW- 
fil. 

23. Les Çmedies de Plante en La^ 
rin é^etf Franfeis avee des Memar^itei,. 
l^aris 1^58. in-%\ quatre ^volumes. 

24* StacA ^adme^ m Fraftfeis ave€ 
^des Remarie. Paris^iS^ /»-B^ j. 
fol. 

25. te BrévMf^ M0mahf mis en* 
'K^afffds. Paris i éff. f>.8^ 4. vot 

lé. Les Trs^diesde Settefue , tra^ 
duites en WréUffois iovec des noteSé P4** 
ris I ^5 9. & id'^4» /«-8?. 

27. Les ^x Comédies deTerence,. 
fradîdM en Français avec des Remar- 
yues. Paris 1^59. in-i^. r. vol. 

2 S. Les Fajies d Ovide traduits en 
François aveu, des Rewarjnes. Paris 



2*9. Ovide ^ di t^an kaim^p & des y[^ ©g^ 
Mtfnedes J^Amom swc Us Piffmâs dis MÂiu>i:*. 
l^ém ^tembeltir le vifafe , dn Nàyer , ^£5, 
e/es Paifflm, &ff^ Lat. Cr Prancm avec 
des RemartfHiS. Péris %6€o. /fi-S*. 

30. Les Meroides ^t&mde tituduim 
en franfois , éveo dés Rem^^s^^f^h 
ris i6éuinri^. 

3 1 . Leif trifies^ tf Ovide, Lât& Xf^ 
éwee dèiXemérqHes.Fari^ féCt. im-iK 

32. J^s quatre livres d'Ovidi Wm 
.fùm ^ Lat. & Franf. aveifdes-Reméu^ 
fHes.P'arisié^fJn-^^. * 

3 î. Le Uvre d^ Ovide ce9ttre iHs -^ 
Z<^ ^ Franf. avec des Kemar^jues €^ 
U vie dn Poète. Paris t66u /W-8*. 

34. Reeueifde divetfes ffeees dtO^ 
^ide & et antres Peetes amnetf^ , Lat^ 
& tranf. anfec </« Remar^nes. Fart$< 
xê6t. i»-8*. 

3 1:. Bifcmrs fur fervir M fr^et 
fiir les Oeuvras it Ovide , &des autres^ 
Poètes tradaits par Miche), de Maret^ 
Us avec nn dén^mkremem dès-perfifh- 
nés illtê/tres ^ des Auteurs du fe:fU ,, 
epii ont èé fis amis. in-^^. fatts date. ^ 

ii y a àcs parcicularités /ingitlieres ic 
curieufes àttts It 4énQnibrs^tisc cb. 
&s amis^. 



a z€ Mhn, fourfervirà PHifi. 
M. DE 3^. On commença en i6$i. à im-2 
^ARoi,- |>rimcr à Paris zhtz ^Sebaflien Hure 
LES. & Tteieric Ltonafd infoL mic trar 

duAion de Ja Bibic, faite par TAb.- 
bé. de Marolles , & accompagnée de 
notes aflcz amples à^Ifaac de la Pey*- 
rert. L'iniprcffion en étoit au chapi- 
tre 25*. du Levîtique, lorfqu'ellc 
fut arrêtée, comme on peut voir 
dans le 20®- valume de cts Mémoij. 
rcs , p. 43. Je me fuis trompe en ccc 
endroit en mettant après le P. le Long 
* cette impreflîon en t6jt* on voit 

par les deux Catalogues des Oeuvres 
de TAbbé de Marolles qu'elle eft de 

l'an itftfi. 

j7é Traite du Poème EpitjHe pour 
V Intelligence de l'' Enéide^ Paris 166 u 
i».8^ ^ , 

38. Virgile Lat, & Franc, avec des 
Remarcfues. Paris i6éi. in-i^. troif 
volumes. Les Remarques de cette 
édition font différentes de celles de 
Vin-fil aie Tan 1^4^. 

jp, Hifloire des Rois de France de^ 
fuis VOrigine de la Monarchie jh/^h' à 
Louis Xir. en 1^6}. Paris 166 i. 1^7 j. 
& 1^78. /»-i2. Ce.n'cft qu'un ab- 
bregé fort court. 



, iti Hmmes Illufires. 1 17 
40. Augnentatton deVHtfioire Ro-- ^ 
maine^ tirée de divers Auteurs anciens ^ * ^* 
& modernes > de la traduSlion & delà ^^^^^'^ 
fompûfition de M. de Marelles, Paris 
i^^4. /»-i2. deux vol. 

41. Généalogie de Loïeis de GonKAgue 
Duc de Nevers^ on brieve Hifloire de 
la Maifon de Nevers , lacfHelle depuis 
huit cent ans k pajfe par diverfes famiU 
les illuftres. Inférée dans k$ Mémoi'^ 
tes dn Duc de Nevers, Paris 166 S^ 
in-fil. 

4^1^ Catalogne de livres d*Eftampes^ 
& de figures en taille- douce , avec un 
dénombrement des pièces ^ ^ni y fins 
contenues, fait à Paris en Vannée 1666^^ 
par M, de Marolles, Partf. 1 666, in-^ 

%^*pp' 1^7. L'Auteur marquç^ dans 
la Préface , qu'il a recueilli cent* 
vingt-trois mille quatre cent piéc« 
de plus de fîx milles Maîtres en 40a. 
grands volumes , & plus de 120. pe- 
ints. Ayant donné au Roi ce Recueil 
immenfe^ qu'il avoit ramalTé avec 
beaucoup de foin , il travailla depuis 
à en (brnier.un autre^ dont il ^onna 
le Catalogue en 1^72. 

4 3 . Hifioire Augure de fix Ameu/r$ 
Latine y qui ont icri$ Us 'Otes. des Em^^ 



us» 



ti. M ?*^*^ Romains aepnit jidritn jt^ifH'Jtf 
MAiLOit»- ^^^ ' tr^dmiff m Francs. Paris 

44. CatdiQâS ym fuces ebaifits dis. 
émciem Poites JL^im , mmillics .€n 
J(M$eiiffrts far Ssdiffr^ WAiuitfi^gn 
wrs Fr4tff(Hi^ Paris lééj^ in-i^» ït^ 
i<* EdHiw nvH'è par ^jlmtur. Fariêi 

45. LfS' vfrs .et Peirnit , tyadfdts t» 

iitr Frattpif. Pjtris i66j. i»^ i r. 

4^, UH'^ioire ies François ^Cr*,; 
pm de Totm , & le fiipplemeju de 
frcétg^ire ,. tradms en Fnmjf^h ^.Ofoeç 
dies Mmayqms. Paris x^^Swir^g*, 1. 
Idiots* 

. 47, Qjtdftm Gnres de P Enéide dw 
yirgih fradmtt en V0rs. Paris 167 r^ 
ttrn4^ C'cft un Effal dç TOuvag^ 
tmier qu'il éoxms^ deux ans apiçs. ' 

4JI, tes dix^htit livres qui veftim^di^ 
ffiiftidf^ R(maine ^Amiman Mar^^ 
0eUin y fradmss tn Franpu. Panp^ 
t6jx* innu trois viol. 

49. Coiéégue des limes d'Efiassipes. 
Péris i6juin^xi. Ce Catalogue , & 
fc précèdent font recherchas par !ç8 
(urieux , ^ ^cu camxBunf. 

>o. TiMtftfi leis Qeuvns d^ Virgût 



:$t4MiiUs envers Fra»f9is , dipipes^ tn M. t» 
étux parties ^ avôâ des Remarfiêefi^ deê NIàiioi.- 
Jugemens & des Tables. Paris 1^7^* i^s. 
i»-4^ Le Traduâ«iif fl^ ^ùmè à e«tte 
«i^uâloH une liAè £»iC ce^»dt»& dé 

miferifs ^ &i ufï Cfl^tlogue xr^fiéun 

A\x(k\on% en vers ^e quel<]tt€s Oâ- 
vYa^cs de P^ir^le^ 

51. ^elqmi Oi/enM$imsfitrUleex 
ire dt M. V^s-Mams à M, di U 
CiMsnbrû ^ cottternojfH un difinèri ^fo* 
loge tique pâièr'P^irgile Ovee, dèsCoftfi^ 
dêrationf jHt le fûérke de Cl^vts. Paris . 

. çi, C^nfideraii^m fiir §ufe ûritgfU9 
pêdicie*(fi qm s'^ft faite ^e l'Egide A 
Virgile^ latfiteUe d^nepifet de re^her^ 
cheir^pon^Heilesfferpens^^fifim, 
fmfts de M 0¥h>tàg&, frit en froje ffrit 
4nveri^ im itéfi p^té appriHiifuées juf*; . 
jpC'Hip)artms€ewe^i aim)tnt U leân^ 
re des hims linfres/ À<U€C des- e^mpUi 
iirés des verfiom de fuet^ues asures O^ 
n^aps de ft^Jkui^s hem Poitei ilUtfiret 
- 4e fAntf^ké^ A M. h Camu de Juf 
faù , jimekr dé U GritifHt, in-^. fao^ 
date p. 104. L'Abbé de AiaroJks p- 



iid Mim. puirfervir à ^ffifir 
», toît ici fort prévenu, comme par 
^r' ^^ tout ailleurs, en faveur de fes tia- 

***'^<»^- dudions. Z,,^ , 

"*• « . TradiiSion en vers de VJfoca-i, 

hpfe de S. Jean félon U fem Ihterd, 
exprimé par la f^erfian Latine afpeUee 
vulgau \ & r*r les antres verftons 
Françoifes approuvées. Pans 1677. «»- 

«4. Cotifiderations en faveur de U 
langue franfoife , au fujet <tm Uyre 
inttttdi: De Monumcntis Publicw 
Latine infctibendis-à Joaime Lucaf 
Soc. Jefu. Parif 1 677. «»-/• 

<<. Les Papes, Us Cardinaux Fran- 
f oh] les Archevê<jHis & Evê<juts de 
France dans tes anciennes limites d» 
Royaume , lefjuels ont vécu dep^s l'an 
Uoo.jufyu'àcejour i. Mm 1^77. 

in-Ai"' Pp. «4- Ce font des a»*"^?^- 
j 6. Paris . oif la defcription fueetn- 
te,& néanmoins apz. ample de cette 
grande ville, par un certain norére iE- 
figrammes de quatre vers chacune fitr 

divers fujtts. Ujl- /■»-4* fh "î* 
L'Auteur a marque à la fin que ce li- 
vre contient 48 jt. vers, lls'cft^don- 
uc à la Pocfie fur la fin de f» vie, 
iH«s il n'y a pas réufll 



I , 



" iiet Hmmes Ittiiflret. ^ ^ r 
• 57- (^MtraiHsfHt tes Perfonnn de vf „, 

• ^ Si^ Géographie Sacrée , ou Ecclefia^^^^* 
JiKjHe détour le Monde en i^iuitrains 

J9. La Prophétie de Daniel ^ tra^ 

àuElion en vers fitr la verfion Latine 

Vulgate^ avec des Remarcjues & des 

' okfervations necef aires. Paris W7% 

iS'j^''. pp. 80, 

60. Le Feflin de Trimalchn^ traduit 
en François. Paris 1^77. /«.go, 

61. Les Prophètes Jonas & Nahum 
touchant les Ninivites. TraduSion en 
vers avec des Rmanjues. Paris i6yt. 
in-^^. pp. 24. 

. 61. Trois EJjfms pour la verfion en^ 
tiere de la Bible , félon l'Edition , ^ui 
enfui commencée des l'année \€6^.four 
expliquer les Chapitres 45e. de la CV- 
nefe. 10^. de l'Exode , -^ j 8^ du Le^ 
viiijue. (.es deux derniers tournés en 
vers polir les Commandement du Jieca^ 
logue , & pour les degrés défendus dans 
Palliance conjugale ^ avec des Remar^ 
tfues. Paris i6j$. in-j^"^. pp. 18. Il doit 
y avoir ftute idans ce titre par rap* 
|)Ort â l^ date de l'Edition dç ia Tr»* 



jj5^ Ouvrages en ié6u 

Éy. £e JGam/^ éhi €émi^ de 
S^lmm , T^râiiilS^dé m wn film lé 

Jens Littéral , fui fe doit expiifuér/i^ 
Un te /m ihktM tiié diU *&èrfi€n en 
ffbff ^j^èi dOfis l& Brrtf infère Létirà^ 
•& Pràfif&èS. Pàfis léjS. /»-4^ 

4j\éLfs La/Htm afiim d^ Jmntfie. 
^raduSion en vers , ave4 Ae^ Reifikiih^ 
^<fHes. Pa^ii ii6'ji% i»-^4*% 

6^ . Lift Hiftmm dtyànàiêfiï cm^ 

èeift , ifiipdnim d» LàHft ^9èH Am^ 

Ané^fiifè , ^?¥ é^s RmmfO^^, pmi 

«^8i. i«-4^. L'Ouvrage L^îrr, d'c^ 
<t^\ eft tîrè , jfe trmivô Am^ lé i o. 

L'A4>bé * MâBtdUs a jbittif i ft tti-* 

•lîu^fôrt la Géttéâlogî^ ilte pittïîeàt* 
fâitiflfcs aiufecs At TAnjôu. 

^riéimm diw^ & reihfti  

èh ihtéti^ês ^ àe fuj^tf. Tràd§âtfm^ 
IdftmittëfêUéHfrài^m Pamnsf^à^ 



dis ffmmes t^rts. t^j*» 

fe fn JÎ4 ici iiâbtaûoDS PîeliEOJ- M» t>r 

naitef, istiefcçondç liftt «bzegée dcMARoi^- 
fcs OuvragcSi les. 

^Ty, Anmyfe oh éefirifnim fiifcinRe 
des chôfis çomennes dam Us ^ninze li" 
wes éU Deifmfophiffet d^Ati^tnie. /»- 
4P. ftns ââtc* pp, 40. 

tf 8. J9^emtm d$ Ml FAt^ de CV- 
yir la trddf^im en vers de Martial "& 
de fHefjues âatres Pattes iîtnflres di' 
l'A/tti^fiité^ emrak de fa Lettre k l*Aii^ 
rettr de la p'adnStion. Xipûnjt de I'AH'*- 
tewr de la TradisElwn. m-J^* tai» 4a* 
te. pp. j2. 

O. Lenre kM, PAitfdeia nm^~ 
n furie feu ethat que Nn fait des flth' 
bAléspeces deVAntitjmUyC^tt^Lcf!^" 
tre cft moquée' dbms fc premiçt Ca> 
tialague dç (t$ Ouvrages fur tafrrtée- 
X4juJe ne i^ai quanif cHç z été im* 
pîméc. 

V. Son Blo^e: dmts tt Jhtemat dn^ 
Sf avant dit iS; AvrH%€9^, & lap'e^ 
tmeref^iedeJ^sMi^^resi^ 



X 




^mt xxxw. y 



134 -^^- pifrfiy^ iVHlfl. 
JEAN ALEXANDRE BRAS- 

s I C A M C S. 

J. A . T E^N Alexandre BraJJlcanHS fia- 

Brassi- J quit à Wirtemherg en Saabe Tan 

.CANWS. 1500. Àc Jean Bra^canus , appelle en 

AW^mvaLà Kohlhurger, nom qui fr- 

• gnifie en cette Jang^ue la même choie 

q,uc Brajficanm en Latin^ 

irât £ss émdes avec beaucoup de 
rapidité ^ & fe diftingua dès fa pi^e- 
miere jeuneffc par fes pièces d'élo- 
jqirence & par fes PeëfieSj, puifque 
dès Tan ^518. lorfqu'il n'a voit cn- 
jcore que 18. ans ^ il portoit déjà les 
jtitïcs de Poëtc & d'Orateur cou-, 
xonné.^ 

' Après avoir enfeigné quelque 
temps à Tnbinge^ il fut appelle à 
Vienne en Autriche pour un employ 
lemblable , qu'il remplit pendant 
quelques années. 

Il a toujours pris la. qualité de Ju^-' 
tifconfulte \ maic^on^ ignore en quel- 
temps il l'a reçue ^ de même que la^ 
plupart des particularités de fa vie. 
'^ll avoit amaffé une Bibliochc<iue;J, 



dti Homme i Illuflw* ^ - 1 3 j, 
remplie de bons Manufcrits , fur ief- y 4* 
quels il a fait imprimer quelques an- 3^;^^;^ 
ciens Ouvraecs,& dont quelques- 
uns ont paue a la Bibliothèque de 
l'Empereur, 

Il mourut à Vienne le 27. Novcmr 
bre 1539. àgè de 39. ans. 

Jean MoUer ne doute point dans 
fon H&monymofçopU ^ p. ^55. que 
J^^» LoHÎs Braffic^pfiis Uoâcutt en 
Droit, mort à Vienne h 3'. Juin 154^- 
& 7^411 Ambroife BrajficanHS qui pro- 
feflbit dans la même ville le Droit 
Canon vers Tan 1573. n*ayent été 
fes enfans. Mais la chofe ne parole 
pas probable par rapport au premier^ 
car quand même han. Mex^ndr^ 
Brajflcanus fc fèroît marié à l'âge iîsr 
20. ans y Jean Lo'ms n'auroit pu e» 
avoir que xo. non plus en X54r* Cé«:^ 
pendant il fut cette année Redei^r 
de rUnivcxfitc de Vienne ,. dignité 
qu'on nes*avife point de donner. ^ 
une perfbnne fi jeune ; il df voit donc 
âtre plus âgé ^& ne pouvoit par conir 
feqtient.être &ls de notre Auteur^ 

Catalogue de ks Ouvrages . 

I. Dans le C4endarimn Romahfm y 
'JUagnkm , Jeanne Stœffler^ Jt^ingen^^ 

Vij 



B^AS^i'in-fiL il y â à U tète une Epijtre ét^ 

en 54- vers for r mauvais v<jui cft ^ • 
Bra0ic4nm ^ lequel y prçnd les titrer* 
âèPhiio/ifhHS ^Pcéta & Orat9r L^^ 
reatuSé Qti Ut au bas cc$ mots. Èx: 
inetitd "Thibin^ Açadgmia anna j 5 1 8# 
M^s jfuff^ dlff %}. ittdtisjhdannê^^ 
:i8. Plus pas e0 UM Epfgrammc âc 
j^r vers dû même ffrajpcanm i bti 
V ioiiiDge du liVfe. 

li. Joannis Mexmiri îfr^tffkani^ 
^ Winmh. Pi t. (Pùftd Lémreati)in D: 

/ Hàroîum EitBnm Rê^em fymanûntmi 

lia.;. Churlts-S^m fut élâ Koi des 
Hjomfttns en xji^^ 

|ioÔ a^paceiometit cette pièce parr 
ir»ypuV35{ige^e» vers (j«î «yoît jptm- 



f, fkeem eHfnfdam Aittârh flymmu J. M^ 

Braffiû^no [mer prête , . CHm Svholih.. 

tf. Ofèté in PetTânmm, DansfEdi^ 
tion à^ cet Autctjr ,.. donné %ffa»Cr 
fin l'tn iftfJn-^^. 

7. Litciaffi XfiM DemoftaSlis ^ Ftraji^ 
ms , Scytha^ Hétrmmmtti ^ & ffert^ 
detns L^iwi- , ex^ verjUfne h. jfleye^, 
Brafffcani , cum eJHfdem ScIsMs. Vién*' 
T»ie Aufiris 1 j 27. in^j^^. 

8. Gefmadii' Sphatar!i ^ Patriarche 
Cvnj^antiffopvUMftfjdc Shteeritate ClorU 
fii^afidei DiM^ns Ora^i^ Latini ^ 
Jb. Ati Brd^tam Imerfrete. T^eniié^ " 

^i HaymHnMvelHàpnarkBfifc9<^ 
fi NdÛfeffiàdieitJh Encbimlhff de^' 
'Çhr//Han4mtm rertm MefmrU ^ fiût' 
EjritemefiifleYiit Ecclefi^kâfer Et^ 
fftiitpf Jt^ipte^ tim Frdfittiâne Jûi-. 
At. éra0fani. HàHStmf. i^^o. in^^ 

10. S^Mam,Jl^ienfirEjnfi9fF^^^ 
èi vertrffiéSciùé^frâ^idemia Dti libri^ 
êSo cum Sehûliis Jok Al. Bra^k^nk , 
Bdjllea i ^}9^ in-foL Les Scbolies às^- 



V 



2 5* Mm. pow/ervir a l\Hifl. 
J. A. cet Editeur ont été inférées danf 
Brassi- pluficurs éditions fuivantcs. ' ^ 
c N us. II. Z>. Eucherii , Lugdimenfis Epif- 
copi , iHCHbrationes , cnra J. A, Braf- 
fican'h BaJîUd \^3^l. in'foL 

1 1. Salonii f^ienncnfii Dialogi dùo"^ 
& Bejfarionis difceptàtio. Cura J, A. 
BraJJicani. HaganoA I5}i» WI-4'*. 

13. pKoverbiorHm SymmiSla , cuni 
éippendiee Symbdorum Pythagor^ ex 
Jamblico, Tarif. lyji./Vr-S^. It. Cum 
adagin Erajmi» Parif, i J79. in-fol, 

i^,In Gratids ^fcH Charités Çom^i 
mentariolus. Parif. i^^i.in-i^^ 

15. Geoponica ^feu de re Rufiica lU 
hri XX. Conftamino Imptr. adfcripti ; 
& Arifiùtelis de PÏantis libri II. Grâ- 
ce. Edente Joh. A. Brajftcam^ BafiU^ 
1539. /»-8^ : / 

i^. Epiflota de Bibliothecis , cum- 
primis Regia Budènp. Dans Joachimi 
Joannis Maderi ColleSio libeVarHm & 
CommematimHm 4e Biblioihecis atqm 
Archivis. Hdmjîad. 1666. & ijoii 

V. Geargii Edei Catalogm ReElorum 
Viennenjum. Jêh. MoUeri tiomony.^ 
mofcopia.,p.6ji, / _ ^\ 



rf« Hommes îllnflfes, a j^ 



SYMPHORIEN C HA M P J E R. 

STMPHORIEN Champler naquit S. C^k^ 
à Saim-Saphorin U Château dan&piER, 
le Lyonnois, commç il nous .Pap-. 
prend lui-même au ftuillçt 5 3 . touï- ' 
né de la Nef des Princes. Ainfi ceux 
qui l'ont fait natif de Lyon mhnQ fe 
'font trompes» 

Il fortoit d*anc famille noble \ 
mais comme elle n'étoit pas aflez ilr^ 
luftre à fon gré , il voulut faire çroir 
le qu'elle avoit une origine comv 
mune avec celle àts Campegge do 
Boptlogne , & des Camfipàt Pavie^ Sç 
il le perfuada (î bien aux Italiens , 
qu'on lui en fit "Compliment, lorf^ 
qu'il fut aggrcgc en 1 51 j. au coUe- 
^ ge des Médecins de Pavie.. Il le fit 
croire auffî au CzTàïtfziLaureru Cam^ 
PS£^ » à. qui il dédia fcs Campi aurci 
de Monarchia Gallorum ^ (bus le noiH 
de CampeggÎHS , dont il £e fêrvit au 
Jîeu de celui de Camperins , afin de 
le rapprocher davantage de celui du* 
Cardinal. Il en prit même les Ar-- 
»ie&^ <][u'il xxiirpartic avec les fiennes^; 



S^Cham- & fit un Roman de rOrigiafi dfi ùh 
P»R» Maifon , difant qu'un Chrétien Çkm- 
f^iff y 15»tipWn©is, avoir çu douze 
enfans , dont deux avoicof (uiyi' 
Chartii flrere de S, Lmis aq voya^ 
de Nafies , que l'^n àtM% s^Étoit a^" 
rêté à t^kh^ne^ où il avoit donnir 
cofRmenccmcnt ih ftmîUc àç^Çam^ 
pgges^ Âont étpit !c Cardînal, & 
que l'autre «*érant êtabrji à Pavie ^ 
»voît été l'origine 4cs Çampifi àt 
cette ville. Mais Gitkhenon ^ qui a 
donné , dans fon Hiftoirc de Brcifc^> 
lès defccnd^s de jia Miûfon'^ de 
€hampier ^ traite avçç raifon de fablt 
ft de chimère cette pf tendue origi* 
ne. 

Il vînt de |)onnc hçurc à Pàri^ , ôc; 
y firfcs études d^Hûmanttés s i^?a«- 
enfuite deftiné à h Médecine , il j'ai* 
U étudier à MomjteHier. Lo.rfqu- il ^f 
fttt rendu f uffiônnnçnjt featnip, il alla 
5' établir llyen , ou il fç dcwma a U 
pratique de cette, fcience avçc'ujv 
fiîccè^ ^ qui lui acquit une g^dç- 
tepiitation, 

Antoine^ J>tic de Lorrainç , l^ayaot^ 
pris pour fon premier M^ièecin, le 
, •wmaveclui en ijo?» en Italie /& 






des Hommes ISuflres.. i^l 
iï fc trouva à la bataille à!Agn^l , S^ChAIC-* 
donc il a donné la defcription. Il ac^ p»fu 
eompagna encore ce Prince en 1 5 1 5^ 
dans le même Pays ^ &il y écoit aveq 
k^ à la bataille, de Mmgnen ^ quî 
fe donna le 13. Septen^r&.jie' cette 
année. Ce fiiif après eetf è. bataiUe. que 
le Pue de Lorraine co&tc^i de k% x 
(ervices , voulue le* faire Chevalier , 
Se dépais ce remps-<Jà ChamfmK prié 
toujours :à la tête de fcs Ouvritgeii 4i% 

Îiiaiîté AtE^fms màrasut, 1 C'eftràf4i^i 
e CbevditT/aux Eperons dOrc$,.2( 
lion point de Chevaliet de la Tôiron 
d'Or, comme quelqùes-uo$:fe k 
Ibntimaginé fort mal à propos, . ,, 

. Cetfuf danscederniçCiiBCiy^geqm 
Champstr hxzxxt à Pa*uie ^ y^ftit. J^ggççn 
gé:fu Gollcgc des Mcdecinsî de cette 
ville lé 5^. Otftobre I5l5* Oh a, en- 
core parmi Tes letrres le difijouf^ (^ue. 
Rnfii^ue dé PUifmc^ ^ qui le reçue ^ 
prononça en cette occafion alfa louan- 
ge V^ & l'on y trouve les principales 
pâiftîculatité» de ia vie y que je vien$ 
de rapporter* 

Il étoic alors mai^é^ & avôttépou- 
£é une fille , nommée A^arguerite du 
TnréU y qui atoit ptock; parçnic d» 
TmmJXXlI. X 



;i4i Mim. peur fervir^i Ffiîfi. 
Sl^HAM^ fameux Cbeyalier Bayardi,%mA\{i:dt 
PiER,v , dans C6 difcoursxompiiment fur k 
beauté <ie cette ifomme en ces î ternies 
finguiiers. ^f^^m Qemhiajulgida , ^^ 
j/ktargarit^ fràdtffky çMJus ,Hxor ^jl 
Maitgéàiira Sfrcitfa» .. :' ^ 'k 

H avoit^éja compofê aik>fs plu-i 
£eufS Ouvrages., & il en compoféi 
depuis un grand nombre d'autre ^ 
i}Ui:' eftimés dans leus tcmfs , n!af ii« 
Jént iluS'rnadnitcÀaDt i'aiitentîoQ.do 
perfonne» S'il 4fe ÉCit >borné .à .hcî\to 
iUr la Médecine ^ ià.tepûtaûon & 
feroit mieux foutxmuè qu'^eJUe n'a îût^ 
fHars il a voulu fe mêler de trAvâil^ 
kr fur rhiftoire 3 en laquelle il n!eit»« 
fendait riern, ne l'ayant apptfe .^ue 
dans de vie^x Romans ; ou^aps dèà 
livres pleiftt de fables , outre xqxjt'é 
étoit entièrement ignorant dans la 
Chronologie. 

r ^ I) fut de^^ fois un des douze Con^ 
•ftiMer^ Echevins de la vrlk de Êjro»; 
'<!> 1520% :&^n 15 9^}; Cette i^tllç kii 
^ft rediÊVable. de l'étâbliflcalenr de . 
fon Collège des jMedecins , doat.ii 
forma lé deflfcin , & au^el ii donna 
lé premier mouvement ^ .quoique 
<ctté a&idfe^^'ait^écon&mQiçe qu^ 



• Vt •. i V V 



ilong^teraps après fa mort, c*eft-â. S. 
ràitZy en 157^. Ce qu'il fit pourfonPiEa. 
rérabiiffcmcnt , 4ai a fait-prcbdrc le 
vtkre à^'^ggregaior Lngdmienfis en 
^uelques-'UBS de fes <>uvragp$. 'Ce 
' fut auffiiui y qui paL.fcs foins & par 
Son crédit contribua à Pétai>lifle^ 
ment du Collège de la Trinité de " 
^Lym^ qui fut d- a bord donné à des 
l^rofeiTeurs fecukers .. & paiTa; enfui* 
te aux Jefuitcs. 

\ On ignore le temps «de ifixàfytf^ 
Gni Patin dans unç Lettre du 17. De- 
jcembre i^jS, ditqu-il ooitavùkifit 
quelqiic part qu'il ctoit mort Ctt 
•I 5 } 5 . mais M. 'de U Mmnoyt^ .pie-^ 
tend dans fes Additions MS. aux Bi^ 
4fii0(he4fHcs fr4n(Ç4fifii^ e^v^û,' j»0ort4S 
en I5J9. ou 1540. 
/ On liti a prod^aé pendant faXvic 
4es louanges les ]^m outrées. On Ta 
appelle un ÏÏ^eolêgim excelUm ,^ (ïip- 
•p^emmcnf ï)arc€ qu*U prendi en 
quelques Ouvrages la qualité de 
Oôftcof en Tfaéotogie) on Ph^^fiph^ 
*dH premier ^dre , un Médecin i&^ 
expérience & (tnn mérite- ccnfimmi ^ 
^n hémme hMeJans toutes fotihs dx 
genres de LdtterAtwre* Mais* o«i m bien 



244 Mèm. fourfènfirà rHifl. 
SLCram- nt>^^(u depuis de ces Eloges, & 1*<hi 
rxER, en a parlé fur un ton bien difièrent. 
Jules Cefar Scédiger fur tout, dans fo» 
jita, Poëme en vers Scazons fort^fr- 
fcurs, en a fait un portrait , qat 
ijQoique charge ne lailfe pas d'être 
reffemblant , au jugement de M. de 
la Mormoys. Le voici. 

Champerifu tjpds ilU ,fi fetU cfuifr 

Rifpande» ^ fid Scdvolé mode fau^ 

cis. 
Arddh mirus , infiUm , tumens l 

twrgem 
Titulù Archiairi^^Hod DcHsfit atr4H 
rum» 
. NamcandidA ilU mcms haud tenct 

micam , 

... Falfurius fid invidufifut meftHfque^ 

. Scripgls aliânis indi^iè fiêMm name» '^ 

VnoJdter1n^verbi^Hfi|^$mMé^9^ 

Dim ex offçinalf4iP^4P^^^ affiof^ 

. * • ^idji iîh f4lfit4mri$ fiùm mmen 
' Campegtum è Ch^mferh. Et taçitus 
, dormis 

Hmocritt ! i iHt mnferis cathitu 
^nand^. 



Jks Hommes Illufires. 245 
Catalogue de fcs Ouvrages. ^ ru iw^ 

uLa Nef des Dames venueiifes ,^^^- 
cmpûfie pkr Mi Symphorien Cham-^^^^ 
fier^ DoJSeMr en Médecine ^ Cêntenanii\ 
fsuitre livres. Le premier efi intimidé U. 
fleur des Dames ; le i<^. ^ du régime 
de Méninge > le tiers efi des Prophéties 
des Sibylles ; & le quart efi le livre d$, 
vrai amour, Lyon , Jacmses ArwAlet i 
grand in- 4^ On lit à Ja fin ct% mot;; 
Ce livre a ité fini ca pénultième iA* 
vril Van i^o^. en la ville de Lyon par 
S, Champier; U y a dans cette édition 
des figures en bois en plufieisrs en* 
droits. U s'en «ft fait une autre à Pa^ 
ris en i5i5../i»-4®. Gothique, On j 
lit à la fin par Simphorien Champier^ 
Confeiller & premier Médecin de M^^ 
Antoine , Duc de Calabre , de Lorrai^^ 
ne ,& de Bar. La Croix du Mainf 
fait encore mention d'un autre édi- 
tion, faite à Paris en 1531^. cher 
fhilippes le Nmr. Cet OlJVîageeft en 
profe , avec quelques vers feroés en 
difierens endroits. Le premier livre 
contient l'cloge des Dames en gêne- 
rai^ & enfuite celui de plufieurs Da^ 
mes illuftres. 

I. La Nef des Princes & destaiait' 

X iij 



Tjffi Mim.POîtrfirvir a fHlff. 
Si ChA>I- les 4e Ifoblejfe , avec autres enfètpie^ 
p.iJUU;. mens utiles & frofkables k' toutes ma^- 
' mères de gens , four cùnnoiire à biew 
^nvre & à bien mourir ^ dedi^ués , fS^ 
envoyés i divcrr PreUts & Seigneurs ^ 
êomfofSs parvoHe& ptijfant Seigneur 
jRohen deBalfat, ConfeilUr & Cbam^ 
JhreUn du Rày notre Sire^ & fin Sent* 
€hal an Pays et A gènes, hem flus le- 
Régime Jtun jeune Prince & les Pro^^ 
verbes des Primes^ & autres petits liJ 
vres tres-utiUs fît profitables^ lefquelii 
9fti été compofis par Martre Sympho^' 
ffen Champier ^ 3ùSkur en Théologie 
& Médecine^ Jadis natif du Lionnois: 
Lyon T^oi. in-i^. feuillets ^5, Ce ti-i 
trc femble faire entendfe que Ir 
mciMcurc partie àxx livre eft de Ro^- 
fe« de Balfat , au lieu qu'il n'y a que 
les deux dernières pièces de la fin ^ 
. qui foicnt de lui , toutlé refte eft dé 
Champier. L'Ouvrige eft aflcz rare.,* 
pour que je marque ici en détail c6 
q[u'il contient. Voici donc les pièces 
qui le compofcnt. 

La Nef des Princes ^ en profeLai 
tÎDc , avec un Prologue François auf* 
fi e^î profe. Ce font des préceptes 
fur h cpjQduitc dès Princes , aokfe 



^ixfempies de quelques-uns, le tout S. Çhak-:. 
faas bïdre , fuWant k méthode or- piÉiu 

Xc Téfi^mefH d^un viemi frime ,,./l^• 
f/ieLU laijfa kfin fils four fin ififirnCr, 
tioTt. Ce Teftatnent ptétcndu- eft ea 
Vers François , & accpi^ipagnè à cot^ 
de pàffagcs Latins de diffetens Au-» 

tfurs anciens. Il âxiit par ces vef S; 

• • ' .♦ 

.'Ce pnit livré 4 èi coinpofé 
. £n la citi de Tdle Limcjtné^4 
Et le i. de Février achevé 
Cinfcem & deux' k- la forme LatU^ 

ne y .'.•..' > 

. i^iejiCitlcloHfecotnmeunetinnè. • 

Tout à Venmnr dètris-h4Hies mon^: 

Ftiyant ennui , qui illequés domine]^. 
' . JlHfrh dwfiiê rmjfant descharaig? 
nesi 

Le Gmvememem & regimt ^nn 
fènne Prince, En profeFrançôife^ avec 
des pafTages Latins à coté. 

Léf divifion du JKopHme de4 Fran^ 
fois voter donner }^ çonnphre oh très^ 
Chrétien Hoi de France la grandeur & 
mblejfe de Cm fays. Elle ne- ticat 

Xiiij. 



l4' Mim.pnrfcrvirarti4t. 

Les Préverbes des Princes ^ leffueh 
démontrent comment un Prince doit ft 
gouverner tant envers fon fekfle , 4pte 
engnerrè , fsr faites règles ér finten^ 
ces. En profe Franco ife avec des pf* 
fages Latins à la marge.. 

Le DoSrinal des Princes ^ démon* 
iram comme un Prinàe fe doitgouver* 
ner^ s* il veut ^ue fa lignée & lui même 
fois fârdurable. En profe Françoise 
avec des palTages Latins en marge. 

La fleur des Princes^ ou font decla^ 
rés en-brief les faiHs & vertus d'au-» 
cuns anciens nobles Princes ^ lefcjuels 
far leurs vertus font parvenus k hon^ 
noter & triomphe. En profe fans paf- 
fages. Il y a à la fin une lifte Latine 
des Empereurs. 

Le Dialogue de Nobleffe auquel efl 
déclaré que c*efl que Nobleffe , & les 
inventeurs dUcelle. En profe, 

La Déclaration du Ciel & du Mon^ 
de , (p* des merveilles de la terre & do 
lafiuation eticelU. En profe. 

Opus admodum tornatum corruptos 

mulierum mores in médium memorans» 

^ En profe Latine. Cette pièce, de 

ChamfiereA (uivic d'une autre plus 



ides Hommes tHnfires, i^^ 
ântknnc en vers Ftançois , incitu- S* CilA'li* 
lée : La malice des femmes^ recueillie viitk.^ ^ 
de MaihâolHs & antres , qui ont pris 
flaijlf à eft médire. 

Le DoEhinal du Père de Jamitlè i 
'fin enfant four le régir & gouverner 
i toute perfeBion. En profe. Cet Ou- 
-VTage de Champier eft fuivi de qiîa* 
tre pièces en vers fous ce titre : Fiiê^ 
fieurs ieaux infèignemem^tiles & ne^ 
^effaires d ions pères de famille pékr 
re^ir& jgoiê^erher fes eitfans i faits 'en 
• tl^^Jf^ iï>wf ancienne , & recueillis di 
divers Auteurs anciens , avec le Regi^ 
%ie pour bien mourir , & le Régime ebê 
iServkeur ^&la vaye du Paradis. 
> On viïit après tout <?filâ deux piè- 
ces de Robert JS4//4^« Seigneur d'Âte^ 
tragues , & de Saint" Awtand en Att^ 
^crgne , toutes deux en profe, i\ 
La Nef des Batdiies. Ce font des ptc- 
'ceptes fur Tart Militaire. i\ Le dtek 
chemin de V Hêpitd ^& tesgenifmt9 
trouvent par les émîtes & manière de 
vivre. Dtt KerMer ^ ni la Croix du 
Maine n'ont fait aucune mention de 
cet Auteur. 

La Nef des Princes & les pièces qui 
l'accompagnent ont été réimprimée! 



) 



■> 



15^ JHhf.f^rfir^rkffttjf. 
ti Cham> à Paris chez Michel le Noir Tari ïji'^ 

l. Le Recueil ou 09romi]^'$ des Ht^ 
fioires des Rojéuêmes dAujirafie ou' 
France Orientale ^. dire kpréfent Isor-' 
raine ,. de Hierkfatein ,. de Sicile^ & 
dé la Duché de iartenfemble des Saints 
Comtes & Evoques di T9ulx\ €onte^ 
nam feft livres , tknt en tatifê ^ qH*en 
WrAnfiiis: N^ncyt^o^. in-fil. Gothi- 
que, avec des figures en bois. lè; 
iyon 1509. in-fH,' \t. Nanci l'aies 
iif-j&/. La Méthode àt Champieràzr^ 
cet Ouvrage eft de donner la vie de$ 
£>ucs de Eofraifiid en Latin H eâ 
François tout de fuite s mais de telle 
forte , que le François n'cft pas unr 
jGmpb tradiiélrion duÇatinîitouvenr 
dn trouve dans l'un des garticulari^* 
tés qui ne font point dans Tamte; 
Aur^eftc iby a peu d'exaditudc, &> 
ce font plutôt des cfpeces d'éloges,^ 
que des récits hiftoriques, LcP.C^/-^ 
met croit que Champier cA le pre^" 
mier Auteur imprimé, qui ait été 
chercher l'origine des Priiices' de 
Lorraine dans la famille àt Godefroy' 
de Bouillon^ Se qui ait mis en crédit^ 
lés. fables, .qpi toat^ à' Aileron, fils^» 



dès Wmmes lUujfres: 25 1: 
Ittétcndu de Clodhn k Cheviln ^ kS^^CHÀia? 
premier Roi d'Auftirafie. -- pim*. 

^.Trat^ de VOrdre de ChevÂlmt: 
in-foL A/^ec l'Ouvrage précedcntt 
C'eft une inftruâion morale aux jeu« 
nés Chcvalictsv ' 

5. D. Simfhoriani Champeni^LH^, 
dunenfis ^ liker 4é cpêédruflici vit 41 
TheologiM j^fiUpii , JJirmetis Trifme'^ 
pfki dijèipdi jcum eemmentariis eju/dem 
Chamferiii Sixù' Philofiphi Pyth4£0^ ^ 
ni Endhiridion. Ificratis: ad Demani^- 
êum orsth Pr4ceprivai SHv^medicina^^ 
les de fimpticihu^^ eum nônnutlU in Me»' 
dicd facHltatis prMxim introdHSloriis^ 
QMdam ex Plinii Jwtioris praSiicj^^ 
T^^ophdttm GàllorHin fffadrttpticem eùL 
rmndem cempJeSiens hiftoriAm. Dé ittù ^ 
grejfk Ludovic! Xil\ Francorsm Regis^ 
in urhemGenHam. Be ejn/dem J^iSoriit: 
in Genuenfes, Regum francorum Ge^ 
neahgia. De Claris Lugdunenjîèus. Dr 
Gallorum fcriptorilms. De Galtisfum'^ 
mis Pontificihiés. EpifloUvarià ad entù 
dem Simphorianjim. hugànni i j çrj.in*^ 
fôL Gothique. Il faut parler de quct- ^ 
ques-uns de ces Qpufculcs. 

Le premier de qmdrHplici vitath 
^yiiè. on quatrç^ de viLafans^ dâ:: 



l j 1 Mém. four fervir à VHifl. 
S. Ch AM- ^'^^ longna , de vita catitus cotnféirém» 
PIER da^&de vita fHpracmleftu li eft daté 

cle rtiême que les fuivans de Tannée 

Le traite de Claris Lugdunenpbus 
cft fort court s après y avoir recher- 
ché à fa manière TOrigine de la ville 
de Lyon , & avoir park de ion EgU- 
fe« il palTe aux hommes iJluftres; 
c'ell-à-dirc , aux Saints, qui y ont 
vccu^ & finit par quelques Infcrip» 
tions qui fe trouvent dans cette vil- 
le. Leur petit nombre montre ^ ou 
qu'il a eu peu de curiofité pour ces 
fortes de Monumens , ou que de fon 
tcnipç il y en avoit ptu de decou* 
verts. La manière même dont il les 
- jrapporte , & les explique ^ fait voir 
' <^u*il ne les entendott pas trop bien , 
é(, qu'il croit peu verft en ce genre 
de Littérature. . 

L'Ouvrage de GaUorHm fcripto^i-- 
iu^ ne contient guercs que des Au- 
f eurs Ecclefiaftiques ^ fur la plupart 
defquels il fc contente de marquer 
fuccindement leursOuvrages. 

éT. LiMli duo. Prmus de Medkiva 
icUris fcriptoribHs , in quinine TraBa-^ 
tus divifiis , qHmm frimns doShffim^ 



des Haïmes Itln/fres. 2c i 
rum Mcdic0rim Uudes percurrcns c r« 4« 
Magis partes cmmemras & mrohat 
^egef^ue if ni in Medicims cUruerHM \ ^^^^' 
ficHHdus cfl de PhiUfophis, ^Hi in Me^ 
mcims çUruetHm ; Tertius de viris Ef> 
çlefiaflicis^ ^iin Mediçinis elarue^ 
nmt , & in ea Ane fcripferum ; Quar^ 
tHs efi de /salis , ^ui in Medicmuda. 
rsierum & fcripfentnt : Uluinsus de cla^ 

ns Medicis , ^ui in Gallia ^ Hifp^mia^ 
Anglia^^ & Germania cUruemm. Se* 
Mndns liber eft de. Legum Divinarum 
& Hwnananm conMtorib^s & fcrip^ 
torihHS , At^ite de Pfendopropheta mZ 
hmeto. SympL Campegii , &^ Sehafiia^ 
fsi Choppini^ Molifevicnfis ^ in legm 
Mahometicam Didogur, Campegii de 
Corpmtm , Ammarsffn^ue nmbis ; e§^ 
rmdemijHe remediis OpitfcHbim^ in 
duos pmitum libellfks < Primus imro- 
-dHaoritss eft ï^<P^dSicam GaUni; fe^ 

^i^ndns r^grimdinim AnimotmnçHra-' ^ 
ÙVHS. Religianis Evan^lica 0* Chri?^ 
ftiana ex Gemilim & PhihJophorHm 
^rgumemis tamprobatio. Ejiifdem Aphû^ 
ri/mi , Jhe CelleHignum médicinal ium 
UbelUs in decem capita divifits. Opéra 
J^ippocratij parva noviter de Gracoim 
Latintmf tradhOa , libris fiptem , An^ 



tj4 Mèm.pôurferviruC'Hip. 
5/Cham- dreaBrentio,Patavim, Imerprete. A-- 
dDiEfl, -: dexandcit jfphrodifttts de Fehribu$^ 
Georgio ValU ïntsrprcte. Ahxahdri 
BenediΠ:^VeronenJk ^Aphortjmi^five 
CoUeBhnnm iihllus de Medici dU/m 
ttgri officie :^itdd$H EfifleU ad Sympk 
X^ampegmm. LHgdHni%-^o€.in^%^. 

- 7. Liher de triplici difciplina , in 
tjud PUto7tic4t PhMo/iph/x libri très 5 
f^ocahularms \ five difficilium termina^ 
rum Natterai ts Philofofhidt ac Mèdici» 
ff£ expUnatioi ifideri Etymologidrum 
liber ifttàrtHî cum C&mmentario ; TheiH 
fogiétOrphic^iibritresiTheohgidTfif^ 
megiflicd de arcaftis & myfleriis tÀËe* 
gyptiarfim-parrionU xrv, de Republicày 
de Civitatis Lngduntnfit laudibus i de 
'Origine Civitatis Lugdunenfis & CU-i 

* ris LKgdmerifihHs. Lu^duni i^oi. in^ 

- 8. Le Triomphe de Louis XJh corS'^ 
tenant l'Origine & la deciinaifin dej 
f^emtiem^ ^ leur défaite à AgnàdeU 
Lyen i$o^.in^jf. L'extrait dts deux 
premiers livres de ce triomphe fc 
trouve aux pp. 3 37. & 344. âel'Hi'^ 
flaire de Louis XII . par Claude de Seyf 
y?/. Paris I ^ I j . in-/^\ 

^^J^rnH4 Lif^ic4^ & Phyfick. Lf^^ 



.i6w?/^l498. iii-4^- C'cftiin de fe$ |irc- S* Chak^ 
^micf s 'Ouvrages. ' pieiu 

lo. Dialogm in Magicéifmn Ariiw» 
dâfithêliûnêm^ Lfigditmriff'^\ Cet Ou- 
vrage a été imprime avant l*an i j 07. '- 
puifqu*il en eft fibtlh *dans une kmc 
■de cette amiée , qui çft 1 la tête de 
ion Jiyre ^e ^jHadruplici vit a,. 

^ I. Speeulwn ^ fivâ Epiteme Galê^ 
ni\ jfeHÎS^mi^ àhirt^iatHS ^ v^linci^ 
fiis & imnfeSus , quacùm^He in l/pectt-^ 
U^c^minehantHr ^ eamprehendem. Me'* 
^iftttprâpugnàdêlHm^inJfecHliêmMe* 
di^fta Galcm, Galenl vita.. De Ele^- 
Mefttis G déni Epit$ma. De genèratione 
^mimulinm EfitomaiDefaJfione nninf- 
ctÊji^^ue particHlà corporis ^> 0*, cura 
ipfarum^ ejui liber decem TraUatuwn ^ 
fivt Myamir inmulatHf^ Epitoma, SpU ' 
VA febrium ex Galeni liim ad ample» 
mentmn iibriMyéimir. DeGyndciisli^ 
ber ^ hùc efl^de f^ffionibus ÀùtUemm^ 
De Dynamidiis liber. De mêrbis ocula* 
rmn Galeni libri duo. Addkafitm Ta^ 
hda éfhnes materias & fingHlatesm^r" 
hàt comprehendem > &Confiantim A- 
phricani TherapeutieéU Lugduni 15 ii« 
iX5i^, 1517. /»-8*. 

i^yRofaGidlitAtiiiemimmrpracef^ 



S. Cham-^^ f«^ ^^ Medicam anem\ reSlam^Uê 
PIER. 'Vivendi formam flurirnïm eonHucumx 
unk ctm tiufdem Margmta prechfd 
de Midici & f^gri ojj^ÎQ. Parif. Jf 

cçnfiHi 15x4. 1»-^®. 

I j. Epitome Commentarifirum GstU^ 
ni in libres Hippocratis Coi. Centih-^ 
^uium If^gogicHm in Uhros HippocrOr, 
fis. Lugdnni \$i^. in-^^. 

,14. Médicinale BeHum inter GaU* 
fium & jiriftotelem gejim , ff^rftm hic 
Cordi , ille.attiim Cerebro fiivebat i ,iià 
dms libros divifum. Frimns Cerehn^ 
€4n'dis de principaliuHf humani çQrfii>» 
' fis contendemiitm continet certajnm: 

fi€Hndus Diana, & Vcneris atroçijjmêsm 
^onfiiSbtm cimîplèSitHr. LHgdurii ip^^ 

in-V' . , . 

15. Paradèxa in jinm- p^rvA^ Ga^ 
Uni. Lugd. i^\6JHr%\ 
.. 1 6, Symphpnia Platonis cwn Àrifle^ 
tele ^& GaUni am Hippocrate. Hip^ 
fQcrama Philrfopkia. PUionica Me^ 
dicina de dupliçi Mmdo, çunt SchUif* 
Spe^ulnm Médicinale PUtonicmn. A^ 
palogia Litterarim Mamaniortm^ Pa* 
nfhéiçHs Badins iyié'.i«-8^ 

17, Les grande s ffhronhf^s dfSge- 
fiet &vmiiaHSC faits des Dhcs d^J^rin- 

ces 



des Hommes JS^fires.-^ 257 
ces du Pays de Savoye, & Piémùnt. Pa- S. ChAM- 
ris 1 5 léAn-fiL II compofa cet Ouvra- pier, 
gc p<ir ordre de Loàife de Savoye^ Du» 
chefïc A'yingoHÎime , mcrc du Roy 
Franpis /. 

îS. Categorid Médicinales in libros 
dmonflrationwn Galeni, In ^uibus prd- 
cUriJJima cfuéejiie , & digna leStn , cjité ' 
CaUnus in demonfirativis Sermdnibus 
& Arifloteles in Categoriis & Natura- 
lium libris fcripfernnt , breviter per- - 
traHamur, LHgdnni 1 5 1 é". /»- 8°. 

19. Cribratio , Lima , & Annota^ 
menta in Galeni ^ Àvicennd , & Con^ ) 

siliatoris opéra. Lugdum 151^. /«-g®* 

- zc EpiftoU S, Anfonii Ma^ni jf?p- ^ 
/fw , cnm âxptanafionibus Simp, Cham* * 
perii. Item Ignatii Antiocheni EpifioU 
!$.& Miorum, Lugdum 1 5 1<?, in^£^. 

zi . MirabiUum divinorum himano* 
nsmque libri j v, Lugduni 1 517. in-j^. 

- 11. PraSica m v4 in Mtdicina -d^ 
émnibns Aforborum generihus , extrA^ 
diùonibm Gfétcorum , Laûnorum^ yf m* 
hum , Pesnomm , ac recemium Anto* 
rum , aurei libri ^uin^ae^ Ejnfdem li- 
ber knns de omntbm Fthrium generi»^ 
Ims. Lugdnni 1517. />-g^ ït BafiUé 

TomçXXXIL y 



S;Clt AM-, 2 5 i Jeannis Arcdani expofitio feru^ 
^UK^, tilis in primam F en quarti Canonis A^ 
vic€nn€'^ uni cHm- annotamentis Sym^-- 
phorjani Champmi, Latgduni 1518. //^^ 
fil. lu f^metiis 15^0. in-folj 

1^. Duellfim EpiJlotare^,04UU&^ 
JmIU antiqtêitates fkmmatim complec^ 
uns. Trophaum Chri/tianiJ/imi G allia '^ 
nm. Régis Francifci huJHS neminis pri* 
m.' Item cemplnres illuftrium virorum 
EpiftoU ad Dl Symph. Camperinnsi in^^ 
8^ pp. I ^o.r non chiffrées. A k fin o» 
Kt ees mots. Imprejfmn fuit prefens 
0pia per Joannem Phiroben & Joan^, 
nem-TDivineur AUinanos fimptibus hp* 
nefli viri Jacobi Francifci Dejonta Fh^ .. 
remini , Bibliopola Feneti. Annexa yiri^ 
ginispartH i^io., die 10, OSo^r/V. Le 
UlHellim Epifiolare cft un Recueil de . 
quel<}ues Lettres deSymphorienChami 
fier -6c de Jérôme de Pavie, Chanoi»' 
nt:Kcgulktde SyAagHflin.LcTro^ 
f^àum Fv^ancifci /.cft un Pbëmc tU 
£}z -court y (}ui porte le nom de J4« 
9imhe> B^JUides Palladins. . 

zfi^f^ita Armldi de Vithin9va. ft, 
Itat^te des œuvres^ de ce Médecin \ 
iHîprimocs à Ly9n ça ij zo. fie i j ji|; . 
in-'fof. . 



. • V- 



dts Hominés Ilh^Ml - ifSt 

i€. Vita Mefud. Avec fcs œuvres S. Cham- 
Mftprimées à Lyon en ^5^3. i»-8^ ,Pïiii; . 

27, La vie du Capitaine Bayard^ : 
Gemilhmme du T^aHphiné. Paris 15:1 j • 
in-^Wt^ Ibid. 152^^ m- S®. It. Zy^/i 
115^02- i»-8*^. It. fotts ce titre: />*, 
^tf/îri tft la vie du preulx & vaillan^^ 
Chevalier Bayard^ ^veefa Ginedogiç^ > 
tnife en lumière : par Âuguftin^arcaK- 
jiHxerre 1^34. /»-8°. It. traduite ca • 
Latin i Symphor. Campem liber de vu 
ta'& Meiribus Pétri, Terrain Bayardii 
cnm Pr^fatione Niçolai Q^ufrcetanu 
Bafilea ij^o^ in-i^: Cet Ouvrage eft 
rempli de fables &4in vrai Romany 
Champier le compofa en faveur de fa ' 
femme qui étoit de la famille de ce"- 
fameux Chevalier^ Il .fe faifoit un {% ^ 
grand honneur de cette alliance^ que 
d^nrs plufieurs de (es Ouvrages , il • 
s^ft hit reprefenter à genoilx avec- 
fa femme de vant Tirage de S'^Sym^ 
fhmen y£orï patron*, ia femme ayant - 
àfes [rieds les armoiries de fa famille - 
tnipardes de celles de Ci^mpiVr. 

lié De antiquitate Dcn^ui Tùmo^^ 
nenfii. Lugdim xji-j. in- fil. • , . 

29. Fetit livre du Royaume des jitJ 
'Mrém ydiS long-temps, après Bom^' 



2tfo Mim^ fmrfervir a VHlft, 

S CnÂu-i^^^^^^ ^^^'^^^^ * avecVanticfHiti& 
riEiu ^^'^'«^ ^^ l*4^cien9te CitiMitrofitkm^ 
ne & prifftace des Aliohrages , f^ienne 
fur U RhSne. Lyon lyij. /»-8^. 
' } o. DiéUogHe de la Cure dit Pbleg-- 

mon , elkfmt introdmti devifam^PlAeg^ 
immidirùs , Philochirurgus , 6r Mefeo- 
rus. Lyon i»-8*. fans date. 

^i. Le Miroir des j^pûticsires , an^ 
fnel ejt montré, comment ils errent eom^ 
munémem en ptupeuh fimfles Médecin 
hes eontre V intention des Grecs , & par 
la fat^ inteSigenee des Auteurs Ara-^ 
< hj , lefjueh ont falfifii la doSrine des 
Grées. Plus les Lunettes des Chirur^ 
gienj. Lyon i;f-8**. fans darc« 

32. Lès Prophéties^ diSs y& nratU 
ci nations des Sthylles , tranflaties d$ 
Grec en Latin par LétÔance Firmian-^ 
<^ mi/es en Rime Franfoife par Syntpb^ 
Ch^mpier, avec Commentaires d^êce^^ 
iui. in^j\?. fans da<e. 

} 3. G allia Celtica y ac anti^tatis 
Civitatis Lttgdunenfis ^ cfua caput eft 
CeUarnm ^ Campus ^ k Moritw Pier^ 
chameo , Ejuefiris ordinis vira' apud 
Carnutes in SattSi iMéortini Pripratu 
éditas^ De Origine Lugdurù. De politia 
Sfipftilicti Ltfgdune^s^ De^fedhiom 



' d^i H&mmis Illiiflres/ 2^1 
LHgiunefifi anna i^ihl^piMphiatug^s^ Cbaw 
ânnenfia. LugdHni 1 5 $j^. ^ 1 5 37. in- pjer. 
--^ ^> fc, traduit .^n Fra|^çors fous ce 
tinre : De t^i^f^^t^Ji^i^^ ,■ & no^ 
hleffif d^ la tris- ont if us Cité -dé Lyov. 
Enfemhlt de ta B^ebnnc & conjuration 
PM rébellioji du pafHtlaire de la ditt fail- 
le ctmtre les ConjiilUrs de la Cité , & 
fiBtablei Marchands ^à caufe des hleds^ 
faite en Vannée j^z^*nn dimanche jonr 
de S\ Marc , trud. da Latin de Mejfire 
'Mcrin Pierchâmp far Theophtle du 
M^s , de S. Michel en Barrois.. Lyon ■ 
1549. m-8*'. L-Hiftôirc de la (édi- 
tion eft un Ouvrage qticle dép'u ar- 
ya^ha à Champier, Voici jju'cilc en 
fot Toccafion. Champier aVoit dans 
un temps de difette fait de grands 
amas de bkd dans Tlfle Barbe ; le ' 
peuple qui l'en foupçonna , alla piU 
ier fa maifbn de celje de deux de fes 
voifîns^ Marchands fore riches, donc 
Fun $*appelloit A^^rz». Champierpi^ 
i^ué au vif publia auffirôc cet Ouvra*- 
gc , où ii ren verfa fon nom , çn ^'ap- 
pellant Piercb^àp « au lieu de Cham^ 
fitr^ 6c aioùtâQt à ce nom cclçi de 
Morin^ Le Theef^hije dn, Mas , .fous 

le nom duquel il a donné h ttiàtxCz 



- \ 



i^i Mitn. fourferuîrirtiiji' 
S/CHAM-tion, îicft autre que lui même. TI 
MER.. s'éft cacjié ainfi ^^ pour avair la liber- 
té de répandre ptùs librement des 
lèiiangcs fur far perfonneé 

34. Ecclipà IsHgdnmnJh Hierar^ 
chia, quAeff Franci£"prijna fedesi^ih 
tare Symph. Champer. Eugâum 15 57. 
in^foL It. traduite cnr Fran|oi5 pac 
Ch'ampier lui-même , & imprime* 
avec Ja traduiftion de l'Ouvrage pre*. 
cèdent (buis ce titre : Hifloire des An^ 
tf^fiitét de là vilh de Lyon : Enfemble 
de la Hiérarchie de l*Egltfe de hyàn^ 
extrait de là defcriftion dur Seigneur 
Çampefe fmr le Jkur de la Fan)ergje-,\ 
revH & corrigé far M. LeonarÀde Im 
Ville. £/t«^ 1548. C^ 1574. fl^•8^ Camj^ 
ftfe ^dela Faverff , 6c Léonard de ta 
Fille ne font autres que Sympk 
Chamfier ^ qai effedivemcnt étoit 
Seigneur dé la Faverge. Il y a bieÀ ^ 
dès fables dans tous cts Ouvrages* 

3 5 . jinnotamema\ Errata , & Ca^ 
Jkgationes in Avicenna opéra. Avec 
iés ceuvres de cc^t Auteur imprimées - 
zLyon en 1 5 ii. î»-4^ 

3^. Symphonia Oaleni ad Uippo^ 
cratem^ Celfi ad Avicennkm ^ cmn^^ 
00morHm Campis. Coffra ArakHm^^ 



des Hâmrnes Ittûjlres. zg^ ^^ 

doSrtndmpro Galeno^una cumfeSisS.CnAm 
amiqmrnm Medicorum. Lugd. ïJ^S-PiERi 
^ I y 3 li in-i^. Champier ^ homme 
et mauvais goût/ pi'cnoit plàifir à> 
faire allttfiôn'à fort nom, en dôiitiant ' 
àTcs Ouvrages le titre de Campus s 8c 
c'eft celui qull a intitulé ainfi dans ^ 
ce IVccueil, que RnbeUis a eu en- viic, 
lôrfqu'il a rapporte fur la- fin de fa^ 
BSfcliothequc clé S. nSor^ Cdwpï 
Cly^eriarum per%. C; 

yj. Clandii Gàléni Férgamcni //r^ 
fhriales Càmpi in tjUMtuor Ubras congé- 
'fit & ctnnmentariis non posnitendis ill»-^ 
firafi. Clyflerionm Campomm Jicurr^ 
dftm Gâleni Mentem tiheUtis Htilis &^ 
mcejpiriftf. Ejkfdèm ehamperii dé ' 
Phlebotomia libri duo. BafiUés 15?2- 
in^-fii feuiil.77. Efcs deux livres fur^ 
h fajgncé, ont pour titre particu- 
lier : Difciptdtio ^pHogtticM , qua do- 
eetttr per qué Iffcd fkngnn miiti debeàt^ 
in fibriwn infiénmationibHs , prafonim ^ 
in pleHritide\ e^ tràditionibus Orébco* 
ri§m\ jimbkin ^ Pœmntm^ Ntotcri^r 
ewHm Aîedicorùmé 

- 38. Cttfiigationes &' evîfnddtiones f 
Phàrméicopolarttm , five jipothecarïêi^ 

rmn^ 0C jîrAhmM^dk(^fm;Jl^fiiè^^^ 



^^ z6j^ Mim^fourfervirirHifl. 
Iffti AM- Serapioms, Rafis , j4lpharabu ^ & aliç^ 
PIER» ^^^ JHniorttm MeeUearum in quatuor 
libros dhifd ; in quai tjuidquU Afud 
Arabes frratum fuerit /fummâ diligen^ 
ÙÀ confffinm e^. Qujbus adjungitur 
Officina j4poihecariorum , & jumorwfn 
Medicomm. htm de Phlebotomia^ five 
fangnims mijfione, & prafertim in Pieu- 
ritide , ex opimonihus Grdcorum , quo^ 
. rum diSa in plétrifijue non intellexe- 
runt jimbes. Item de Vinis febricitan* 
titm ex trudimnibus CrdCùnm , Ara^ 
bum ^ Pdsnorum, ac confirmationibHS 
Sacrarum Litterarutn, Lagâmi 1532. 

j^, Epiftola refponfîva pro Gtétco- 
tum défenfiom in Arahum errata, lAig- 
dunix^\l.in-%^, 

40. Hormi GallicHs , pro GaUis , in 
CalliafcripîHS , verumtamen non minus 
Jialis^ Germants & Hifpanis qitàm 
Callis necefarius ; SympL Campegio 
Autore , in cjuo Gallos in Gallia cw- 
mum Agrimdinum remédia reperire du* 
cet , nec medicaminibus egert perègri- 
ms , efUHm Deus & Natura de nscejfa- 
riis unicuique Regioni provide at, Ana^ 
Idgia Meâicinarum Indatum & Gal^ 
Ikdrum in qna Gallos in Gallia omnes 

M4di^ 



des Hommes IlÎHpres: tèf ■%• , 

2lfedicmas Ux'ativas G dits fteeeffkrias ^ >* ^^ 
reperire docet , Heç medicaminihus eie- 
re peregnms. Lugdunt i j j 3 . /«- 8 ®, fpi 
85. Ccft un (Jçs meilleurs Ouvrages 
de Chanjpier^ auflî bien que le wi- 
vant , qui tend au mênic but# 

42. CampHs Elyfîns Gallià4mœnita>^ 
te refertHs y in quofunt Aiediciriét cm-- 
pfité^ Hsrha & PUnU virent es. In 
^M qHidquid apud Indos'^ arabes & 
Tœnos reperitur , apnd Galles npmri ^ 
p9ffi demonjlyatur, Apologetiça difcepr 
tatio^ ijHa docethr anfangiùs mitti ^^- ^ 
beat in Caufme^ & fub Cane ^ aut pro^ 
fâ canem ^& an Pharmacia fortis dan-^ 
aa fit in principio febrinm Arfivarum. 
Spéculum Medici Chriftiani dç inp- 
tuenio fapientia cultu ^ ac de veris & 
falutaribus animi & cêrporis remediis^ 
De Theriaca Gallica libellus. Lugduni 
iy^3. /i/rS^ pp. 135. D'autres Au- 
teurs ont conipôfc des Ouvrages où 
n fe font propofé les mêmes vues 
par rapport à leur pays -, tels ont été 
Jean Bevèrovicius dans fon Ai/rel^x^tx 
. Batavia ^five introduSiio ad Medici^ 
nam Indigenam. Lugd. Bat. \ ^"44. />- 
II. Thomas BarthoUn dans fon livré 
de Medicina Danorum dmejiica. fiaf^ 

Tome XXXIL Z 



r 



y 



i 6é Mim. pourfervlr d l'Nifi. 
S.ChâU'^^^ i^tf. in-i^. Antoine Confiantm 
vitK. ^^"^ ^^ Ouvrage qui a pour titre : 
Brief traité de la Pharmacie provincia- 
le & familiaire , fuivant laquelle la 
jMedecine fêta être faite des remèdes 
qui fe trouvent en chaque Province ^ 
fans qu*on foit contraint de les aller 
mandier ailleurs. Lyon 1.5 97* in^i^. 

42. Periarchon ^idefl ^de princifiis 
ettriufyue Philofophia , in quo pracla^ 
nfflma quaque & digna leilu ^ qua Ga- 
tenus in demonfirativis Sermonibus ^ C^ 
Arifioteles in lihris Naturalium difci^ 
plinarum , ac Timaus Locrus ^ & Plat0 
in libris de Vniverfo fcripferuvt hrevi'» 
ter&clare , & placidoftylopertraElan' 
tur atqae declarantur fententia. Lug^ 
Jfini i^i^. in-S^. 

43* £p{ftol^ Phyfica Campegii^Md* 
nardi , & Coronai de tranfmutatione 
MetaUorum , ad Régies Mfdicos Ca^^ 
pellanum & A4iUtum. Defenfa jivi^ 
cenna ^ Laurent io Frïfio Autore* Epi^, 
fiola kefportfiva Campegii in Laurett"^ 
ùum Frifiwn, Lugduni 1533. in-i^. 

44. Police fubjidiaire à celle quafi 
Jnfmie multitude de pauvres^ que la vil'* 

le de Lyon nourrit. Lyon i j 3 1 . 

45. Çribratio Medicamemorwn fcre 



inmimn ^ in fex digefia libres. His aç- 5, 
stjfirum Quê^h atirea 4^ exhibitione ^^^^ 
MedicinarHm venenofamm » de Mix» 
torum generatiùne ; de ccncretis & ab^ 
, ftr^Qis i Af^Ugia in AçiuUmiam, ^m^f 
VMH HfitrnfcorHmy ac centra ^vic^^ 
namiSr Me/kimAnt^nii Qdfri^^ Xi(gr 

4^ GMcam Pema^hamamim^ Hhê* 
k^bAro , Agârico , Matma, , T^rcbwr 
thina , & Sene , GaUicis confiàns^ Ckm 
Dimati.4 MHtiis.^ Aî^dici Raffifini^ 
. MpifioU deTerâbinthina re/méfiêcuh/^^ 
sibas. Lngdam 15 H. /»*8^^ 

i^j. Le fondement &Origin9s 40s ti» 
4res de NM^ ,, & des Biats de teml0$ 
Nobles , avec la manière de fai^iielef 
Rois d^ Armes , fier/mlts ^fow^vatm 
lefecret de F Art d^ Armoiries > & l*iffm 
ftruWon de faire des Combats. Sàm 
:i5jf, i/^u* ït. Lyonijjj. in-it. 

48. Genealogia LotharingoramPriMr. 
£ip9m.LugdMmt$i'j*in'fil. 

49. Li^ifeftem de DiaieSica ^ Ahe*^ 
iorica , .Ceometria , ^rithmetica, Afire^ 
nomia ^ Mufica , Philofophia Natuta^ \ 
li ^Meeticina & Theolùgia y item de Le* 
gibus , & R^uilica^ eafue Philofo^ 
fthia ^mu 9¥^ é Moj^b^r tr^St^u, 






. I 



iét Mtm. pûHrfirvird VHifl. 
S.CfîAM^ Héc oninia funt iraStdta ex Arifioteiis 
riBR. & Platonisfementia. Safilea i j 37. in^ 

5 o. De Monarchia Gallorsm Camps 
, ûwrei ^ ac de tripUci Imperio ^ videli' . 
C4$\ Romanoy Gallico ^ Gertnanica ^ 
nna <:mn geflis Heronm ac omnium Im^ 
feratormi^ De anticpM nobilitate Domns 
Titrnomd. De Gallia Çelùcét afififuita" 
téfîf i & rébus variis civitatis Lugdn^ 
nenfis. iMgdHni 1537, /«-/S/. 

j I • Interpretatio ex Chaldaico Epi- 
fioU Leonis Philofiphi Imperaioris Çon- 
fiantinopolitani ad Omat^m Regem Sét- 
racemrum de veritate Religioms Chri- 
fliana* A la p. 240. du 15^ tome de 
la Bibliothèque des Pcrcs, de TEdi- 
doh de Cologne. Cette tradudion de 
Champier k trouve auflî dans Ion 
Ouvrage de TripUci difiiplina , im- 
primé en 1508. & marqué ci-deffus 
au N^ 7. . 

52. Annotamenta\ errata & Cafli^ 
gatioms in Pétri Aponenfis opéra, h^ te 
les œuvres de cet Auteur, Preneurs 
1548. in-frL 

55. Quorumdam Neotericorum Mo» 
dicorunt Catalogus , ^ui noftris tempori^ 
éns vixermi Ce ÇataiQgue de Çhm^ 



^tdts Hdmmes Illu/ires: iéf 
flér^ qui cft-fort fuccinft, fc trou-S.CHAîir^ 
ve a la fuite d'un autre intitulé > //-pier. 
lufirinm ÀfedicorHm\ ijui fupmori ft^ 
euto fiomerum ac fcriffernnt , Viu , 
ftjfrRemaclHm F^fcbinm. Parif, i$^x^ 

j4. Il a fait c(es additions François 
fes au Guidon de GUi de Cauliac^ 

2m ont été imprimées avec le Gui* 
on à Lyon l'an i jio. fuivant ^ 
yerdier. . . - 

Il a eu deux fils, l'un appeUé-rf^/i. 
Uine , qui £ut Gentilhon^ne du DuC 
de Lotraine > l'autre nommé Claude 
Champier^ c^i dès Tage d« i8. ans 
com pofa un Traité des fingulariUi i^r 
Gaules y où font décrites les Villes ^an^ 
tïcjmés d'icelUs ,. Fleuves & fingulari^ 
tes ^'/Cf «AT, Imprime à Paris l'an 1538. 
in-ic. & à JDywi en 155^. & îjyj. 
in-iS. à la fuite du Catalogue des an» 
^viennes ireBiûns des VilUs^ & Cités des 
Gaules , far Gilles Corroz^s. Il donrta 
depuis un Ouvrage , que je fupppfc 
différent de celui-ct , & que le P. h 
Long marque au N^ 3 k de fa Bibiioy 
the^ue de la Frand fous ce titre» 

Catalogue des trois^ iÇauler^ CeltU 
que , B figions & A^uitanique, Parit 

Z uj. 



17^ J^i^'f^^fi^rktHî^. 
S.CîïAU-Tjé'o. in^i€. In Lycn tp^. in-iiS^ 
9X£A« Deux de fes Neveux ont aufli àot^ 

âé quelque chofe au Public. 

Où a de Jean Chawpier. 

CoîdogHS librofum Gâtent ^ & qf» 
hi fini ifrdine legendi. Dans la Critra^ 
m MeMcamentorum de (bu Oncle,: 
LHgdnni 1534. i»-8*. 

Une lettre à Symph. Champier d»* 
^e dit 23. Juin 1532. où il fait TE-* 
loge de fon ffortHS Gallicus. A la fuî- 
tô de €ct Ouvrage. Z^^» 1 ^ 5 3 . iw- 8 ^. 

Jean SrHferin Champier t publia 
les Ouvrages iumns. 

I>e re Cibaria Ubri xxtu (mnium 
Ciiorkm gênera , àmnihus gentinm mo* 
ribm ufu icémpfobata èompleSentes^ 
iMgd. i^Co.in-i^. F rancojkrti 1600* 
m-^. Ab Othone Càfinanne revifa; 
tbid. lévi^in^i^^&NmbergétiC^^i 

Averrûtf CatîeSaneoJTHm de re Me^ 
Sca SeêÎMes très. t. Defaniiatisfiinc^ 
Hméus ex Ariftotelè , & Galerio. ÎI. 
De fanitoH tuenda ex Galène^ III. Dâ 
Curandis morbist i Jeanne Bruyerino. 
Canipegtû Latkxhate donata. Lugdunl 
>537. in'4\. 

IieC$rde^eJHfféefactdtatibusAvi^ 



dti Hûmmes lânfiresl 171 
>€$nnii libellus y hanne BrHysrmo Cam- s. ChAM- 
fegio tmerfrete. LugdMni I559-/»-8®.i>ibr. 

V. Les BiUi^thefues Françoifif dû 
U Croix du 2Haine & de du F^erdlen 
Les divers caraSèeres des Ouvrages hi* 
ftmques du P. Menefirier. p. 1 5 4. Syt^ 
labus fcriftorum Fedenamùi Anèreé 
Hoffkti.f. 527. UMiftoire Littéraire . <■ 
de Lyon du P. Çolonia tom. i, p. 478. 
La Bibliothèque de Gefner&fes Àbre* 
ges. Msrckyni. Lindimim renovatm. 
Tout ce qu^^n cA ttouv€ iimt ces 
Auteurs ëft fort imparfait ^ 



V 



'm^m^^mrmmfv^m'mrmMtmffmÊummmimmff^ttf 



JEAN ISAACPONTANU& 

JEAN tfaae Fontanut naquitcn j j p^^ 
1571. à Heljinoor , viUe^de Dan- ^^^^^^ ' 
nemarc ^ dans l'Iile de Seelande « de 
Parens originaires èiBtarlem dans les 
Pays-Bas, qui fc ttouvoicnt alort 
^ans ce pays , pour des affaires po^ 
l>liques» 

Ce qu'on içait de fa vie fe tttaifi. 
ne à peu de chofe» Il demeura, penw 
4ant trois ans auprès de Tycho^rahi 
ilans rifle à'Huen ; il fe €t enfuiti^ 

^OBL if(>u recevoir Doâeur en Medpt» 

•v • • • • 



xjt Mim.féurfervir4tHifi. - 
XI. PôN-cinc à Bap ^ & enfin il fut chai(î 
T>>.Nus, pour profefTer la, Phy fi<iiic & les'^Mar 
thématiques, dans le Collège è^Har^ 
dern^icken Gu.cldre. Outre cela le 
Roi de Darnnenlarc ChrifiUrn IK 6c 
les Etats de Gueldrc rhpnorercnt ic 
la qualité de leur Hiftoriograpbe. 
^ 11 demeura tojût le ïefte de fà vie 

à Harderwick, & refiif a une chaire 
• àt Profcfltur en Langue Grecqi^ & 
en Hiftoire qis^'on lui ofirit à Grontn^ 
ff$e avec 800. Ecus d'appointemens. 
Enfin apjrès avoir marié uiic fille 
nommée Anne, qu'il avoit^ à Antoine 
MatthiûH , Jurifconfulte d'Vtrecht ; 
iimoiirui: en ïé'40. âgé de ^^. ans. 
Catalogue de fcs Ouvrages. 
I • DiffHtatio d$ Rationàlis Animd 
facnltMe. Lugd. Bat. 1593. in^/^\ 
1, MAcrobii Opéra cum ^ajUgath-^ 
_: nihns & notis Joh. If. Pomani & Uan- 
ti'is Meurfii. Lugd. Bat. 155^7. /»-8^ 
Lfs notes de Pentanus fe trouvenf 
* dans les éditions de cet Auteur faites 
depuis à Leyde tTk.i6x%* Se en 1^70. 

3 . AnaleBotMm Ubri très , in cfwhût, 
ad PJautum , Apuleinm , Senecàm , ac 
f animai Hifierim anti<im.^ & Poi^, 



"> 



des Hommes Ittufiret: 2*7 f 
'^ï , Cinfiêrdt. Rojiùchii 1595, îir-4®. j j p^ 1 . 
' 4. D^ -i^af« Hypochoniriacif The^ t a^ "^ 
y&/ />rtf Mediciné LaHrea. BaJUcê r^cK 

5 . Itinerarium GallU Narhonenfisl 
Carmen , tki» ^i»p//i7i appendice y id 
efi , univerft fsre Gallia dtfirijnicnje 
PhiMûgUa & Politica : Cm accedit 
Glojfarium prifco^Gallicum , Jeu de lin^ 
gua Gallorum veteri Dijfertatio. Lugd, 
Bat. \6o6.in-i2.. 

€* Difieptationes Chorographica de 
Rheni divortiis & oftiis , eortmque ac^ 
fûlis popidh , hr quibm Geagraphi & 
I Uiftorici anti^Ht illuflramur , & Àpr^ 

vis Philippi Cluverii Imerpretafhniù 
bus vitfdicantHK jimflelod. 1^14. in^^ 

j:.. Earumdem difceptationwn vàva 

Syltcge y adverfns etmdem Cluverium^ 

Hardervici 16 ij. in-V^, Fomanus st 

attaqué le fentiracnc de Cluvier fut 

cet article a/vec beaucoup d'érudi*^ 
; tion , mais avec trop de vivacité Sd 

j trop d'injurjcs. D'ailleurs la matière !; 

' «ft fi obfcure d'elle même , <jtfii fe- 

,]>oit impoffiblc de décider qui des 

^eux à raifon. 

i^VrigùtHmFranetcanm Ubri vt«. 



«74 ^'»>'P'»fervirirHtfl. 

fnms feda , slU^ ^d Gémis m GéU 
has iTMi/ttim , varias viOmas iM, 

«i«^«»M«r. Hardervici Uig, i„..o ^ 
*imde ral0is prétend que Pontama 
« ctoït guercj vedS dans h connoif- 
tance des anriguicés de France. L» 
Kffembiance qu'ii a prétendu ùitc 
Toir dans fw Ouvrage entr* les dog. 
mes 6c h difcipline des Calvinifte» 

i ^«w* le livre à V/»de^ p„ „û £,^ 
tiet daio. Mil iSf^, 
j. Ofiçria Vrhis 0- m-sm Amflti 

uAmfichdam igti,in.fol. Sweer^ 
l/ia a fort mal |«rlé de cet OuvMgc.^ 

fm , Vit cm, Hifiarieum aferet,fH^ 
rnebaur, & ^^d infini J divinit 



éks JUcmmes iSufires: i-jf 
S/pmt4tHr , (jH4tfi omnium nefcins hoc S* I. FonQ 
finm fkeii. Pontanm crut devoir re- tAhvs* 
poiulre à cette critique \ & publia 
pour cela l'Apologie fuivante. 

I à Joan, If: Pomani jtfolop^^ pr& 
Us , qua$ hiflorU fu£ rerum & t^biy - 
jimfielodamen/ÎHm fabimie inferm, tx* 
êwrfknibns ,. CmmhU fréfenimfiicra-- 
ff$e immmata ffeftamibm ad K. CL 
Ffémcifcum S^weeniêun ^ jinmerfien* 
fim. Amfteloddmi f^iS. w-4®. pp. if . 
Pomanm , quotqu*alfez maltraité pat 
Sweirtius , repbné^ fur chaque point 
de ùr Cenfiire xvet une modeiatioa 
£s une poiiteâe -, qui dévroient fer« - 
wix de modèle 1 ceux qui veulent 
fcfuteif le$ critique» ^u'oa fait lie 
jkms Oiivf âges. 

11. Roberù Bite$ TraEl/ifHS deGU^ 
ils ruognitm ^obfervationibupjm HIh'* 
firéUm & éttêSiiS. Amfi^lod. 1^17. in^ 
4^ le. Oxonii 166 $. m-i*". Cet Ou- 
vrage âVoit été imprimé pour la pfe* 
xniere fois à tonUres l'an 1595. w-8^* 

11. tfêUin Martialis Epigrémmar 
#4. Dans une «ditioa de cet Auteur 
ÎFaitc à Leyde cfi i^i5>. in-i^. 

j ) . fUmus cum mtis., Amfielodam 



\ 



lyé Mini. poUrfervir à ^fjfS/f. 
% I. PtfK- 14. Nold & ohfervationes Polit Jtfé 
tANos. dd lib. I. L. jinnéd. Flori^ cum Orjt^ 

tiâne Ifagogica ad emdem Flontm. Awh 

15. Nfou in Semcd Tragi^Mas. Lugcl, 
Sat. i6to* in'%\ 

i^, Poliwatum Uhri vi. in quUtu 
Iter Gallia Narhnenfo , EpithaU'^ 
ma ^ J^picedia^ Epigrammata. Amjhh. 
t^lA' in-i^* Bûrrichius prétend qu*U 
n'a paf mal tkv^ffi dans^quéiqués-uncs 
, ** de les Poëfies y mais J. predme Gro^ 

mvim le trouve froici d^tns fes Epi- 
grammes. Scrivtrim jugeoit. auffi pctt 
favorablement de fçs vcrs.v cztPonr 
tanm ayant fait en un feul vêr^ cette 
Enigme fur le trou. . . 

Die mihi ^nid màj^sfiat <fMo pluria 
demas î Scriverias repondit fut le 
champ: 

» Pontano demaiCarmina ^ majitr 
^^it* 

17. De Pigmais Thcoremata. Har* 
dervici 161^, in-jj^. 

18. Rernm Danicartm Uifioriâ lU 
6ris X, unaijue um ad domim ufafHjs 
Ol^nburgiaam deduSa. Accedit Cho* 
icagyaphica Regni Dania Hrbiu%(]He de- 
f^riptio, Am^dod. 1/3 1. m^fiL Cettif 



lîiftôîrè^ qui cft cftimcc , va jufqa'cn r r p ^^^ 
1448. Pomafius n'y a fait prefquc * ^• 

o t ^ '^ . ". TANUS. 

que copier Saxon le <jrammmrien , 
&. principalement Hardi finit» 
fild , qui avoit écrit fon hiftofrc en 
Danois -, ce qui la fait appeller le 
f/jiitfild Latin. Il en a fait la fuite^ 
qui eft demeurée Manufcrite dans la 
Bibliothèque de Cepenhague. 

1 5Î. Hiflioria Gelrica iihri x i v. Pra^ ^ 
ce dit Ducams Gelria ^ & Côwiiatus 
Ztêtfhania Chorographica dsfcripiio. 
Hardervici \6i^. i/^-J^/, Cet Auteur y 
dit Menekfn dans fes additions aut 
Jugemens fur les Hiftoriens par M. 
TAbbé Lenglet^ eft fidèle, flèt, & 
bien verfé dans l'hiftoire des Pays- 
Bas tant ancienne que moderne. Il 
s'eft fervi des Mémoires de Paul Me- 
rula^ & de ceux de Jean Leontius. 
A^end van Sliçhtenhorfi a traduit cet- 
te hiftoire en Flaitjand, & y a fait 
de grandes augmentation. Satra- 
duâion a été imprimce^à Arnheim 

en 1^54. /«-/W. 

%o. DifcHJJtonHm Hiftortcamm HM 
iu9 ^ quihus Pracipue (juatenus & cjHod^ 
nam rn^re Iwerum vtl non liberkm cUh- 
[umqHe accipicndum difp:cltHr,expcn^ 



lyt Mhn. fnmrfirtnri tHip. 
51. ?oti* diminue. Hardervki 1^37. m-S^. Cet 
ïAwus. Ouvrage cft contre celui que /• 5V/- 
den a intitulé : Mare Claufim. 

21. EpiftoU. Dans la Sylloge Epf» 
fioloTHm P^ariomm , imprimé à la fui- 
te à* Andrew Alciali camra vitam M9* 
nafticam EpifloU. Edsnte Ant. Mdt^ 
thito. Lugd. Bat. 169$. in-%^. 

11, Differtation du S f avant Jean 
Ifaac Pontanhs , au il répond aux oh* 
JeElions de ceux ^ui trouvent trop dâ 
difficHlté à la recherche d'un paffage 
par le Nordi& akil propofe les moyens^ 
fui paroiffent les plus fàrs pour réuffit 
dans ce depin. Elle fc trouve à la p» 
188. du premier volume duHecueîi 
des voyages , ^ ni ont fervi a l'établi fer- 
ment & aux progrès de la Ctmtpaffw 
des Indes Orientales , formée dans les 
Provinces des Pays^Basi publie par 
Conflantin de Renneville à Amjlerdam 
fan 1702. /«-II. 

V, Eranf. Stuertii Athena Belffca. 
Valerii Andre^ Bihliotheca Belgica. 
Alberti Bartholini de Scriptis Danê'* 
rum liber ^ & Joannis Midlm Hypm^ 
nemata. 



des flùffmes llUJirts. rj^ 



M ARGUERIN DE L A B I G N E. 

MARGVERÏNde U Signe na-i^. ^j ,.^ 
quit à Berniereï-U^Patry^izxïS^^Q^^^ 
le Doyenné de P^ire , au Diocèfe de 
Sayeux ^ fous le Rcenc de François 
L d'une famille noble & ancienne 
de Normandic.NSa mère nommée Dh 
Tan fortoit de la Maifon des Barons 
^In^ande zw KxiY»i^ 

Il fit fes études à Caén , où il prit 
le degré de Licentic en Théologie , 
ic fut même Redeur de TUniverfité. 

Mais les talens dont la Nature i'a« 
voit pourvu , meritoient bien de pa- 
îoîtrc fur un plus grand Théâtre, 11 
vint donc à Vam ^ & y fît fon cours 
de Théologie en Sorbonne , après 
^uoi il prit le bonnet de Dodeur. 

Ce fîit alors qu'il donna des mar« 
ques de fon zelc contre les Héréti- 
ques , & qu*il entreprit de former U 
Bibliothèque des Pères , pour Top- 
pofer aux Centuriateurs de Magic--, 

PûUrg. 

3on travail ne demeura pas fani^ 
wcoxnpenfe. Il fut pourvu d'une Pre- 



r 






. ^ bcndc dans rEglifc de B oyeux , & de . 

Jl. DE LA^^ ^.g^j^, ^^ -Scholaftiquc , dont U 

■ ^^ • charge eft de diriger les Chantres ou 
les Chanoines , lorfqu'ils Ufent Jes 
' Leçons. On l'cleva enfuitc à ceUc 
dc'ThéologaL 

Quelque temps aptes il quitta cet- 
te dernière place , pour être Grân4- 
Doyen de, TEglife du Mans , ^près 
la mort de Frdnfois dn Parc fon On- 
cle maternel. 

Quelques-uns le mettent au* 
nombre jies Abbcs Commendataires 
^jûrdenne près de Caen , & veulent 
qu'il ait pofledé cette Abbaye pen- . 
^ant i8. ans , depuis l*an 1540. juf- 
qu'en 1558- Mais les dates ne peu- 
vent y convenir ; Marguerin de U 
Bigne ^ Abbé è!Ardemie mourut au 
mois de Décembre i^^f* & notre 
Auteur lui a fur vécu 32. ans. 

U fut .député aux Etats de Blois 
en 157^. & il s'y fit beaucoup d'hon- 
• neur. En 1 5^1, il fut encore député 
par le Chapitre de Bnyenx , dont il 
étoittoûjours Chanoine, au Concile 
Provincial , qui fe tint à Roiuti la mê- 
me année. Il y foutint fortement les 
ificcrêts de fon Chapitre contre les 

entre* 



\ 



imtfrcprifcs de Bernardin de Saint* y[. de lÀ 
Franfûii, Evequc de 5rfy^«w .• ce quîBiGNt. . 
lui attira de maiivaifcs affaires ,ayan* 
^té après cité devant Antoine Gayant,^ 
Officiai de cette ville.- 

La mort de TEvcque arrivée le 
14. Juillet T^ii. parut terminer les 
difputes: ttiûs* Mathurin de S^ivon* 
ftieres , foh fuccefleur, ayant Jfcprîs^ 
le procès commence devant' tOflS-; 
cial , de U Bigne aima mieux 'abaÀr- 
xlonner fes bénéfices qme les ctudeSy 
Se fe fetir»^n I j 89. à< Paris où Vx)W 
croit qu'il mourut là même année. 

Catalogue de fes Ouvrages.. 

t. BiblioihecA Feterum Patrum &^ 
4tnti^mrum Seriftarum EccUJiafUco-i 
rum y Latine ; fer MargatinutH de- lé' 
Signe, Parif. 1575. ^fniv. in-fil. i^ 
totn. jippemiix^ fiveieenus noms. Ibiit' 
h$ ysTi in-fiL De U Signe eft' le pre^ 
micr, qui air «ntrepris une. fritliothc-^ 
,que coriiplete des Ouvrages ides Pè- 
res, -dont il donna en 158^; "une 
jiouvellc édition en newf vol. in-foL* ^ 
l.'Ouvjfage Ok depuis-été bien augmc* 
té à idiffercntes rcprifcs jufqui l-^ar» 
^^77. pu'on en puwia \h» \ Lyon^i^s^ 
3ff. ffoi. ifi-fok, , 

ImeXXXli. 



iSi Mêm:pàUrftrvirM V7t^. 
M. Dz LA ^* StéUHté SynodalU Tdr^nptim 
£iGKE* £fi/cùporum , <jalonh Cardinalis ^ O* 
ibmt jS}* .Wdlitlmi ; Ittm Pétri & G4/- 
}$çm. SmoniwtJîumArchifpifcQporHm De^ 
dgreta primwn édita. Pmf. 1 578. i»-t*^ 
• 3. S. Ifiiori HifpaUr^s Opéra ^ ^h- 
4io JUargarini Bignau farif. îy8©. /»• 
j*^. On a donné depuis en kToj. une 
.xéîttoft plus ample ^e:cet Auteun 

V. VHi^êire in Dio^fe de Soyeux: 
fât M, fiermanu p, 442. Les Origi^ 
mes de la ^iUe de Coin par JH. Hniet: 
f. 4t^«Ce«qti*on en tfouve dans ces 
Jicvtx Auteurs n'eft pas sout à £ak 
xxaâ:. 



IPIERRE jyHOZlEîL 

.2i£A« *^ /eUleUtx. Jaillet 1591. d'E-; 
i^mw if /sftwuVr, fameux Avorat;^ 
natifs 4l€ Sdm^ "Bc âa franfoifi de 
S'etlien 

ll-reçac une excellente iducafiott 
Jteibn père 3 -^i ramena à ^aris^ 
;pouT:y teire ies études.} -mais il fi*f 
demeura qti'tin an ^ -farce que la ibî- 
ïlcfTc de ià ^vue ne loi yrnacrtoit 



les Timmes iBHflreu 12 8f 
ilc les continuer fans danger. p, n*H©«^ 
Après la mort de fon pcre , jrefo* xibr> 
Itt à .prendre le parti des Armes , il 
revint à JParis en i^rj. & fe mit 
«^ans la Compagnie des Clicvaiiai- 
Legers de M. de Crequi Bernicutes ^ 

.chef 4e cette Maifon , qui tccher- . 
xhoit alors fa Gencalogic. L'inclina* 
tion naturelle^ de Â*Ho^er, excitée 
^r la curioiité de M» de Bermcnlef , 
i^engagea à s'of&ir à ce Seigneur 
.|iour Taider dans Tes recherches. 

" Il y travailla avec tant d'ardeur J 
ic tant de plaifir, qu'il hazaida dès 
.lors Je faire la<j€néalôgie de cette 
Maifon. Ce coup d'cffay ayant réuflî; 
lui fit -naitre le dcflcin .d'entrepffa- 
^re la recherche générale des pria? 
icipaks Maifons du£Loyaume. 

Il acquit bientôt en ce genre ur» 
;^rande reputiition -, & les amis qu'il 
«'ctoit faits , lui confcUlerent d'en- 
trer dans la Maifon du Rot ^ pouf 
-ctre plus en Itat de faire valoir fee 
païens. Profitant de leur confeil ^ H 
ie fit pourvoir le 4. Mars de Tannée 
i4xo. xl'uhe place prmi les cei^ 
^Gentilshommes de l'ancienne Band^ 

4e UMaiibadii Koi. 

Aaî) 



2,84 Mim. four fervirk VHiJi. 
P d'Ho*- Pendant qu'il demeura dans ccttfc 
^,* Cbmpaenie , les occafions qu'il eur 

de faire divers voyages , lui fâcihtc- 
Kcnt les moyens de recueillir tant de 
matériaux pour l'exécution 4e fixi^ 
yafte dclTein ^. qu'il s'attacha depuis 
uniquement à <mltiver%cette partie: 
de rhiAoite. 

Il eut l'avantage dejoindrc une: 
^es plus excellences mémoires, dont 
Qn ait jamais entendu parler ^ à mx 
travail îmmenXe..Cek lut caufe que: 
la Noblefle la plus qualifiée l'em- 
ploya pour avoir des Geciéalogîes^ 
dreflces de fa main. . 

Le Duc À'Orleam ^,<3aflon ^ qui 
a;lmoit les perfonnes diftioguées pac; 
des tâlens extraordinaires, ayant e&* 
tendu parler de fa mémoire prodî^.^ 
gieufe y. qui lui faifoit citer f^r le 
champ. & fans fe tçomper les dates* 
des^cpntradls^ les noms, lesfutnoms,. 
ic les Armes de chaque ËinUlle qu'iL 
avoit étudiée , lui 4onna le iz. Jan- 
lûet 3<rz7< une i:haxgç:'de Gentilhom- 
me ^e fa fuite. 

Uanace iui vante i^^ le. Rot 
Ximk; JCJIl. l'honora de Toidre de Si. 



àts Hommes lUi^heté i» j 
'ÇWiûon de douze cens livres. P.b'Ho^ 

En 1^41. Ce Prince lui conféra 7.iEa; 
k charge de Juge d'Armesdc f rafi* 
ce J vacante par k mort de Françms * 
de mevrien de Saint - Mauris ^ Set- 
gncur de Salagni en Mâconnois^Gcn^ 
tiihomme qualifié , qui exerça le 
premier cette fonâion en 1^14. 

D'HoKier fut cnfuité reçu au nom* 
Brc des Gentilshommes ordinaires 
de la Maifon du Roi -, & le 3 1: Dé- 
cembre i^4i, il fut pourvu dWe 
Charge de Gentilhomme fervant 
con{o!iitement avec une autre de 
Maître d'Hôtel ordinaire* 

Après la mort de LoUih XNL ii 
fiit maintenu dans r^xercice des 
mêmes charges qu'il avoît pofledéel 
fous fon règne i & Loù'rs XiF. qui 
les lui confirma par àts Lettres du 5. . 
Juin 154^. le pourvut auflS, à fon 
avènement à la Couronne, de là 

charge de Gcnéalogifte de fes Ecu-. 
ries , qui fut créée en fa faveur. 

Enfin ce Prince , pour mettre le 
-cpmble 2c(qs bienfaits &-à ceux de 
ion PredeccilTeur, le fit Cbnfcilic«i 
id^£taterfi^j.4, 

* 11 . DfKHiritt le premiers Décembre. 



\ 



tU Mhn.fmrferoirkVM^. ^ ^ 

f> n'«n ï^^®- *g* ^ ^'- ^^» ^P'^^ ^^^^ 

Je'il porté la fciciKc des Ccnéalogîts an; 

|>lus tant poiot de pcrfcâion , oâ 

clic j)ût atteindre. Ilporitôit k nonr 

.de Seigneur de ta Garde. 

Il avok cpodFé à i)f5« te i u Oc- 
tobre ï^îo. Yolande €frrini , dont it 
laiffa trois fils, dont deux , LoUs Si 
^Charles ,.ant marché furfcs tracer; 
;fc fc font diftiiîgués par leur habi- 
icté dans lafcicnce Généalogique. 

Catalogue de fes Ouvrages, 

1. Genialope des Seigneurs de 4s 
i>Hprie, forth de la Maifon de fia- 
^lioni , Seigneurs Souvemim de Pere»^ 
Ji en Italie. Paris itf zi. in-fal. 

t. Généalogies & AUianees de U 
Maif&n des peurs de Larhur , dhs de^ 
fuis deCombatddJonie autrefois fui- 
^nie deia-fremiere race de Bourbon nom 
SeyaU^ ah devant fan j ^oo. en après 
^rendue mnée eticelte far la chute en 
femmes des deux branches menées s & 
aujoutdlisui far l'extinêfion de toutes let 
amres , feule re^ie de la ligne Mafcu^ 
Une. h^tifiie far Titres. J^aris ^et^ 

3. Table Généalogique four faire^feit 
^mla Aiaifi» de S^Simon defcendj^. 



1 



2b Mmmts ItluflrH. iîy 
Jr* pmms de U Rafale Maifon de V. i>f&S 
Wrmce ^ peft^ far frewes. Potùtse^., 

' 4« Généalogie de ta Mmfetp dêS G il*' 
tiers. Paris 1^51. in-fiL 

5 . Les Mwns , fumams ^ Armer , ^ 
Bubons desChevédiers & Officiers de 
i* Ordre du S^ Effrit , ûriis far Loàk 
XSIL le x^ May^ t4 3 j* Paris i^ j 4^ " 

^: Cehialome delà Maifiu de Ra»- 
ivroy^ Paris m^fiL 

• 7. Hifiwe de Bretagne pef^u*em 
s 45 S. avec hs XUhreniepses des Mai^ 
fms de Vit fi & de Lavai 5 far Pierrt 
Se Baud ^ AtmAtier de la Meim Anne^ 
i)oyett de Saint Tngal de LavaL Ls 
Bréviaire des Brefonsl^'eiàleHr hifieire 
.étregéeenvers. Enfeméle^elfttes an* 
fres TraiUs fervanf M lamemehifieirel 
^ VArmorid des Maifms de êma-^ 
jgne : le tout tiré de ia ÈiilieiiheqHe d» 
Mardis de Molac ^ ér mis en Imn^rÊ 
,far Pierre d'Hier. PMrism€i%. m^ 
fol. 

8. La<Genialope de bt Maifin lér 
Mofinadec. Pétris ié 4^* in-fil. 

5. ^emaréflfes Sommaires fur 4a tSf- 
Tséialogte dtU Maifon de Gon^. Pjim 



hU: Mim:pâtirfirviritfKJH 
P: I5*H&- ïo. Généalogie de la Maifinde Bùor^- 
«6iER*^ ' »o*ivilU. Paris 16^71 in -fil. En un9 
fcutUe. 

n. La Généalogie & iet AKanceî 
Ai la Maifon JtAmanzje au Cjmîl dà 
Mâcmnois , par Pitre dlHàùer ; avec 
lés preuves & additions par Pierre PaU 
tint. Dijen 1,6^.9. in-fol. 

14. TaUes contenant les noms dis 

Provençaux illufires parleurs aliiofts 

dé faits mitifmres y par leur élevai 

sion aux grandes dignités de l*Egli*^ 

fe , 'CoHigits de quantité eCHiftoiret 

Chrétiennes & Mititaires imprimées 

fiii' MaaufcHtee , Chartres ^Eglip^\ 

Archives , Qrefs^& aùSres*MànHmens 

fuhliçs } par Pierre d^HoKier. Aix 

ve-yj. in-foL Qiioiquc cet Ouvrage 

porte 4e nota de iHozSier il n*eft 

çpint de lui , mais A^Lo'ms ^e Cor^ 

.W?/i, ficur de BeaHreca^il.^Vt^dàcnt 

i Mortier au ParfcinèJit à* Aix , qui 

a voulu ie faire valoir e^ le publiant 

fous foniiam* 

13. Généalogies des Principales fa^^ 
milles de France^ avec beaucoup de Ti^- 
lires fervant de preuves , rangies pM 
rordre Alphahetitjue \ recueillies par 
Stem iHoziet^ & par Cb^lfs i Ho^ 



lies Hommes îtlf^het. zt^ 
xier fin fils. Ces Généalogies, qui P. d'Ho^ 
ibnc en 150. volumes in-fiL (e con- zier* 
fervent dans la Bibliothèque du Roi. 
Les deux À'Hozter ont travaillé à C€f * 
Recueil chacun cinquante années ; 
ainfi on peut le regarder commd 
rOuvrage d'un fiecle- 

V. Le DiBionnaire de Morerj. 



■> n 

t 



OTTOMARUS LUSCINIUS 

OTTOMARVS Lufcinim s'ap- (j. l^^, 
peiloit en Allemand Nacht^ ç^^^^^^^ 
gd , nom qui fignific en cette lan- 
j^ue h même choie que Lufimm en 
Laitin , quîAwtToç en Grec , & que 
Trogmus dans la Fablej denomina- - 
tions qu'il a pris quelquefois dans 
fes Ouvrages. 

Ce qu'on fçait de fa vie fc réduit 
à bien peu de cholè« 

Il nous apprend lui ineme qu'il 
étoit né à Stra^owrg^ mais il n^ 
marque nulle part le temps de fa 
nailTancci ^n peut cependant pre- 
fumer par fes Ouvrages qu'il ctoic 
né vers Tan 1480. 
- Il s'appliqua aux BcUcs^rLcttrcfi^ . 

TmeXXXll. Bb 



r)u,. d'abord dans fa pattie, 'cnfuite a 
•";„,>««« en Autriche ,& il acquit une 
' ** grande «onnoilTance de la langue 

. Grecque. 

Il fut appelle à AHgsbmrg par l Ab- 
bé du Monaftere de 5. Vdalrtç & de 
Sainte -^fie, pour expliquer à fes 
Moines Jles Pfeaumes de Davtdi ôc 
il fut quelque temps Prédicateur de 
l'Edifc de 5. Maurice dans la même 
.ville : il remplit un femblable crti- 
ploi à Bafle , & il devint enfin Cha- 
noine de S. Etienne à Str^shurg. C'cft 
ce que npus apprenons par les Préta- 
£es de fes Ouvrages 5 nuis nous n'a- 
vons pcrfbnnc qui nous inftruife des 
dates de ces changemcns j il eft njc- 
me affez difficile de marquer le temps 

de fa mort. 

Le P. It Long la met dans la Bi- 
bliothèque Sacrée en IJÎ5. Jc^ne 
ifçai fi l'on doit s'en rapporter a fop 
autorité-, il eft du moins fur qu'il 
s'eft trompé^ Iptfqu'il a prétend^ 
que LufiintHS avoir été Moipe dç 
l'Abbaye de S.Vdalric gc de Sainter 
yîfre à ^ÂugshoHrg i car il n'a jamaij 
eu cette qualité. Au refte Ci l'on fuit 
|> 4atç comme wi peut le faire , 



âes Hommes Ittujftres: 291 
jufqu'à ce qu'on ait quelque chofe .O. Lus^ 
-.àç plus certain , Lufcimns auroit cucinius. 
dors environ ^^. ans. 

Il a voit d'abord été porté pour 
Erafme i mais il fe déclara dans la' 
fiiite fon ennemi mortel. Il parent 
par la vivacité avec laquelle il a de-' 
chiré plufieurs fçavans de fon temps/ 
- que c'étoit un homme entêté de fon 
propre mérite, &c envieux de celMÎ 
des autres -, ce qui lui a attiré cqs vers 
de Melanchthon. 

Qmm laceras miferos cmdéli car-i 
mine mânes j 
Nomen erit vftltur , mn PhiM^" 
' mêla tihi. 

Catalogue de fcs Ouvrages. 

1. HendicafylUbus. A la tête da 
livre intitulé : Vbertini PHfculi Bri- 
xienfis Simonidos lihri dtto , Jrve Poe^^, 
ma Heroicum de Simonis , pneri Tri* 
demini ^ i Jndais crndeliter necati , 
'Jkfarfyrio. AHgHJla P^wd. 151 1. iV4*. 
LufcintHs a pris dans cette pièce de 
vers le nom de Progneus. 

2. Carmen HeroicHm Gracum , (pi9 
Jvannis Ceileri , vnlgo KaiferfbergH ^ 

Bbij 



iji Mém. fmrfervir k t*Hifl, 
O. Lus-/» fummo Argentinenfiuin Tewplo Fa^ 
^ ciNius- 'ftoris facundijfimi ^ ohitum décantât 
jirgentorati 1510. /»-4^. Jean Geiler 
cft mort à Strasbourg le 10. Mars de 
cette année 15 10. 
« 3 . Luciani Sawofatenfis Deorum Dia- 
logi numéro jo, una cum interpréta^ 
tione i regione Latina , nufcfuam antea 
imprejfn Ottomaro Nachtgal curante^ 
yîrgentorati 1 5 1 5. in^â^. 

4, Senarii Graci quingenti & eo am-^ 
plius verfi ^ Othmaro Nachtgal Meta-- 
fhrafte. Argentina. in"^"*. fans date *, 
mais l'Epitre Dcdicatoire datée de 
Tan lyij. marque que Wmprcflîon 
cft de cette année. It. Ihid. ijzi. in- 

5. 1/ocratss Paranefis adDamoniçum^ 
& oratio de Gubernando régna ad Ni- 
coclem ^ Graci & Latirii^ Interprète 
Othmaro Nachtgal. > Argent ina 15 15. 
i«-4^ L'Epitre dedicatoire eft datée 
à^ Strashourglt i. Septembre 1515. 
It.Parif. 1529. in-i^. 

^. A4, ralerii Martialis Epigram-- 
mata cum interpretamento diSiionum 
Gracanicarum , qua paffim in ioto opère 
continemur , Othmari Nachtgal. ^r- 
gentina 15 15. ///-^^ Iç. LugdHni 15} (T. 



J 



^ 

y. ColUUanea SacrofahStit ^ G race O. LvP, 
difccre cupiernihus non afpemanda ^tmiv^t 
qiiibm prdmittHntur IntroduSliones ele- 
inentares Hellenifmi, Ar^entoratl 1515e 
in-û^. Ces CriUSlanea font compofés 
dcU'Oraifon Dominicale , de ta Sa^ ^ 
Intation Angélique , des Symboles 
des Apôtres, de Nicie^ & de 5. Atha-^ 
nafe , des Cantiques de h Viergç, de 
Simeon , & des Anges &c, aufli bien 
<)ue des Sentences des fept Sages de 
la Grèce. 

8 . Inftimtiones Mufica , i nemine 
uncjHam prif4S parifacilitate untau. Ar- 
gentôrati. 15x5. ^-4". li marque dan» 
la Préface qu'il avoir cnfeigné ces 
Inftitutions zP^ienne à un grand nom-f 
bre d'Auditeurs , & qu'il avoit eu 
pour maitre en cette ieicncc Wotfgang. 
Grefingi^r ^ & promet d'autres ouvra- 
ges en ce genre. 

9. Progymriafmata Gr£C£ Littéral u^ 
ra. Argemorati. 1J17. /w-4^ It.C^m 
AuSorio , in ifuo docetur , qua ratione 
atiquis cifra Prdceptoris operam Grdce 
difcere pojjît. Ihid, 15:1}. /Vï-4°. 

10. PlHt^trthiProblema^ num incôn^r 
vivio Philofophamdifit locus \ Ottomaro' 
Li^cinio Interprète. Argemi^ati /w-4^.. 

Bbii> 



'2-54 ^if^* fmirfervlr à l'HiJÎ, 
©. Lus- (ans date ; mais l'Epitrc cft de 
•îHiCS^ 1519' Ce traduâeur, au jugement 
de AI. Huet , eft trop enflé dans (on 
• ftile , & trop étendu dans h phrafe f 
il n'obfcrve pas même les pendua^- 
tions ^ & les diilinétions de fes Au- 
teurs 5 ce qui met beaucoup de con- 
fufion daiys le fens. 

II. Grurmius Sophifla , fivi Pela- 
gHS hamafjd miferid , Ottomari Lufci- 
PU , j^rgentim Jureconfulti ^ (jho do^ 
ceinr utrins natura advirtutem & fe- 
IkitAtem proprins accédât ^ hominis an 
truti animamis^ 'M. Erunnii Cora- 
cotu TeftamentHm, ^rgentorati. lyz^. 
i»-8**. LuJcin'tHS étoit alors Chanoine 
de S. Etienne à Strashnrg^ On peut 
^ voir quelques particulariccs fur ce 
livre dans les jimœnitAtes Littérati^ 
J. G. Schelhornii tom. lo, p^ 1242. 
12. Evangelica Hijloria ex tjuatuor 
Evangeliflis perpétue tenore continuata 
ex Awmonii jilexandrini Fragmentis 
(juihHfdam^e Grdcoper Ottomarum Lt^- 
cinium vetfa , cfua & iœdio facrd lec 
tionis fludioforum fitccurritHr ^& or- 
dîne pulcherrimo -mire javatur mémo* 
ria. Gregorii Epifcopi Nasiianzem mi' 
taenia J^Hndum ÀîatthdHm^ atmiac 



des Hommes Illnflr€f; 295- 

Crdco cHm tranflaîkne Latina. Para-' O.-^Lvs?' 

koU-^ ^^nigmaia ^ miracnla fscundiim £i^iy%^ 

Joannem , Lucam , Marcnm^ Para^ 

IfûU éjHiZtuor Evangelifiariêm. Atigitfid^ 

VinieL i ^xiAn-A^^ LufciniH^z don-» 

né en même temps la Concorde at-* 

tribuéé à AmmoHlus , en Allemand ^ 

à AtifhoHrg en 1524. /»-8®. Sa tra- 

diidian Latine a été inférée dans im 

Rrcucil intitulé : Orthadâx&graphia^ 

TheologU' SacrO'fanÛ^DoUores nhmero^^ 

7^. feu Theologiea Bibliothecà cuinPrdi'^, 

fatione Joannis fJerold, BafiUd^ in-fot»^ 

"& dans k Bibliothèque des Pères, 

13, Adoralia ejuéiàam inflitttfa ex 
variis Aatoribus -, Gntcê & Latins- 
Caio nûfler ^ Aiax'mo PUnade inter- 
frète. Aurea Carmina Pythagôra, Pho^ "* 
cylidis Poima. exhortatorinm. Senari'f 
moralef diverforttm Poétaram. Cebetis- 
Fabula. Sefitentiée morales wnltorum 
virorum illu/iriuru, Augn/la. 152^. />/-- 
i^.Aiaiitaire cite une Edition d*un& 
partie de^ ces pièces y faite à Straf-^ 
b9Hrg in-^^. à la tctc de laquelle eft 
'ouvrage d* //f/îaJ^ , intitulé Opera^ 
& Dieî ^ & qui eft fans date , mais 
qu'il range fous Tannée i.jij. O» 
y trouve deux diftiques dé Lufct^ 

Bb ïi\\ 



i^? MUn. pourfervir h VfTtfl. 
" O. Lus- ww , Tiin Grec & l'autre Latin. Le 
ciKïus. Lâtiita pour infcription : Ottomams^ 
Ai do 5 ArgmûnHS^ 
' 14. Pfalterium DavUû Régis C^ 
Frofheta ^ ta ^uâ fomit fierh cuta & 
diligentià è Gr^tco & liibraicis DiA- 
UBis ab Otttmtaro Lufcinio Latini* 
tàti reddium, Angu^^ ^indèlicorumi, 
1524. /»-8^» Cette vcrfion eft pré-- 
«edéc de deux opufculcs, dont voi- 
ci les titrés, r. AUegoria Ffalmorurn 
IXavidis Prof heu , fecundhn liftera- 
rum ordinem ab Ottomaro Lufcifjiif^ 
[umma feripturarum fide tmSlata, 2v 
PleElrà infingulos Pfalmos , ^hos rei 
iotim funtmam^ five argièmemum appct- 
les licebit j eoMm auSlcu^ Scrupi Pfal- 
ttrii VHlgau.editionis ^ qui IcSorenk 
k'Germnna imelligentid' remoranmr ^ 
ah eodem Lufcinio indicati , & diffi^ 
cultas leEti^num explicata. 

15. Les Pfeaumes de T>amfd tra^^ 
duits en Allemand fur le Grecides pp-^ 
tante , t^ fur l* Hébreu par 0uomarun 
Nmhtgal.Aiifhourg 1524. /»-S**.Cctr- 
te tradudionAliemande aété|publiéc- 
en même tempsque la Latine. 

16. Mufurgia^ feu Praxis Mujîca .- 

ûitHs primo ^ qiu l^nmenUs é^itur , 



det fiontmei IlUifires. 297 

C€rtA ratio ab Ottomaro Ln/cimo duo- O. Lps- 

ùus Uhris atfaUêta :, e/ufder» de con" ciNiu$« 

cenmt Polyfhoni , id efl ^ ex fluri 

far-Us VQcihHS câv^po/iti ^ Canonibiês 

lihrit9tidem.Ar^moratL i j}^. OH^n^ 

Le fond de cet ouvrage eft pris d'un 

Livre Allemand de Sfbajiien f^ir* 

Jung. 
I7. jiUegpridfitnul, & TropologU m 

heoj utriupjue Teftammi fêle Urne s a^ 
ipfo depromptd , & in ordmm di-- ^ 

gefiéi è mmma^ntis miustà' triginta 
Atitçrnm. Paris i j jo. i«-8*^. Godefroy 
Tilmm, Chartreux de F^trit , a pro- 
cure cette Edition , qui a été précé- 
dée d'une aacie, donc j'ignore iô: 
temps^ 

ï8. Ep}^4mnuHHm Grdtcotim.'ve- 
terttm Cemiërub dua , LoiinitaU fer 
Lufcinium donau , cum indice rerstm 
fer Epigrammata fparfm dige/tarnm^ 
& epitome lihelli Plntarchi docentis\ 
^Homodo^ dipuhmdas uxeno profficijji 
circa virthiem. ^rgentorati. 152^,/»- 

19. Il a traduitles Ouvrages fui. 

vans de PlutartfHe. Qmd dMenda fit 

virtiis. Nïim improh'uas fuffcidt êd in- 

j^icitMffm^ Nknn- Pbilojophari CQnvcsr: 



19 s ^i^- fourfervir a t^Hift. 
O. \,jS^'niat in€onvivio\ ex primo Symfofbn] 
ciKius, De FcrtHna. De VirtHte & f^iiia^ De 
Amicitia in mnltos diffiifa. Q^aienus 
aat ejHo fruSu liceaf Jhvem aadm Poï- 
ticam. Qm paSlo fe fuifpiant eirca vir-^ 
tutem candoremcjHe morum fentiat pro- 
fecijfe. De Aaditoris officia. Toutes 
ces tradudions fe trouvent dans une 
édition Latine de quelqueis Ouvra- 
ges àe Plutarjue , publiée à Ba^e ciî 
1530. ifi'fol. 

20. Joci & Sales. /ÎHgHflét VindeK 
1 5 24. in-^. It. Avec Michaélis Scoti 
Menfa Philofophica,FrancofiirtiA 601. 
/«-S®. Imprime plufieurs autres fois* 
C'eft un recueil de contes, dans 
lequel il y en a de très-licenrieux.- 
V. Amœtîitates litterarr^. tom, 6. & 
tom.xo.Geotfgii Lisielii Hijforia Poé^ 
far m Gré^corum Gennaniét, p. li. 



ANTOINE LOISEL. 

-Antoine yi NTO I N E Loifel , dont 
LoiSEi. £\ quelques parens fc font fait ap- 
pdler par le nom Latin Avis , na- 
quit à Beauvais le 6. Février 1:5:36'^ 
q-ue^lon comptpit 1535. fuivasc l'|t« 



ites Hommes Illuffres. î^f 
fage de ce temps, de Jean i!^<?{/^/ , Antoinb 
Eflû de cette Ville , & de Catherine LoisiL. 
èiAm;ergne 5 & fut le dernier de 
douze enfans. 

11 commenta fes études dans fa 
patrie , & vint à farts en 1 54^. 
pour les continuer. On le mit ^a 
Collège de Trèfles , dont Ramm é- 
foit alors Principal ; & il acquit Taf- 
feélion de ce Sçavant , qui conferva 
toujours pour lui un€ fr grande cf- 
time , quille fit un des exécuteurs 
de fon^ teftamcnt. Il fut dans ce Cof- 
lege cinq ans entiers- , fur la fin 
defqucls il fréquenta les leçons pu-i ^ 
bliques , Greques & Latines^ du mê- 
me R^mHS , de Strezet , Se de 77«r- 
nebe. 

Il vouloit après tela s'appliquer à 
ta Médecine , à ^exemple de fon 
grand oncle maternel , Jean Avis ^ 
ou Loifel , qui Tavoit pratiquée a- 
vec réputation à Paris. Mais foa 
perc le d^ftinoit à l*^étude de la Ju- 
rifprudencc, & l'envoya au mois de 
Juin 1 5 54. à ToHloftfe^ où cette fcien- 
ce florifloit alors. 

Loifel y prit quelques leçons de 
Cajiis ^ ^ui lui doima du goût pout 



jôa Mem.fowrfervîrkrHifl^ 
Antoine le Droit, dont les autres Profeffcuts 
LoiS£L« Tavoicnt dégoûté pat la barbarie dcf 
leur ftilc. Cnjas ayant été appelle ta 
même année 1554. à C^thors'pour y 
remplir une Chaire de Jurîfpniden- 
cc , il l'y fuivit au mois d'Odrobre^ 
. & ce fameux Profefleur étant paflc 
l'année fui van te 1 5 5 5. à Sonrges^pout 
un femblable Employ , il ne voulue 
point fe feparer de lui , & l'y ac- 
^ compagna de mêmcc * 

Il le fuivit encore à Paris ^ ou 
Cujas vint en 15 57. crv quittant la 
ville de Bourges ^ & de là à f^aknce^ 
où il fut appelle dans ce temps là 
pour y être PrafefFeur en Droit. 

Ce fut à Bourges que Loifel fit con- 
noiflance avec Pierre PithoH ^ dontit 
fut depuis ami intime; & ils allèrent 
enfemble à Valence. 

Il quitta Valence au mois d'0<3:o- 
bre 1559. & fe rendit après un long, 
détour à Bourges ^ où il prit des 
degrés en Droit. Il arriva à Paris k 
24. Décembre de la même année ^ 
& alla enfuite revoir fa patrie. 

Il fut quelque temps incertairt 
fur ce qufil dcviendroit , & fur le 
parti qu'il prcnd^oit 5 maife cnfia 



dei Hommes Iliuflres. jet 
faivant fon inclination ^ il fc fit rc- a 
ccvoir Avocat au Parlement dc?^-. ^"^^^^^ 
w, en Février ly^o. & fixa fa de- ^"^^' 
meure daos cette Ville* 

Son amitié pour Pierre Pithou ne 
lui pcrihit pas d'être fcparé dclui \ 
il alla demeurer avec lui , & ils fre- 
quentoient enfemble le Barreau. Laf- 
(e enfin de ce qu'il n'ctoit point em- 
ployé , il fe mit chez un Procu- 
reur , nommé JerSme Blanchard , à 
la charge qu'il lui donneroit des 
caufes à plaider. Celui ci le fit , & 
Loifei plaida la première en Février 

Il n'en eut pas plutôt plaidé trois ^ 
que Dm Mefnil , Avocat du Roi, lui 
propofa en mariage Marie GohUs , 
fa nièce , fitic d*un Avocat , mort 
Tannée prtcédente; & ce* Mariage fe - 
fit le t. Août 15 6*3 . 

Depuis ce temps-là il fut fort em* 
ployé par le crédit de 2>« Mefnil , 
qui outre cela le fit en 15^4, l'un 
des Subftituts de M. le Procureur 
Générai 4^ Charge qui n'étoit point 
alors vénal^e* 

^n Septembre 15^7.' il alla aux 
Grands-jours de Poitiers , mais les 



/ 



j 01 Mêm: pouffervir à VBtfl. 

ANtoiNE troubles Tobligcrentà revcnùàP^-: 

Loi s EX. ris dès le mois fuivant. 

Deux ans après' il eut le chagrin 
de perdre PAvocat du Roi />/iAf<r/^ 
ml\ qui mourut le 2. Août 1^6$. 
L'année vfuivante M. Gonlas fon 
beaufrere , Confeiller au Trcfor , 
voulant jfe défaire de fa Charge ^ 
Loifelth prit , plutôt pour la con- 
fcrvcr dans la famille que pour l'exer- 
cer , car elle le détournoit des fonc - 
itions du Palais. Il la garda cepen- 
daiis quatre ans* 

Barndé Brijfon étant devenu en 
1573. Avocat du Roi au Parlement, 
Loi{el prit de lui la charge d'Avocat 
!de Monfieur, frère du Roi, en l'Ef- 
chiquier èiAlençon , ce qui lui don- 
fia occafion de fe faire connoitre en- 
core davantage qu'il n'avoit fait juf- 
ques là. 

Pendant qu'il étoit à Maf^m , il 

perdit fa mère ^ qui mourut à Beau^ 

^âis le 18. Avril 1 575. âgée de 75. 

ans. Son père étoit mort quelques 

. Années auparavant. 

De retour à Paris , il commença 
k être employa à des affaires confidc- 
bït%^ taat au Confeil de Mpniîear ^ 



\ 



d/ss Hommes Rluftres. joj 
^u'cD celui de la Reine Merc,C«fe.. Akto.m. 
nneé.Med,c,s ^omt. 

lin 157^. il le trou va aux Grands- 
jours tenus kPotiers^oà il fut employé 
pomme Subftitut , par rapport au 
xetabîiffement du Culte Divin. 

L'année fuivante 1580. la peftc 
qui affligeoit Paris , l*ayant obligé de 
foftir de cette Ville , il fe retira dans 
une maifon qu'il avoit à Senlis. 

En 1 58 1. il fut nommé Avocat du 
Roi en la Chambre de Juftice de 
Gjuyenne,queleRoi Henri III. zvdit 
accordée aux P. Reformez , & il fc 
rendit dans cette Province au mois 
de Décembre de la même année. 

Apres y avoit demeuré deux ans 
& demi , iJL revint à Paris au mois de 
Juin 1 584. le jour même qu'on por- 
ta à Saint-Denis le corps de Mon- 
teur, frère du RoiJ, cette morcliii fit 
perdre les ^agcs qu'il en rece voit en 
qualité de fpn Avocat.li recommença 
donc à fuivre leBarreau^&eut l'hon- 
x:ieur de fe voir appelle aux Confcils 
(de quelques Princes & Seigneurs. 

Pendant les baricades, qui furvin- 
lent au mois de Mai 1588. il refo- 
iut d'abord de fe xçtirer à Beanvais 5 



V.. 



\ 

304 Mim.fOHrfervirà^fJiJl. 
Antoine niais fâchant que cette Ville n'étoit 
L015EI. P^s moins infe<flée de la Ligue 
que Paris , il ptit le parti de demcu* 
rer dans cette dernière Ville ,' 
où il profita du ioifir qu*il fc 
trouva , pour s*appliquér aux belles 
Lettres ^ principalement pour com* 
pofer divers ouvrages. 

Il aitendoit avec impatience le 
retour de la paix ',. & il n'oublia rjèn 
pour engager Monfieur LutUcr ^ Pre^ 
\ vôt des Marchands , fonami, à 
confentir à Ja réduction de Pan'r^ 
à l'obéiflance du Roi. 

Cette Ville ayant été remîfe en 
i 5^4.. entre les mains du Roi , Loii/i/ 
fit la fonâiion d^Avocat & Procu- 
reurGénéral dans raflemblée du Par- 
lement 3 qui fe tient le z8. Mars de 
cette année , à caufc de Pabfence des 
gens du Roi, qui étoicnt à Tonrs. Ce 
tut lui qui requit ^ qu'il fc fît tous 
les ans un€ proceflîon générale le 22. 
Mars en aâion de grâces de cette 
redudion -, ce qui fut ordomié , 6c 
a été toujours exécuté depuis. 

Il avoit renoncé depuis quelque 
items à la plaidoyerie , pour le don- 
ner juniquement à la^ confultation , 

qui 



<3&x ffommes Illufiresl 30^ 
tfaï Poccupa pendant plufieurê; an- ANTOiNfr- 
nées. Il fe retira cependant peu à peuiLoiSEï^. 
des affaires y pour vaquer plus tran*- 
quillemeût à fes études particuliè- 
res, 

Il perdit en 1*595* fa femme qui 
mourut le 21. Août- de cette année;, 
âgée de 54. ans^aprcs lui avoir donné" 
diouirc ciifans , entre autre Anmnr 
Loifd Confeiiler,au Parlement ; Gur 
Loifel 3 smffi Confeîler au Pàïleracnt, 
& Chanoine de Paris y Marie Loifel ^, 
qui cpoufe Gmllanme Joly\ Lieute- 
»ant-(jénéral de la Connétablie^doixt 
elle eût Claude Joly ^ àorxt j'ai parle 
dans le 9. voL de ces Mémoires p.- 

Il mourut lui-même le 28. AvriB 
lî^iy. âgé de 81. ans. 

Il s*étoit compofé en 1^05. cctte^ 
Epitaphc y qui contient les princi-- 
pales . circonftances de fa vie v & qufc 
lit' tfôuv e dans le Recueil de fe$> 
Poëfies. . 

Uellovâcogenitumngina Lutetié Efhe^: 

^€if0 atqtte docn : fiinrnoqui aiHâtt^ 
dêthabeudm'm. 



3oér Mm. foarfcroir k VHijP. 
Amtoike •TiiWf ^ doElùri , primi de'm cafiraifr' 

Lqisei.* cMum 

MilttiamqHeforl , ditattare,, cwjugei, 

natisi 
Confilio mcantos dcxtraque & wt 

imvantem 
JSrivatocjue matas reficantem in limh 

ne lites ,. 
Htx Batronorum regni fuffecit honâri ^ 
Juftitié ac.pacis ^ejuitanU &ZhrbL 
Vltirna ,, ChrificDcHS^ conccde tibi- 

qurmihitjtie 
Temporn dcpendi a m'tfcri ac mljerere- 

[epulti r 

Mais fon fils , Gni Lmfil ,. lui en- 
drcfla une antre , auflî bien qu'à f^ 
Merc , & à fon frère aîné , qu il fie 
graver far un marbre an dcffus de 
kur fepulture , contre un pilier de 
tEglife de faint Jean en Grève ,- en. 
cette forme. - 

€hr.. 

y ^CL Antonio l^ifeliaJ.C. cuiprét> 
ter eximiam in Eclefiarum , Procerwn ,- 
ac Privatomm canfis per annos 60. na* 
fxatam operamjsoc fingulare conUgit^ Hi- 
à Ctfrtftianijfimis Regibus Henrico lll. 
6' Hcnrieo Adagno, ad_ RepaAdvocM^' 
tmiinrnnus adfnmcwur yfrimmn çum* 



des Hommet Ut'ujfm: ^GJ 
Jelegarh in ^^nitània finatori^fs , Antoinï 
poffeà intPjofenatH anno Chrtjn 15.94: t 
Vrbe féliciter Hiffranica faUione lihe- 
ratii. Patri omni erudimne ac Dirtute 
fTAftanti i MariétGHlafid M^tri dni*^ 
ciffi & carijf. Ant9nh L&ifeUo' Fratri 
Optimo , amplijpmi Ordims Senatori y 
pramatHra morte Senatui fnifjHe rapto^^ 
Widus Loifelins , ejnfdem Ordinis Jf-- 
natar M, F. 

Ohiit Antonim an^ Chr. i6ij. <ff4- 
fisfUdii.M.i.D.jp 

Maria an.Chr, 1595. at.jua. 54,^^/1- 
twius ^m, F. an, Chr^ t6io. At\fuét, 41^' 

Catalogue de fcs OuvtageSi, 
•I. On voit une Epigfamme de fe* 
façon à la fuite du premier livre des 
Commentaires de 1e^ Amariton fur 
ks Epitres êC Hordct^xmipùmk z Paris 
en I j 53. Cet Auteur quifediftingoai 
depuis dans le 'Barceair , enfeignotr 
en 1550. la Philofophie au Cdflcgc 
de Prejle , & fuivoitt la Metfeodc de^ 
Kamus , qui en étoir alors. Prinfctpaf,. 
laq ue lie eonfiftoit à enfeigtrcr la Phi- 
lofophie par Texplication des Ora- 
ceuïs Se des Poètes; & Lùifel iwtàdLtïS' 
«e Icms-là fott difcipe.-* 

G c i j. 



Amtoike pièce dcVers , qui fc trouve au fcuil^ 
LoiSEt*. Ict 17. de la Puce de Madame tUs 
Roche s. Paris 1583. /»-4°. & dans Ic^ 
Recueil de fes Poëfies. Uliçooipo. 
fa en 1579, aux. Grands-Jours de 
Potiers , à i-imi|:atk)n de plu6eur$ 
Pdctes du laems , <jui s'exercèrent: 
alors fur cette matière.. EJlienne Paf- 
quier Ta traduit en François &.fà-- 
. &aduâion fe trouve dans Je Receuii. 
de 1583, 

3. De Wniverfuide ParisJÔ'qu^dlfr 
eji plus EcclefiajUijHe qae Séculière.. 
Mxtrait^un Plaidoyer fait' en Parler 
ment par M. A, L. ( Antoine Loifel ) 
en lySé* Paris ^ i^j&d^. 1^05* /;/— 

4. Vers de Ik moTtpa,r Helinan^^, 
donnez^^u JPMic par A* Loifel ^ Paris- 
1 5 9 5 . /'«' 8^. Hèlinand étoit un Alpi- 
ne de Cîteaui^^ qui vivait sf^n l'^d: 

^f 5. Ainniflie, ^^ou oubliancedésmaiix.' 
faits & reçus pendant les troubles &^<^ 
CoccafkndUceux.. Paris 1595; /»-8^;. 
C'eft un difcours qu'il fit le 11. Odp* 
Bre is^u à Agen , à l'ôuvcrcure de- 
là féconde fcance.de là Cbambx^^ 4^ 



dss Hbmmes lUkJfres, 309^ 
tf. Dije , OH de IjJ^fij^ej Remon- ^HTOiNt 
trance fane en la FilU de Saintes ,. ^ t qj^el 
ia dernière feance & clôture de la Cham- 
bre de Juftice', envoyée par le Roi en 
fes Payi & Duché de Guyenne^ le S.- 
Juin 160^^ Paris 1^05. /»-8°. ^ 

7. Sepà Remontrances publiquesiffa- 
voirfix fur lefitjH des Edits de Pacifia 
cation •^ la fremiere fur ta reduSliondr 
Paris , & l'e9ctrait iun flaidoyter de 
L'Vniverfué. Paris 1/5 ^^.in^ 8"". Il s'éft: 
f^it une nouvelle édition de ces Re- 
montrances , augmentée d'une Hut- 
liémc fous ce titre :. La Guyenne- 
eCjintoine Loifel ,- c-efl-à-dire , huit- 
Remontrâmes' faites en la Çhamhre de- 
Juflicede^ Guyenne fur ltf0jet des Edits 

:de Paeificati&nh. Paris i6rOf. /«-g®. 

i.Confultjttfonde M, ji. L. A. E\ 
P. ( Antoine Loifel Avocat en Parle- 
ment) fur l^ réception du Concile de 
Trente , faite en l'année ij^$é Extraits 

: et aucuns articles du Concile de Trente ^ 
fui femlf lent être .contff & au préjudice 
de la Juflice Royale , & des Libertés:, 
de VEglife Gallicane , faits ^ar Mef- 

fieurs de l^Affenélée tenue a Paris en' - 
iiî54, Pms.,i6jo. in-^^* Avecks. 

,€ifên/r^ ,P,(iftifmef dc.,.Gjii Çofffi^^^ . 



j 10 Mèm. four fervir à F^fftff. 
An^toine 9. EfiftoUrum , Epigrammatunty 
LoiSEï». Pfalmorkm & Precum^ EphaphiorHVfy 
atiorttmtjHePbëmamm, 1^0^. in-S^.p.^^^ 
Ce font des pièces die Vers eompofées^ 
en differens remp^, & dont diacu- 
ne eft dztècGruterks a inférées dans 
fts DelicU Poëtarum Galbmm, Il faut 
obfcrvey que les dites font quet- 
quefois fauffes , apparemment pfft 
la faute des Imprimeurs. AinâJ'Ê* 
pitaphe d'Elîe Vinet porte^ la darc 
de Pannêe 15^1. cependant il n'cit 
fncnrt qu'en 1587. 

10. Mémoires des Pays , faille/ 1^ 
Comté & Comtes ^ -Evkhi , & Eve- 

^ ojHes , Pairie , CommHne\ & Perfotmes 
de renom de Beanvais & Beauvoifis. 
Paris. 1^17. />-4^. pag;. 3^7. Ccr 
ouvrage eft exad & curieux. 

1 1 . Divers OfufciUes tirez, des Mé^ 
moires d* Antoine Loifet ; anxijuels font 
joints' ejwi^ms Ouvrages de M, Sap^^ 
riftè du Mefnit , Avocat Gértiral d$^ 
Roi ^ de M. Pierre PithoH^ & de' 
•plufieHrs autres célèbres pérfonnages de 
leur temps. Le tout recueiRi par Ji4.^ 
Claude hly y Chanoine enl'Eglife de- 
Paris ^ petit'fils de A/. Anteîne iMfel.. 
Parti i^i'Zv />f-4^. p. jj4^ Apï'ès^>^ 



des Hommes Iltuflrer. ^tt 

Vit à^ Antoine Loi/el ^ dreffée parANTOiNl 
Claudejolj^^ fur un Mémoire que ce Loisel- 
fçavant en avoft drefle lui-même 
année* par année , on trouve les- 
pièces fuivantes de Loifel, 
LÀvre (tObfervations EcdeJînfliqHei' 

p. r. 

Livre d^Obfervations mêlées-, & pre- 
mièrement de ifuelcfues droits du Rbi &^ 
de la Couronne, p. é'o. 

Livre d^Oùfervations' de Droit Ci' 
vil , Romain & François, p; 8 5 . 

La vie de P. Rmilius Rnfns , Jk^ 
rifconfulte. jp, v6i, 

La vie de M. Sapiijfe dièMefntl^ 
Avocat di^ Roi en fa Cour de" Parle ^ 
ment a Paris, g. i7^,Cétoitfonbeau*: 

La vie de M. P terre Pithou. p. 1 jr.- 
Quatre petites Obfervations fnr la 
ville de Paris, p. 43 y. 

PafjHter , cuDialogne der Avocats 
du Parlement de Paris ; par Antoine 
Loifel. p, 437. Ccft Touvrage le plus 
curieux de cet Auteur , qui ie trou- 
ve ici. 

Il In/htutes, CoAtHmieres , ou 
Manuel du Droit Coutumier & plus 
ordinaire de France. Paris ^6XJr '^* 



3 r 2 Mhi. fourfirvir à Pf/ifti 
Antoine ^o^ it^ Avec les 'notes & oèfirûa^ 

^^^"- Mns de Paul ChalLine. Paris i6éf. 
in-i^. ItSans not^s, Paris 1679.1'»- 
12. It. Avec des renvois aux Ordom- 
nances & des notes nouvelles , far Em- 
ftbe de Lauriere. Paris 17 10» in %^^ 
Deux volumes.^ 

V. Clariffim. rirarum Antonii & 
f^idi LoifeUorum Patris ac filii vitéf* 
Parif. if^$. in-i\ Ces vies , qui 
font fort abrégée* , fur- tour celte de 
notre Auteur , fotït de Claude Jtdy^r 
Sa vie tirée en fariic de fes Ecrits^, 
far Claudt Joly. Gclle-ci qui eft à 
h tctc de fes divers opufculèsytk fort: 
cif conftanciée & fort curicfufe. 



ANDRE' ALGIAT. 

'ANpiu* "^ 

AtciAT. A ^D R E' Alciat M,<{\i\t ïMi^ 
jnHan le 8. May 1492. à^Ambrii^- 
fi Alciat:^,nchc. Marchand de cette 
^ ville, & de Marguerite Landriani^ 

La plupart des Auteurs^ qui par-» 
lent de lui , le font fortir d*unc ù^ 
mille Noble , origitiaire du Bourg' 
à'AlzMto dans le Milanois , mais il! 
eft plus fur de s'eo rapporter à Prn^ 

àrole- 



des ffmmes lil94hres, j t j 

$irAe , qui le fait fils d'un Mardu»d Ai«rtlii^ 
'At Afilaifé AtCLATm 

Il fit Tes études d'Humanité dans 
ik patrie [ousJdfms Pdrrhafius , a- 
vec un fuccès ^ donna unje haute 
idée de fon tefpriffc de fcs^ talcris. 

S'étant enfuite tourné du côté delà 
JttrifpFudencCjil Taila étudier ïPavie^ 

& à -Sa«fcgwf,&y eut pourMflîtres J4. 
fin, qulenfeignoit dans Ja prenûcre 
de CCS Unircrfités, & ChaHis RnirtHs^ 
qui enfeignoitdans la &conde. 

Après a;vok donné fept années à ^ 
cette crude , & s'être fait rcccTOk 
Doârevr en Droit en 1^14. à l'âge 
de 2 z. ans ^ il recoovna à Mil^m ^ 
où il fuivit le Baorreau pendant tsois 
années , en qualité d'Avocat. 

La réputation qu'il acquit alors 
le fit recherdicr pour enfeigner le 
Dfoît à ^vifftoH.j On voit par une 
de fcs lettres qu'il étoit dans cette 
ville en {5i8.qu'0n lui donnoit |oo 
écifS 4jc gages , & qu'il avoit 70a 
Auditeurs. Une lettre écrite deux an- 
nées après^nous apprend qu^en 1 5 20. 
il avoit ^o.écus de gages& quelques 
autres gratifications , & que fon Au- 
ditoire étoit compoié de plus de 

T^mXXXa. Dd 



314 2llf^» fourfervir à tHifi. 
Awdre' huit cens pcrlbnnes,parml Icfquelks 
AtcxAT. on comptoit des Prélats , des Com- 
tés . &c. Le Pape Léon X. ajoura 
à ces avantages réels le titre de 
Comte Palatin de Latran. 

U quitta ce poftc vers le mou 
de Mars 1 521. & retourna à AdiUn. 
Entre pluficurs chofcs qui l'enga- 
gèrent à cette retraite , la princi- 
pale fut qu*on ne lui payoit point 
les gages aflez promptement , .de- 
puis que la ville à! Avigmn s'était 
endettée à ToccaHon de la mali^die 
contagicufe , qui Pavoit affligée*, ou- 
tre qu'on lui ht entendre , que l\ la 
maladie revenoir,il faudroit qu'il con- 
fèntît à une dihiihution de gages. > 
U ètoit a Milan le 5. Avril dcl-an 
1 521. & il y reprit la profeflîon 
d'Avocat , qui lui fut fort lucrative. 
Cependant on voit par une de fcs 
lettres du i. Février 1 523. qu'il fou- 
haitoit fort être rappelle à Avignon. 
D'autres lettres nous aprennent qu'il 
ctoit encore à Milan tri 3vàtiî\x^* 
Mais enfin , fe trouvant mal dans 
cette ville , on ne fçait pour quelle 
raifon , il retourna de lui-même, i 
Avignon , pour y chercher fortune* 



f des H(mmes Illufins. 3 i j 
Le Lcgic lui fit de belles promef- AndkV 
fcs, mais fans fe preflcr de Içsaç- Alciat, 
coraplir. Peut-être n'en avoit- 4 pas 
roccaHon > car il ne vaque pas tous 
les jours des Chaires. Mciat cepen- 
dant s'impatientoit de n'être, point 
placé» Heureufement on Dçnfoit à lut 
a5<?ii>'^tf/.LcsM^giftrats de cette ville 
lui firent des propofiçions fort avan- 
tageufes , & il les accepta. C'eft lui- 
même qui ïio\x% inftruit de tou- 
tes ces circonftances dans une lettre 
du 3* Septembre 1530. 

JlYengagea à la ville de Bourges 
pour deux années^&on lui aflîgna fix 
cens ccus de gages. Il y fit fa Dodo- 
,randc , c'eft-à-dirc , qu'il y fut Ag- 
gregc à rUniverfité en qualité de 
Doâ-eur & de ProfeÇTcur en 1527. 

Ses deux années achevées , les - 
Magiftrats de Bonrges^ voulant le re- 
tenir encore, s'àdreflerçnt au Cardi- 
nal de Tournon , leur Archevêque , 
qui obtint du Roi pour viciât une 
penfion de trois cens ccus. Cette 
augmentation le fit demeurer à Bour^ 
ges jufqu'à la fin de Tannée 1532. 
Ainfi il paflTa cinq Etés dans cette 
yille . comme il paroît par ces Vexs 

Ddij 



j I ^ Mm. fomrftrvir k l*Nifl. 
Xnsrb* qu'il fit en la quittant, 
AirCiAT- "t^s Biturix ^ imfitHS ammiuiefino 

mrhi, 
M. r Abbé i* C/rw foppofc quMi- 
ciat aptes avoir pa^ TEtéide 1527. 
à S&nries y^silh à f^altme , & y eut 
une Chaire au mois À^Oâtobtc éc 
la mccnc aniiée i qu'il ibftic peu 
après de cette Ville , & rctoursa en 
^ Italie , è*0Xk il revint au commcncc- 
tnent de 15x5. à Avignon , & qtic 
ce iut alors que les Magiftracs de 
Bçurges U tappeUcreiït dans cette 
Tille : mais ce voyage d'Italie ne 
f^vok fondé for rien. Il peut fe foire 
tju'il ait été faire un tour à Avi-- 
^jfon \ en effet fon livre di SinguUrj 
"Cert^mmetû daté de cette Ville, le 
ï. Mars 55^9. U faut auffi cju'il ait 
ité i raleme , puifquc Nkalas Bettr-^ 
éen a fait desVen fuir fon entrée daiïs 
cette Ville , qui fc voyent dans le 
5. Livre de fcs Nngt, Mais dnn'eft 
point iriftruit du fejour qu'il y a fait , 
ic s'îl n'y a été quVn paffant. Ainfi 
l'en ne peut rien dire de certain U- 
ffeiTus , Ôc il faut s'en tenir à J'autcK 



des HovfffMi tRrtfhcff. 3 1 7 

tvx «îe Catherimt , homme bktt înf- Ak»»b* 
tTuic far ce qut regâfdel'Uhivcrfitc AttîtAx; 
de Bûurgtr , qui alïtifte qu'^Alciar a 
PmfeiK- le I>roif dans^ cette ViHc* 
clepaîs fan 1517. jtifiquW ijj^. 
que fe Chîire fut <$*a'l!)orcî éhez les 
Jâcobhts , nrais qii'tï ewftïgnà enfiii* 
te dians les nouvelles Ecoles , où iî 
fit fi première leçon le ïy. Atrit 

-«^/r/4r ctoît extïttncittëttt întcteflTé,! 
éc quoiqûefèn pofte fût avantageux 
à Bourges^ il nr farffoit pasd^cn fot- _ 
Hciter ailleurs , foir afin d^y 6rre ett*- 
care mieux , foit afin, d'engager les 
Magiffracs de cette* Ville à lai aug- 
menter fes gages. 

ït quitta Svurges à fo fin de Pain 
HCC 15 jz. à la folKcitïtîon de'i^-^iff^ 
fois Sforce ^ Duc AcAfifan ^ qui* 
releva à ïa' dignité de Sénateur 5 &' 
fc fit Prôfefleni? en Droit à P/iw^ 
ivec 15Q0 écus de gages, fiPoncn* 
croit Cardan. Les* guerre* Fâyànr 
obligé d*abândonner* ce pofte eh 
1537. ïl fut choifï pour remplît à: 
Boulogne une Chiaire dfe Droit qui* 
vaqtioit , & il en prit poflcffion le 
3. Novembre de la même annécf 
1537. D d iij i 



y 



\ 



3 1 8 Mim. pourfirvirà tfJifl. 
AiiDM* Rappelle à P-fT/zV au bout de qua- 
AxciAT ^'^ *"* P*^ ordre de rErapcreurCA^r- 
leS'ilHim , il donna un nouveau luf-* 
cre à cette Académie y mais la guerre 
Ten chafTa encore^ après deux années 
de féjpur \ c'cft-à-dire , en 1543. 

Hercule d^Eft l'attira alors à Ferré- 
y^ , & il y pritpoffcffion d'une Chai- 
re de Droit la même année. L'U- 
niverfité de cette Ville étoîtdanj 
im fort mauvais état ^ mais la repu- 
tation à*Mciat h rendit bientôt 
florilTante. Il ne demeura cependant 
^e quatre ans dans ce lieu ^.car la 
tranquillité ayant été rendue à la 
ville de Pavie , il y retourna pour 
la troidéme fois en t 547. 

Ce fut dans cette ville qu*il mou- 
rut le^ douzième Janvier ijjo.dans 
fa 58. année. Alexandre Grimaldi 

f>rononça fon Oraifon Funèbre dans 
'£glife Cathédrale^ le i^. du mê- 
me mois. Cet Auteur met fa mort 
au onzième , mais fon Epitaphe & 
tous les Auteurs, la mettent au n: 
apparemment parce qu'il mourut 
la nuit du 11 au iz. 

Il fut enterré dans l'Eglife de S^ 
Epiphane Aq Pavie avec cette Epita- 
phe. 



des Hàmmes ItlHflrést jî) 
^Àndres AlcUto , MedManenfi ^ l^^^-^ 

J. C. Comiti , Prot onotariô Apofi^ ^ . ;^, * -r - 

Uco , CafaréûifHe SehMon , cjHi mK- 

ntum DoBrinàrim prbt^ abfilvit\ 

frimus ' 

Legum findia Ântiqno reflitHn decori. 

Vïxit annis 57. Menf. g. D. 4. 

Otih fridie. Id. JanHarit annô 1550. 

BrAncifcus AlciatHS }.C\A.B.M.P. 

Ceux qui ont prétendu qu'il avoit 
paflc fa vie dans le célibat , fe font 
trompés. Il parle de fa femme dansr 
une de fes lettres ^ où il témoigne' 
qVil Savoir laiffée à Milan, penil 
dant qu'U ftoftSbWï Avignon. \\ 
ne paroît pas cependant qu'il en ait 
eu àts enifans 5 car fa inere étant 
morte dans un âge fort avancé , il 
eut envie d'employer fon bien i, 
fonder un Collège à Pavie\ mais 
ayant été infulté par quelques EcO'î' 
liers infolens , il abandonna eé dcf- 
fein , & choifit pour foii héritier 
Tranfois Alciat , jeune homme de 
grande efperance , qu'il avoit élevé 
chez lui , quoiqu'ils ne fuffent pa- 
ïens t|ue de fort loin , & qui par- 

D d iil) 



>^ 



'N 



!Akdk£' . vmc à^SA la fuite au Cai4i]2tkt. 
AhQjJkT» 0& pisét«D4 quie le Pape FuntllL 
^ vc^Ittt relevée a;ax4igiiHjé&Etclcliafv 

tiq^,. nui$ qu'il fe ^ontrncr cfe 
celle de Pfoconotaire ^ ne voulant 
point xcnQQccr à k profeffioa da 
Droit. 

Qa. lui îe:p£oche deux d^éasits-; 
VAvatice & 1# Goajtmandiife. Aiî^ 
gnaat afTure même que ks excès dans 
ro&godçJa.mHurritBiK lui cauftrent 
la nialadie dont U.mourut. Il fiouf» 
Êrolt beaucoup de k chaieurî e'eft 
poux cela que dans TEté il: ne s-ap* 

gtquoitJAmtîsàtiendeiferieux auprès 
n dîoerjjnais s'amuioit à jouer <m à 
lire desPociîes ou des livres d'hiûoif eu' 
Il eft. le premier qiâ joignant 
ime profonde érudition avec une 
tare éloquence ^ a. chaiTè la barbarie 
die U J urifpr udence ^ & Ta expliquée 
avâc politeiTe. & avec ornement. Il 
I eft aufllle premier des Interprètes 

I du Droit. » qui ait fepacé les cita* 

I lions du corps du dilcours ^ qui j 

\ étoit noyé , & qui- les ait mifes. à la 

\ marge. 

' Catalogue de fes ouvragesu> 

j^ndrc^ Jilciati , McMoUmnJis Jh: 



dût Homme f lUêifireH j^ï 
rifcoftfhUi^ wirnes qui in htmc uf^ue AïiT>Kh^ 
diem prûdUrunt in utrumff^ jus j Ci- AlciAt< 
ifiU fk Camnicmn ^ luculemiffimi C^m- 
menuriii (juibus addunttir Emhlmui* 
tm» Uif^f 4lr iffo Àiitmfi recûgniiHs & 
mhSIhs > Je Ma^roàhus ^ CiviUinf^v 
qH£ & MUitaribm Offieiis Hier > de 
Ponderibiu & MenfHris Isken AHm^ 
tAtiones in C^mclium TMiium \ & 
rerum & voçum teto eferè men^raii" 
tium Indices Ucufletiffmi^ Lagéint, 
15^0. in-fit. cÎBq voliums. It. Bafi^ 
teé 1571. in fil. ux volumes. It. Ba^ 
filed^ii^m-fiL qoaire v0lumes;^lc 
jirgentinéi 1616. in-fol. auattc voJL it. 
tréêmofiirti ad Mx^um. lérj^ in fil. 
quatre vol. 

Voici ce qui eft couteau dans Vo- . 
dition de ijyz* 

Tome I. 

i« De Verbarim fignificadem ^ lihi 
XV. Cet ouvrage daté de Beurges le 
I. May ij[29* a été imprimé [du* 
fieurs autres fois. 

a. In^ Tit. PandeQarum de Veria* 
rum & rerumfi^ificÂiione Commenuz 
ria. Sam date. , 

Tome IL 

3 . VypHnSi$nHm libri 1 v. 



\w 



Alciat. 



311 Mem.pourfervirarÊiJf. 
'1 * 4* ^ff^oiatiuncHU in très po/îençr-^ 

^^^^^ m Jtifiiniahei Codicis libres ; videli- 
cet 10. II. 1 2. Datées de 5d/i/<?^w le /• 
janvier 1513. 

5. PrdteriniprHm libri ^/lo. Datés 
de Milan le 5. Janvier 1518. 

C. Tarergon , feu obiter diSlortm^ 
abri XII. Datés de Favie le i . Mai 
1^3^. Lugduni 1535^. />-8^. 

7. De MagiftratibHs , Civilibn/fue 
& Jkfititaribhs Officiis liber. Imprimé 
avec le livre de quin^jne fednm frétf^^ 
criftione. Lugduni. 1529. i»-8^ 

t. De PonderîbHS & Men/nris //- 
btllus, 

5. CL Galeni de Ponderibus & Men^ 
fnris. jindrea Alciat Interprète. 

10. Oratio in Landem Jnris Civilisl 
frincifio findii habita , cum Avenionc 
ffrofiteretur. 

11. Tàcini in celeberrima Academia 
frofitentis Oratio habita. 

12. Oratio habita Ferraria 1 543 . cum 
frimum profeJkrHs HIhc venit. 

1}. In P.ComeliHm Tacitumanno^ 
tutiones. Dans les Editions de cet 
Auteur données à Bafle en 15 ij^ 
1533. in fil. & dans quelques au- 
tres. 



V 



iei Hvmmti Illu/lres. j i ^ 

TomellL Akdm! 

J4. Patadoxonimjms Civilis^libri fiXCiè;T% 
fix. Datés de Bonrga le 21. Août 
i$i9* Ces Paradoxes qu'il compo- 
fa dans fa première jeunefle , ont fait 
l'admiration des plus fçavans JuriA . 
confultes \ ils ont été cependant at- 
taqués dans i}n ouvrage qui a pour 
titre : jingeli à fanElo Joanne Mono» 
machia jinti-Paradoxorim Jnris Ci' 
vilis contra Andrex jilciati Paradoxa^ 
Antuerpiâ 15^5. 

1 5 . Commentaria in ali^uot Vodicis 
Jufiinianei Titulos^ Datés de Bourges 
le premier Septembre 1 5 ^jo, ^ 

i^. Commentaria in, alifuct digejïo- 
rum Ttmlos. Datés de Boulogne le pre* 
mier de Mars 1538. 

17. DecUmatio. 

1 8. Ve fingulari Cirtamïnt liber. 
Daté à' Avignon le premier Mars 
1 J25. Lugduni 1543. in-8®. Avec le 
Confeil luivant. It. traduit en îta-. 
lien : // duello tradotto ^al Latino di 
Andréa Alciato i eongU^Çs^gli nella 
medefima Materia dt Mariano Socino^ 
renetia 1544. m-8^ It. en François, 
J^ livre duDuel^ ou Combat fimguîier , 
com/Hffé par André Alçiat ^ traduit d» 



j 24 JUim. pour fervir à tHift. 
André* L^^i^ ^» François par J. D. L. F. 
Alciat. -P^«^ IÎ50. /> 8^ 

19. ConcHhm in Matmét dnelli. 

10. t>i frnnqHt pedmtr prafcfipriimr 
libtr. 

1 1 . D^eû ijmdimerefl' Bhr. 

11. Tn ali^ot Tutdffs Digfftmm: 

i^.Dt Strpulathnilmr. 
Tome IV. 

Z4. Cammentarra in dtrtptot Juris 
Chilis ar Pontifani Tmdor , etim irt 
Academia Avemonefi/tpraleila. 

25. TraBatHs de Pr^nmptimitfàsl 
fCtm AnnotaHof^ibus Toanms NicoUi' 
AreUuni. Ce traité avoît été impri- 
mi^avecces remarques à Cologne y za 
1580. 

16. EmblematHm lilreBns. Ces cm- 

blcmies ont été réimprrimés plus am- 
ples dans le 6^. Volume* 

TomeV. 

, ' 27. Commemarm irr athjHtf^ Ttudii^ 

& hgei Pandriiorm , fiu Digefiortm, 

Tonte ^Vl. 

lî. CoêmitkdUTà in Pande€famm ; 

CUdids 3 & DecretatiHm diqntft Tt- 

19. Oratio ^ dimBommam ad^citvh 
#^ ^coopratjir in lotnm PémQ ¥a- 



4is Hmantî Illuflref. 325 
rij/Sï , ad fuhl'we frojk^nda Jmna Çivi- An^e' 
lia , fnefuentijjima eonvtenm Jlf. iVb- Aiciat. 
4MS Nûwmbm 1537. froftimikta^ 

3 Q. FrdlâSiê m Vefpemnas LeSh- 
4Jes Jaris Ci'tiiis anm umi 1 5 3 9, 
31. PrédcQio in £jQmni$fifi /ihola 

ï54^ 

3 2. Oroiklncula , cwi» Chrifi. iuiUiêt 

Rex , FrancifcHf VaUfins , leSiani fim 

MÀtffit , Aniii*. Ceft un éifcours 

<qu'ii fit aa Roi Vran^m I. qui étoÂ: 

entré dans fbn Auditoif e. 

3 3. Enélemaia ah iffo ree^fnta ac 
movis édiqiM Emblimaùyu. auSla. Si 
l'on jugeoit du merice dt$ Ouvrages 
par les éditions qui s*çn font faites ; 
on ne {KHirrok jxxgçt que faTOtaUe- 
ment de celui-ci s niais quelques 
louanges que piufîeurs Aistems lui 
nyent donnc^il taut veconnc^tre qu'il 
t)'y a rienque de fort commun 3 que 
les Emblèmes n'y font pas toujours 
piftes , ni bÎMi imaginées , & que la 
yerfification n'a rien de trop châtié. 

jilciai compofa ces Emblèmes à 
•Milan en 15 iz. Il n'en fitd'âbotd 
qii^une centaine \ mais il les aùg- 
hienta dans la Âiiie à dr^srentes tt* 
prifcs. M. TAbbé le Clerc dans fc« 



jitf Mm.fmrferviràVHifl. 
Akdre* Additions au Didionnaire de Sayh 
Alciat. ^^"^ 9"^ ^* première édition ait érc 
faite à MUan en 1 5 zi* Conrad Pcm^ 
tinger , à qui Alciat les dédia, les fit 
imprimer à Amihomg en 1 5 } 1. i»-&*^. 
Il s'en eft fait depuis un grand nom- 
bre d'éditions. Plufîeurs Auteurs fe 
font appliqués à y faire des Commen- 
taires. -:^ 

Claude AiignoMt , en Latin Minos ; 
en fit un en 1^71. & il fut imprimé 
pour la première fois chez Piantia 
c'n 1574. i«-i^. Cette édition , qui 
oft fort belle , a été fuivie d*un grand 
nombre d*autres , comme on le peut 
voir dans Tarticlc de MignoHt 
Tome 14^. de ces Mémoires , p. 90. 

François Sanchez^ en Latin S<i«r- 
tins, fçavant Grammairien Efpagnol, 
en donna un autre , qui fut impri- 
mé à Lyon en 1 57 j. in-i^. & qui le 
fut plu Heurs fois depuis avec celui 
de MignaiafiL ceux de quelques au- 
tres Auteurs. 

Laurent Pignoria fit Ipng-tems 
après des Notes fur l'ouvrage A* M'* 
ciat , qui furent imprimées avec le 
Commentaire de MignoHt ï Padaut 



d^s Hommes Illuflres; j ij 
Jean ThtHlitis ^ Ptofcffçixt dQ Frir AndreV 
l^ftrg publia de nouveau tous ces Alciat. 
Commcnraires , & y joignit des 
Notes de fa façon , avec d'autres de 
FeJeric MoreL Aidait Emblémata 
«w Commentàriis Cl, Minois y Fran^ 
cifciSanSlii, & Nous Lmremii Pi^ 

ffJ9riiEditionovacHran$eJoanneThHi' 
Jio. Acceffèrunt Federici Morelli Co- 
rolaria & Moniu ad eadm jEmblema^ 
ta.Patavii i6iu /;^-4^ It.Ikd. lééu 

Trois Autfeurs François en ont 
donné des traduélions en leur lan- 
gue. 

Jean le Fevre. Les Emblèmes d^^n- 
dré Alciat^ mi/es du Latin en tymes 
Franfoifes par Jean le Fevre , avec 
le texte Latin^ Paris 15 j^. in-^"". U. 
Ibid. 1 540. /»-8^. It. Revues par V Au- 
teur Abid. 1 54 j. in'%\ It. Ibid. I j jo. 
I^y(^n 1555. w-i^. 

Barthelemi Aneau. Les Emblèmes 
^Alciat^adHites vers pour vers Jouxte 
la diUion Latine , & ordonnés en lieux • 

communs , àvecfommaires^ infcriptions 
fchemèsfir brieves exportions épimythi- 
jjues félon l'aUegorie naturelle, morale ^ou 
Joifimde., Lyoni^^f, in-i^ It. Ibid. 



328 Mim.pHrftmir à fUifl. 

'Ak0îie' I J5S- i»-ï^. /^ ''^^^- Ï558. i^^ii* 
AlciAT. Clande Mig^sHt. Emhlemata An- 
dré a Alcidti Lat'mo'Gallicd. LrsEm^ 
Mêmes Lmn-Françoisdu Seigneur An* 
dri Alciat. La vk ^Alciat. La ver- 
fipn Françoife mn encore vâëcidetf^mt 
Paris , /. Rkher 1584. in- 11. Cette. 
traduâÎDîi cft encore en vers» ' 

Les Efpagft ois en ont deux traduc- 
tions en îctfr langue 5 Tune de Ber- 
4iardin Dazjt imptiméeeti 1-540. irt- 
4®. l'autre de Didace Lofes , qui y t 
joint ane ex{)licati6n fous ce titre. 
EmbUmas de Aldato ^ non laexftics^ 
cion del Antor. Naxora 1^15. /»-4*. 
it. V^kmia iï^5 5 . in. 4*. 

On en a fiift de même -une traduc- 
tion libre en Italien fous ce titre : 
Hiver fe Impréfè aocemrftâdkte i dè'oerfi 
moralitk/io^verfi che i hrdjign^ati di- 
chiAr^nOytrm$ê dagU Eimblemi deit^Al" 
ciato. In Liane 1549. ^ i $51, /l^8•• 
Ce font là tous les ouvrages con- 
tenus dan$ le Recueil dont ;e viens 
de J)arlcr. A4ciat eh a feit ^ntcorc 
d*autres , qui n^y font point , i3t 
^u*il faut rapporter maintenant. 

3 4. Me/ponjk nanifiêAm amehac ex-- 
cufk. LHgdmi tfSi. inf^L tu 9afi- 

lc4 



\ 



ks t<8a. in-f(A. C^ Réponfiîs. ou- Andr^' 
Çontoftations» n'omt été imptiimèesALCiATf 
qufapvèsifa. mofn ,/ paar bs kmws ckr 

i 3^5. D^ Fàrnada Romani Imfârii< 
LikdluSs, Aç^r^ K5'5*^v À^-^ft^ kën^ 
<lan5 le Reca^il àthachmClmtn , 
intitule , y^jitwesvarii de Ori^m aa 
froff't^ Ksfmani Imftni. Ofcfkhaohii 

lé'io. /f/r*'. hcwi d^ny Melchimt^ 
Oùlda^ Poiiùca^ MftriaUa. Franco* 
furti 1^14. m-/i/. ^, é3^v 

^S\ Efigramma SdeBa^ ex Anthêh - 
^M% Latine i^rfa:^ B^Ctét* ^f^t^, in^. 

, j»^. R^tem Vatde^jftif^Niflm'iéf Me-': 
diohmknfir llbri IV. ujfie: ad'^Vd^- • 
ti^num Imptranrefii ptrdi£li' ^ elM- MS^ ^ 
editi, Aéadiolani^ J^.7iS^ hi't^.-lvûtàr 
dii»lo 2fii Tùhiç\ dM.Tbefaimfrjinfi''^'' 
4jitii<atum& iàfi^ri arum Indien^ Marif^ 
Lignfiieo ^ Alpibm^ yicifioA^ xidbSbti^ ' 
cura Ivan, (Seergm. :&raxjii £ugd^ i 
BMfl^iiVyo^ in-'fii'^^Q'c& unioorwap- 
gcpofthmnc, qui cftf fort inferiôur 
aux autlros«hil[loiTes> ^uerl'on aide la 
xneme Ville. 

• 3^. Dt PlaûnrnrHmCarWfiumra- 



MCIAT. 



tione.Ium de PUutinisvocahulis Ltxir 
con. Dans une édition de Plai^t^ / 
publiée avec \es coite&ions de divcts 



Sçavans à Bafle en ij^^^-T^ ' 

Metho^ica J^^^'f^"'' '^'^'''^i 
40. Enf^^ ^^'^'^- -^'^i^'^^^ 

^^'^ /v>^> ^^"^ l* ^^phitheatrum 
^ ^'^ffdSifCTAtiCA Dornavii. 

%i' ^^^^'^^" P^oceffus comfendiwn^ 
Çjffi^^ '5^<^- ^'»-8**. 
^y, Anàrtdt Alcim contra vitamAto^ 

ff^icam ad Bernardum MattiumEfif- 
fila.AccedhSylïogeEpiftoUrum Gifanii 
& aliorum. Edeme Antonio Matihjio ^ 
Lngdu Bat. 1^95. ini^. Cette lettre 
è^Alciaî cft datée du 7. Juift 15.5 j; 
Mais cette date eft faulTc , p Jifqu'il 
Étoit mort alors. II cft à préfumer 
qu'elle a été écrite avant Tan 1 5 20. 
& ique c*eft la même pièce qu'il eut 
peur qu*J5r<i/!wtf ne fift imprimer 3 
cojDme il ie témoigne dans une let- 
tre de cette année. 

. 44. Dans le Recueil intitulé : 7/- 
lufiriHin& CLarorum f^irorum Epifio* 
U feUBiores , fuperiore & hoc ptculo 
firifté^ ^oUeda & édita a Simone Abbes 



Ides Hommes Illufires. jjx 

Cahbema, HariingA Friporum i^^5. André* 
»«-8^ il y a une \^ttt& à'AlciéU ^ *^Alciat. 
c'cft la 8«. de la 3*. Centurie. 

45. Il y en a i6. fort curieufes ; 
à la fuite de Marquardi '> Gudii , & 
DoEtomm virorum^ ad eum EpiftoU ; 
€urante Petro Burmanm. VUrajcSli 
1(^97. w-4». 

4^, Notd in Epiftolas familiares Ci^^ 
ceronis. Dans une édition de ces £pi- 
trcscum SchoUis fer$ xxx.. DoSorim 
Virormn Editorc J^ Thkry. Parif. 

i^^f.in-foL 

y .Oratio fHnebris infimereD^Andreé^ 
jilciati ab Alexandro Gr'maldo An- 
tifolitam habita Ttcim inade Cathe^ 
arali ad XIF^ Cal. Fabmarii 1550. ^ 
Tafia. 1550. iii-4*. Tous ceux qui . 
ont parlé d^Alciat fcmblent n'a^ 
voir pas connu cette pièce, gui 
contient cependant des faits ôc des 
particularités remarquables rl^/M per 
HteronymumCardanwn ^ à la An du 
5^ volume des Ouvrages de cet 
Auteur. Cette vie eft encore peu 
connue 3 il y a cependant des parti- 
cularités qui ne le trouvent poipt 
ailleurs. Cut^ Panciroli de Clarig 
Leffêm ImcrprttibHi lé. i^e^p: i6^^ 

' Eeij 



j ji Mim. pâWffirtiir A rsiijf. 

i^NDiiE* U y.a bien' des fautes dans. les dàtei; 

Alciat. ^. l'jîkété U Chrc y BibUothcqtêc d» 
Riche lep ^ #* canrSli^ns & addimm 
ai^ Pti^imp4kt. de B^U. Cet; Auteur 
aéqlaiicl avec beaucou^i de fugacité 
quelques tiatest de la yk à!AtciAt^ 
Bayile^Bédioimairc. leromc Ghilif& ; 
Theatro d'Huornini Lenerati , Part* »• 
pi, iQ. L'article qu'il en donoc eft 
fort fij)pe»ficicii. Jomnn^ Impanalis 
M^tmkHifhtkt^rn ^n. j r rll y a des 
faits ^ mais l'Auteur w trompe, gtofr 
fièrement en mettant la moit ârjilr 
fial^en ijy^- J^«. hH:oi^i Boijptfdi 
Icomn y Payu, a. p. ûo» U n*y a iei 
»kni que d« fiart gcncxat Philippe 
friçif^Ui: ^ A»€neo,dli ZnttTéHi Àéi^ 

lamfii CÏandU Jiéinm MçMt'h vim 
av^ic ià tX!adu£faioai Franfc^e« Lf$ 
Mleges d^ M* dp Thm & Us addiùom 
dei Tàffifr^ M. de- %imk^^%i .t^rompé 
to; le, i^aD& moum en \^%x^ daasfa 
Sih^ »»a^e!. 



SÎMEON' DE MUIS. 

/ * -H . 

^ w^^^ C tMEOU de Mais naq«ir à-Orît 
i Qmignore k pli^ait^es^pairtÀc»»^ 



dâs Hommes Mujirer. 3 j 5 
laritei de fa vîc , on fçait feulement SiMÏKnf 

3u*il fut Chanoine & Archidiacre db MUI9». 
e Soiflbns. 

Son babiletc dans la. langue Hé- 
braïque lui pxocnra un& Chaire de 
Profeflcur Royal en . cette langue ; 
& il en fut pourvu, par des^ Lettres 
duRoi données iTours le 21. luillet. 
1^14. quatre ajns après la mort de 
Çaj^a^ foa predeceflêur dans ce, 
pofte* 

Il s'acqAiitta. des devoirs^ de fa pro« 
fedion avec affîduité & avec réputa- 
cation pendant } o* ans y 2c mourut en 
• 1^44. âgé de 57- ans. 

Il joignoit aune connoiiTance de 
la langue Sainte un jugement fodice 
& ungran^ddifcememeiit, VLn ftile 
puf , net ic facile , & une fcience 
ibrtj étendue de THilloire Sainte , 2c 
' du fond delà Religion*. 

On.prétâudqueibn vrainom étoit- 
Simon M^oiu. 

Catalogue de fes Ouvrages. 

I . H, Havidis. Kimhl Comment ar' 
riiu in Mdacbiam , Htbraicc & Lar 
tint, y Simeone. de Aiuis. interpnu ^. 
Téurlf. \^\%. in a^, 
xJn Pfalaum i % . /r/nt». Rabbinonim - 



JJ4 Mim.pourfirvtrkl'Hifl^ 
SmBON Commentarii Hebraici cnm Latinalri' 
t^ Mois, terpretatione Sim. de Mut s. Parif. 

3. Annotatiomi in Ppilmum 54.' 
Avec Bellarmini Injlit9ttione$ HebrÀkd. 
Tarif. 1^22. m-8^ 

4» On voit des vers Hébreux de^ 
fa façon à la tête des quatre Pfcau- 
mcs donnez par Bourdelot fous ce 
titre Rabbi Davidis Kimhi Commerin 
in éjuatuor Pfalmos ^ Hehratci & La-; 
tint , Interprète Joh. Bourdelotio. Pari/. 

1^15. m-4^ 

5 . Commentarius Litteralis & Hif- 
toricm in quintjuagtnta Pfalmos Davi* 
dispriores. Parif 1^25. in-i^. C'eft 
un eflâi de TOuvrage luiyant. 

6. Commentarius Litteralis & Hif- 
toricus in omnes Pfalmos ^ & feleSta: 
veteris Teflamenti Cantica cum ver\ 
fane mva ex Hsbrao, Parif, i6io. in^ 
fol. It. dans le recueil de fès Oeuvres^ 
Paris 1^50. infçl. Le principal def- 
fein de TAuteur a été de rappotter 
ks explications des Rabbins ^ en 
quoi ila réufli. T^ne lai (Te pourtantpas 
d'appliquer avec TEgliie pluHeurs 
Pfeaumcs à ffefns- Chrtfi ^ même po ur 
le fcns hiftoriqoe , & de porter fon 



des fJommes Illnfires. "3 j j 
jugement fur les différentes înterpré- SiMWïl 
rations des Rabbins. Au refte ce db MviKi 
Commentaire n'cft pas affez châtie , 
& l'on en pourroit retrancher pla- 
ceurs choies , qui le rendent lan- , 
guiflaht ( Simon , ////?. Crit. du Fieux 
Teflamem ^j>. ^ly ) 

7. j^Jfertio veritatis Hebràicét adver^ 
fns Joannh Morini Exercitationes in 
MtrHM(]He Samaritanorum Penuteu- 
chuip. PariJ. 1^31. in-i^. De Mms 
a pris ici la défenfe du Texte Hé- 
breu , contre le P. Morin , qui le 
rejettoit en plufieurs chofes , mais 
M. Simon trouve que , quoique fà 
défenfe foit faite avec beaucoup de 
jugement , il fcroir à foubaiter quil 
ne fe fût point tant approché d'une 
autre extrémité , en attribuant à la 
Maflbre plufieurs privilèges qui ne 
lui conviennent point. L'Ouvrage 
du P. Morin qui cft réfuté ici avoir 
paru à Paris la même année i é^t.in-' 
4"*. Ce Perc foutint ce qu'il y avoir 
avancé dans un nouveau livre qu'il 
intitula : Extrcitatioms Biklicd de 
liekrAÏ Grétci^ue Textns finctritate , 
&c. Parif. 1^35. /»-4®. Ce qui enga- 
gea dt Mais à revenir à la charge pat , 



SffUfjÈpN one nouvelle défcnfc. . 
W Muu. 8. Affertio veritaùs Hebràicdalte^ 
ra\ Aecidit Variarum Sacroruf9i Spr-^ 
cimen. Parif. i6^j^ /»r8% \£sFarh$ 
Sacra-ont été inferéfr dans le j^.totti'^ 
des Crhfci Sacri. De Mm y cxpVwgaô 
avec beaucoup d'ccuditionîes^paffagcS' 
les plus difficiles des livres àc l'An- 
cien Teftamenr^depuis la Gcnefc juf- 
qu'âu li vie des Jugjs$^& y rapporte ce 
que hs Rabbin» lesr plus habiles* Cfeot 
dit fur les cndroks q.u*^il explique. 

^', CofUgafio Ainm^'mrJioH44fn^ 
M'orini in Ceinfwfam ÈxsrcitiiMnum» 
aâ PentaUHchkm Snmarit'aîtfim > fe4$ 
yûntatis HebrakdAJprm terùa\,. Pa^ 
rif. iSfi^Jft^S^, Cettçrepdnfccftforr; 
vive , comme Tavoit été cdie du* 
P,i'K<?r/« publiée la^ même annécvV.^ 
fon Article toni^^p. de ces Mémoires 
p. iz. 

lo. EpifioU ad C, M. dt interpri-^ 
taîime verJUs- deciml f^^dnù v^ ^adv^rfi^- 
]^annem BaiUtm^ P^-i &i^6. ùt-^^. 
iii. Op^a> amniih^ in thê<^ T&mas 
diftribHt^^ qHorumprimês emtinet 'G$m^ 
ment^umLiuralem & UiJhricfiViii» 
emnts Pfalmos' Davidis , & StleEtar 

VfitrisTtftnrM$miGanii€4 i aU^r vera 

f^éiria 



t^ariéi Sacra ^ variis è Rabbinit con* Si*rEOif 
uxta compUSitHr tjHibus^accedit triplex de Mu i«i 
jljfertio veritatis Hebraica, Clandius 
Jt Auvergne , Parifinus^ Sacràrum He" 
iraammqHe litteforum apud Paripot 
Lc£l9r ac Profeffor Rfgius , eollegit C9^> " 
in lucem edidtt. Farif, \6s<^i^*fil* 

V. Le CêliegeRoyal de France ^Pant 
1^44. /»-4°. Cûlamefii G allia Orienta-^ 
Us. La SibliotheijHe des Auteurs £cctc< 
fiafiiques de Dupin. 



-FRANÇOIS RABELAIS. 

FRANCfilS Rabelais naquît a FRi^MCO's 
Chimn ^ ville de la Touraine RAfitiAif 
vers Tan 1483. il l'on s'en rapporte 
su témoigaage de ceux qui vcu^ 
lent qu'il fâc âgé de 70. ans ^ lorC? 
qu'il mourut en 1553. 

Son peee étoit un Hôtelier ^ ou 
Cabaretier de cette ville, félon 
l'opinion la plus comniune > ic 
Bemier ajoute qu'il y demeuroic 
dans une maifon , qui avoit pour en* 
feigne une Lamproyc. D'autres prc- 
tetuient qu'il étoit Apothicaire 3 Ce 
qo'il fe noQinAoit Thomas Makelais^ 

TmeXXXli: , Ff 



FnAWÇOisfi^^ de I4 Dtvimere , qui ctoic un* 
^^£££j^^ Métairie 3 qu'il pof&doii: àsaxs le 
pays. 

Quoiqu'il en fok , le jeune S^-^ 
kcUis y après . avoir fait les ccudef 
^fHumanités , encra chez les Coide^ 
licrsA de fùm^n^rlerCimte , dans U 
lias Poitou ^«^ & y fit profeifion* Le 
P. de Saint Rmiuald rapporte dans 
ion 7r^/Jr Chrortûhgifuf cette entrée 
de Rabelais dans i'Ordr^ Àe fainii 
Fm/fp/i" à l*an 1511. ou environ; mais 
cette date ne s'accorde pas avec les 
autres cir confiances de (a vk ^ U 
faut la mettre bien plutôt. 
X Rabelais acheva alors fes études^ 9c 

ayant fait fa Théologie xeçut les Ot^ 
dres & la Prêtrife. L'inclination & lo 
^ût particulier quHl avoît pour les 
(çWAces 9 ntf l\ii permit pas de s'arf è» 
ter aux connoiiuinces qu'il pou/voit 
tirer de fes confreffef. On fjaic que 
dans ces tems d'ignorance , tout le 
fçavoir des Moines fe bor^ioit à ua 
pou de Sahohftique ^ qu'ils appre-^ 
noient di^ns Jtur jeuneHè , pouci'ou^ 
Uier. bientôt ^ & qu'ils mépriftnefti: 
tCAjLi le idfte ^ conùne iautile. Mais: 
Jiabâlaif ne k iaiflà pas entraîner ak 



des Élommes llU^ef. ) j f 
^cirretit^il voulut parcourir toutes leiFKÀfrçcm 
pences ^ 2c en pénétrer \t% fecrets ^HÀllEtAlS 
H voulut être Grammairien ^ Poète ^ 
Philofopbc, Médecin, Jurifconfultc, 
'& Aftronome. & ii le devint fucccf- 
^vement pat ^fon travail & fon apr 
plication. 

Les Langues attirèrent ^articulie-^ 
Tcmeiït fon attention , fc il poflTcdoîe 
parfaitement Ja Latine & la Grecque, 
•dès le tcms qu*il n'étoit encore que 
Cordelier. Il écrivoit alors des lettres 
en cette dernière langue à GnHUmnc 
Badé , qui lui repondoît de même ^ 
cfomme on le voit par le Recueil 
-des lettres de ce Sçavant , où l*on en 
trouve deux qui foi«: adrefl&es à 
S^aheUis. — 

fl ap^it depuis ritâlien , rEfpa* 
^ftoi , ^Allemand , THebrèu , & 
moue l'Arabe. 

' Son mérite Si fa capacité excite^; 
tent bientôt la ialoufie de fes con- 
frères , oui ne voyant en lui qu'un 
<objet odieux , qui Jeur reprochoic 
leur ignorance , & leur faineantife ,' 
n oublicïcnt rien pour le chagriner , 
& pour lui faire de la peine. Ra^^ 
Maij foufficit pendant quelque 

Ft ij 



)4^ Mim.fBlirfervirkVHifl. 
FaAKçoTS temps leurs perfecutioMS) mais enfiti 
^ABEiAXS IftlTé de les voir revenir toujours à U 
charge , (C perfuadé qu'il ne pour^ 
toit jamais vivre avec agrément avec 
à^ gens d'un caraâiere & d'un ef« 
prit fi différent du fien , fl fuivtt le 
confeil de quelques perfonnes de 
merire qui l'aimoient ^ & follicica 
f o Cour de R^me un bref de tranfla^ 
tioo 9 pour paflfer dans un autre Ot^ 
drc. 

Quelques-uns ont prétendu que 
ce (ut par un ef prit de débauche qu'il . 
forcit de VOtàt^ àt frint François \ 
mais c'cfl; une imagination avancée, 
(ans aucun fondement par des gens, 
qui; fc font formé de Râtelais des 
idées entièrement oppofées à la ve« 
rite , & qui fe font accoutumés à le 
r^rgàrder comme un homme, dont, 
toute la vie s'eft pafféc à rire ^ à plai« 
fancer ^ 8s à fe divertir. Si ç'avoic 
été là fon caraâere, & la feule choie 
qui Teût occupé , il n'avoit pas be* 
fçin y eu égar^ au temps où il vivoit, , 
quitter fon Monaftere : ii y auroit 
pu fe fatisfaire fans être expofé aux 
• contradidions , & on t'auroic feule- 
ment mis au nombre de ces Freief 



des tiomms illuflre$, ^^t 
Luhins , fi communs de fbn temps , fRANÇoiâ 
^ qui ont fourni matière à tant de kAB£t Aià 
bons contes. 

II obtint du Pape Clément Vil. \t 
iref qu'il demandoit , pour paflîet 
dans PÔrdre dcfatm £enoît au Mo- 
haftere de Mailtezjùs , en Poitou ^ 
ic demeura quelques années en ce 
îieu. On ne fçait en quel tcms fc fit 
cette tranflation *, mais elle doit être 
a peu près du commencement du 
Pontifical de ce Pape ^ qui fut élu 
en 152}* 

Râtelais ne trouvant pas plus d^a^ 
cément dans ce nouveau Monafte- 
re 9 que dans le premier , & s'y 
voyant hors d*état de fatisfaire h 
paflîon qu'il avoir d'apprendre , & 
particulièrement de s^appliquer à la 
Médecine , en fortit ae fon chef . 
'Ouitta l'babix régulier pour en pren- 
dre un de Prêtre feculier ^ & fe ren- 
dit à MompelUer dans le delTein de 
; s'y livrer entierenKnt à l'étude de la 
Médecine , dont il avoit déjà pris de 
lui-même quelque teinture. 
; Je neTçai s'il faut Rajouter foi à ce 
qu'^^ntoine le Roy rapporte dans fa 
'srie Manufcnte , que Rabelais étane 

Ffiij 



j4 1 MtfH.jnurfirvirkrifiiJt. 
Fr ançois artîvc à Montpellier , aÙa aans^lTÊco^ 
Rabelai^.Iç de Médecine , pu Ton foutenoir 
alors une Thcfcique le Doyen l'ay^n^ 
appcrçu le fit approcher , & IViiga- 
gca a diiputer -, & qu'il difputa cftcc- 
dycmcnt a^cc tant; dcl force Se 
acfubtilitc ,.qtfoa le fit fur le 
champ Doiîteur. Ce dernier fait ait 
rnoltis n'eft pas vrai ; car il Aoui 
appi'end lui-4nème dans- ù^ ^^P" 
pliqucs au Pape , qu'il étudia/pcnl 
dant quelque temç en iWedeciûe, & 
qu'il parvint au DoAorat , aprèsv 
avoir pafle par les autres degrés dt 
Bachelier & de Licentié. 

Depuis ce tems-li il enfeigna & 
pratiqua la Médecine tant à Mo?!t^ 
ptlier qu*a Lyon , avec beaucoup dc: 
iiiccès & de ré putation. 

La plupart des Auteurs qui parlcittr 
de lui , entre autres -ff^npi^r , difent 
que le Chancelier du Prat ayant fait 
révoquer par Arrêt du Parlement de 
TohIohJc les Privilèges de la Faculté 
de Médecine àc Montpellier ^ Rabe- 
lais fut député en Cour pour foUicî- 
ecr la révocation de cet Arrêt , & Je 
rctaWiflemcnt des Privilèges ; 5c 
qu'il obtint tout ce qu'il demandoitH 



îl^ft wai <juf k^il^iixx^ chargé Fhàhçois 
|endai)t; fon fejpi^ à M^ntfellhr de Rab£laU 
&ûe im voyage à )P#r^ petit 
Quelques ajSa^rei de- rynîYOllité d« 
Medçcine ^ mais il fie s'a^ilôit poini 
df s Pf iyiUges de IfUniVerfité cti gc^. 
neul , <)itîr A^oâf; )ai1i)»i$ étâ rétoqoex 
i)i attaqpeji; / tnf^% d« ccfttH â'iin Col'^ 
isge pa]r€Kiilîpr;,ap^èik| ^ Gntrnne^ 
qot dans Ic^tems des Gueii^ls ie£Mr> 
J/. Chartes rni &c. aircc les Rok 
d'Arragpn ^.avoî^ été en quelque &^ 

Son £Uppritt)e^ & 4ti reuâ^lifiTemenr 
uqtfeli^4f«/4^ jtr^yaiUj^ fàt otèkc d* 
tUniv^5i:fifé*- . . : ^ 

a A^Htçi^ k ^^ff ^ occaâAn . ^ &: ite Ib 
snsnietar 4pm on^ pcélKetKi ^'i^ pA^t 
yint^ parier au Ch«neeâsr. £ef di6- 
ferçni langages qu'oft lui- a fait r^nk 
au SuifTe de cre Magift/tt , p^om d'atf- 
Kc fondempnt ^ue: te- ebafitfVrj^ du 
a*., liyifc de fon F4nt0grH€l. oà POh» 
nurgi! èjfiffizïiAQ l'auimShe à PjtmMgrml 
fn qma$;Qr;fe l^gUê» éifiFereDre^ y Àc 
^f c eiilAiice q.»'il efb ftâtt€ de TovMi- 

IfC femce qœ RateUh ttnàit à 
]?UniV^ifi(é d« Médecine de Monter 



} 44 ^i^' fôurfervir a fFf^. 
François pcllier , par rapport aa Collcgc Se 
JLkSELAïsGirome ^ Se k îuftrc qu'il Idonnar J 
l'Umvcrfité même par fcs leçons ,' 
font , fuivant l'opinion vulgaire, le* 
xaifons qui ont donné Beu à la Cou- 
cume , <pii s*y eft introduite , de faite 
prendre aux Candidats de Médecine^ 
lorfqu'ils foûtlennent leur Theie dé 
Licence, la Rdbbedcifi^*»/^//, qu'il 
avott laiflè à irUniverfité. Peut*c-» 
tre l'avôit-ti fait faire exprès ^ 6cctt 
avoit^il fak préfent pour cet ufagc;; 
comme cela parok ^us-vrai-fembla* 
ble.EUe éioit d'écarkte faite en formel 
de chape , avec un collet rond , fut 
lequel étoîent en broderie les trois 
lettres F. R. C. qui fignifient Fr<i»- 
afcMS RâbtUfus Chirwfef^fr Elle 
^ura jufqu'au commencement du 
•dixfeptiéme fiécle , qu'elle devint 
il courte, qu'elle n'alloft plus que 
jufqu*à là ceinture , parce que cha* 
xun de ceux qui la revêtoient , en 
emportoit un lambeau , pour le con- 
server par curîofité, C'eft pourquoi 
.François Ranchin , étant Chancelier 
de rUniverfîté , en fit faire à fes dé-] 
J)ens une toute pareiUe,avec les mê- 
mes lettres, qui pou voient figni fier 
JrancifçHs Ranchinns CanccllariMs* 



'des Ktmmes ItUfir^f: '^y^f 
Une Ifttre dé RaieUh ^ qui fel^KAif^crti 
trouve à h tête de fort édition des RAnu^AiS 
^photifmci à^Hifoeraie ^ ji60s ap- 
prend qu'il expliqua à Monipellier 
ces Aphorifme^ , & enfûïte -i'-<rfri 
Medica de (74//>»rân 1551. Ce fut 
ià la dernière année de (on fejout 
dans cette Villes car il denuiuroic 
la fuivante à Lyon , où il enfeigna 
& pratiqua pendant quelques années, 
& où il fut Medecid de THopital, 
Jean dn Bellay^ Evêque de Paris , 
allant i Rame ^ au commencemenc 
de l'année 1534* P^'^' rafiàire dis 
divorce du Roi d'Angleterre Uenry 
yill.ic paflànt à Lyon, y emmena 
avec lui Rabelais en qualité de foa 
Médecin 't mais celui-ci n'y demeure 
^ueres plus de fix mois , puifqu'ii 
étoit de retour à Lyên le dernier . 
Août de cette année; jour duquel eft 
datée rEpitre dédicatoire de la To*^ 
pographie de' Rem$ de Marliani ^ 
qu'il fit imprimer alors dans cette 
Ville. Ce fut là fon premier voyage 
d'Italie ^ que perfonne n'a diftingué 
du fécond 3 qu'il fit quelque temps 
*près, 
Ç'eft un conte puérile^ que celitt 




^i Mim.fàkffervîr a . __.,.. 

ï'ilANÇOts nifiraverat ; ad OMinèm S, Bemdiw 

r RaulàisZ/t Êcclepa Maleac^nfi diSi OrMriis 

fe libère itansferrè perjelicis recprda^ 

■ iionis Cltfntntem Papam VIL Frdde^ 

êe^rtm Dèfirùm jlpoftotica ùbtinmrAt 

autoritate concedi ^fen indhlgeri i idem 

Ûratûr addiSlumOrdinefnS.Benedilli in 

eadetn- ÈccUJta fe juxtà comejjionem^ 

feu indutmm prddiBum tranftHliJfèt , 

& deinde fecnm ut unum vel f titra ^ 

cwn cHfa veljtrie cura ^ diUi feu al-^ 

terim tHnc exprejji Ordinis Regularis^ 

ont ckm eo vel eis & fine illis unum 

curatuin fâculare Certo tunû exprejfi 

fnoda <lualificaiHfh ^ bénéficia EccU'- 

fiapicà , fi fibi exinde canonicè confet» 

fenmr ^ recipere & infimnl ^Hoadvive» 

tet retifteré libère ^ licite pojfet , éa-^ 

dem fuijfil aHiéntaté dîjpenfaiiem i 

diSus Orator abfijUe licentia fmfupe^ 

tioris à dtSla Ecùle/ta difcedem ^ re^ 

gulari dimiffo ^ & Presbyteri faculam 

habitu affumpto , perfacHlum diu va^, 

gatus finit , eùque tempore durante fa^ 

cHltatiMedicina diligent er operamde* 

dit , & inea gradus ad hoc reqnifitçi 

fufcepit , pHblice Pmfeffm efi , & or* 

tem hHJufimdi praBicando plnries exer^ 

" €un in finis ordinibm finficeptis pradièis 



\ 



Iles Hommes Illafires: '341 
<^ in dttaris minifterio MimfirandQ , ac FïiANÇôll - 
héros Cananicas , & dis divina offi^ RabilaiI 
eia allas forfan cclebrando , quar^ A- , 
foftaJU maciilam ac irregidaritatis & 
infamU notam pcrtantum temfmsita 
vagahundus incHrrit^ 

Ferum , Pater fanUe ^ cum diSlns . 
Orator ad correverfus depramijps de^ . 
Inerit & doUat ai intimis , cufiatqHe 
ad ordincm S. BenediEli huinfinedi in 
éUitfW) Monafierio^feu alio ejufdem or- 
dinis regulari loco^ cum animi fm qme-^ 
te redire i fupplicat igitHf humiliter fi$^ , 
fradiBus Orator^ quatenuf fecuim y ut ' 
de inceps in Monafterio ^fe» regulm 
ioco pradiRis , ad ^md , fen tjuem fe 
trans ferre contigerit , cum regulari ka^ 
6itu dehimm Alùjjimo red£it perpewi 
famnlatim , more PU patris compatien^ 
tes, ipfumtjue fpecialibus favoribus & 
gratiis profeejuentes , eundem Oroio^, 
rem ab excejfihus & Apofiafia nota, 
feu macula hujufmodi , necnon excom^ 
municathnis & aliis EçcUfiafiicis fen^ 
tentiis , cenfuris , & pœnis , tjfuas pra^ 
mijforum occafione quomodoUbet incur^^ 
rit , abfolvere , ficumque fnper irregu* ♦. 
laritate per eum proptena contraSfa , 
ne ea non obfiantf fufceptis per eum or^ 



350 JHtm:pêHrJhvfrdVff^ . . 

î*ltANçaïfli/iwi«i',<«<f difftnfdnomjthi cùnceffafrâ^ 

BjiMiJM 4iSioriimy& iHeifdem ordinthns/S^in al- 

ftaris miniflem i^iniflrare libère & licite 

vàleat SJpenf^re^innneiwfttfinhabillMtk 

& infitfind niaciUdmJhe notam per eum 

M5a ûccafione contrdElam ab eo peni- 

(îHt abùlere y ip/kmjtte Oratorem in prif- 

'tiîîHm&emn in quo ante prsmijfa exi^ 

ftâbéU fiammrefiitfiere^ &plenarie rein-- 

tegrare \fibi^ne , ^nod de diSa Eccle- 

fi^ Mdeaeenfi adaii^Hod Manàjie^ 

rinm^fen atinm regnlarem locum ejuf^ 

dem Ordinis 5. BenediUi^ ubibene-^, 

■ f ^èUs invenerh ttceftores , fe libère & 

iieiH tmnsferre^ & intérim pofi hu^ 

Jufimdi tran/latianefn ad diSldm Ecck'^ 

Jsam Maleaçenfem , fen Epifcoptm .y 

t^tfMivm , vtl cdHventtim ^ aut per^ 

fmat ejnfdem in généré vel fpecie mi^ 

nîme teneri nec âmigatHm fire , urt »/- 

Mûmituis omnibus & fingnlis privile- 

ji/* , prèerâgativis , & indàftis , cfùi^ 

JmfFratres jtve Monachi diSi t)rdi^ 

ms Si BenediUi utuntnr , ptnivmtHr ^ 

<d' gàfidem , acini , pdtiri , & gatt'* 

dere p$ienmt ^mmadoUbet m fiétmwB , 

ut & poJljHom Mona^erîum , fen re^ 

gularem locum hujufinodi intraverit , 

uti\ pôtiri ^ & g^ndîcrc , vwcmqite ne* 



Éjûtk fififi \Jfi^ lUcri vel v ^Uj^fiiis hic & 

^ c^fHfvis. 4ikcrmf Ucmiiafiipfir Ifoé 
rmimc res^i^^^ anSûrhaù fyfradiC'^ 
u QwceAcre & indnlpn ^ fie^f^c i9 
pumi0s mnibns , &c. JuMcai^i dç- 
hm , ^'dccertmt Mgnemini de gr^» 
sU ^m^li^ ne^ éhfiAmibHS frmnijps ; 
ac qu^ufv't4 Cènfiiiùtianihut ^ <t^. Le 
fcfte çft de formule* 

R^l4is\Qhtint ce qu*U demau-; 
4oi^ pair le moyen de <^«ielque& Cat« 
din^x. La Bu|le qui lui tut espçy. 
di4ç far ce Ca^ eft dttce.du ij. Jm^ 
vitt i|}^. V 

.£n voici ta teneur. 
: DileSlo filio Francifc» kaielaisl 
Mondcha Ecclejié Maleacenfis ^ Or^ 
dims S.BemMcli^ Paiélns PP. IIL 

DiUSe fin ^ fdutem & AfojMUcam 
iinediEH0nii9K S^des Apo^dica & piâk^ . 
m^r recwremihus oÀ C0m poji ifx*, 
cifp^m. ^i^ hmùl'UAte pûfQnanm] 
fiatm liienur cônfuUri 4C ilhs 
gr^Ùofo pm^re froÇeqHi canÇmvH » 
i}iÉ9/ 4^ id dm ptopria virtumm mc\ 



L 

^' jjî 'Mim.fmrfervîrktHifi. 

f R A»çoisn/^ nudtifliciter recommindam. Escpê^ 
Kab£LAis^^' fijfiidem ftatis nitper ftcifti ^uod 
éUids poflijuam filicis recordaitmis C/f-* 
^rfS Papa P^II. pradeceffhr m/ferf/à/^^ 
m de Ordine tratrum Mmorum^ tjuem 
4xprefs0 Profijpts , & in eo permmtm 
sd omnes & Saeros & Preshyterams or* 
dines pramatus fueras , ac in il lis etiam 
in altaris mntfterioflepiuswimftrave* 
ras^ adEccltfiam MaUacenfem Or^ 
éinis S.BenediBi ^& diBumOrdinem 
S. BenediEli te tramftrre valeres ^ 
Apo^olica automate indulferat. Tu^ne 
ihdsdti hujiêfmodi vigore ad Ecclejîéo» 
& Ordinem S» BencdiSti pradiBum te 
iranftideraf , ac tecum unum^ [en plwrA 
bénéficia Ecclefiaftica cents ittnc ex^/ 
freffis modis tfualificatis ^ fi tibi aliat 
eanonice çonfcrtentHr ^ recipere & re^ 
tinere vateres Apoflaliça autoritate dif^^ 
penfari ebtinueras. Tu abfijne tui fit* 
pertoris licentia ab ipfa EccUfi^ Ma* 
leacenfi difcedenr habitum regularem 
dimififii ^ & habitu Presbyteri fi^iUa* 
fis ajjptmpto , per abtnpta fecUli Jit$ 
'ùagatHS es ^ ac intérim litieris infa^ 
cultàte Aîeiicina diligehter opérant de-* 
difii , & in ea ad BaccalareatHi , Zi- 
centiativa,& DoUor.atusGraduiPnh^, 
motHs^ nec-mn arttm Medtcina publiée 

profiffits 



Jtéi Hmines lUi^ref. ^ j j 
f*^^fiis fiifti & ^xercHifti. Cnm an^ pRANçôrf 
tem , ficHt eadem expoJktoftAjungehat^ R,ABBi.A» 
tu Je prémiffis ak imimh dolMeris & 
Meas deprétfenfi , cupUpfne ad ipfum 
Ordinm S.SenediUt & alitfmd illim 
Monafleriim wlal'mm RegÊÈfimlo» 
twn , $êbi hencoûlor tnveiterû receptof» 
tvs , u tramferre , & inibi Alti/pmoi 
fcrpetUû famulari , pro parte tua>nobit 
fuit hamiliter foppUcatwn , m tibiib 
^tfilmionis débita benefich , ae alik 
fiatui tuo in pramiffis cp^rttme ptùvi^ 
den de henignitatc Apoftalsca dignam- 
fnier. Nos igitÊtr mtendentes Sedis A^ 
foflolica Clememiam pttentibtts gre^ 
fhium fita pietatis claudere nen conf9êe* 
^iffi volentefjtte alih apttd nos df 
Xéligiams T^h^ litterarum fiiemi^ , 
witaac morum hane0ate , aliifyHe pri- 
ait atis & vtrtmmm merins muluplici*^ 
iet cemmettdatHm ,hanm iniaitu fitve^^ 
-te profe^m gratipfi^ hujufinedi ttiis /> 
iac parte frpplicatimihms inclinati ^ 
te ab excifmmttnicafiûm ^ & aliirfim^ 
§entiis , eenfuris j& pmnis , ^tMS pnf^ 
fer pramijfm ifuemodoUbet ifjct$rrifif , 
etecnom Apofiafia reatu & exctffibns 
ifttfH/modi autoritate ApoJMica tenere 
frajentium abfolvimHS , actecttmfHper 
TmeXXXU. jG^ 



"354 jMht.purfirvh^kVHifll 
FRANÇOIS wwgn/ign/i*/^ pr te ffvpHf ca ^:Hêa^ 

vina (f0;ia fir/én Mlekrafii , , & aliéi 
Uth ti iimÊMCUifii , comraSlà fWfkf,, 
m fing^'S ordmihm jH^^iSih , Hi^am 
in J^ÊÊÊk Mifûftem kmjiêfmadimf^--' 
trare^^c-mn difpefifiuime fréiÂQn' 
m ^jk bin^^cia fhb iUis €Qmprehenf$ 
jitccM^ iAms êiSHorem netif^t & rH^ 
nere^^mç-mn^dediSLi EceU0$A^- 
k^enfi ai dûpt^d M^mftmim , W ' 
é^tmRâgalidêPm tiam el»fiem Ordmk 
A B^jffididà , tdfi btm'^0s imemm- 

cbi iffits Qf^mSLA ,BsmdiEH mmtHr^^ 

è^gm^dm f^^mm ^tmmd9liket kkfiér 
. ttÊrmn- , m y pH^i & gfmderâry.im^ 
iéjMCf vpc^m^ ASivamr- & j^a0rÙ0mhi^ - 
li9fr^^4ffi di-i iHtnih tniftêfenms ^ÛT 

immH^éc. pmffp Hon vH^Hdfikt im 
IfàfmtM Cmia ' , #^ uhicnmijfiÊe- Iw^ 
rm^ ofi^m. kuféfimii Atteins, fxer^- 
mrt libtre &^ Ifcitûr^fédcmâ 4mmt4t^ 



1 



dii Bêmfhei îitHflrfs. jjj 
tiaîi donogratiAdifpenfafnHS , omnem- FuANcoif? 
^Hâ inhAhititdtis & tnfamiét maCtdafn^ R ABELAfs- 
^e notafh ex prAmi^ts infUrgentm fe-^ 
Mus aè^àUvjHf #^^î*^ i^ prifthtm &" 
iUffiflatUm^inôiHo ante frami^ qm^ 
ffiodotibei iras , rejUtuimm & fleirarie 
nintegramHS ^ decernentc^ tâ^foJtJHam 
ad aUtjMod Monajleriwn^^ jcH alinm 
Jk^uFarâm lovum ^^/iatHS fucris' ^ Hf' 
fréfertur ^tidem Ecdefé M'aUaCênJt, 
JfPi aiins Efïfcjopo pro tcmforâ cxif* 
icnti ^ am dUeEÙs fliis CapùnU , fifi 
ferfonis mnïmt tentrf ^ dnt oBligatHm^ 
jire ^mn ptfiàntiius pr^mijps avcotip 
èhutionibui & erdtfMtimibHS Apof[a^ 
iicis , nie fiok . ÉccUftéi M4ttacenJ$s ^ > 
^ Ordinis S: ÈenediSti prédiBorum 
fkramintù , conpinattone jlpofloUea^, 
^tquavhfinnitdie dia rohratis , /?i- 
tûtis &- emfuetHdihibns caurifqHt con^ 
ttariis ^mèufcMmqae. P^olnmHS éfttemf 
fftod ffsniteniUm per Confe0reiH ida^ 
ffeHtn ^ qucm duxerii eligendum ^ tihi 
pro prdfnijfîs injungendam , adiinplen 
4nnnino teuâaris i alio^uïn pr^fintes 
ÏHurA' ejHêdd abfolnfiorfem ip/am ubi 
pHltéUenùs fiSragmur; , ^ 

Datum KomA apud É» ^Pétrum fnh 

Mndo: fifç^Qm àiç 17, Un. 153^. 



35^ J^fcm.pâurferviràPMiJI. 

FrAVcois PomificàtHs noftri anno fitunda. 

Rabelais U paroît étrange que Rabelais ^k 
voulu quitter le Monafterc de Maif-^ 
tétais , où il avoit pour protecteur 
*& pour amî TEvêquc du lieu , Sç 
qu'il att demand é à pafler dans un 
autre 'y mais il avoit dés vues ^ que 
les tiirconftances prcfentes luifug- 
;gerCrent. 

Le Cardinal Jean dit Bellay , qui 
çtoit Abbé 4e S. Maur^des Foffez 
mes de Paris , avoit fait feculari^ 
1er cette Abbaye ^ par une Bulle du 
Pape Clément VU. datée du i}« 
Juin 15.3 3- Mais divers o*bftacles 
qu*il fallut lever , Je les formali-; 
tez neceffaires en pareil cas ^ firent 
•^differer pendantplus de trois ans rée- 
xécution de cette Bulle. Rabelais 
•crutqùe c'étoit là une occafion fa- 
vorable pour fortîr d'un état qu^iî 
Xi^aimoit point , & foUicitaleBref 
-gue je viens de rapporter. Comme 
il lui ctoit permis par ce Bref de 
pafler dans quelque maifonque ce 
lût de l^rdre de S. Bemh , où Toa 
nroudroit bien le recevoir , il ol)tinC 
:au(fî-tot du Cardinal dn BelUy, qui 
Je |wote§çoit^ «AC place ^nslj 



'if/ H&mmes Illuflrêr. jff 
layc jde ^ Maur , dont la fecuia- FrAïTCO» 
tifation n'avoit pas encore ea fon RABfiXriftiti 
effet , mais qui paroi-ffoit devoir 
bientôt l'avoir , comme elle Teut 
cfFcdivement le 17. Août de la mê- 
me année 153^. par f aéte qui en fut 
Greffe ce .joar-tà« 

Ainfi Rabelais devint en peu de 
tempsf, comme iU'avoît dperc, de 
Moine Bcnediâiti , Chanoine Seot^ 
lier. 7%omas Corneitte rapporte dans^ 
tonDifiionnaire'Geographtcjue su moc 
S. Ataur^deS'FêJfez. , que rôti moff^ 
tre en ce Heu dans la malfmi dia 
Chantre une chambre qui porte fonf , 
nom ^ ficqu'on dit qull habitoit. It 
ajoute qu'on trouve les Provifionsf 
4Îe RabeUis dans les Regiftres de 
rArchevêché de Parts , parmi celles 
^es Chanoines qui furent nommés 
incontinctu après la fecularifation y 
mais qu'apparemment il ne prit pas 
pofTeffion ^ puifqu'il n'en eft fait 
jiùUe mention aans les llegiftres da 
Chapitre de S. Mawr. On vote ce* 
pendant par une nouvelle Supplique^ 
que je vais rapporter, que s'il ne prit 
})a5 ^oflfedion par litimème^iHe fit 
|>ar Procurcur^parce qu'il £Çoit alMi^ 



WAïrtforjn C«st|c rto^vciic Supjdiijuc ftit fiji» 
*A«MAi«» à cette ofcsfiçn. ^»^f4;/ faïfatfr 
Inflexion.;, qn^il n'avoit été reçai^ 
S.>A^aitr enquaiité de Moine ; qtw 
loog-teinps après^ue la BufJe cTe S*- 
«iui»w^Jon avait été accordée, &•- 
craignant que cela ne lin portât qtjet 
«IftèpréMicédail? la faîte, prit le 
jparti d'obvier à cet inconvenicnr^. 
en dfcmandanr un nouveau \BreP qui* 
«tpafât )ce qu^il pouy^ y riék d^ir» 
ïtgulief en cela* Ce Btctlûi fti» ap- 
paireA^menc accordé,, mais novs ne 
l.-awo»fr point j Urne nous rcfte que 
la;^Suppli<jae q,u,'^WOT dit Ferdier 
«t»ua a coàferyiée dans It ji Voltime 
det» FrofrfoffophU p. a+ji. La ver* 

.Pr4Hcifcu$ RAhel<tfus,PresbyrerDlcfi^ 

KtU^uum. &.qf4inm. Fratrum M-- 

Ij&vm nétotut: PojÉea ex indHlt» 
mtmemis P. m, & Prétieccjfom vef 
m irmme iiati de diffo Ordim Fratrum' 
^•^«w transit M Ordinem ^ Bem. 



1 



dis Miaimis iSufinr* Iff 
ftnf^^ in eaquâ pcr flurcs amwm^n-VKAVt^ff^ 
§t, Pêfimodum fine R^ligionis hétkimKj^%pi^W 
froftSmefi m MontempeffiUnmn ^iti- 
dtmffig in fiicuUate Aitdiçina>{tiêdmt^ 
pêUice lefft ^r flttrei awias\, & jr^^ 
éibés ammt etiam DùQorams ihiâUm im* 
fjTddiGa faculiate MeJieinîÉk fyfctpit , , 
& prxxim itidsm ^ & ^^i' i^ ^idM^ 
toctip^atmês nmltaS' i^rcHÙ; Ta»» ^ ^ 
(àfm cwdû omfunBm -adùt Itmina S^, 
Pétri S^fMS ^ & à SanSiiate vefira ,, 
& a defitmlUCUmetue PdpaF'II. ve^- 
pjafm jépfi^fie &, irregfêlariuuie im^- 
fttravit^ & liçentiam ademdiaâ' tr^- 
fhStm fri/inki. S.- SeneJiEH ^ idiiene'^ 
violas ' ifivemffit' reçeptdres» Eràl ea^ 
Umpùu in Romand Cmia S. D ^Jioa»^' 
nis Cardinalat de Bellaj^ ^ Parifien^ 
fis Efifcoput & Athas M^tnafierii S^- 
Mater i de Fojf^is ^ orAinie pradiiie 
Hiacefis Parifienfis i ftmnf csm kene^- 
Vûlnm infuet$ijjii ^y ^regattk tee^ ab eodem^ 
f^ipcr^tHft i» Memafierism^ pr^dtttm ' 
S. Ma9H4 , fuod faSlwn efi^ Pofiea^ 
cefitigi$ Ht^di^mt A^nafiermm anto^ 
ritate veftr^ erig^retttr in Decanatune^ , 
jurent fue Monaehi illim MonafUriii 
Canonici. Bîc faSns cfi cttm lUis Cam^ 
memcm pjrâdiS^s. QreMr Prttnci^ie^ 



TtLAUçon RabeUfus. Verum frdfams ÙratoraMH' 
^ABit,Ais£iff^r fcriipulo confcientU tropter iii 
fifod f empare pgà data efi afanBitaf& 
0efira Sfdla EreBionis , pradtElus ipfe 
nondam receptus fteerat in Monachum 
frafati Monafterii Sandi Itiawri v\i^ 
4et jatn recepms effet teinpore execu^ 
iionis & fulmnatienit efitfdem, & Pr^ 
varatoria nomine confenfiffet , tafH hit 
^ua circa pradiUam ereSHonetn faSa 
fUerant , tjuàm hii ^a poflmodum fie^ 
rem , eïm tunt in Romana Curia effet 
in Cmitatu pnfm R.D^ Cardinatir 
de Bellaiff. 

Supplicat , Ul fer indidtwn 5. ^ 

mus fk tam in fihrô Cçnfcientia ^ tptam 

,in firty contradiSorio , & aliif ^utbuf 

tibet , ik préfath ^fêrinde acfirecèp» 

tus fiiijjit in diStm Monafterium Jir 

Mawri , qiiam prmum ameatjuam tf^- 

tenta fiùt Bail a ereSioms ejnfdem in 

Decanat«m\ & twn abfolaitione r & 

^uod et '^aleant & profint indulta 

jjUêcimqHe antea obtinuit à fede Apof" 

.fclica, perindt acfi, Ûe. &qiêoaeifi 

dem valeant JHeaitina ^adus & Doc^ 

toratHs , pcffit^iee fraxim Meditiné^ 

jtbifHe exercere , perihde ac fidêU'» 

écntia Sedis jifefioliça tùfdem fufce^ 

fiJI^ 



/ 



des Hommes Iltufires. jtf i 

tenait^ cenfedtur ûhinmjjè & ohtinere RabeSiAIS 
pondère & fûffidtffè Ca^onitet^ le- 
lirime , perinde acjide lkentiaej»f»* 
dcm Sedis jipoflolica ea obtinuijfât» 

RabeUii de retour en France l 
vécut à 5. itf ^iir jufqu'à l'an 1545. 
que le Cardinal du Bellay le nom* 
ma à la Cure de Meudon , qu'il rem- 
plit avec beaucoup de zèle & d*c- 
diâcation jufqu*à 11 Bn de fà vie. 
Attentif à inftiuire fon Peuple , il 
^fe reduifoic a enfeigner aux cnfans 
le Plein-Chant , qu'il poffedoit par- 
faitement. Sa raaifon étoit ouverte 
aux pauvres 6c aux miferables , qu'il 
affiftoit de tout ion pouvoir , & il y 
jaflcmbloit fouvent des Sçavans pour 
s'entretenir avec eux fur \ts fcicnces. 
Mais rentrée en ctoit fermée aux 
femmes ^ & fa réputation n'a jamaif 
fouffcrt fur leur uijet aucune attein* 
te. C'eft le témoignage que lui ren- 
dent des Mémoires de fon temps ; ' 
& jlntùine le Roi , qui a donné fai> 
vie en 1^49. aiTure que c'étoit alors 
la tradition confiante de Meudùn. La 
copnoiflfance qu*il avoit de la Mé- 
decine « le rendoit doublement utile 

Tme XXXn. H k 



3^1 Ménhf^ùurfervirkPHifi. 

FKAN^oisà les Paioiûîens , qui le trowvoicnt 

RABcLAistoujours difpofc également à leur 

donner tous les fecours que leurs 

befoins fpirituels & corporels exi- 

geoient. 

,11 mourut en 1553. non pas à 
Mendûn , comme quelques Auteurs 
Tont dit mal à propos j mais à Parité 
dans la rue des Jardins , fous la 
Paroiffe de S. faul , & fut enterre 
dans, le cimetière de cette Eglife , 
au pied d'un arbre ^ qu'oriya laiffc 
long'temps , poui en confcrvcx la 
mémoire. La plupart des Auteurs 
pf étendeiit qu'il avoit alors 70. ans- 
jlntoine dn Verditr , qui avoit par- 
lé fort mal de lui dans fa Bihliothc- 
que Iranfùife ^ s'eft retraité dans (a 
Profûpographie d'une manière qui fait 
honneur à Rahlais. » J*ai parlé ,. dir- 
ai il , de RabeUis en ma Bibliothe- 
3» qlie fui van t la commune voix, 
^ »> &c par ce qu'on en peut juger par 

»> fes oeavres : mais la 6n qu'il a fait 
9; fera juger de lui aiftremenc qu'on 
» n'en parle communément, a Ceci 
fait voir que dn f^erdi^r prévenu 
d'abord contre lui par le bruit pu- 
blic ^ étant depuis mieux inftruit , 



\ 



en Hommes tltujîref: )<} 
a& ayant appris qu'il aroit vécu ic ^^^na^K 
croit mort dune manière edmante^p a«c| ^t» 
changea entièrement de fentiment 
à fon égard. 

Il faut donc mettre au nombre 
des fables les circonftances ridicules 
qu'on rapporte de fa morti telle 
qu'eft celk dtt Domino , qu'il vou- 
lût mettre dans fes derniers momens, 
parce qu'il eft dit dans l'Ecriture : 
Bfoii cjiii in Domino moriumur j Ce 
qu'oA veut qu'il ait dit au Page , 
que le Cardinal 161 BelUyïm en- 
voya pour fçavoir des nouvelles de 
fa. fmté : Dis à Monfeiffienr Vitat ok 
m me vois v fc vais chercher un granÀ 
f eut-être : il eft UH nid de la Pie , dis 
lui qu'il s'y tienne y & pour toi tuno^ ' ■ 

feras jamais ijfi^Hnfou^ Tirez, le rideau 
la farce eft jouée \ aufli-bien que ion 
prétendu Teftament confiftant en ce 
peu de mots. Je n'ai rien vaillant ije ^ 

dais beaucoup i je donne le refie aux 
f ouvres. Tout cela & plufieurs traits 
femblables ^ ont été imaginés longr 
temps après fa mort pat des gens , 
qui ne le connoidbient que fuivant 
les préjugés populaire^ , & qui ajou- 
toienc une foi entière à ce qu'otl avoic 

• Il h ij 



j ^4 Mim. pour fervir k PMifl. 
François débité jufqucs-là à (on dcfavadti- 

RABELAlSgC. 

Il n'cft en effet pcrfonnc , dont 
on ait dit plus de mal , & contre le- 
quel le déchaînement ait été plus 
général & plus vif -^ niais on peur 
dire auffi , qu'il n'cft perfonne dont 
on fe foit formé des idées plus fauf-r 
fes ôc plus éloignées de la vérité. 
Qu'où life ce qu'ont écrit de I u i tous 
ceux qui fans s'arrêter à des d^la« 
mations^ ont voulu nous reprelen- 
ter dans quelque détail les particu- 
larités de fa vie, on n*y verra qu'u- 
ne fuite de faits, ou entièrement 
£iax y ou expofës confufcment , ou 
altérés par des omidions de chofes 
cifentielles. Ce qu'on trouve dans 
ces Auteurs , donne lieu de le re- 
garder comme un bouffon , qui ne 
foiigeoit qu'à plaifanter & à rire , & 
qui dans tes circonftances les plus 
^ ierieufes ne pouvoir s'éloigner de ce 
caradcre ; comme un libertin & un 
débauché qui ne quitta la vie Mo-^ 
naftique que pour fe livrer fans re- 
tenues aux piaifirs;, comme un im- 
pie & un Athée , qui fe jouoit de 
coût cç que la Religion a de plus 



V 



étés ftdmmes IUHflr0jl. ^çy 
ttfpciftable & de plus faint. FrançotS 

Le PamagrHelacRabelaistfkU feu- Rabelais 
le chôfc qui les ait engages à le re- 
prefcntcr Ibus des couleurs fi odica- 
fcs i ilsfe font imagines que ce li- 
vre étoit une expreflîon fidclie àt 
fes propres fcfttiinens, &c qu'il était 
coupable de tous les excès qu'il y. a 
teprefentés. Mais fi ftns s'anêrc^la 
des conjedures arbitraires , & iàns 
fe laiffer prcvcifir , ils avoient exa- 
miné les chofes en elles-mêmes , 
ils en auroient pcnfé tout aurrcr 
ment. * 

On regarde Rabelms c'cmme uA 
bouflfern, qui ne fongcoit qu'à piai* 
fanter^ & c*eft pour ce fujôt qu'on 
a mis fiir fon eomptê tant de plài-* 
ianteries^ I2 plirpart fades & ridi^ 
cules , qui ii'ont été imaginées que 
depuis luK Si ç^avoir été là fon ca- < 
raâcre , on en trouvcroir des traces 
dans tous fcsOuvrageSi Cépcodanc 
à Tcxception de fon Pamagritel ^ è 
qui ces fortes de cbofes convenoienr, 
tout le refte eft fcrieux , &c jufques 
dans fes lettres-mêmes , où il fcïn- 
bîoit pouvoir fé permettre la rail- 
lerie en certaines occafion« ,o»a ne 

Hh iij 



j^tf MinûfourfervirkfHiff: . 

pRAîfçOis voit rien que de grave & de coiW 

RABjEtAisvenablc à fbn caraderc. 

Ceux ^ qui Tour accufé d'avoir 
quitté Ï3i vie Monaftique par liber- 
tinage , n'ont tu aucune connoilTan- 
ce des pièces que j'ai rappqxtées 
plus haut , & ont ignoré la condui- 
te «qu'il avoir gardée en la quittant* 
U y aufoit de rirjuftice à trouver 
étrange qu'il fe fut dégoûté d'une 
vie, qui avoit fort dégénère de fa 
première, inftitution, & qu'aimant 
l'ctade , comme il faifoit , il ne fc 
vît qu'avec peine obligé de vivre 
avec des perfonnes , dont les fen- 
tîmens & la conduite étoient en cela 
entièrement diffetens^es (îens. Il 
^ fongea donc à fortir de cet état , 

mais il prit les voyes légitimes ^ 
qui font d*ufage dans ces occafions. 
, Tout ce qu'on lui peut reprocher, 
& en quoi il eft cffciîlivement con- 
damnable , cft d'avoir quitté de luir' 
même le Monaftere de Maillsl^is ^ 
& l'habit de fon Ordre. Il eft ce- 
pendant à prefumer qu'ail eut pour 




des ti&mmes Illufim. i^ 
motm dans là fuite ^ èc voultttmê-FitAKÇOTS, 
me depuis Taider de fes libetAlités *, f^Afiû«Ai$ 
ce qu'U faifoit cncofc en ijj^.laçt 
tpicÂééeîais étoit à Rome. Au irefte^ 
il eut le foin de reparer ttt\t irré- 
gularité 3 comme on l'a vu , pas 
le Bref qu'il foUiciu & qu'il bi>- 
titit. 

Quant au libertinage , qu'on pré^ 
tend mal-à-propos avoir été le pritw 
cipq de fa fortie > Ce qu'on len die 
n eft appuyé que fur des prcfoiftp^ 
cions y qui n'ont aucun foâdement^' 
éc eft même contredit par l'eftifli^ 
&raffeâion que lui témoignoient 
pluAeurs grands/Prélâts defoA tem9. 
Il eft vrai que fa plume n'a pas été 
chafte dans fon Panugruel , 8c qu'el- 
le y a répandu au contraire avec pro- 
fufion les ordarei & les obicenitéi. 
Miis ce défaut ^ quoiqu'inexcufable 
d'ailleurs » doit être rejette fur la 
groifiereté de fon fiécle , & non 
' point fur la corruption de fon cœur. 
Il vivoit dans un temps, où jufquc^s 
dans les pièces de Théâtre deftinées 
à exciter la dévotion du peuple^ 
qui rouloienc toujours fur des {ujets 
Saints ^ & dans lefqueiles des IfAt 

Hh iiij 



jrt 2léim.f9urferf^kl'f/ifi. 
^Framço» tï«$ ftftekatoimtJefuS'C^ifiScks 
Kabuais Aporres ; on etichafToit lesdifcours 
les phis impudiques & les falerés les 
pkis groffieres î où les Ihrédicateurs 
encroienft dans la Chaire dans des 
•détails , & fe fetvoient d'exprcf- 
£ons , qui faroknt maintenant rou- 
gir les perfonnes les moins fcrtipi»^ 
leufes 3 comme on le voie par les 
Sermons de M€f29i , de B^rleu , de 
JtiaiH^rd^ éc d'autres , qni encore ne 
contiennent qu'une petite partie de 
ce qu^ls diioieot -, oà . Thabirude 
-^*on avoît de nommer crûment 
foutes choies parieurs propres noms^ 
ic de parler fans détour des plus dé- 
licates , faifoit écouter fans cmotioû 
^cs dt^fcours qui allarment mabte- 
nant la pudeur -y où les efprits trop 
^roflîers^pour être touchés par quel- 
que chofe de fpirituel & de fin , 
vouloicnt être frappés fortement {ia« 
les gaiilardifes ^ ou plutôt les ordu- 
res , qui leur étoient familières ^ 
pour y prendre quelque plaifir. < 

Ccft pour cela qull a fait^gir& 
jparler les perfonnages i qu'il a in- 
.troduîts dans f on ouvrage., de la mè- 
4^0 maniece que Ton agiflÊbit & qiic 



des Hcwmes Itltifins. 5^5 " 
Ton patloit communément , dans 1^ François 
pcnÉBC que cela convenoic à fon on- Rabelais 
vragpe, c<»if<>rméix)ent i.la devife 
qu'il avoit pxife : Temfmrê & hçp 
frAlibatis. 

Ainfi il s'en faut beaucoup, qti*0(l 
regardât de fon temps fon Ouvrage 
avec le$ nicme» ye«x , qu'on a fait, 
Hepuis que le goût s'eâ: rafiné & que 
les manières font dcvejauës plus po- 
lies. On n*/ voyoit alor» rien que 
d'innocent , & dç conforme aui but ^ 

qu'il s'étoit propofe / comme 'û.\t 
mafque dans fon Epître auCardindl 
de ChatiUon , de fournir zxûl affligés 
& aux malades ^ de quoi s'amufer 6c 
fe diftraire de leurs maux. C'eft aiiir 
£ qu*çn jugcoit ce Cardinal , qui . 
foufTrit que Rabelais le lui adrelTât 
par l'Epkre ^ dont je viens de par« 
1er. C'eft ainiî |||ue Rabelais en jur- 
geoit lui même ^ puifqu'il dit dan» 
h, même Epître ^ qu'il a eu delTeîa 
de rejouir les mûsidts fam ,&ffin/i de 
jyieu , & que foji Livre ne coîitioM 
que des foUâtries joyenfis , h$rS\ Vof- 
fjsnfi de Dieu& du Roi. C*cft aiqâ 
qu'en jugcoit le Cardinal ^« Be/lajt^^ 
fûJD Evêque ^ ij}û ne lu; en fit point ^ 



57° MémfourfervirirHifl. 
François un crime , & qui même long tempf 
RABELAisaprcs guc lés premiers livres eurent 
:paru , le nomma Curé de Meùdart. 
C'cft ainfi qu'en jugeoit Hugnes Sa^ 
lel , fameux Poète de fon temps, qm 
compofa ce dixain à (a louange : 

Si f99tr^ fnUirffofi avec dcfulceur ^ 
On met <n prix un jouteur grundtn^m^ 
fnfi feras , décela tiens ù>i feHr > 
ie le cQfinois 5 car ton entendement • 
£n ce Livret fous pUifant fondement 
Vatiltti ha fi tnt bien décrite , 
i^t^ii m^efl avis tf$te voy uvg Democriit^ 
niant les fans de n9trt vie humaine : 
Or perfevere ,& fi n'en ai mérite 
En C4S bas lieux •' l^amason hoHt 2>#w 
moine. 

Le bon Salei , pour le remarquer 
en pafTant , fait seéc ici fa fimpli^ 
cité , lorfqu'il promet le Paradis à 
Rabelais^ pour recorapenfe de la pei- 
ne qu'il avoit prifc de comporet 
l'Iiiftôire de Gargamna , & de Panta»- 
grneL Mais c'étoit le ftile de fon fié- 
cle , comme on le voit dans plu- 
iieurs autres Auteurs. 
. Ce que je viens de dire des ob* 



des Hommes tâHflns: 371 
fcenîtés du Pantagrnel^\t puis le dire François 
auflî des profanations <juf s'y trou-R^gj^j^is 
vent de piufieurs paffages derEcri-. 
ture ', elles lui font communes avec 
plufîeurs Auteurs de fon temps » on 
en trouve de fingulicres , jufques 
dans \ts Prédicateurs dont j'ai parlé; 
mais quoiqu'entierement condamna^ 
blés , & oppofées au rcfpeft qu'on 
doit aux Livres Saints ; on n'y fai- 
foit alors aucune attention» parce 
qu'on étoit trop groiïîer , pour ett 
appercevoir le ridicule & l'indeccn- 
ce. 

C'eft cependant là Tunique n:otif 
qui à fcrvi depuis à acculer Réthe^ 
lais d'impiété & même d'Atbcifme. 
Un grand nombre dTçriyains plus 
zélés qu'éclairés, à force de répéter 
ces accufations , leur ont donné 
cours parmi les perfonnes qui ne 
connoiHcnt cet Auteur que par fon 
Pantagruel ,^ & l'on s'eft prcfquc ac- 
coutumé à le regarder comme un 
Athée , qui fe jouoit de coût ce que 
la Religion a de plus fainr., D« Ker^ 
dier en a parlé fuj ce ton dans fa Bi- 
hliotheque Françoife ^ mais il s'eft re- 
tracé avec connoilTance de caufe 



V. 



Ytt • Mim. pùurfeYl/ir a Vtiifi. 
FnANçotsdans fa Prefopografhie^ de ce quif 
RABBLAisn*avoic avance que fut des hux 
bruits. II nous fournit même dc^ 
preuves de fa Religion i & nous ap- 
prend que l'Evêquc êCEvreux! avoit 
un Galie» fur lequel Rabelais avoic 
mis de fa main dcsNotes itiarginafc^, 
& où il y en avoit entre autres à cô- 
té d-un endroit où (?^//V;2 foutient 
que l'ame^ eft mûrtcîle ', une d:ans 
laquelle Rabelais s'exprime ainfi :' 
Hi^'Otrefi Galenus fhmhtHtn efiendit^ 
& qirc cet Evêque s'étoit fervi de 
cela, pour détromper le Roi Henri 
IV. qui avoit traité Kabetais d*A- 
^bce. 

Mais-c'eft aflez parler de l'Auteur 

même , 4o»>t je me contente de juC 

«fier ia peribniîe , fans étendre cttte 

juftifkatian à foiv Pantagrmt y dont 

les obfcenités & les profanations ne 

tneritent àticune grâce , de dont je 

parlerai plus au long dans la fuîtcî 

ficft temps de venir à fcs Ouvrages» 

Catalogue de fes Ouvrages. 

- I. Epitre à Jean BoHchet. Cette 

Epîtrc , qui eft en vers. François , cft 

^. - datée de Ligugi le 6. Septembre , 

nuis i'anȎc n'y cft point manjace* 



des H(mmes niujlrâs. jy. 
Elle traite des imaginatioGS qu'on Françots 
peut fc forger, en atccnclant uncRABELAis 
chofc qu'on dcfirt. EJIc cû la 48e. 
des Ephresfamiliaires du Traverfenr ' 
cVft à-dirc , de Jem Bouchât ^ im- 
primées à Poitiers Tan i J45. in*-fiU 
2. Ex reli^uiis veneranJa yinei^ 
^uitatis , Luai Cufpidii Tefiamentum; 
lem contraSus P^enditionis ^ antijuts 
Rûmamrum temporibus initus. Lngdnm 
éîpud Gryphium i5'3i. /»-8*.pp. 15. 
non chiffrées. Rabelais qui a publié 
ces deux pièces , a mis à Ja tête une 
Epïtre dcdicatoire adreffce D.Mma- 
rico Buchardo , Confit iario Regio , //- 
hllùrum^ue in Régi a Magiflro. Il a» 
été pris pour dupe en U$ prenant 
pour de précieux reftes de TAntiquî- 
tf. Le prétendu Tcftament de £.11. 
ciHsCufpidius^été fabriqué par Pom^ 
pûnitts Ldtus 5 & le Contrat de vente 
cft une produâion de Jovien Pommt 
qui Ta mis à la tête dcfon Dialogue 
intitulé y^ff/Vix. Il eft vrai que des ^ ' 
Impofteurs ayant retranché de ccttç 
dernière pièce , tout ce qui en fàifoit 
nianifeftement teconnoître TAuteur, 
revoient produite comme ancienne, 
feignant l'avoir tirée d'un yieux 



374 Mim.fâMrferviràtHifl. 
François Manuferit de la B^liothcque d'-r^/« 
Kabelais^'^^ï & c'eftcc qui a xxompè Râte- 
lais ^ comme iil'a été d'ailleurs pat 
rapport à la première' pièce. . 

3 . Hiffocrdtis ae Galem Uhri ati-^ 
efHOt ex recognitione Fr^ RaheUfi Mi^ 
dici. Lugdnni. Apud Gyjfphmm. 1532. 
in\6. p*427« Avec une Epîtrc dé- 
dicatoire de Rabelais à Godejroy d*Ef^ 
tijfac , Evêque de MaiHezais , datée 
de Lyon le 15. Juillet' 1552. qui fe 
trouve au(E dans les éditions fuivan- 
tes. It. Sous ce titre Aphùrifinornm 
ffippocratis feUknes feptem , tjkihus 
ex Antonii Mi^pt Commemariis aJje* 
cimus & oBavam , & tjHétdam alia. 
Lugdum S eh. Gryphim. 154}. in- 
itf. Les pièces , qu'on trouve 
ici, & qui ne font pas exprimées dans 
le titre , font les fuivantcs. Hippo--, 
cratis Prafagiomm lAri III. ÈJHfkim 
de rationt vîBhs in tnorbis acmis Uhri 
IF, EJHfdem de Natura. hutnana. Oa^ 
leni Ars Medicinalis. Aphonfmi Hip- 
focratis Ungua Imica ex fUe veinflif^ 
fimi Codicis. Ceux qui ont dit qu'il 
avoit traduit en Latin les Aphorif- 
iTies ^'Hippocrate fc font trompés , 
il n'a fait que revoir la^lrâduâion 



rr 



JU^ Hommes Illuflres. j y j 
'4c Nicolas LeonicenHs ^auflxbicn que François 
les autres tradudions qu'il a mifes à Rabelais 
fa fuite. 

4. Epiflola ad Bernardum Saligna- 
CHffi. Cette lettre datée de Lyon le 
30. Novembre I5}2. fe trouve à la 
pa(Tc 280. du Recueil intitulé : CU^ 
r(?ri#^ viromm Epiflola centwn inedita 
de varia erudinonis génère ex Àfnfao 
johannis Brant. Amfieloi. 1702. in- 
8**. Il y parle fort raal de Jules Ce^ 
far Scaliger , qu'il traite de parfait 
Athée. On ignore qui cft ce Bernard 
de Salignac , à qui il écrit; il pour- 
roît fe faire ^ que la lettre étant a- 
drcflfce B. Salignaco , l'Editeur a mal 
interprété ce B. initial par Bernardo^ 
au lieu de Bartholomao , puifque la 
Bibliothèque de La Croix du Maine 
fait mention d'un Barthêletni de Sa* 
lignac , Gentilhomme Berruyer , qui 
vivoit de ce temps-là. 

j. Joannis Atanardi ^ terrarienfis 
MeJUci , Epiflolarum Medicinalium 
Tomus fecundus ^ numquafn antea im \ . 
G allia excnfus. Lugduni. Sebafl. Gry- 
phius 1532. in^i^. Ce tome contient 
ûx livres de lettres , depuis le 7^ 
jufqu'au iz^ inciufivcment» Rahelais 



FR>Kçoisqui Ta fait irtipiimet» » f •]*-!? 

K^hJ^^^ une Epî"Vf f-,^;;^irr 
r4y«w«j qui cft datée de Lyon le 3. 

Juin 1551- „ . 

tf. Aimamch pour lamee ijjj. 

MWrf fur le Méridional' de la mble 
citi rie Lyon . & fir te Climat d» 
Royaume de France, cmpofe par Franc. 
RabeUis , VoSevr en Médecine , ©* 
profifenr en Jflrologie. Je ne con- 
rois cet Oavwge , que par le rapport 
à' Antoine le Roi , qui dans fa vie Mar 
nufcrite de Rabelais , le rapporte ainfî 
patini ceux qui ont été imprimes. 

7 Joannis Bartho'omti Marltam , 
Fat'ritii Mediolanenfis , Tèpographia 
' anti<jHa Romt.Lugdum.Sth. Gryphms. 
rt-tA. in-i"". On voit à la tête une 
Lettre de Raielais à Jean du Bellay^ 
Evêquc de Paris , daïée de Lyon le 
dernier Août 15 H- O" il marque 
qu'étant à Rme , il avoit examine 
avec foin toutes fes antiquités , &- 
s'étoit propoft de donner au Public 
les obfervatioBS qu'il aVoit faites for 
ce fujet , lorfqae le Livre de -W*r- 
liani lui tomba entre les mains î 
mais que voyant que cet Auteur 
avoit rtmpii fon dcflein mieux qu'il 

n'4uroic. 



des Momnes tlltiftres. 377 
lï^'aufoic pu faire lui-même, il s*é- François 
toit contenté de Je faire réimprimer RjkjaElAis 
a Lyon. 

S.j4lmana^ fouri^an 1 5 } j^. calculé 
fur la noble cité de LjfonJt V élévation 
dn PoU far 4 j. Jégr^t 1 y minutes en 
latitude ^ & 1^. en longitude. Par 
Maure François Rakelais ^ VoÙeurenf 
Médecine ,. & Médecin du grand //«- 
fital dudii Lyon. Lyon. François Jufle^ 
Rabelais , après avoir die au cobi«* 
mencemeat , qu'on fouhaitoitdelul 
des prediâions ^ ajoute : » Prédire 
» ferojt légèreté à moi , comme ^ 
> vous fimpkffe d*y ajouter foi.. JEç 
» n'eft encore depuis là jcréationd'^7 
a» dam^né bomme^qui en ait traité ovii 
a» baillé cbofe, à quoi Ton dût aquieC; 
9» cer & arrêter en aflurance* Biea 
>> ont aucuns ftudicux réduit par écrit 
» quelques obfervationi , qu'Us on](; 
p» pris de main en mam^ & x:'eft. ce ^ 

» que toujours .)^i protefté y ne -vou- 
aor lant par ines pronoftics être en fa* 
q^ çon^quelconque conclu £ur l'avenir) 
9 ains entendre que c^ux qui ont e» 
» art rédigé les longues cfxperiences 
a» des Aftres ^ en ont aiçu jdécretç 
pp-qlie je Je décris. Cela quepeut^^o^ 
TmeXXXm: ^ '\ ii^ '-^ 



1 



57? A/«». four fcivir à r Hifi. 
François »êtrc?moins cîcrtcqucncant.«Parolei 
Rabelais pleines de bon fens <\\x* Antoine li 
Roi nous ^ confervées dans fa vie 
Manufcirite.dc Rabelais, j 

9. Fr. RahUfi Epigramna ai Do- 
letHtnie Garo Salfamento.^ Cette Epi- 
gramme , qui cft de dix vers , fe 
trouve à* la p. 75. des Poefics à\E'^ 
tienneDolet imprimées à Lyon en i j 3 &• 
/;f-4®«On voit à la p. 1^4. des çaênîes 
Paëfies une pièce de vers de DoUt 
fur un fupplicié qui avoir fervi de 
fujet pour les leçons Anatomiquei 
de Rabelais. Cujufdfim Efiiafhism '^ 
éfHf exempto editoflrangulatHS ^ pHtlic& 
foflea /peliaenh LHgdnni feUus eft ^ 
francifco Raheléfà ^ Medico DoBiJft^ 
' «»tf , fabricant Cûrporis interpretarre. 
jlmoine le Roi a fait entrer ires deux 
pièces dans la Préface de fon tlore-^, 
hifn Philûfophicsm. 

I o. jtlmanach oh prmoflication pour 
tan 1 548. Lyon. Cokii-ci cft rappor- 
té par la Croix dn Maine. 

tu La Sciomacbis & Fefiim faits i 

Mome au Palais du Revtnndiffime Car* 

éHnat dst Èeliaf fonr. Pheureufe naif 

Mnce de M; ie Duc d'Orléans. Lyon. 

Sétmftien Grjfhms t;45•ilrS^ 



des Hommes llluflfês^ j^^^ 
11. Almanach & Ephemerides pour Francotsi 
l'an de N. S. J. C.^ 1 5 50. cwnpùfe & Rabbiais 
calculé fur toute l'Europe j>arM^.Prart^ 
fois Rabelais , Médecin ordinaire de 
Air. le Reverendijpme Cardinal du 
Bellay. £y<?». 'Rapporté par le Rdy 
dans la vie Mahulcritc àt Rabelais. 

13. Les Epitrés de François Robe* 

lais écrites pendant fon voyage iltalif ^ 

avec^des pbfervations & la vie de f y^jè- 

teur. Paris 16^1. in-i^ tt. nouvelle 

édition augmentée de plufieurs remaf^ 

ques. Bruxelles 1710. in-V^. Ch a 

changé dans cette édition le terme 

A'Ephres en celui de Lettres. Ces 

Lettres xjni font toutes adrelfêes à 

Godefroy d^Eftiffac , Evêque de MaiU 

Jezais , foDt au nombre de fcize. 

Elles font voir qu'il entendoît foft 

Hen li Politique & les Négotiâ- 

ticns. Les premières cbfcrvaâoris 

font de Mcffieurs de Sainte-Marthe. 

14. ' Gargantua. La ifiâ ineftifnaUe 
du grand ùargafitua , père de Panta^ 
gruel Jadis cofKpofie pArVabflra&eUr 
de QuinteJJèfice. Livre plein de Pàntit^ 

*^ruelijine. Lyon, tntfifois Jufie. i 5 3 J. 
in* t€. Gothique. C*cft léi le preftiiet 
livr« du KoifnÀïi de ttahUis , ^qiiî 

i ij ' 



3.8p Mim, pourfervir k VHijt. 
FramçovS cft divifi-ea 5^. Cbarpitres. Ccxtc 
Rabelais cdition , qui eft ,à ce qu,c je crois ^ i 

la première , â. cdÉ fui vie d'un grand 
nombre d'autres , dont il faut mar- 
i^uer ici le& principales qui font ve- 
nues à ma GonnoilTance ^ auffi- bien 
que ce qu'elles, ont de .p;irticulier. 

En 1541. QXi en vitparoitre drux 
^ts deux prcmiersL livres, fous les 
titres fui vans. 

La vie tnis - horrlfiijue dié^ ff^^^A 
Gargantua , p€re de Pantagruel , Jadis 
xonrpofie par M. Alcofribas , Ahflrac- 
leur de QJiinteJJinçe..Ltvre plein de Pan^ 
tagrHelifme^Lyjm. Franpis Jufie 1542, 
i/ï-24. Le premier livre cft partagé 
«n 58. Chapitres , comme ilPa tou^ 
J[ours été depuis. Le fécond , qui ea 
.a 34.<:on?me dans toutes les éditions 
fuivanres , a ici ce titjpc paKÎculieix 
JPamagruek Roi des Dipfodes reftitué^k 
fon naturel ^aa^ec fes faits & proue fit 
épouvantables , cfimpofé par feu^ M. 
Mcofrih^s , alflrdSeur dej^intefence^ 
On voit après cela la pièce fuivan te. ^ 
IPantafrueline Prognoftication certaine^ 
nmtéSfU . #• infiûlliUi ^ pour l'aif- 
ff^tuft î wuvelUvum comp^fit^ a» 



: flfeï Hommer Ittufiref, ^tt 

"mfards de nature , pAr Maitrs ^^^^'PramcotSî 
fnbas jirchimcUn dudit f^magruel,!^^^^^^ 
Du nombre d'Or noiidicitur. îe t^e^ 
^'OHvs^o'uH cette année fœt^ue cdcit-^ 
Ution fué fen ayefust. Paffoni attire^ 
Verre folium. Cette édition , qui ctt 
gothique, cft accompagnée depetites. 
figures enixïis , q';r n'ont pas granî 
Rapport aufujet , comme dans tous 
les livres de ce tcmps-U , où l'on en. 
mettoit/ 

Grandes Annales oh Chrenifite^irh^ 
"veritailes^ des gs/les- merveilleux du, 
grand Gargantua , & Pamagruel fof^ 
pls,Rû des Dip/odès,enchroMquez:p4r^ 
fa M.Mre Alcofnbas ^ abfiraSeur dt^ 
Qjitmeffence. 1541. /«wri. gothique^ . 
l-*Impriraetir , cfi\ «e fe nomme 
pas^ dit dans une Préface , que penw 
dant qu'il imprimoit ^ct 'Ouvrage ^ 
oin Pli^iaire prétendant avoir ua ' 
4?rivilege du Roi , l'avoit imprimé 
îaftivcment, mais que 1èr deinicrec 
icuiUes n'étoient peint conformes i 
i'ouvrage originat Je ne i^ai-s'il veut 
parler de Tèdition que je viens de 
ji^çportâr. On-«wyc ici ks deux, 
iprëmiers livres. .) . , , , 



} 8 1 Mêm. ponrfeYVÎr k VHiJl. 
Fn.ANÇOi$la même année 1542. une édition 
Rabelais/»-!^, de ces deux premiers livres; 
de la Prognoflication Pantagrueline , & 
àts Navigations de Panwrge , «ju'oh 
prétend être la meilleure. Je ne l'ai 
point vue. 

1 54^. M. de /4 Monnêye nous ap-» 
prend dans le Aîefiagianatotrx.l.i^. 
82. qu'il y a deux éditions du troi- 
ficnie Vviït Àxi Pantagruel ^ y VLTiC àt 
Paris Tautrc de Toulmfe , toutes 
deux de i$j^^.in-ï6. avec Privilège 
de François /.donné à Paris le 15. 
Septembre 1545- Celle de Touloufe a 
été faite chez Jacques Ponmier. Ra- 
kelais y a pris pour la première fois 
la qualité de Caloyct des lÙc^ffieres, 
' 1 547. Le tiers livre des faits CT dits 
HérôiijHts du noble Pantairnel , com^ 
fofi far Me. François Rabelais , Dot- 
timr inMedemie ^ & Caloyer dés 
JftesHieres. I^n. Piètre de Tonrs , m- 
t^« fans date. On v6it ici Je Dizain 
i Vefprit de U ketnê de Navàtre qui 
êft à la tête At ce livre ^ dans toutes 
tes éditions fliivantes* 

An flmfatûe mSt jeyeufe hifioire dis 
grand Géant Gargamtta , fmbaini- 



des Hwnmes Uluftresl 3 8 j 
iié par VjlHtenr même. FaUnce. CIuh- François 
de la Fille. 1 547. in- 16. Deux tomes. Rabelais 
Le premier contient les deux pre- 
miers livres , la Prognoflication Pan* 
tagmeline , & les Navigations de Pa^^ 
ftiêrge , fuivant rédition de Dolet de 
Tan 1542. Le fécond renferme le . 
troi(iéme livre & une partie du qua- 
trième que Rakelais avoir fait depuis i 
le troidéme livre a pour titre: Le tiers 
livre des faits & dits héroïques dn no- 
ble PantagrueUcompofé par Me. Pran- 
fois Rabelais , &c. V Auteur fufdit 
fupplie les LeQeurs bénévoles foi refer* 
ver à rire du jî. livre. Ce qu'on voit 
ici du quatrième livre n'en eft que le 
commencement , contenant onze 
chapitres , fort differens de ceux qui 
font dans les autres éditions , dont ^ 

celle-ci n'étoit qu^unc ébauche > ^vcjp 
un Prologue tout autre que celui qui 
parut pour la première fois dans ré- 
dition de 1552* &qui fe trouve dans 
toutes les fui vante;. Ces différence^ 
font recherchet Cette édition de f^a- 
lence ^ quoiqu'elle foit fur de mau- 
vais papier, & que Us figures en 
fcois , dont elle t^ accompagnée > 
iûicac fort: mat faites , anfli éft-^Ut 



5Î4 Mim^fouyferviri PHi^. 
François ratç. Mr. U Dnchat prétend que 
ilABBtAiSGetrc éd'itioû cft fuppofée ,8c qu'elle 
ne peut être de Tannée 1^47. puî^* 
qu*oa y trott^e le Dizain à Pefprî^ 
de la keinc de Navarre ^ qui n'eft; 
Aiorte qu'kir mô» die Décembre 
^ 1549. Il a crû ^uece Dizain n<pou- 
^oit s'adrcfler qu'à Ion efprit Jfcpa- 
ré de fon corps ^ nuifi un peu d'at^- 
tentio» fait voir qiill ^arle à fon ef- 
prit occupé des méditations divi- 
# nés & celeftcs 3 qui Uiffe par-là ^ 
comme il le àxt^fin corps faru fen^ 
liment ^& conme en Afaêbie, 

1 5 48 . i^ ^uan livre des faits & dits 
èeroi^Hes dit noble Pantagruel^ cmfoft 
1f>ar,M^. François RahelaisXyoh 1^48. 
. *«- 1 z. Ce livre eft ici partagé en 1 1 . 
^hapitrcs^conformément k rédition^ 
de Faïence de 1 *annéc précédente. 

1 5 5 î. Le tiers livre des faits, & dits 
Héroïques du bon Pantagruel ,. compo^ 
f§ par M^. François Râtelais , revU: 
^ ^ corri^ far V Auteur fjiir la Ccnfure 
dniiijue. VAuieiif fufMt fipplie les* 
IfcBeurs bénévoles foi reférver à rite an^ 
78. livre. Paris . Michel FetÀndat. 
J5j2^ in-i^. Avec un privilège da 
f^ AjQÛt I jLio. Gctiç éditioo cft fort 

^ ^ bcli»^ 



des Htmims Illufins. 38 j 

.belle. On y trouve 51. chapitres, au FrAnçom 
licii qu'il y en a dans d'autres 47. ou Rabelai* 
4^. parce quHls font partagés ditfe- 
remment. 

Le tim livre des faits & dit^ hfroi" 
^Hes dte htm Pantagruel , &c,. com me 

'dans l'édition précédente. Lyon. Jean 
Chabin Jwr la copie imprimée à Parité 
1551. m- 24. 

Le quatrième volume des faits & 
dits du hon Pantagruel > compofi par 
Me. François Rabelais ^ DoSieur en 

. Médecine. Paris. (Michel Fez^ndat. ) 
155t. in-i^. L'Epître dedicatoire au 
Cardinal Ode$ de Chatillon eft datée 
de Paris U 28. Janvier iJ5i. jour 
auquel ce livre fut achevé d*impri« 
mer. Ce quatrième livre eft ici en- 
tièrement différent de ce qu'il étoic 
dans l'édition de Valence de 1 547. 
& a un Prologue différent. Il q ici 
divifé en 6y. chapitres ^ comme dans 
toutes les éditions fuivantes. 

Le quart livre des faits & dits he*, 

^ roiques du bon Pantagruel. Paris. Mi^ 
ehel Fetandat. 1552. ini^. On ne 

: peut rien voir de plus magnifique 
que cette édition pour la beauté Ôc 
ù netteté des caraâeres. 
TomiXXXIL Kc 



^ 



3«tf JMim. pur finir à tHifi. 

François " ^ même. Rêwn. Xdm Fahmh^; 

Rabçlais X 55^/^-1^- Cette édition a été faite 

poâc ^trt iHÎfc à la fiaite de celle de 

ralence de ij[47. où le quatriélttc 

Jîrît eft imparfait. 

1^5$. Le mtme. Avۍ une tritoe 
ilectaratim tMci^mes diSiêm ûifeurts 
'^mefmci m ce ditliwt. 155 j, ^Vi^, 

ij5^. Les Oeuvres Âe Me.Bnm- 
fois ftaMdU^ cmoenam Im^e ^ faits 
"& dhs heroi fiées ^ GAxgamm& de 
finfih fkntagmel. Avec U ^ogn^fii. 
€a$i9ft PuntafffHeHne. 155^,1^1^. U 
't^y a ici que quairre livres. 

1558. Les mêmes en quabre livres. 

Taispapîef. 

x^^iX'tp fontsam piar Me. Frjm- 
fms Xaéelms , yni n*» peim tncwe été 
hofrmee ^ ni mife em tnmim, en U- 
fw/fc ejl centinuée U N^vigmênfai^ 
49 far Panta^d ^ fmtsrge ^ ^ «- 
tresfesOpiers \ 15^2. «r-8^ Ceft le 
commencement du cinquième livre 

du /?*«/4f 7v»f/. Il y a feizc chiOTires 
«ont le dernier icft celui des Anl 
'M^s-; nom par lequel Rahelmi à 
>ottk défigner les QÈdefs de la 
Chambre des Comptes ^ comme 
ç'ayint pas befoin 4^ leteés & 



^t^Anks pûuf exercer lents diiatges. FRAtfCOts 
Ctchapitten été mal tjpUeé ^ftès UKa^elasm 
£stémc dans les éditions communes, 
fk. mal À popos fuppNmé dans les 
deux éditions fuivAntçs , & dam ceî* 
leM'^éié. Dans celle . d^ntil .^V 
^k ici ) ^ teicte el| exti^mement 
corrompu en divers endroits , & il 
n*y a aucune préface à la <ctc» . 

1 5t5'4. Le £i$héjptiime & dernier /<- 
vre des faits & diti heràifues dn ién 
fsnutgmei. i^€i^, ini^. Il n'y a id 
que 47. chapitres ^ au lieu de 49. 
tfsCîi devroit y avoir ^ parce que ce^ 
lui des Apeddfiei a été omis* 

1 5^5. Le même. LjwiJe^nAtaftin 
i^5^y. /«-II. petit. 

Le même. Àh^jucI efl cmtenu id 
vijkâtkn de f Oracle de U f>ive 
R^ckm 3 & le VHft de la iomeiUe ; 
f0Mr leififel avM été entre fris tem ce 
hng veya^. Neuvellemem mis en lui 
mitre. Impri$né tan ^6$. in- 1 1. 

if^j. Jean Martin publh pour la 
deuxième fois le cinquième livre du 
Pjentagrpel à L^on Tan 1 5^7. 6c 7 joi-^ 
gok la PreffupicoMn Pansa^ueline ^ 
l'£pitne du làmeofin , le Hultain » 
tMrmedagier\ '&ç. Ù Chrejme fhiz 

Kjci, 



L 



•^ 



58Î Mim.pourfsrvirktH'^.^ 
F&ANÇOis lofopbaU ^ & le DiJii^He de Rabelais ^ 
Rabelais fTita , Lyœe , fitis , &c. qui comment 

cerçnt alors à paroître enfemble pour 

la première fois ^& qui n*ont point 

été feparés depuis. 
1 5 7 1 • Z#« O^fivres, de M^ • Françùit 

Xélelais en cinq livres. Lyon^ Eftiart. 

^iji* in-i6* 

157J. Anvers. ttAnçns Nierg. 
in- II. Cette édition a été faite par 
Henri Etienne ,, qui en 1579. rcim- 

Îrima de même in-Kf. à Genève fes 
Udlogaes dHnoHveauLémeageFranfois 
Jtaliamfé ^ fous le nom de Guillaumi 
Niergiêe , & fous le titre à! Anvers. 

15 84^ Les Oeuvres de M. François 
Rabelais ^ contenant cinq livres de ta 
vie , faits & dits herôiefues de Gargan^ 
tua & de fon fils Pantagruel. Plus la 
PrognofiicationPantagruelineJa Chréf' 
me Philofophlkle ^ avec une Epître U* 
mofine , & deux autres Efhres à deux 
vieilles de différentes moeurs.. Le tout 
far M. François Rabelais . Lyon. Jean 
Martin if84« i>M(. Deux tom..Cêft 
rédition la plus ample ev^\ eût enco- 
rç paru. Les àw% Epiftes à deux 
vieilles s'y font trouvées pour la 
première fois , jointes aux aitfies 



des Honmes llluflres. 38^ 
pkccs, quoique mal à propos , par- FrAKçois 
ce qu'elles ne font point de ÈabeUU^KMtLM^ 
comme je le prouverai plus bas; 

t^oo. Lyon. Jean Martin, i^oo. 
in-ii. On y trouve toutes les pièces, 
qui font dans rédition de .1584. & 
qu'on n*a plus feparécs depuis. 

i6of. Anvers. Jean FUet. lëoii 
in-i t. fort petit. Deux vol. édition^ 
aflcz vilaine. 

iéo8; Ly9n ^in^til 
t6i^. LetèHt corrigé & reflituien 
flufieurs lieux. Troyes. ParLoys , qM ^ 
ne/è meurt point. 1 et i*in't 2. 

xCz€\ Imprimé fuivant la première 
édition ^enfurie en f année 1551. 1 €%6. 
in-t^. deux'vol. 

1^59. Bruxelles in-ii. deux voL 
siauvaife édition. 

i^^j. ( Eluvir ) in-ix. deux 
vol. Cette édition eft fort nette , & 
fort belle. Mais les noties qu'on y 
a jointes font filcincS de fautes & 
d'ignorance. 

1666. { HûUanHe) iVii.DcuxvoU' 
I ^7 5 . /«- 1 6. deux vol. 
16^1. Hollande in^i t. AçnxvoL 
i7li« Npuvelte édition oh l'on 4 



ponrait de RahUis ^la Cdtu du Chi^ 

fiMcii ,te d^in de U Cavi fiinàe, &^ 

Us diprenns n/uës de U I>tvinier0 ^ 

Aietairie de i'Auuwt. Awfteréam «711U 

âr-8^. ^. vol. Lef ndltes Uktt de M. le 

î)Hchaf^ qui s'eft attacha ï rctftbttr le 

texte de RateUis daas t» pureté , i 

Âotmtï l'expiicatton de» vteu^ mots^. 

éc des faiçons de parler preyerbialel , 

ou empruntées du iMgage lie dtYer- 

fes Provinces de France y ï marq^ei 

ic vérifier Us cîtatlons des iincieni 

J^\ite\m fSc enfin^ à développer lei 

alluâonf qâe Raibèkfs a faites 4 

l'hidoire de &». temps» Cette édi^i^ 

tîon qui eft fort bell^ ^ a kâ coflCre* 

f^te deux (oi« à Retieii . 

173 a. Nouvelle i^MH ( P^rii ) 

5etrotfrci73S« «M-ia. CtL Vi>liime^ Cdle-cî 

chd Btîafr çft allex belle y elle cft conébrme à 

^'"'^ celle de M. le Ducbat , à laquelle oa 

a fait quéfc}ues additions. 

Venons maintemant aux tradaC'*^ 
tioBS de l'Ottv#agc de R^hélah. 

Le Catalogue de la Bibliothèque 
à^Oxford dn marque aneAUgloiiè dik 
ftcmiu Uvce^imprinice à Londres ea 



r 



dis Hommes Illi^fimi j^f 
t^j j. /»• 8^ Jo ne içû fi ceUe-cU étcpRANçoif 
âicbevei:. Majs il ea a éisë faite de^ Rabelais 
puis une. autre de tout TOuvrage par 
Tffomas Vrcfmrd^ PUrre U Adottitêx^ 
& cTautr^ , i^ui a<cé publiée 1 Lan'- 
dres en 179*. ii*8®, <îciix voL M. 
Iç Motteux y a ajoute une PréÊice 5c 
4cs remarquer U>n <ttrieufe$ ^ où i{ 
t^che de faire voif que Rabelais a re- 
p^efenté rbiftpiire de fon tttao% fous 
une fiâion rngeiûettle ^ de fcms des 
nom^ empsuntea^ 

Vlrich Fifcburd^ Allemand j en t 
fait une ttaduâîon Allemande ^ qui 
a été imprimée fous le nom à*Etto^, 
fofierQS ^ à Grenfiiêvm ( ville imagi- 
naire } Kn itfo8* i/f-8^ Avec de 
méchantes £g;ures en bois. Ce n'efE 
Cependant pas tant une tyaductton ^ 
qu'une paraphraft accommodée au 
£oût djes Allemands de au geni« dfi 
kur langue* 

L'Ouvrage en lui-m«mc eft un 
compolff mQAfttueux de quantité àt 
chofes excçUentçs., finement ima- 
ginéa ^ & exprimées, avec nne s>aï- 
veté çt^rmante ^^gc d'un grand nom- 
bre d'autres ^ à l'égard defquelle^ . 
il eft vrai de dire avec la Bruyère ^ 

K» • • • 



'391 Mhii fùHrfmHr kPl^. 
^RAvçoîg cju'clles ne peuvent être le charme 
Rabelais que cJc la C4II4/&. Les oràurcs qui 
s'y |HrefentcQC en foule ^ les pro&na* 
tion^ qui s'y trouvent de plufîeurs 
partages de TEcriturc Sainte , le$ 
particularités fottes & puériles qui 
^ s'y rencontrent fans' cette , le peu 
d'accord des différentes parties qui 
le compofcnt , & Taffociation cbo- 
<quante de géants d'une grandeur dé- 
mcfuréc , & d*hommes ' ordinaires , 
^u'on y fait vivre cnfemWe , demeti- 
ïctdans les mêmes maifons, s*cmbâr-. 
<jucr fur les mêmes Vaifféaux , .&c 
tout Cela ne peut que révolter des 
perfonnes de bon fcns. Mais comme 
i!^M4/j âvoit beaucoup de fcâvoir. 
«ne jgrande ledure & infiniment d'cf- 
prit , il à fçu faire paffer ces défauts,* 
& les adoucfï par les agrémens & le» 
firieflès dont'iJ lésa entremêlées. 
Se eft parvenu à fe faire iire«Le grand 
nombred*éditions qui fefont faites de 
fon Livre, eft une preuve de f cflime; 
avec laquelle on Ta toujours regardé. 
Il eft vrai que de fon temps mê- 
me il fe trouva des perfonnes qui le 
defaprouvèrent, La Sorbonne le cen- 
iiita i & la vente .en fut arrêtée à k 



'A 



itt HtmmtiJUnfires: 39} 
rcqaifttîon duRrocurcut Genettl, François 
Gilles Bourdi ,par On Atiêt du Parle- R ABtt AiS 
ment du u Mats ijs». MaisrEpî- 
tre dédica»oi<« du 4e. Livre fait foi 
«que fans égard à la Ccnfurc & a 
r Arrêt , le Public eut une entière 
liberté d'acheter le Livfe, & le Privi- 
lège ■ qjje le R«i fi'^^' ^'- 1»»» a^^^* 
accordé en 1 5 jo. fub.fifta. 

. Bien des gens regardent le Pan- 
tMmel , comme un ouvrage allego- 
TJQue , «ù fous des rigms bizarres & 
empruntés ,. & fous les fixions ou- 
ttées & «xtravagantcs , l'Auteur i 
fait une Hiftoire fuivie & fatynquç 
<lcs principales perfonnes de fon 
temps ^ «£ reft-ià la principale four- 
ce de l'cftime générale qu'ils font 
de tout ce qui y eft contenu , & de 
!a croyance où ils font , que les 
«hofcs qui nous patotffent les plu« 
ridicules , ne le font pomt vérita- 
blement /quand on fçait les enten- 
dre. Mais cette opinion me paroit 
fort raalfondce , & il ne feroit g«c- . 

tes pofliblc'ie la bien prouver. Je 
ne crois pas qu'il faiUc chercher dans 
le Roman de RabeUis tien de fuivif 
Se je luis pcrfuadfr que ce qu'u y * 



^J4 Mim.fmrJknHril'Hill. 
iRAK-çoiide fatyrixjue poi c« moka tvtt lt$ "pe^-^ 

dire ; <^e cet AtttcHf i^êft plasma'- 
chi à ftinàsq ea gériéra^l k ikîiculc 
de SoA ùcçic ^ qu'à faire fenûr k»< 
dcfams pafçiculiers der p^rfoisacs ^ 
qui y vîvoieAt^ U noM tn avertie 
a(Icz Ittîr-mâiM ^ lorfqtte dans k pro^ 
logue de foft' ptesmer Livre ^ il i« 
fuocquc df ceu)c qui voudront cher- 
ches des AikgJMries dans ion Ouvia^ 
ge f comme oa a ftk daAS ks V<m^ 
mes d'*b«^>ir7^ 

C« a'eft pa» qift'to £iî£um: amfi k 
ifttyre de ^ant d^étaes ^ de coïKii^ 
fions differ^ntes ^ il R'akf aiifi xnais^ 
qii« pk^ttfâ traits de k vk , oudit 
caraâere des petANuiesqui vi voient 
tiers 1^ suais comme* il ne nous a pas 
ksi-même expliqué ces fortes d'en<* 
droits détachés^ toutes k$découve^ 
tes qu'on peut fake aujourd'hui là* 
de(M^ , ne fçauroknt s'étendre fort 
loin î car il ne fuffit pas , pour dite 
que Rak^lais a eu certaines perfdii* 
Ms en vue , de trouver qtielque k> 
gère fe0cmblance entre ces perifoiw 
nés ià ^ & ks Héros de fon Rom^n ^ 
ai ikut prcmvei que ce font en effet 



cçjies qu'il a voalu de%nerv & deft Faxirçars 
moins (kn« les Ouvrages biâockjucs Rj^Ula]» 
de ce cemps-Ià ^u'on en peut troU' 
ver des .preuves , que daas de petits 
Ëcriks-iàtyriques , ou «k'aucres pièces 
qui font ou absolument perdves ^ 
ou trèS'diâîctles à detetrer, 
. jinmne le Roj^ dit , ^c ic bruit 
commun» eft <que Sabeljùf compofa 
ibxr Pantagruel pour dédommager 
fon Libraire d.u peu de débit qu^a* 
Tott eu un de les Ouvrages préce- 
dciis. On a dit la même choie dam 
la lutte 4e Seroâide d€ VctvilU , par 
rapport à foa Mêyen di ^arvenir^ 
Mais le fait e& faux à Tégard de 
Rabelm ^ car il u'a jamais compofé 
^'ouvrage affez confiderable^ powr 
<|ue (on peu de débit causât du dom- 
mage à celui qui l'aTok imprimée 
Il nousappiend lui-même k motif 
qu'il a ett| quand il dit dans fou 
Epîtce au Cardinal de Chitilhn t 
IcelUs pMr éèat compofam , «r fretin* 
deis gloire ne laiMnge 4imeHne ^feule* 
ment avm efj^rd & imenûan fat ef- 
srh donner ce peu de fodagemem ^m 
ffkmmi h affligez. & malaies ah fen^ ^ 
€c ^ ^^Imiers ^ qiumd befi'mg e^ ^ 



j 9^ Mim. foUrfn^irk VHifl. 
FiLANçoïs;>yÎM^ h ptefens ^uifoj aydent de mai 
I^ABEiAis ^^ &firvicei Aillcars , c'cft-à dire, 
dans le Prologue du preinier Livte, 
il fait entendre qu'il s'aifmfoit à 
compofcr ce Rotn n pour fe delafier 
de fes occupations îeiicufes, dans 
des momens , où l'on ne peut rien 
faire de mieux. A la ampojiion dg 
ce Livre SetgneH^ial ^ dit il , je ne 
perdis , n*emphyai onc^ues plii% ni an* 
tre temps , f «i^ celui ijui itoit établi à 
prendre mu yefeSl.mt corporelle ,/fa'^ 
voir €0 ^ lù^jant & mangeant, jinfft 
eJi'Ce lajufie heuie (C écrire ces hantet 
matières & Jeiences profondes . 

Quelques uns veulent que le 5c;. 
l^ivre ne foit point de RaMais ^ Sc 
yoid leurs raifons. 

Premièrement ils allegueiif TaiK^ 
torité du Médecin Lossh Guyon j qvii 
dans le 30e. Chapitre du Livre z. 
de fes ^iverfes leçons afftire , que 
V/fie fonnante , c^eft- à-dirc , le f. Li- 
vre , n'étoit point de Rabelais , qui 
ne vivoît plus , torfqu'il parut , & 
qu'il cénnoiiToit TAuteur de cette 
pièce , lequel n'é toit point Médecin; 
Mais onfçairpar quel principe Lowe 
Çi^on a parle de la forte» 11 svoit 



\ 



its Hùmrnes lUuJlrfs: 397 
entrepris de juftifier les Médecins , François 
fcs confrères, contre l'accufationRABEiAis 
d'irréligion 3 & prévoyant qu'on ne 
manquerolt pas de lui citer Rate^ 
Im^ il a tâché pour l'honneur de 
la profeifion , de le juftifier le moins 
mal qui lui a été poflible , avançant 
touchant Vljle finnante des particula- 
fîtes ) qu'il auroit eu bien de la 
peine à prouver. 

.< Secondement , ils fe fervent d'un 
paŒige de h Profopographie de dtâ 
VcMicr^ p. 24jt. où cet Auteur dit, 
que ÏIfle formante a été faite par un 
Ecolier de Valence. Mais dn Verdier 
s'eft mépris , & fon erreur vient de 
ce qu'il a marqué lui-même dans fa 
Bivliotheque Françoife ^ zn mot Gitil'» 
Unme des j4tê$els^ que cet Auteur 
étant à Valence Ecolier en Tétudje 
du Droit , avoit compofé, à l'imita- 
•tion de Rahelais j un Ouvrage en 
Frofe^auffi facétieux que de gaillarde 
invention , fous le titre de Fanj^elH» 
ehe & Gaudkhm. Ouvrage , qui ne 
rdTemble en rien au 5^ Livrède Ra^ 
^^/4/V , où il n'eft parlé ni de Fanfre^^ 
'Incbe ni de Gaudichon , &c qui con-* 
tient trois fois plus de Chapitres y 



; ^t Mêm. foùrfennr % l'HiJt. 
«ae It Lirrc de Des AuuU , qui b'» 
François^ :j_ 

ÏUbslaiï Le Cliîi«trc i?t. du5c.Lrrrc, 
dont il s'agit ici, foBtmt me trot - 
fiéme ratfon de préterdre que Rd- 
Mon n'en eft pis rAutcur. Entre 
les Kiilofriphcs modernes qui 
,ont pat!é de Itntclechie , «n y 
mmmiSedipric-çtit \ cequifcm- 
ble faire allufton à U 307*. de fci 
Excrcitatiom contre Carddn, Gï ces 
Exercitatîoos n'ont pro pour la pre- 
inictrfoTs qu'en 15 J7- c'éaà-clire, 
quatre ans après la mort 4c Sah- 
Uif. D'où il s'eirfuit qu'il ne peut 
avoir Éciît ce qui s'y ttouve. Mais 
on peut tirer de ce fait une confc- 
quence toute oppoicc. Car enliip- 
pofant même que le 'feui ouviage 
imptimé ," où Scaligir faflc mention 
- de l*Ertclechie , fojt qeUii de fes 
Excrcitatioris , toujpucs cft-ilfûi' 
qu'il en veut à quclt^u'un, qu'il traite 
a'Athée K de Goinfre pour l'avoït 
raillé de S'être amufé à Écrire fur uoe 
tnatiere auffi abftraitc que celle-là. 
fiée r^ui fitrt , dit- il ^atf lu coitfemftr 
m nevis LuctAnis^Mqiu Dtagoris Cu- 
^lutriit. -Qi que pcat entento par-ii 



MHmmtts JUuflra: «w 

a cet endroit du 5Miv«c? & cette» ..J*:^ 
oucrasetnte réplique de Scéiier^ «c '*^*'' 
fuppofc-t-elle pas, quc'tff«ir^,r avoit 
•déjà parlé préêûdcmnicnt dei*£ot«- 
lechic , foit dans quelque lettre , 
iQit dais ^ueîqûe entretien .dont 
RtbeUis avoit connoifl&iace , & qu'à 
ceiujct il s'étoit moqué de Scaligcrî 

> Or , puifque lé fcul endroit où R*. 

Imlm parle de Se*liger tft cdvi^ci ; 

on dok conclure que le 5». livte eft 

«erhablenaent de RabtU'u , & gœ 

^<s<»/,^l'ivoit Vu eamanufcritâwant 

l'*n 1 î^ 7. & peut- êtBctlu virant de 
Rééelais. 

Av. «fte, il eft 6eilc l ceux qui 
lilent avec aitcnticM» ce 5*. livre 
Â'y reconnaître à mille traits l'A u! 
teur des quatre pfcmiets. Le même 
génie , les mêmes tduts , le même 
genre d'érudition s'y découvres par 
tout , dans un degré, où il n'eft pas 
«aturel qu'auctm autre que RtiheUh 
«t pu atteindre. 

Ce livre b"* été .publié qu'apsèj 
£1 mort ; «'eft faux cck qu'on a 
MB*h tôtecctte Epigramiac . 



\ 



'400 Jliêm.fûurfervîrkrmfl. 
François Rabelais efi^it mon î Voici tnoor tm 
Rabelais livre. 

Non, fa meilleure fart a refris [es 
effrits. 

Tour mus faire prefent de Vhk de fcs 



^ 



écrits , 



.Qui le rend entre toui immortel &fait 
vivre. 

Nature quite. 

Que ces derniers mots foient 1*A- 
nagramme A* André Tira^ueau^ com- 
me le prétend le Tradudcur Anglois 
du Pantagruel , ou celle de Jean Tur^ 
^uet, autre contemporain & bon ami 
de ^<^^W4//,commc il y a plus d'appa- 
rence ; TEpigramme eft toujours une 
nouvelle preuve , que Rabelais eft 
TAuteurde ce livre,puifquc des gens 
defon temps & de fa connoi(Tance 
n'ont formé aucun doute fur ce 
point. 

Quelques Auteurs , outre le Tra- 
duâeur Anglois , dont les remar* 
ques fe trouvent traduites en Fran- 
çois dans la Bibliothèque Britannique, 
fe font efforcés de découvrir le fens 
allégorique ôc les allufions qu'ils 
cioyent que Rabelais a faites à Thif- 

coirc 



/ 



toirc acfon temps. Ceft ccoui ap^^^ s 
produtc les Reflex,>m fur e -^^«-^WiWrS 
me Chapure du premitr livre ^ ^qui 
font inférées dans les NonveUes Lit" 
teraires de du Sau^t tom. ^^ic. pag. . 
25 3* L'AuteuJr anonyme y tâche 
4e faire voir, que U% Fanfreluches 
amidoties qui fe trouvent <lans ce 
Chapitre , doivent s'entendre de ce 
qui fe pafla par «pport à la Reli- . 
gion depuis Tan 14I4. que coipmen- . 
ça le Concile de Confiance , jufques . 
à Texcomniunication du Roi d'Aà- 
glcterre Henri VllL fulminée ea 
^$iA*V^ Clément VIL Mais les ex- . 
pJications qu'il en donne , ibnt en-? . 
-ticrcincnt forcées , & n'y conviens . 
ncnt guère mieux que celles qu'on 
a donné de certains Quatrains de , 
Nafiradamus , conviennent aux vers 
wde ce dernier Auteur. 

La Pantagrueline Progmflication ^ 
eft une nouvelle fatyre fort ingc- 
nieufe. Kabelais en eft moins l'Au- 
teur qu'un Allemand anonyme ; . 
jgui dans les prçinierçs ,années .du . . 
i2 6^. iiecle en compof a en fa langue 
]une àpeu près femolable , que Jac^ , 
^ues Henrtçhman , autre Allemand, 

iQmcXXXIL h\ 



FR4NçoT«pfO(J%yfii peu de fôttips à^èsenLa^* 
ïUBfitAistin , avec quelques Mig«ientatiott«. 

prîmet en 4îettç iàng^tiie , à k fétr^ 

iccatks en 15 1 4. 

VMf^m du Lh^pf de f^mj^nd -^ 

tmVfHclfU^ '&fimo(^ê 'Vrh dt 
Liêgd$m I, e& en ire^s». âaèéMit qui - 
pftilolir Fràl>»ç0is ^^aéEement ^ 116^ 

vàîtis ànfàh teH^^ la lilrerte i^U'U^ 

ço» dMil Jéfr OiâVrÉges > i^'il^ 
crdyéiêttt die vrais thm-d*tetîvtfci 
4'éki^iie»iÉfe en làotife kngue ^ jt 
cMipÔÉlr ^^ £^t^ pôttr J^^ . en^ 

au» chapitre ^c. dé fôh rz^ livirtî en Ife- 
^cafennt d'utt Ettjlittf Lîmôufiii^, 
^jtS'il'y fuit putkt nn hutà^sùh ridi^ 
«tdé f ft il cofitiil^ ici k taillerie».: 
Piaf^^ fyirétciié , qii€l k pellbntte 

&fui iè iioDà 4*£colitf£ Lttmni^ii ^* 

met' Mtlifimi dé Crm^J;j;ai w'msitL 



' des Hymnes lOê^m. 4a|^ 
i!d temps iîc la pius gnimie jameâc FrAh^ts 
4c Pafifuitr^ Se Hotit oti a; «iiie€f;a*R.AJet4.i$. 
4uâ4on Françoife des qmtxe j«f€- 
xniers livfcs de rEneïde ^ imprimée 
à Park en i54<. fir-^/i/. ècxta autre 
ouvrage inckulé : Les ^ngiifis é&9^ 
hurenfâ fièfYi^MentÂ'Ammr. Dafl^^ 
CCS Ouvrages <m trouve par-tout te • 
ternies de figrkhi , iiff»wf , l«<l/Mr 
dilibirMUn , k^m^kU f^m ythiem 
$ricifhi ^ /^ otifiUgHU ci^m du SoleU ^ '< 
hs tmlms ^r€4^ , pcpliUiàfe4t in$liu 
Cité ^^ «ne infi^oé d'MUr^s m(H$' 
iemblaèles ^ordtés du Latin* Elk 
^royôit ^'attirer par-là f ftdtttitacied^' 
Jin Publie^ & p€ut-être quelque 
{>enfioti du Roi ëmnfm A ÏAlà^ * 

«ommece Prince u'eftiaioit ^ue les>^ 
veritab-lci^ içâvtirs , au iîeu de Tutl Ac 
dr l'afiicfe ^ elle tâ«y a élément 1«^ 
jraiiUeiics - de RaMait ^ Se Xùmtus 
éi, pauvt^ q«e Paf^uier infinne 
:<{ti'eik ilïàiiqueic même d^ieairpour 

> Les dmi: BpUres à d$MK^iiHht de' 
df SfiknfOes mmms ^n vtàs , ne fmet 
|pf>il^ de RéAttéiis ^ «ux Ouvrs^eî; 
âv^ne^ elles dnt été jointes pourk^ 
ftinmttt fois ^tjct4. ci'eme un aM' « 



4^4 Mim^ fmrferviT k l^fiifl. 

FRAKçrxs après fa mort. Elles font de Pran^ 

R ABjbLAis f ^'^* Hahen d'Tffindun ; & fe troa- 

▼ent parmi d'autres Poefics dc.f» 

façon , ik fuite des Strmons fatyri- 

.^$4iH fememeHX Pot te Hwéce ,Àn- 

urpretis tn rime franfoi/i par lui- 

Tncmc ,& imprimés à -P<«w i» 8**. 

• i'an ijji. temps auquel Rkbclah 

TÎvoit -encore. 

Terminons cet atticle 5 en tappor- 
.tant quelques ouvrages qui ont 
•été faits à l'imitation de celui de 
RahelaU , ou poux lui fctvir de fuite 
•ou de fupplément , mais qui lui font 
'l>icn inférieurs. 

Le Difcifle de Pantagruel^ ou, U 

Voyage & ftawgation qne fk Pantérge 

^HX Ifles inconrittes & étrangères ,. de 

jplitfieurs chofes 'fnerveilhufes &Àfffi^ 

xiles à croire , f»*H Me avoir vidées 

f^is. Denis Janot. in^i$. Sans date, 

rsLYtc des figures en bois. It. ébus cet 

lautre titre. Le Voyage & Navigation 

^s IJles inconnues , contenam • cbofes 

' :mervegUeufis i& fort difficiles à croire ^ 

'Montes fin joyeufis & reereaùves^ Ljon^ 

iJBenmt Âigand& fean^augpm if 5^- 

in-r^ €* pp. a 27. CeA la «mciye choie 

« <^«e iknirn^ |i|ïiiiidGi^^ avcc^cc^ 






r 



âes Hommes Hlnfires. 405 
«iàifFcrcncc , qu'au nom de PMHrge^^mAv^on 
en a fubftitué celui de BringuenariUe^^èA^hÉUS 
qui y a toujours denieuré depuis ^ 
qu'on a retranché plufieurs vers 
qui étoient dans le jœ. Chapitre ., 
& qu'au lieu dû 3 1*. & dernier Cba- . 
pitre qui itoit fort. court ^ on en a 
mis cinq nouveaux, qui continuent 
l'Hiftoire. It. Sous cet autre titre. 
La navigatien d» cimfagnon ila boH^> 
teille , avec le difcours des Arts & des 
Sciences de MAttreHambrelin, Férii., 
Claude Micart 157^* in- 16* Ce dif- 
cours 6i^Hambrelin<St en vers aflcz 
plats & fort fades , »où Hambrdin 
•ait ce qu'il fçait faire , finiiTant pat 
celui-ci: Hambreim fms ^ ^m ffAts 
tout faire. It. fous ce titre : I»4 »4^ 
vigAsion du campagmn à la ùoHteille ^ 
mvecles fnmeffèsdsêmerîfeiHemxGeam 
Bringiùnàrilles^ Treyes. in^i6. It. fous 
•cet autre : Le Foyage & ^Navigaiiom. 
des Ifles & Terres heurenfei ^fortunées ^ 
tà* imonnulés i for BringssenariUe ^ 
cmfin germain de teffe-Fime y cerner' 
mans thofis merveilUpJi^ ; de nomfeém 
•revu yCoreigi & augmenté par H.D.Ç^ 
jRoitn 1 578. iu'X6. pp*. 88. 
4fi9 rnav^éu iâiOMrge ^ emc/AJSàm 



4*^ Afffn.pêm-Jh^iriTf^. .^ 

FltAttcOi» v'tpmm m VijU imaginMre ^fonm^tà^ 

RaMl A iM^iffemn in mUe , & U Foyage ijftt 

fafmiffrit en l'atare Aémdt. Lm Ma- 

chiUt. Çsatard. in fi. Je ttc coanoi* 

cet ouvrage que pair fe Cataiogoc âc^ 

Lesfifnges DroUntfWes de^àtnM^itd;^ 
éù frm €0nemf'és pltt^ems figttres ^ dt 
l*inwntianJe M. Rtéelaif^ & dm^kre^ 

hns iffrits. Parix. îfi^y. m^t^. O» 
jfé v^t M qut dc« figurer grorcf- 
quès , avec «lié Préface ; 4aà ron pré- 
tend , que cil imagînàtiofls vienuctit 
ée É^fkds i, màs ii n'f i en cëla^ 
ai apparence , *ii pfob4biH«é. 

Mnifioin l^n^^niyne de F^finfikf^ 

jche & Oamdichm , irmvée depuis n^m 
guère s ^ etHH exemplAite éf^t i t^ m4in%. 
ée U iNdemr de dix atèmes , f^r /# 
necrUîiin de «d#r Um FanfkùèchifleK 
Ameeir A. S. C. D. & te r$fit jHf^ 
iftf^m ^^ Lyen, JiMryy l>ifpp/ 1 5.74. im 
i,6v en t7» Giiapkïfes , a*ec ées 6** 
gni^ qui «€ vieflnentî gutres aU fit*» 
y p^ Mauvais tmvrage de Gi^idnÀt 
dee AHteh , dont fii jâéja jpltlè j^bi 

Jé4 4fMkiiàmp 9mdar*Mffi^ ,fh 



dgf Hmmn Ittfifirep. 407 
dtt vaillant ôdifnajfiie tftii fut tranf-fRAnçoH^, 
forte en îaerie \}ar(^mn , lequel ^RABjEtAlâ. 
jl& di belles vaillances, ^puir fia amené 
a f'aris parfon père Galimaffiie , Ut 
eu il tim conclufions piebU^nes y& dm 
triomphe fui lui fitt fait après fes dif- 
futationl. JLjpn. Olivier Amaullei, m* 
8 ^» Cet ouvrage , fa{>pQr£é par ^ 
f^eMier , eft ûac itiauvaiic isnitacio^* 
^u ùarpintuaàc Rabelais^ 

it ah émis reJfH/citi ^ recilam tesfiiiSè 
^ càmportemens admirahles tkt^ trh^ 
vdeHreuot Grang<^r ^ Roi de IHa$e, 
VHtde ^ traduit de éreç ^^ricain enr 
François p4r Thèhaut le iJatiier^ CUrç 
4m UeH de Barges en Ba^JSffty^. Paris^ 
1^14. i^-»z. fc^ilt ijf contenant 
i2. Chapittcs- Ouvrage .mUerabk^ 

Rabelais rejjiifcité^ forètofry^ Rmsm, 
'i^n. in-j:!. ^ . 

V. Les Êhges de Saiftte-Marthe ^<^. 
£eux if ui font aia tête du Pantagmtl^ 
& des Lettres de Rabelais» Tout celai 
juaqque é'exa<5titudc , & n*âpp£en<ii 
|>rcfx)tit rkA^, La Vr^àct du floretum 
êhilofpfhicum et Antoine le Roy:^ & fé^ 
^ie manufcrite de Rabelais , ^»i efl m 
ia Bibliothèque du Roy. Cet Auteus^ 
aoSifait ^tc rainaÛeic cç que, Icsanti» 



4o8 Mim. fourfcrvir à tffljf. 
Fn ANçois avoient dit avant lui , fans fc mettre 
Xab£lai5 en peine <l'aller plus loin ^ on lui 
cft cependant redevable d'avoir pu- 
blié les Suppliques de Rabelais au 
Pape , & la Bulle de Ta féconde tranf- 
lation, La Bibliothèque Françoife & 
la Pfofopoff^aphie de duf^erdier. Ju- 
gement & noUveiles obfervations fwr 
les Oeuvres Grecques , Latines , Tofca* 
nés & françoifes de At. François Ra^ 
Mais ^ par Jean Bemier. Paris 1^57. 
in-ii. Cet ouvrage li'eft pas plus 
cxa<St qu e les prcccdens, l'Auteur n'y ^ 
a gueres fait autre chofe que les co- 
piet. La Préface deJld. le Duchat ^ À 
la^êtede fin Edition du Pantagruel, Il 
. ne s'y cft propofé de parler que de 
1-ouvrage même qtfil a commente , 
&. de fcs différentes E<litiôns ; mais 
il s'en eft tenu pour la vie de l'Âutew 
à ce que les autres en avoient dit 
.avaot lui. 

lin du trente-deuximc voluwt^ 



\. 



TABtt 




T A B L E 

jD^^ Auteurs comenus dans çf Valwne 
félon l'ordre des matières qn^iU ont 
traitées dans leurs Owvrages, 

C. 

Comédies 

J^Dolcc, - r.ii.Ù'faiv. 

D. A. Brueys^, ^^. &fuitf. 

Comroverfe. 

p. A, Bruèys , 4P. ô^/n^* 

J. A. Qiienftedt , 17p. &fuiv. 

Cntique» 

J.Rntgeriîùs , ,^3 

J. J. Pontanus » i^^x 

I>. 
Dtok Cmtoniguê. 
J.deLaunby, l^l^ &fmv. 

Ai Loifel , J08. àrfaiv.. 

Vroii Civil, 
C. Rîttershufius , 7». fr Aw. 

A. AJciat , ' jij. ^ fuiv^ 

E. 

Ecriture Saimi^ 

M. de Marollcs, ^i9*& fuiv» 

O. Lufcinlas ^ 2^4, & fuiv^ 

S. de Muis , 333. &fuitA. 

G. 
Genealogin^ < . 

P. d'Hoiîer , a 8^^ e^'^ww. 

Geo^rdphie. 
J. J.Pontanus, ayj 

' Grammaire Grecque, 
G. Fabrice , 

M m 



^ TA BLÉ 

Gramnmiu Latine- 
G. Fabrice , 

Grammaire Italienne, 
L. Dolce , I î . Ô* /wïVc 

H. 

Riftoire Ecclepafti^^ 

J. de Lznnojf 9t» &furv* 

F. dcMaucroix , 173. 174 

Hifieife Creequr, ■,. 
RwAmaiecr, x^ ,. 'ë 

Hifieire Romaine, 

M. de MaroUes , 'ii7*& fuiv, 

Hffieire d'Allemagne» 

G. Fabrice, 40. à'fiti^. 

Hiftâire de France. 

^ M. de Marolles > %%6 

S. Champiér , 1 j o. f^fniv, 

Wfioite de Sjevùje. 
S. Champiér 9 ^>, 257 

Hiflme des Pays-Bas. 
J. J. Pontàiius , , 2 74, 277 

Hifioire du Nord^ 
J* J. Pontanus ^ X7^ 

Hiftoire JJtterairim 
h deLaunoy» 132^ 

R« Rapin^ ^ 15^ 

J. A. Quenftedt , .179 

L. 
Lettres, 
1. Dolce » 6,& xfiêiv. 

J. deLaunoy 9 135 

M. A.IBonciari^^ 1 67 

J. B. Marino 3 2 u 

M. 

Mathématiques. 

£, Barthofin^ x4<.C^jiffi{if^ 



i ^ 



DES MATIERES". 

Medûéine. 
J.deGorrîs, ' zj.&fniv. 

S. Champîcr , i$j. &fuiv, 

^ M&raU. 
S. Champicr, lé^^.&fuwi 

P. 

^ SS, Pereg, 

Fi de Maucroix , i7 5 • x 74 

J. A. Braificanu^ 5 * 37* * 3 3 

O. Lttfcinîus^ -z8r. 18» 

'; Phyfique. " 

£. Bartholiti, 14^. &{niv* 

Toefies Gneques^ 

O. Lu/inius , z^ i , &fmv* 

Poëfies Latines* 

-6; -^brice , ' 33. &fuw. 

C. Rittershufius,;. 71. &fuiv. 
J. Rutçerfius , 144 
R^>Rapin , i f 3 . &fusv. 
M. A.'Boncîarî, ié6. c^/iiiv. 
M. de MaroUes , irp. * é^ fuiv, 
J. A. Brafiicanus » 13^ 
J. J. Pontanus , i7 i» • Ô" fi*iv, 
O. Lufdnîùs y i9z.&fuivm 
A. Loifcl. 307 
A. Alcîat, 325 

Toepes Franfpifis» 

D. A.Bruey-s 55. &fuiv^ 
A. de Moncrethten , 66. & fiUvm 
M. dcMarolles , 230. Ô* fuiv* 
F.Rabelais, 37Z 

P^ë/!if; Italiennes* 
L. Dolce , 70. &fuiv^ 

J. B. Marino , 1^7. &fitiv, 

S!oUtijtêi, 
A.deMontchretien , i^